Stéphane Laporte

Stéphane Laporte - Auteur
  • Stéphane Laporte, collaboration spéciale

    Concepteur, auteur et réalisateur, Stéphane Laporte a collaboré aux succès de plusieurs émissions de télévision qui ont marqué le petit écran par leur qualité et leur originalité.
  • Lire la suite »

    Partage

    Vendredi 24 avril 2009 | Mise en ligne à 13h02 | Commenter Commentaires (39)

    Slumdog Retardataire

    slumdog_millionaire_31.jpg

    Fouillez-moi pourquoi j’étais passé à côté de Slumdog Millionnaire. Trop de travail, probablement. Mais c’était pas une bonne raison, tellement le film est bon. Je viens de me le procurer en DVD, et je le prête à tous mes amis dans mon cas. Curieusement, il y en a beaucoup. Pourtant Slumdog a été l’oscar de l’année. Mais peut-être parce Brad Pitt ou Angelina Jolie ne jouait pas dedans, il n’a pas capté l’attention de tout le monde.

    Voilà la raison de ce blogue, pour rejoindre tous les slumdogs retardataires.

    Depuis La Vie est belle, aucun film ne m’avait donné ce sentiment mêlé de joie et de peine aussi intensément. Du grand cinéma. Même sur notre télé.


    • Stéphane, on l’a écouté (moi et ma blonde) la semaine passée et on a seulement l’excuse qu’on a un bébé de 5 mois à la maison pour justifier le fait qu’on ne l’ait pas encore vu! C’est effectivement un très bon film, qui jette un regard très triste sur la conditions des enfants dans certains pays mais qui est un aussi un beau clin d’oeil à l’amour;)

    • J’ai absolument adoré ce film!

      Et dire que je suis presque sortie de la salle de cinéma, au début, à cause des scènes de torture (j’ai le coeur sensible et aussi, une petite fille de l’âge de celle qui se faisait attraper – j’imagine que je faisais un peu de projection et c’était insupportable).

      Je suis bien contente d’être restée. C’est sûr qu’il y a des scènes dures, mais elles ont leur raison d’être et quelle joie on ressent à la fin! C’est un film d’espoir. ;-)

    • Je n’arrive toujours pas à comprendre tout le tapage qu’il y a eu autour de ce film et qui n’en finit plus. C’est une histoire à l’eau de rose tellement sucrée qu’elle finit par tomber sur le coeur. Dans le genre, louez City of Gods de Fernando Meirelles qui est infiniment meilleur et moins riche en pathos et en romance fausse et cheap. Comme bien des récipiendaires de l’Oscar du meilleur film des dernières années (qui parle encore de Crash???) Slumdog est un film ordinaire, au mieux, et qui va finir par sombrer dans l’oubli. J’ai hâte en…

    • Le film le plus surestimé de l’année. Allez voir ce que les médias indiens en disent: aucune ressemblance avec la réalité indienne. Même l’acteur principal parle indien avec un accent British…

    • @stantheflasher

      Tout à fait d’accord avec vous, c’est quoi le tapage concernant cette bluette? J’admet avoir été captivé par la première moitié mais çà c’est gâté par la suite… le clip du générique à la fin a fini de m’achever. Les Oscars sont en effet bizarres, je ne comprends pas comment l’Académie ait pu choiser des films somme toute quelconques comme Crash et Shakespeare in Love, en autres.

    • J’ai trouvé le film était un divertissement. D’un point de vue objectif, le film est beau visuellement; chapeau à la technique!! L’histoire est originale mais pas tant que ça et je dois officiellement critiquer le fait qu’elle soit tirée d’un roman (ENCORE). Je trouve que la reception de ce film est définitivement exagérée, mais je dois dire que cette année, aux Oscars, c’était pas fort…Peut-être m’étais-je fais des attentes trop élevée? Je suis également une Slumdog Retardataire et donc, je l’ai vu après tout le bla bla des Oscars.
      Enfin, c’est tout de même un bon film à voir.

    • J’avais une réticence à aller voir ce film. Le titre, la réputation surfaite pensais-je, une autre histoire de American Dream, traité à la bollywood, sans doute.

