Stéphane Laporte

Archive, août 2007

Mercredi 29 août 2007 | Mise en ligne à 21h08 | Commenter Aucun commentaire

Munich : ses monuments, ses musées, ses parcs et ses nudistes

Munich, première journée. On visite sa grande place (Marienplatz), ce carrefour piétonnier immense, entouré d’églises et de monuments, avec plein de magasins et de terrasses. Et on aime.

Munich, deuxième journée. En matinée, on va au musée. Au Pinakothek der Moderne. Un superbe musée avec des œuvres saisissantes, un étage complet sur le design et une exposition de photographies de scènes de vie en Chine particulièrement émouvantes. On aime bien.

En après-midi, on se rend jusqu’au jardin anglais de Munich. L’Englisher Garten. Un méga-parc, deux fois grand comme Central Park. C’est une véritable campagne en ville, avec plein de sentiers. Une source coule au beau milieu du parc, où les gens se baignent se laissant porter par le courant. On capote.

Munich, troisième journée. On retourne à l’Englisher Garden. Heureusement. On n’avait rien vu. On s’était arrêté à la moitié. C’est encore plus grand. Encore plus beau. Ma blonde se baigne les pieds dans l’eau. On le traverse en entier, cette fois. Pour découvrir une brasserie bavaroise tout au fond. Un Vieux Munich au soleil. C’est tellement grand, c’est pas une brasserie, c’est un festival. Tout le monde boit des bières énormes. Les enfants jouent au foot. C’est la vie, la grosse vie sale.

C’est tellement génial un parc comme ça. Chacun fait sa petite affaire. Et personne ne brime personne.En plein milieu du parc, des mononcles jouent au ballon nus. Complètement nus. Le bavarois à l’air. Ils sont une dizaine, entourés de centaines de gens habillés. Et ça ne fait rien. Ni aux uns, ni aux autres. Il n’y a que deux touristes québécois pour s’en étonner. On s’étonne de pas grand-chose !

Munich, quatrième journée. On serait bien retourné au parc. Mais il fallait rentrer à la maison. On était content. Puisqu’on allait vous retrouver. Mais le bonheur total aurait été d’aller pique-niquer tous ensemble à l’Englisher Garden, ce matin.

Car vivre, c’est ne rien faire à l’Englisher Garten de Munich.

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Mardi 28 août 2007 | Mise en ligne à 6h21 | Commenter Aucun commentaire

Aimer Berlin malgré tout

Ma sœur et ma mère sont allées partout en Europe. Sauf à Berlin. Elles ont vu Cologne et Munich, mais pas Berlin. Ma sœur ne voulait pas. Ma sœur n’avait pas le goût.

À cause des SS, des Nazis, de Hitler. Trop de mauvais souvenirs qu’elle ne voulait pas vivre une première fois. Elle n’est pas la seule à réagir ainsi. Plusieurs de mes amis faisaient la moue quand je leur disais que nous partions pour Berlin. Je leur aurais dit Bagdad, ils auraient été plus réceptifs. Berlin est encore boudé.

On dirait qu’elle le sait. Et elle se force pour être encore plus belle. Elle ne peut renier son passé. Les bottes des méchants ont marché dans ses rues. Mais elle n’insiste pas. Elle le cache un peu son passé honteux. Mais le mur tombé, elle le montre. On ne voit que lui, le mur qui n’est plus là. Et sa liberté Et sa réunification.

Les gens sont gentils. Prévenants. On peut admirer le design audacieux d’une ville bombardée qui s’est reconstruite et réinventée. L’église cassée en plein centre-ville m’a ému autant que Notre-Dame-de-Paris. La survivance est le courage de l’éternité.

Berlin n’est plus la ville de l’ennemi. Berlin est encore plus qu’une ville amie. Belin est la ville amie qui veut se faire pardonner. Il n’y a pas de meilleur ami.

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Mardi 28 août 2007 | Mise en ligne à 6h21 | Commenter Aucun commentaire

Rouler sans limites de vitesse

Je me suis toujours demandé pourquoi nos voitures peuvent aller jusqu’à 200 Km/h, si lorsque nous dépassons 100 Km/h, on nous colle un ticket de 200 dollars et l’on nous enlève trois points ? Maintenant, je sais. C’est pour les Allemands.

Eux peuvent rouler à 200 Km/h. Nous faisons notre tour de l’Allemagne à environ 125 Km/h. Au Québec, on se ferait coller. En Allemagne, on se fait presque klaxonner. Les Mercedes, BMW, Audi, Volks et Peugeot nous dépassent en un éclair.

Ont-ils raison ? Avons-nous tort ? En tout cas, en Europe, ça semble fonctionner. Il y a 115% plus d’accidents mortels en France (où il y a des limites) qu’en Allemagne. Est-ce tous des Schumacher ? Peut-être…

Pour un Nord-Américain, il semble pourtant évident que la vitesse augmente le danger. C’est de la pure physique. Les Allemands semblent avoir une autre conception. La vie est un grand prix.

Aucun système est infaillible. Sur la route de Frankfurt, nous avons été pris dans un bouchon. La cause : un gros accident. Un très gros accident. Les blessés ont été évacués en hélicoptère. Leur véhicule allait-il trop vite ? On ne sait pas. Tout ce que l’on sait, c’est que la vie passe trop vite. Et personne n’est à ce point pressé.

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