Stéphane Laporte

Archive, octobre 2006

Samedi 21 octobre 2006 | Mise en ligne à 13h06 | Commenter Aucun commentaire

Ma blonde, ma belle-mère, Mont Ventoux

Vendredi matin, très tôt. Pendant que les autres dorment et que j’écris mon blogue, ma blonde et ma belle-mère sont parties. Pour l’ascension du Mont Ventoux. À pied. 1909 mètres d’altitude. Un monstre de rocs. Sous un soleil de plomb.

Depuis qu’elle sait qu’elle vient en Provence, la mère de Marie-Pier ne pense qu’à ça : gravir le Ventoux. Elle le prononce à l’italienne : le Vennetu. J’sais pas pourquoi. Ça doit être son côté acadien.

Suzanne est infirmière, mais c’est avant tout une athlète du grand air. Mordue de vélo et de marche. Il faut que ça bouge. Même en vacances. Marie-Pier aussi est comme ça. C’est la fille de Mère nature.

C’est pour ça qu’au souper hier, les amateurs de piscine doutaient des chances de réussite de nos deux grimpeuses. Vous ne vous rendrez jamais au sommet. Surtout pas par cette chaleur. Il faut trop d’entraînement. C’est inhumain.

C’était mal connaître Marie-Pier et la belle-mère.

Bon, c’est bien beau être déterminée et en forme, mais le Ventoux, c’est quand même le Ventoux. Une montagne sans pitié. Tellement épuisante qu’elle ne fait plus partie des étapes du Tour de France et pour cause, un cycliste, Tom Simpson, en est mort à la fin des années 60. Moi, je l’ai gravi en auto, et j’ai trouvé ça pénible. 42 Km de courbes et de vertiges. Imaginez en sandales.

10 heures. Elles arrivent au pied du Mont Ventoux. Et se demandent : Pourquoi commencer si bas ? Après tout, l’ascension, ça se passe en haut. Elles décident donc de se rendre en voiture jusqu’au restaurant. Elle stationne la voiture. Et commence, leur exploit. Leur marche vers le top.

Vous demandez à combien du sommet est situé le parking ? À 6 Km. Ça peut sembler peu sur 42 Km, mais ce sont les 6 Km, les plus importants. Les derniers. Et Marie-Pier et Suzanne sont des femmes qui vont à l’essentiel.

Elles atteignent le sommet en empruntant la route des voitures et des vélos. Les cyclistes qui redescendent les croisent à une vitesse vertigineuse. C’en est épeurant. Elles contemplent le paysage majestueux. Oui, majestueux. Si ce mot doit s’appliquer quelque part, c’est bien pour décrire la vue du Mont Ventoux.

Savez-vous ce qu’il y a en haut du Mont Ventoux ? Pour attendre les héros ? Pas un drapeau. Pas un monument à la gloire de la France. Pas les tables de Moïse. Des fruits confits ! Oui, oui, des fruits confits ! Des bonbons, comme récompense ! Comment ne pas aimer ce peuple ?!

Marie-Pier et sa mère dévorent leurs jujubes. Ma blonde fait aussi une petite statue de pierres, pour indiquer qu’elles étaient là. They were here. Puis, elles débutent leur descente, par le sentier des grimpeurs. Tout en roches. Marie-Pier trouve ça plus difficile que la montée. Suzanne, plus facile. Deux femmes complémentaires. Et rarement du même avis !

Elles en profitent pour parler un peu de la vie. De leurs vies. Conversations féminines que seul l’écho du Ventoux connaît les secrets.

Elles zizaguent un peu, en retournant au parking, car elles s’étaient promis de marcher au moins 20 Km. Quelques pas à gauche, quelques pas à droite, leur objectif est atteint.

Elles ont vaincu le Ventoux ! OK, elles ne l’ont pas gravi au complet, mais assez pour une victoire morale.

Pendant ce temps, je médite dans mon hamac et le reste de la gang se prélasse dans la piscine. Dans la vie, il y a les achievers et les rêveurs. Pour ne pas dire les dormeurs !

Vers 18 heures, les bronzés accueillent leurs championnes de retour de leur formidable aventure. Avec photos à l’appui.

Parcourir 20 Km sur le Vennetu, (bien que le sceptique que je suis, croit plutôt qu’elles en ont fait 12 Km, puisque le parking est situé à 6km du sommet, et que zizaguer 8 Km, c’est beaucoup zizaguer !), en pleine canicule, et en pleine post-ménopause, est sûrement l’exploit sportif de l’été. Bravo Suzanne Dubé !