      Moi ce que j’aime c’est un film qui me remue, qui m’enchante, qui me porte, du début à la fin, sans me poser de questions. Quand je me mets à réfléchir durant le film, c’est mauvais signe. Quand je me mets à chercher mes pinottes ou quand je regarde la réaction des autres, encore pire.

      J’ai les films Italiens surtout, parce que c’est du Cinéma, cinéma, cinéma! Un tout petit film comme “Pane e tulipani (2000)” m’a collé au fond de mon siège dès les trois premières secondes, une sorte d’Amélie Poulin, version romance italienne. En France, on suggère, en Italie, on ose. Et c’est ce que j’aime par dessus tout, l’audace des émotions, l’audace des prises de vue, l’audace de la réserve.

      Quand j’ai vu Slumdog Millionnaire, je n’ai pas réfléchi, juste bu l’histoire. Je n’ai pas quitté l’écran des yeux, pour la simple raison que j’étais déjà passé au travers, j’étais dedans. Et pourtant, je connais la fiction qu’est le cinéma, mais j’ai sauté dans le décor sans me questionner. Pourquoi? Cinéma, cinéma, cinéma.

      Ou l’art de montrer sans prétendre, de dire sans imposer, de suggérer sans mettre le doigt sur l’écran. J’irai le revoir ce film, comme je peux revoir Casablanca, Amélie Poulain, Le Show Truman, un homme d’Exception, Sur les Quais ou Tulipani, car on ne se tanne jamais de voir qu’un film devient nouveau et palpitant du seul fait de choisir un siège différent dans la salle de projection. Une aventure que seul le septième art peut créer quand devant il y a du “cinéma”.

    • @Stan et Chameau
      Juste par curiosité, quel film auriez-vous choisi pour l’oscar du meilleur film cette année?

    • @mrpeanuts

      J’admets que 2008 ne fut pas une grande année cinéma mais à mon humble avis The Reader ou Milk sont quand même de bons films, bien dirigés et joués. J’ai aussi été très impressioné par la rigueur de la direction de Clint Eastwood dans Changeling et la très bonne performance d’Angelina Jolie.

      Bon j’arrête ici, ce n’est pas la question du jour.

    • Comme vous j’ai vu le film après les Oscars et comme vous j’ai adoré. J’ai écouté “jai-ho” en boucle et je trouve que la petite Freida Pinto belle à tomber par terre! Bien plus qu’Angelina/collagène Jolie.

      Ralph… Dev Patel EST Britannique de naissance. Pas étonnant qu’il aie un accent british! Pour avoir travaillé avec l’Inde pendant une bonne vingtaine d’années, vous serez surpris d’apprendre qu’il y en a un bon paquet qui parle avec cet accent pour la simple et bonne raison que L’Inde est une ancienne colonie britannique.

      Que certains Indiens n’y croient pas une seule seconde, c’est un FILM, pas la vraie vie. Je n’ai pas non plus cru à Terminal même si ça a été filmé à Mirabel!

    • C’est effectivement un film très divertissant M. Laporte et surtout…. Freida est magnifique !!

      Mais il n’arrive pas à la cheville de Salaam Bombay de Mira Nair qui a été couronné à Cannes en 1988 mais pas à Hollywood ….

      http://www.youtube.com/watch?v=ytuN_-unCG4

    • @ mrpeanuts

      Le cas Roberge?

    • Ce n’est pas un mauvais film mais de là à en faire un chef d`oeuvre il y a une marge. L`Oscar aurait du être décerné à The Reader, un grand film, joué par de grands comédiens. Peut être ne l`avez vous pas encore vu? Alors courez le voir.
      Dunrob

    • Après avoir lu le livre, extraordinaire, je suis allée le voir au cinéma (à propos, on peut le visionner gratos via internet). Quelle déception! Tout a été changé sauf l’idée de base: le jeu télévisé! L’auteur n’a pas eu son mot à dire coudonc?Je n’en croyais tellement pas mes yeux que j’ai relu le livre. Le livre est nettement meilleur que sa version cinématographique.

    • Un film assez mauvais, l’un des plus survévalué du cinéma.

      Un jeune se jette dans un bain de d’excrément et sort comme si c’était une piscine.

