Je ne savais même pas qu’elle existait. C’est en lisant le sondage dans La Presse, ce matin, que j’ai appris qu’elle se présentait à la mairie de Montréal. 4% des Montréalais sont prêts à voter pour elle. Pas pire pour une candidate complètement ignorée par les médias.
Au début, c’était clair, ça devait être une lutte à deux. Tremblay contre Harel. Quand Jean-Luc Mongrain a présenté son débat municipal sur LCN, il n’avait invité que ces deux-là. Puis Richard Bergeron a réussi à se faire inviter à Tout le monde en parle et à RDI, et la donne a changé. Ce matin, Richard Bergeron récolte autant que les deux gros candidats. Qu’est-ce qui nous dit que si Louise O’Sullivan avait pu se faire entendre comme les trois autres, elle ne récolterait pas 15, 20, 25% des votes?
Les médias sont les grands défenseurs de la démocratie. Ils devraient la mettre en pratique pour eux-mêmes. Tous les candidats à une course devrait avoir la chance de s’exprimer sur les ondes publiques.
Parce que si ce matin, Tremblay, Harel et Bergeron sont nez à nez, c’est peut-être parce qu’aucun d’entre eux n’inspire une majorité de Montréalais.
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