Stéphane Laporte

Archive, décembre 2007

Mike Ribeiro s’est moqué du Canadien. Un but, deux passes, trois points. Il a prouvé, hors de tout doute, que le fameux premier joueur de centre que le Canadien a tant besoin, c’était lui.

Tous les analystes s’accordaient pour dire hier que si Gainey a échangé Ribeiro, ce n’est pas à cause de son talent, mais à cause de problèmes hors de la patinoire. Aucun analyste nous a dit quels étaient ces problèmes. Ils ont l’air de se comprendre entre eux. Alain Crête échange un regard complice à Jacques Demers. Eux savent tout. Mais pas nous. Messieurs, est-ce qu’on pourrait le savoir, nous aussi, c’était quoi le problème avec Ribeiro ? Pour être en mesure de juger si c’était assez grave pour perdre celui, qui serait cette année, notre meilleur joueur.

Il y a une omerta au hockey. On ne parle pas des problèmes personnels des petits gars. Tous les journalistes protègent les joueurs. Très bien. Mais pourquoi, connaît-on les problèmes hors de la scène de Britney Spears et de toutes les vedettes populaires et pas ceux de nos hockeyeurs sacrés ? Pourquoi la confrérie donne-t-elle ce privilège aux joueurs ?

Et ce n’est pas le seul cas où l’amateur en perd des bouts. Le monde du hockey est une chapelle, une secte. Un monde fermé qui s’auto suffit. Carbonneau répond seulement aux questions des journalistes initiés. Ils ont leur langage, leurs secrets. Ils se comprennent. Souvent Carbo répond au deuxième degré. Le problème, c’est que sa réponse est un degré au-dessus de nous. On a l’impression de savoir que la moitié de la vérité. Quelque chose nous échappe, tout le temps.

Pourtant ce ne sont pas les analystes qui manquent : La Presse, Le Journal de Montréal, CKAC Sports, 110%, La Zone. Mais tous respectent le même code, la même règle : faut pas tout dire.

Échanger Ribeiro pour Fininimaa, c’était de la folie. Pour nous aider à comprendre Gainey, quelqu’un pourrait-il nous expliquer ce que faisant tant Ribeiro quand il était en souliers (ou nus pieds) ? Sans explication, on est en droit de conclure que Gainey est un innocent.

On ne se débarasse pas d’un espoir parce qu’il aimait se coucher tard. Le Canadien est un club de hockey, pas les témoins de Jéhovah. Les A’s d’Oakland ont gagné la Série mondiale avec des bads boys. Et les Glorieux des années 70 n’étaient pas des enfants de choeur. À part un certain Gainey…

Si Gainey cherche à former une équipe de 24 Gainey, bonne chance !

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Vendredi 28 décembre 2007 | Mise en ligne à 18h33 | Commenter Aucun commentaire

Le Noël reconstitué

Il était une fois il n’y a vraiment pas très longtemps, une mère Marie qui avait eu deux enfants avec son mari, Paul: Karine, âgée de 12 ans, et Simon, âgé de 10 ans. Marie a aussi eu un autre enfant avec son chum François: Alexandre, 4 ans. Elle est maintenant avec Peter.

Peter était marié avec Jane, avec qui il a eu deux enfants: David, 11 ans et Martha, 7 ans. Jane et son nouveau chum, Gilbert, ont une fille, Claire, âgée de 3 ans. Paul, l’ex-mari de Marie, et sa nouvelle blonde, Sylvie, ont un enfant: Sacha, âgé de 5 ans. Sylvie avait déjà eu avec son mari Michel des jumelles: Stéphanie et Chloé, âgées de 8 ans. François, l’ex-chum de Marie, est sorti du placard. Il vit maintenant avec Roger, le frère de Marie. Tous ces gens veulent fêter Noël dans l’amour. Ce ne sera pas évident.