      Un homme se pince le nez à cause du jeune, alors que les autres ne se sont pas rendu compte.

      On essaie de créer du suspence pour l’émission Who Want to be A Millionnaire, mais on sait d’avance le résulat, qui est toujours le même.

      Une fin rose bonbon.

      Jamal n’a jamais été à l’école, mais il connait tous les réponses.

      Jamal maitrise parle un anglais parfait sans accent, ce qui est impossible d’un gars de la rue.

      Des criminels naives commes des enfants, malgré des réponses stupides de Jamal, le portier l’a laisser entrer dans la maison du boss. Ce dernier ne n’ont plus ne sait pas poser de question.

      La scène de fusillade est surprenant… par sa médiocrité.

      Les acteurs sont mauvais.

      Dialogue simple et direct.

      Personnages peu subtils

    • Oui, le film était excellent. Il m’a réellement captivé du début à la fin. Le hic, c’est que je me pose des questions quant aux conséquences qu’il a provoquées chez les jeunes acteurs. C’est lorsque je lis des articles comme ceux-ci:

      http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/nouvelles/nouvelle-cinema/8142-Le-pere-de-la-fillette-de-iSlumdog-Millionairei-nie-avoir-tente-de-la-vendre.html

      que j’ai un peu moins envie de le regarder. Leurs vies ont été bouleversées et aucun changement positif ne s’est manifesté.

    • “Ce dernier ne n’ont plus ne sait pas poser de question.” Kobayashi
      Hein???
      Je crois avoir réussi à vous déchiffrer malgré la multitude de fautes.
      Je vous trouve un peu trop sévère. Le film n’est quand même pas un navet… Quant à votre étonnement sur la facilité du héros à répondre aux questions prouve que vous n’avez rien compris à l’histoire…

    • Slumdog Millionnaire est un film de sensationnalisme, une fiction admise par la mise en scène, un pur produit de marchandage et un blockbuster camouflé sous de bonnes intentions de dépeindre la société indienne. Merci M. Laporte de relancer le débat sur la légitimité de l’Académie.

    • @bibianne

      “Quant à votre étonnement sur la facilité du héros à répondre aux questions prouve que vous n’avez rien compris à l’histoire…”

      Connaissez-vous la pauvreté d’Asie pour prétendre que le héro peut facilement répondre à tous ces questions, même si c’est sur son passé?

      Venant d’un pays pauvre d’Asie, j’ai déja connu la pauvreté comme Jamal. Les gars de rue, vous pouvez leur demander n’importe quoi, ils vont dire qu’ils ne savent pas. Le film est tout simplement irréaliste.

      En passant, la réalité est que les guides touristiques sont plutôt éduqués et cultivés. En tant que touriste, aimerez-vous vous faire guider par un jeune de la rue dans un pays que vous connaissez pas?

      Le long métrage de Danny Boyle n’est rien qu’un stéréotype de l’Inde. Le film aurait dû s’appeler: Jamal au pays des merveilles.

    • Il faut dire que Slumdog Millionaire est passé sous silence à sa sortie parce qu’il n’était offert qu’en anglais. J’ai du aller le voir au Forum avant sa nomination ce qui est parfais parce que les films en langue d’origine c’est toujours meilleur. Il doit aussi y avoir le fait que la traduction française du titre était assez bâtarde merci: “Le pouilleux millionaire” c’est assez louche.. Ça n’a surement pas du aider à la popularité du film.

      Un bon petit “feel good” story rien de plus. Il faut prendre ça pour ce que c’est, on est quand même loin du film étranger moyen..

    • Un film correct mais sans plus en ce qui me concerne.

      L’histoire est bourrée de trous, d’invraisemblances, de “naiveté volontaire”… d’autre part, je rêve où les questions que pose l’animateur du quiz sont d’une simplicité alarmante?

      M’enfin… un film bien, pas excellent, qui jouit d’une très bonne dose de “hype”.

      Déception dans mon cas, je m’attendais à plus

    • Pas encore écouté le film parce supposément qu’aller voir un film comme rendez-vous est dépassé, que cela ne “rapproche pas assez les personnes”. Ça fait 8 mois que je suis cette doctrine, je suis toujours seul mais j’ai vu 10 fois moins de film!

