
Ça peut paraître une question super superficielle, mais c’est le poète en moi qui se la pose. Pourquoi les tournois féminins de tennis ressemblent à une descente d’escalier des Beautés du Banquier? Les hommes ont-ils le cœur assez bien accrochés pour subir une si jolie torture?
Au début, le tennis féminin était une curiosité. Il y a même un clown de service Bobby Riggs qui avait lancé un défi à la numéro un mondiale des années 70, Billie Jean King. Ça s’appelait The Battle of the Sexes. Un match ridicule dont on ne se rappelle même pas du gagnant ou de la gagnante.
Billie Jean King était charmante mais rien pour rivaliser avec le sex-symbol de l’époque, Farrah Fawcett.
Puis ce fut au tour de Chris Evert, la girl next door, fiancée au champion Jimmy Connors, avant qu’il ne la quitte pour la Playmate of the year Patti McGuire. Un revers pour les joueuses de tennis. Aujourd’hui, ce sont les joueuses de tennis qui piquent les chums des Playmates.
Après ce furent les années Martina Navratilova. Un canon. Pas de beauté. Un vrai canon militaire. Dont le service faisait peur à bien des hommes. Le tennis féminin était enfin crédible. Mais pour les fantasmes, on repassera.
Puis Gabriella Sabatini est arrivée. C’est la première qui a déclanché les passions masculines. Je me souviens que mon ami Éric n’allait qu’aux matchs de Sabatini lors de l’Omnium Du Maurier.
Le tennis féminin n’est plus le même, depuis bien sûr, Anna Kournikova. Le pétard des pétards. Jamais vu autant d’hommes regarder des matchs de tennis sans avoir aucune idée des points. Mais les jalouses pouvaient toujours dire qu’Anna ne gagnait pas.
Aujourd’hui les pétards gagnent : Ana Ivanovic, Jelena Jankovic, Maria Sharapova, Elena Dementieva sont les plus belles et les meilleures. Kournikova a mëme l’air d’un pichou à côté d’elles.
Des savants nous expliqueront peut-être un jour qu’il y a une corrélation entre les proportions corporelles et les mouvements propres au tennis.
En tout cas, comme dirait Jean-Paul Chartrand père, le tennis féminin est un beau sport.