Stéphane Laporte

Archive, octobre 2007

Mercredi 31 octobre 2007 | Mise en ligne à 10h05 | Commenter Aucun commentaire

Pourquoi le monsieur de St-Hubert vient-il remettre un Félix ?

photo Bernard Brault
photo Bernard Brault

Tous les ans, ça m’agace. Et ça fait longtemps que ça dure. Le prestigieux gala de l’ADISQ se termine toujours en poutte, poutte, poutte ! Le président des Rôtisseries St-Hubert vient remettre en compagnie d’une jolie chanteuse le Félix de l’interprète féminine de l’année. Pourquoi ?

Oui, je sais, c’est le commanditaire. Pis !? C’est pas une raison ! Aux Etats-Unis, paradis du capitalisme et des commanditaires, avez-vous déjà vu l’Oscar McDonald ou le Grammy Wal-Mart ? Jamais. Avez-vous déjà vu la madame de chez Wal-Mart remettre un Grammy à Peter Gabriel ou à Barbra Streisand ? Jamais ! Pourquoi, nous, on va jusque là ?

Un commanditaire présente le spectacle. Un commanditaire ne doit pas ÊTRE le spectacle.

photo Bernard Brault
photo Bernard Brault

On a beau faire le plus beau des galas, avec des performances de la crème de nos artistes, avec une animation débridée et intelligente, avec une mise-en-scène imaginative, avec un hommage émouvant, on finit ça comme une remise de prix paroissiale. Le monsieur riche du village va venir donner ses sous. L’ADISQ est une Académie, bon sang ! Ce sont les plus illustres membres de cette Académie qui doivent venir récompenser leurs pairs. Gilles Vigneault, Monique Leyrac, Charlebois, Renée Claude, oui. Pas Monsieur Léger. Je n’ai rien contre lui, c’est sûrement un grand mécène. Mais la grandeur d’un mécène, c’est savoir donner tout en restant discret.

photo Bernard Brault
photo Bernard Brault

Un sketch sur St-Hubert joué par l’animateur dans le gala, me semble que c’est ben en masse. Pas besoin d’en rajouter. Au moins les gens de Lise Watier ont laissé des artistes remettre le Félix de l’interprète masculin de l’année. Bien sûr, on aurait pu se passer de la séance de poudrette, mais au moins l’honneur était sauf.

Un peu de classe ! En mémoire de Félix. Et on va manger plus de poulet, promis.

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Lundi 29 octobre 2007 | Mise en ligne à 10h21 | Commenter Aucun commentaire

L’échographie de ma filleule

Isabelle, la sœur de ma blonde, a passé une échographie, hier matin. Elle l’a enfin vu le bébé qui fait du camping dans son ventre, depuis quelques semaines déjà. Il est encore bien petit. Mais assez développé pour savoir que c’est une fille.

Elle avait les yeux plein d’étoiles. Je parle de la mère. La fille, elle, est une constellation au complet. Vous ne trouvez pas que ça ressemble à ça sur les photos remises par la clinique ? Ce n’est pas la petite ourse, c’est la petite fille.

Le père, aussi, était bien fier. Il avait pris l’avant-midi de congé. Pour avoir la vision du petit sous-marin qui navigue dans l’océan de son épouse. J’écris comme Cousteau, ce midi !

Marie-Pier va être la marraine du poupon à naître. Et moi, en tant que chum de la marraine, je serai le parrain. Il y a déjà un débat entre les vrais parents et les parents suppléants.

Isabelle et J.F. veulent appeler leur fille Lili Mai. Marie-Pier n’aime pas ça. Moi, pas vraiment. J’dis pas si les parents étaient des hippies, très commune flower power au fond de la Gaspésie. Mais ils sont très nouveaux parents avec la maison dans le 4-5-0. Ça fitte pas, comme on dit en latin. Ils ont aussi pensé à Juliette ou à Charlotte. On aimerait qu’ils y pensent plus. On préfère.

Bien sûr le nom n’a pas d’importance. Leur petite fille pourrait s’appeler R2D2, on va l’aimer de tout notre cœur. De toute façon, on finit toujours par s’habituer.

Le miracle auquel il ne faut jamais s’habituer, c’est que dans 7 mois, il y aura une personne de plus sur la Terre, sortie du ventre de ma belle-sœur. Quelqu’un de tout neuf. Quelqu’un qui s’ajoutera. Et on se demandera comment on a fait pour vivre sans elle. Surtout le papa et la maman. Et la marraine, et le parrain, aussi.

À bientôt Juliette, euh… j’veux dire Lili Mai.

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Lundi 29 octobre 2007 | Mise en ligne à 10h21 | Commenter Aucun commentaire

Mon voyage dans la cabine à Christiane Charette

J’y étais, hier soir, assis dans la cabine à Christiane Charette. J’avais l’impression d’être dans un photomaton avec Amélie Poulain. Pour ceux qui ne le savent pas, Christiane Charette anime à Art-TV, Cabine C, une nouvelle émission d’entrevues, où elle reçoit ses invités dans une cabine, pendant qu’elle est dans la pièce d’à côté. On la voit, mais sur un écran. Et réciproquement.

Avant que ça commence, on trouve ça bizarre, être tout seul dans une cabine. C’est presque cochon. Comme si on se préparait à voir un peep-show. Puis quand ça commence, on oublie tout. Christiane est devant nous. Et on lui parle. Comme si on était en conférence vidéo sur ichat. Bien sûr, il nous manque son parfum. Mais au moins, on voit bien ses petits yeux coquins. Et puis les questions nous arrivent tellement de partout, vives et intelligentes, qu’on n’est plus dans une cabine. On est dans notre tête. Avec Christiane.

Qu’est-ce que ça donne ? C’est encore trop tôt pour le dire. Tout ce qui est expérimental, ne se juge pas sur le champ. Il faut y laisser le temps.

Moi, j’y vois déjà un avantage : le regard. On regarde droit devant nous. Dans toutes les entrevues, l’invité regarde droit devant lui, les yeux de l’interviewer. Mais les téléspectateurs le voient de profil. Parce que la caméra ne peut être à la place de l’interviewer. Mais là, la caméra est derrière l’image de Christiane, alors elle nous regarde droit devant. Le téléspectateur a donc l’impression que c’est à lui qu’on parle. Bien sûr, on peut donner cette impression, dans toutes les émissions, en regardant carré la caméra. Mais une caméra, c’est plate. Tandis que les yeux de Christiane, même sur un écran, c’est inspirant.

De toute façon, peu importe le concept, Christiane Charette obligerait les invités à porter le voile à son émission, qu’ils viendraient quand même, car les intervieweuses de sa trempe sont trop rares.

L’entrevue terminée, je suis allé la voir pour vrai. On s’est retrouvé comme deux astronautes qui sortent de leur cabine spatiale. Et c’est sûrement ce que Christiane et son équipe veulent créer avec cette émission. Transformer une entrevue en expérience.

Roger Frappier suivait, j’ai quitté le studio de la rue St-Hubert avec ma blonde, content. Christiane Charette est une vraie. Qui trippe à faire de la télé, et qui en fait avec des passionnés comme elles, qui essaient de trouver des nouvelles façons de la faire. Qui cherchent. Et c’est tout ce qui compte. Car peu importe notre métier dans les médias, il se résume en un mot : chercher. On est tous en train de chercher.

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