      Mais bon vu qu’il est sorti en DVD, le “rapprochant” peut se faire plus facilement sur le sofa ;), alors merci pour l’idée!

    • C’est évident que les Indiens ne sont pas en accord avec ce film, aimeriez vous que l’on montre juste le pire du pire de montréal au oscar?

      Mis a part les odeurs et la chaleur, les images de pauvreté extrème me rappelais mon séjour à Calcutta.

    • Mon coup de coeur cette année; Le lutteur.

      Pour ce qui est de Slumdog Millionaire, il s’agit d’un film bien ficelé, avec un montage intéressant et des plans de bonnes qualité. Rien de révolutionnaire mais tout de même du bon cinéma.

      Pour tout ceux qui crient tout haut que ce film manque de réalisme… c’est du cinéma batinsse! Pas un documentaire, ni un reportage éditorial. C’est de la fiction. C’est évident que la réalité de l’Inde ne se résume pas, ou n’est pas ce que l’on dépeint dans Slumdog Millionaire. Pas plus que les dangers des requins dans Jaws, la deuxième guerre dans Saving Private Ryan, la vie de Dédé dans À travers les brumes…

      Le fondement même du cinéma est le divertissement, pas l’éducation. Moi j’ai passé un très bon moment lors du visionnement de Slumdog Millionaire. Pour ceux qui sont incapable de l’apprécier, je vous plains. Vos expériences cinématographiques se résument probablement trop souvent à de la frustration, du jugement et de la condescendance.

      À moins que vos frasques sur ce blogue ne soient du cinéma!

    • Tout comme rikkkiontherock j’ai apprécié Slumdog millionaire sans toutefois lui décerner l’Oscar du meilleur film.
      Par contre je suis un Wrestler retardataire, de loin le meilleur film de 2008 et la performance de Mickey Rourke est magistrale, à la limite plus touchante que Harvey Milk (Sean Penn) mon humble avis…

    • Qu’est-ce qu’un bon film? Chacun a sa définition et ses préférences, mais essentiellement un bon film c’est : une histoire bien ficelée; des comédiens au service des personnages; une caméra intelligente; un montage qui a du rythme; une musique qui exulte les émotions… Voilà! je viens de décrire Slumdog Millionaire. A-t-il mérité son oscar? Oh que oui! Plus que Shakespeare in Love en tout cas! Pourquoi un film oscarisé ne pourrait-il pas être divertissant?! C’est quoi ce snobisme?! Si je comprends bien, point de salut hors du Dogme ou du club sélect des membres à vie de l’Academy?! Pour le reste, Slumdog est une fable, pas un documentaire. Ce n’est pas l’Inde?! Vraiment?!

    • La seule et unique raison pour laquelle le film est passé un peu inaperçu au départ au québec, c’est à cause de la traduction un peu bizarre Le Pouilleux millionnaire… pas trop vendeur !

    • Un autre cas d’invraisemblable: La jeune Latika, enlevée par des criminels, elle n’a pas été vendue, ni exploitée sexuellement. Rendue adulte, elle se souvenait encore de Jamal et l’attendait comme une vierge.

    • Je n’ai pas vraiment aimé le film. Ce n’est pas mauvais mais il y a rien qui m’a épaté. Le film est extrêmement “cheesy”, spécialement la fin. Ça vaut une location avec sa copine mais on oublie rapidement.

    • @onbo et les autres qui prennent trop de place avec leurs multi paragraphes, restreignez-vous, vous êtes sots à mourir. Je ne vous lis pas, je suis découragé de voir seulement la longueur de votre texte.

    • C’est un bon film, tres divertissant.
      Est-ce vraiment le film de l’annee? Non pas vraiment. J’adore le debut: scene dans le bidonville, les enfants, etc. Le reste? Un peu trop “cheesy” a mon gout.

