
Sheldon Souray est né à Elk Point en Alberta. Il vient de signer un contrat avec les Oilers d’Edmonton. Qui lui ont offert pas vraiment plus d’argent que le Canadien par saison, mais une saison de plus au contrat.
Je sais ce que les experts vont dire : Souray n’avait pas le choix, c’était la meilleure offre. Il aurait préféré Los-Angeles, San-José, Anaheim ou New-York, mais ces équipes l’ont boudé.
Peut-être. Toujours est-il que Souray a dit oui à l’équipe de sa place. Est-ce que les Albertains auraient plus de fierté que les Québécois ?
Personne ne pleure Souray dans la colonie journalistique montréalaise. Bien sûr, c’était pas une étoile en défensive, mais le Canadien vient de perdre son deuxième meilleur compteur. Deuxième ! 26 buts. Et c’est sûrement pas Smolinski qui va le remplacer. Ou si oui, c’est que le troisième compteur en aura pas marqué beaucoup.
Je vous le dis, on va s’ennuyer de Souray. Parce que sa garnotte, c’était le seul show qu’on avait au Centre Bell l’an passé.
RÉPONSE AUX CORRESPONDANTS
Un bon nombre de lecteurs soutiennent qu’on ne s’ennuiera pas de Souray à cause de son -28. Souray était mal utilisé à Montréal. On s’en servait comme si c’était Raymond Bourque, alors qu’il est un spécialiste, un tireur d’élite. Une arme de destruction massive sur le jeu de puissance. Je vous parie qu’à Edmonton, on va savoir comment tirer le meilleur du 44.
Les seules fois, la saison dernière, où les spectateurs étaient sur le bout de leur banc, c’est quand le beau Sheldon s’apprêtait à tirer de la pointe. Personne ne me contredira là-dessus. Il y a aussi les mises en échec de Latendresse qui mettait un peu le party dans la place. C’est pas mal ça.
AVEZ-VOUS LU FRANÇOIS GAGNON?
Dans son excellent papier sur le départ de Souray, François Gagnon cite le défenseur en ces termes: “Edmonton c’est chez moi. J’ai grandi dans le nord de l’Alberta sur une réserve amérindienne. Je rentre à la maison dans un sens, et je me rapproche de l’autre résidence familiale. Tout cela a été pris en considération.”
Copmme il aurait été bon d’entendre un tel discours dans la bouche de Daniel Brière.