Et bravo à sa fille, qui est toujours là pour la supporter.

Et tant qu’à faire, bravo aussi aux champions de la piscine et du hamac ! C’est pas facile rien faire.

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Samedi 21 octobre 2006 | Mise en ligne à 13h05 | Commenter Aucun commentaire

La belle-famille est arrivée !

La belle-famille est arrivée ! Suzanne, la belle-mère, Claude, le beau-père, Isabelle, la belle-sœur et Jean-François, le beau-frère. Nous sommes maintenant six dans une Peugeot. Y fait chaud ! Surtout pour la belle-mère, qui est en post-ménopause. Mais qui n’est jamais sur pause. Une vraie tornade.

Mardi après-midi, après plus de huit heures d’avion, ils débarquent à l’aéroport Nice-Côte d’Azur. En forme. Sauf Isabelle qui est un peu coma. On se promène sur la promenade des Anglais, on dîne dans un café et on met le cap vers Saignon. Un bon trois heures de route en se perdant un peu. Il y a des valises et des jambes partout dans la Peugeot. Des vacances, ça rapproche une famille. On ne pourrait pas être plus près les uns des autres.

On arrive à Aigues-Fregues, c’est le nom de notre bastide. (Ça veut dire Eaux fraîches) Chacun choisit sa chambre. Jean-François va dormir près de la fenêtre car Isabelle a peur des bibittes. Et il y en a quelques-unes dans le Luberon : araignées, crapauds, lézards. Aucun danger. Elles sont toutes fainéantes.

LA PARTIE DE CRANIUM

Tout le monde se rafraîchit dans la piscine. Puis on soupe sur la grande table, dehors. Les Beaulieu sont faits forts. Ils sont partis de Montréal hier à 22 heures et ils pètent le feu. Même Isabelle a un regain d’énergie. Tellement qu’on décide de jouer au Cranium. La belle-soeur l’a apporté dans ses valises. C’est un jeu de société fait au Québec. Un Quelques arpents de neige en plus compliqué.

On joue en équipe. Suzanne et Claude, Isabelle et J.F., Marie-Pier et moi. Les duos naturels. Il faut répondre à des questions, mimer, imiter, sculpter avec de la pâte à modeler. Tout pour s’amuser. Le problème, c’est qu’il n’y a pas d’arbitres, pas de Charles Lafortune pour appliquer les règles du jeu. Le problème, aussi, c’est que Jean-François et moi, on ne se laisse rien passer. Deux rivaux naturels. Que ce soit au Playstation, au Poker, au Scrabble ou au Cranium. Lui, c’est l’Italien. Moi, c’est Zidane. On est pas rendu aux coups de tête, mais la chicane poigne quasiment. Heureusement la belle-mère nous remet à notre place. Et la partie se termine comme elle se doit ; avec une victoire de Marie-Pier et moi. J.F. ronge son frein en attendant sa revanche.

CHATEAU NEUF DU PAPE

Le lendemain matin, on était certain que les Beaulieu dormiraient jusqu’à 13 heures. Comme nous, à notre premier matin sur le décalage. Comme Roxane, itou. Et bien non ! À 9 heures sur le piton, ils sont tous enlignés sur le banc arrière de la Peugeot. Destination Château-Neuf-du-Pape. Suzanne veut voir des vignobles.

On arrive au Domaine Mousset. Devant le beau château, il y a une grosse pancarte sur laquelle on peut lire VISITE DES CAVES. Génial ! On va là.

On entre dans la boutique remplie de bonnes bouteilles. Derrière le comptoir, il y a un intendant.
< - Pardon, monsieur, on aimerait visiter vos caves…
- Haha ! Vous n’avez pas de rendez-vous ?
- Euh… non.
- Hahaha ! Impossible ! Et vous devez être au moins 12.
- Ah bon… est-ce qu’il y a un autre endroit où l’on peut visiter les caves ?
- Haha ! Non, il n’y en a pas !
- OK…>

Le monsieur riait de nous carrément. Est-ce notre accent ou ma casquette ? A moins, que ce soit lui le pape. En tout cas, c’est pour ça qu’il se prenait. Mais on lui a quand même acheté du vin parce qu’il avait l’air bon.