    • Pour tous ceux qui chialent contre le réalisme du film…
      “Jamal n’a jamais été à l’école, mais il connait tous les réponses.” As-tu seulement remarquer qu’il connait les réponses grâce ce qu’il à vécu ? Et puis les questions ne sont pas si facile que vous le dites. Premièrement, vous devez penser que c’est un quiz indiens.. la culture est très différente. Ici nous avons accès à tout plein de livre, et l’école est obligatoire.. pas là bas. Oui, tout le monde connais le nom du 3e mousquetaire.. mais la plupart des autres questions.. venez pas me dire que vous les connaissiez toutes ! N’avez-vous pas compris la grande morale de ce film ? Il connais les réponses… car l’histoire est écrite.. remember the end ? d) c’est écrit :P

      “Des criminels naives commes des enfants, malgré des réponses stupides de Jamal, le portier l’a laisser entrer dans la maison du boss. Ce dernier ne n’ont plus ne sait pas poser de question.” Parce que tu crois que pour être criminel, il faut être intelligent ? Si le gars serait intelligent, il serait le boss, pas le portier ! Et puis, c’est courant dans les films que les fières à bras sont naifs et croient n’importe quoi..

    • Vous n’avez rien compris. Slumdog Millionnaire est la version Hollywoodienne des films de Bollywood. Les films indiens sont très kitch toujours avec la même histoire.

    • @ scotch

      hum.. parce que tu trouve que le scénario de ce film est semblable aux autres ? j’aimerais que tu m’explique en quoi c’est parreil… oui une histoire d’amour reste une histoire d’amour, il n’y a pas 50K façon de la vivre.. mais pour le reste..

    • snoupy_sun: Votre naiveté est touchante…

    • @snoupy_sun

      “As-tu seulement remarquer qu’il connait les réponses grâce ce qu’il à vécu ? Et puis les questions ne sont pas si facile que vous le dites“

      Comme je l’ai dit, c’est sur son passé. Sais-tu qu’un gars sans éducation et qui vit dans la rue est extrêmement ignorant. La mémoire non plus ne peut se développer dans une telle situation. Même nous ici, instruits, la mémoire nous fait souvent défaut. Souviens-tu de tous ce que tu as vécu?

      “Parce que tu crois que pour être criminel, il faut être intelligent ? Si le gars serait intelligent, il serait le boss, pas le portier !“

      Le portier assure la sécurité, il vérifie avec rigueur l’identité de ceux qui veut entrer. Si tu connaisait un peu le monde interlope, tu devrais savoir que ces crimininels font très attention avec qui ils font affaire, surtout les nouveaux visages.

    • Ma naiveté… lol ouai XD

      Oui la mémoire se développe avec le temps et l’apprentissage.. pense-tu réellement que tu oublierais ton passé dans des circonstances semblables… l’auteur du poème.. ahh mais comment un idiot sans culture peut-il s’en rapeller ? Humm peut-être car ce poème lui rapelle l’homme qui rend les enfants aveugles !?? ahh mais comment un idiot sans culture peut-il se rapeller ce que dieu tient dans sa main… peut-être car ce souvenir est relié à la mort de sa mère !?? J’ose espéré que si de tels évènements se passeraient dans ta vie tu t’en rapellerais !

      Je suis loin de dire que ce film est parfait, qu’il n’y a pas d’erreur cinématographique.. mais je ne crois pas que vos critiques soit fondés. Probablement que la vie en Inde n’est pas bien représenté.. mais là n’est pas le but de ce film. Probablement que mathématiquement, il est impossible que le jeune homme aie les réponses à chacune des questions.. mais là n’est pas le but du film.. Arrêtez d’essayer de trouver des bébittes… un film ça reste un film et ça ne sera jamais un documentaire. Le film repose sur une idéalogie de la vie, sur la croyance que peut importe nos choix, c’est quelque chose d’extérieur qui choisit notre destinée et écrit notre histoire.

    • J’ai le goût de revenir sur ce film. C’est le coup de fouet de Scotch plus haut qui m’en a donné le goût, donc salut à elle. ☼ Pas pour dire que c’est le film du siècle. J’ai déjà exprimé que c’est du fichu de bon cinéma. Cela suffit. Je veux juste ajouter le fond de ma pensée.