Car pour l’instant, c’est la guerre. Marie tient à réveillonner entourée de ses trois enfants: Karine, Simon et Alexandre. Le problème, c’est que Sylvie, la nouvelle blonde de l’ex-mari de Marie, veut que Karine et Simon réveillonnent avec leur père et elle. Car le 25, Sylvie et Paul s’en vont à Shawinigan chercher les jumelles de Sylvie, Stéphanie et Chloé, qui réveillonnent avec leur père, Michel, et sa nouvelle copine, Nancy. Marie a suggéré à Sylvie et Paul d’amener avec eux Karine et Simon à Shawinigan le jour de Noël. Comme ça, Paul serait avec ses enfants le 25, et Marie les aurait le 24. Mais ils ont refusé, car leur familiale est au garage. Et ils n’ont pas assez de place dans leur Honda Civic pour revenir de Shawinigan avec Stéphanie, Chloé, Sacha, Karine et Simon. Marie a demandé à son nouveau chum, Peter, de prêter sa camionnette à Paul. Mais Peter n’a pas voulu parce que Jane, son ex-femme, lui a déjà emprunté sa camionnette pour pouvoir amener en ski David et Martha, leurs enfants, comme elle fait toujours le jour de Noël.

Marie est en maudit! Au cube! Elle est choquée contre son ex-mari, Paul, parce qu’il n’a pas voulu rester le 25 avec Karine et Simon et laisser sa blonde, Sylvie, aller chercher ses deux grosses jumelles toute seule. Elle est choquée contre son chum, Peter, parce qu’il préfère prêter sa camionnette à son ex-femme plutôt qu’à Paul. Et elle est aussi choquée contre son ex-chum, François. Parce que François ne veut pas que leur garçon, Alexandre, réveillonne chez Marie le 24. Il veut qu’Alexandre réveillonne avec Roger et lui. Car, le 25, il ne pourra pas voir Alexandre puisque c’est le gros party de famille du côté de chez Roger. Et que les parents de Roger refusent de parler à François depuis qu’il a quitté leur fille pour leur gars. Surtout que Roger était très bien marié avec Suzanne, qu’ils avaient quatre très beaux enfants… Mais ça, on s’embarquera pas là-dedans!

Marie est d’autant plus en maudit que non seulement, parti comme c’est là, elle ne réveillonnera avec aucun de ses enfants, mais elle va devoir garder les deux de Peter et même Claire. Oui, Claire! Qui n’est ni sa fille ni celle de son chum, mais la fille de Jane et de son nouveau chum, Gilbert. Car Jane a demandé à son ex, Peter, de garder Claire, parce qu’elle est trop petite pour les accompagner en ski. Et comme ils partent tôt le 25 au matin, mieux vaut qu’elle dorme là où elle va passer la journée.

Marie a décidé de faire du marchandage. Elle a passé des heures au téléphone à essayer de réorganiser ça à son goût. Elle était prête à échanger avec son ex-mari, Paul, quatre semaines de garde partagée pour la seule nuit de Noël. Mais Sylvie n’a pas voulu. Elle a déjà assez de misère à endurer Karine et Simon une semaine sur deux. Elle ne voulait surtout pas les avoir pendant deux mois consécutifs. Impuissante, Marie s’est vengée sur François. Elle l’a menacé de lui faire perdre la garde d’Alexandre un week-end sur deux, sous prétexte que lui et Roger seraient une mauvaise influence pour un enfant de 4 ans. François a donc accepté qu’Alexandre passe la veille de Noël avec Marie. Mais depuis qu’Alexandre sait qu’il ne verra pas son père, il n’arrête pas de pleurer. Tellement que cela a ébranlé Marie. Elle a proposé à Peter que François et Roger viennent réveillonner avec eux. Peter, contrarié, a dit oui, pour autant que Jane et Gilbert puissent venir aussi. No way! Pas question pour Marie que la grande Jane avec ses faux seins mette les pieds dans sa maison. Y a un bout à tout.

Marie se console en se disant qu’elle ne sera pas la seule à être enragée à Noël. Son chum, Peter, est en joual vert et rouge de ne pas pouvoir aller en ski le 25 avec ses enfants du premier lit parce que Marie ne veut pas le laisser y aller. Paul aussi est en christmas de devoir passer Noël à Shawinigan pour récupérer les jumelles de sa blonde, Sylvie. Jane a le blues parce qu’elle aime encore Peter. Sylvie aurait préféré avoir ses jumelles au réveillon. Parce que Noël, c’est pas Noël, c’est la veille. François pleure de ne pas pouvoir être avec Alexandre. Roger pleure parce que François pleure. Bref, tout le monde est malheureux.

