Petits, je faisais des Scrapbooks avec chacune des missions Apollo. Elles étaient couvertes en direct comme le Super Bowl. J’étais pendu aux lèvres de Guy Ferron et de Monsieur Sicotte qui nous expliquaient les cahiers de bord des astronautes.
Le 20 juillet 1969 est sûrement le plus grand soir de l’histoire de la NASA… et de la télé, aussi. Les Terriens ont pu y voir deux des leurs marcher sur la Lune.
En 1970, les profs avaient suspendu les cours pour que l’on regarde dans le gymnase le retour d’Apollo 13.
Si dans les années 70, deux Québécois avaient fait partie de ces missions, ils auraient été béatifié.
Aujourd’hui, deux Québécois s’apprêtent à partir dans l’espace, on en parle bien sûr, mais pas autant que l’on parle des frères Kostitsyn. Vous pouvez nommer Julie Payette, mais nommez-moi l’autre? Sans aller sur Google.
La Conquête de l’espace a perdu de son lustre. Ces hommes et ces femmes sont des héros. Des précurseurs. Un jour quand nous aurons détruit la Terre, il nous faudra bien vivre ailleurs, comme dans une galaxie près de chez vous. Les Payette, les Saint-Jacques travaillent à sauver la race humaine. En poursuivant les étoiles, ils poursuivent l’éternité. Pourtant ils le font dans une relative indifférence.
Faudra-t-il tourner un Loft Story dans une base spatiale pour qu’on s’y intéresse à nouveau avec autant de passions qu’à la fin des années 60?
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