      J’y ai vu une profonde satire de la société nord américaine, cette société qui se dit évoluée, qui se dit égalitaire, mais qui fait des quiz et des concours pour les pauvres gens, des “the price is right”, des miss America et aussi des miss south Carolina, juste pour le plaisir de faire tourner des souris et des écureuils dans la cage, pendant que les meneurs de jeu s’en tapent une et puis une autre, que les producteurs se contentent de faire du fric parce qu’ils sont à un âge et dans un état où ils ne peuvent même plus dégainer, rapport à l’alcool qui les a ramollichonnés, ou rapport à d’autres plaisirs plus obcurs, comme ce verreux de meneur de jeu dans Slumdog qui est aussi flatteur, aimable et gentil que véreux, corrompu, sceptique, menteur, fourbe, séditieux et séducteur, mais qui sait relever la tête et les yeux et les mains alouette, bing, sur un dix cennes, dès que le commercial est terminé. Bienvenu dans la civilisation hypocrite que ça dit, ronds de cuirs médiatiques décadents que ça hurle. Tous les Sean Hannity et les Rush Limbaugh du monde, qui tiennent un discours parfaitement squaré pour le cadre de la caméra et qui en dehors se foutent de vous et de moi et du monde entier, tant ils sont leurs propre lumpdog millionnaire.

      C’est lors de l’interrogatoire du jeune héros que ce parallèle commence à percer. Le génie du film est de ne pas le prétendre, juste de le donner à voir, comment ça ressemble à nous autres, les Canayens et les Zamaricains comme dit Elvis Gratton. Tiens, Elvis Gratton était probablement dans les coulisses, brassant ses cennes dans sa poche de la main droite, en train de regarder le jeune répondre, un Elvis de mèche avec l’animateur qui tente tout pour fouetter la cote d’écoute, puis tente l’impensable pour tromper l’esprit du jeune héros, afin de pas être obligé de donner les millions, pas juste pour en avoir plus à se partager entre eux, mais surtout pour que le héros finalement soit vaincu par la machine, parce que c’est une obsession typiquement occidentale que de frustrer tout un chacun pour le faire cracher encore davantage de son temps de vie, de son énergie, en le faisant perdre, comme la Lotto de chaque patelin. Pensez aux joueurs de hockey qui suent, mais qui pour la plupart meurent au champ d’honneur avant la coupe. De six équipes, on est rendu à 30? Une seule équipe gagnante, mais combien plus de perdantes, yes. Pensez aux Triplettes de Belleville, c,est presque un documentaire sur la dureté du capitalisme triomphant, tant la bande dessinée est proche du réel.

      Un bon film, c’est celui qu’on aime piétiner, détester, puis houspiller, puis critiquer, puis finalement reconnaître qu’il nous a fait mal à quelque part en dedans, parce qu’il nous a pris au dépourvu, nous a surpris dans notre fausse assurance de cinéphile au dessus des contingences du 7e art. C’est faux et nous le savons, mais nous acceptons quand même de nous laisser prendre au jeu, parce que, au delà des assurances que nous donnons à nos voisins en tondant la pelouse à propos de notre bon train de vie, nous cherchons à être bousculé et ému par quelque chose où nous pourrons puiser en secret un peu plus de joie de vivre.

      Finalement, c’est le double cadeau que nous offre la victoire du jeune héros. Nous permettre de jubiler quelques instants de la victoire tant espérée du héros, donc de saluer en nous notre petite intuition de ces choses niaises qu’on appelle notre petite vérité, puis cacher aux yeux des barbares qui n’y voient goutte ce précieux secret à l’effet qu’il s’agirait possiblement d’une photo hautement corrosive sur la société décadence mondiale dans laquelle on vit. Mais une fois qu’on l’a vécu de nos propres yeux, chut, on sort énigmatique de la salle, on rit en silence, et on retourne planter son jardin, scier au moulin, agir comme agent de bureau, conduire son camion remorque, et la vie continue. Mais il nous reste sur les lèvres comme un demi sourire de connivence que personne ne sait voir, sauf les tout petits slumdogs millionnaires du quotidien.

    • Désolé, mais pour moi, ce film est un mélange de Salaam Bombay (Mira Nair, excellent!) et d’un mauvais épisode de Miami Vice.

      Je ne comprends pas l’enthousiasme que ce film a soulevé.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    décembre 2010
    L Ma Me J V S D
    « nov   jan »
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728293031  
  • Archives

  • publicité