La veille de Noël arrive quand même. Il est presque minuit. Marie va réveiller Alexandre pour lui donner ses cadeaux. Alexandre n’est pas dans sa chambre. Marie panique. Elle téléphone à François pour savoir s’il est venu chercher Alex à son insu. Non, il le jure. Elle raccroche. Le téléphone sonne. C’est Jane. Ça fait quatre heures qu’elle cherche Claire, David et Martha. Elle devait les conduire chez Marie vers 20 h. Elle ne les trouve pas. L’autre ligne sonne. C’est son ex-mari, Paul. Il est en larmes. Karine et Simon sont allés magasiner vers midi. Ils ne sont pas encore rentrés. Sacha aussi a disparu. Et pendant ce temps, à Shawinigan, Michel et Nancy ne trouvent plus les jumelles, Stéphanie et Chloé. Bref, tous les enfants ont disparu!

La police est alertée de toutes parts. Des chiens pisteurs reniflent les vêtements des jeunes. Puis ils se mettent à courir. Les parents courent derrière eux. Marie et Peter à N.D.G., Jane et Gilbert à Boucherville, Paul et Sylvie à Laval, François et Roger dans le Village, Michel et Nancy à Shawinigan. Ils courent. Ils courent. Sans relâche. Et ils se rencontrent tous au même endroit. Dans un coin perdu. Tout noir. Devant un hangar désaffecté. C’est là que les chiens cessent d’aboyer. Les policiers ouvrent la grande porte. Les parents entrent. Il y a des guirlandes partout. Et des lumières qui s’allument et s’éteignent. Autour d’un immense sapin, ils voient Karine, Simon, David, Martha, Claire, Sacha, Alexandre et les jumelles jouer ensemble. Et être heureux. Tellement que, durant un court instant, les parents sont gênés d’aller les retrouver. Comme si leurs enfants étaient mieux sans eux. Puis ils vont les prendre dans leurs bras. Et ils passent la nuit tous ensemble. Tous heureux.

Joyeux Noël! Aimons-nous les uns les autres. Au moins une journée.

(chronique publiée le dimanche 22 décembre 2002)

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Mercredi 26 décembre 2007 | Mise en ligne à 12h13 | Commenter Aucun commentaire

Finalement, c’est un garçon !

En ces jours de célébration de la nativité, laissez-moi vous parlez du bébé que l’on attend. Pas moi, ni ma blonde, mais Isabelle, la sœur de ma blonde. Le 23 octobre dernier, je vous racontais combien elle était excitée d’apprendre lors de sa première échographie, que c’était une fille. Immédiatement, elle et son chum ont décidé de l’appeler Lily-Mai. Ce qui laissait le parrain et la marraine perplexes. Lily-Mai ? Vraiment?

S’en suivit un débat sur mon blogue, auquel vous avez participé en grand nombre. La plupart pour nous rabrouer, ma blonde et moi. Vous aimiez bien ça, vous, Lily-Mai.

Et bien, ce ne sera pas Lily-Mai, parce que ce sera un garçon. C’est ce qu’Isabelle a appris à sa deuxième échographie. Et bien que Jean-François et elle aiment bien les noms originaux, Lily-Mai pour un garçon, ce serait spécial.

La belle-mère avait déjà acheté plein de vêtements pour la nouvelle fille. À moins que leur gars soit un Mado Lamothe précoce, belle-maman devra retourner au magasin. Quoi qu’on ne sait jamais, la science s’est déjà trompée une fois. Et si il y avait une Lily-Mai cachée derrière Eliot ?

Parce qu’il s’appellera Eliot. Avec un L. J’ai eu beau dire à ma belle-sœur, qu’en français Eliot prend deux L, comme Isabelle, rien n’y fut. Ce qu’ils peuvent être coquets.

Dites-moi que pensez-vous des parents qui s’amusent avec l’orthographe des noms de leurs poupons : Shantale, Stéphan, Mariepier, Dominik ? Une vie à devoir épeler son prénom, ca doit être fatigant… Mais je dis ça, comme ça, je ne veux surtout pas m’en mêler…

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