Après une telle expérience, ce serait facile de conclure que les Français sont chiants. Pas du tout. Au village, on visite le Musée du vin et un très sympatique préposé nous fait goûter à un grand cru. Morale de cette histoire, il y a des Français chiants et des Français charmants. Comme il y a des belles-mères acariâtres et des belles-mères formidables. La mienne est formidable !

LES SAINTES-MARIES-DE-LA-MER

Durant notre voyage, les lecteurs du blogue ont la gentillesse de nous proposer des places où aller. Aujourd’hui on suit le conseil de X. On s’en va aux Saintes-Maries-de-la-mer dans la Camargue. L’air climatisé au fond.

La France est terrorisée par la canicule. À tout bout de champs, à la radio, on alerte les gens. Attention ! Attention ! Danger de canicule. Alerte rouge ! Alerte rouge ! Depuis l’été meurtrier de 2003, on ne rit plus avec le mercure. Mais entre vous et moi, ce n’est pas si que ça. Ça s’endure très bien. À moins d’être en post-ménopause !

L’eau est chaude, le soleil brûlant, la plage est belle. Les Saintes-Marie-de-la-Mer, c’est la Californie française. Il y a des chevaux partout mais pas de cow-boy. Et il y a des flamants roses. On en a vu. Ils étaient blancs. Des flamants roses blancs. Ça fait plus chic. Plus français.

On est resté sous le soleil environ trois heures. Puis Suzanne s’est levée. Elle en avait assez de suer. Nous avons repris la route.

L’eau est chaude, le soleil brûlant, la plage est belle. Les Saintes-Marie-de-la-Mer, c’est la Californie française. Il y a des chevaux partout mais pas de cow-boy. Et il y a des flamants roses. On en a vu. Ils étaient blancs. Des flamants roses blancs. Ça fait plus chic. Plus français.

On est resté sous le soleil environ trois heures. Puis Suzanne s’est levée. Elle en avait assez de suer. Nous avons repris la route.

ARLES

Sur le chemin du retour, c’est J.F. qui conduit. Ça donne un break à Marie-Pier. Et à nous aussi ! Car Marie a une façon très poétique de conduire. Elle regarde partout. Ce qui inquiète parfois les passagers. Surtout sa sœur.

On visite la très belle ville d’Arles. Dont l’amphithéâtre antique. Hier, on y présentait une corrida. Content de ne pas avoir vu ça. Où est Brigitte Bardot quand on en a besoin ?

Le soir, on avait pensé jouer une autre partie de Cranium. Mais le soleil nous avait trop tapé. Ce sera pour demain. La rivalité Montréal-Baie-Comeau (le beauf’ vient de Baie-Comeau) n’en sera que plus grande.

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Samedi 14 octobre 2006 | Mise en ligne à 18h56 | Commenter Aucun commentaire

D’autres révélations à propos de la Joconde

photo CP
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Une équipe de chercheurs canadiens a découvert que le sourire de la Joconde était celui d’une jeune mère. Réfutant la théorie voulant que c’était le sourire d’une mangeuse de Caramilk.

photo CP
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Voici les dix grandes révélations à propos du tableau le plus populaire de l’Histoire.

10. Le sourire de la Joconde est celui d’une jeune mère. Ses poches sous les yeux aussi.
9. Le regarde triste de la Joconde est celui d’une femme qui se demande : « Pourquoi c’est Dan Brown qui va tout faire le cash et pas moi ? »
8. Le nez de la Joconde est celui de Robert Lepage.
7. Les cheveux de la Joconde sont ceux d’une femme qui ne pensait pas que Da Vinci était un si grand peintre que ça, sinon elle les aurait lavés avant d’aller poser pour lui.
6. Le gros front de la Joconde est celui d’une femme qui avait un gros front.
5. Les sourcils de la Joconde prouvent qu’Épiderma existait déjà dans ce temps-là.
4. Les mains de la Joconde sont celle d’une femme qui ne savait pas trop quoi faire avec.
3. Le linge de la Joconde démontre qu’il n’y avait pas de subventions dans ce temps-là pour les nouveaux parents.
2. Le paysage derrière la Joconde est celui du Mont-Orford avant le projet de station de ski.
1. Les jambes de la Joconde, inexistantes, prouvent que Da Vinci n’a pas eu le temps de les faire parce que le bébé de la jeune mère s’est mis à pleurer.

photo CP
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Ne manquez pas la prochaine étude ce groupe de chercheurs canadiens : Que cache le sourire d’André Boisclair ?

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