Stéphane Laporte

Archive, septembre 2006

Jeudi 28 septembre 2006 | Mise en ligne à 13h22 | Commenter Aucun commentaire

Pourquoi Harper ne s’excuse pas ?

Photo Reuters
Photo Reuters

L’ancien président du Sénégal, Abdou Diouf a été fouillé à son arrivée au Canada et son rendez-vous avec le PM a été annulé à la dernière minute. Mais Stephen Harper ne veut pas s’excuser. Il paraît que le gouvernement canadien a fait part de ses regrets auprès de Monsieur Diouf, et c’est en masse. Il importe de comprendre la différence entre des regrets et des excuses.

Admettons que vous donnez un coup de poing sur la gueule de votre voisin. Et que par la suite, vous lui faites part de vos regrets. Vous regrettez quoi ? Que ça lui fasse mal ? D’avoir perdu patience ? D’avoir été obligé de lui faire ça ? Des regrets, c’est vague. Flou. Alors que des excuses, c’est précis. On prend le blâme et on demande pardon.

Admettons maintenant que cette mésaventure soit arrivé à un ancien président des Etats-Unis, au lieu d’un ancien président du Sénégal. George Bush père arrive à la douane. On ouvre ses valises, on l’inspecte, on enfile le gant et on fouille son bush garden. La totale. Puis on annule son rendez-vous sans explications. Pensez-vous que Stephen Harper aurait seulement fait part de ses regrets à l’ex-président !? Non monsieur ! On aurait eu droit à des excuses publiques, à genoux, avec le petit fouet en direct sur CNN. Stephen se serait morfondu, comme il ne s’est jamais morfondu. Il aurait livré des fleurs à Papa Bush, 3 chapeaux de cow-boy, du sirop d’érable, et 10 barils de pétrole. Tout pour se faire pardonner. Mais ce n’est que le secrétaire général de l’organisation internationale de la francophonie, alors Stephen peut faire son macho. Et dire :

Donc la différence entre les regrets et les excuses ? On regrette nos gestes posés envers les plus faibles que nous. On s’excuse de nos gestes posés envers les plus forts que nous. Car on a intérêt à le faire. Bref on s’excuse toujours plus pour notre bien que pour notre mal.

LA PENSÉE DU JOUR

Après la pluie, vient le baseball (sauf à Montréal)

LE LENDEMAIN DE LA VEILLE

Le lendemain de Noël. Le monde est poqué. Le lendemain du jour de l’an, le monde est poqué. Le lendemain de la St-Jean, le monde est poqué. La fête des mères est sûrement la seule célébration dont le day after est douillet. Regardez vos collègues de bureaux, y’a personne qui a l’air d’avoir pris une brosse au dry gin avec belle-maman, hier. Vous me direz que la fête des pères est aussi très civilisée. Je vous répondrai, et n’allez surtout pas vous accrocher en haut du Pont Jacques Cartier, que la fête des pères n’est pas vraiment une fête. C’est un moment. Qui dure environ 30 secondes. Vous remettez votre cadeau à Papa, il l’ouvre, dit merci pour la cravate, vous vous serrez la main, et voilà la fête des pères est finie. Pas besoin de dentelle. On se rassoit et on regarde la course de chars. En silence.

LE SURNOM DU JOUR

Rona Dépôt toxique Ambrose

EMBRASSER SA SŒUR

J’ai regardé le match en supplémentaire entre Buffalo et Ottawa. Et avant celui-là, celui entre Edmonton et San José. C’est le fun la prolongation. Mais quand tu prends pour personne, c’est pas pareil. C’est comme embrasser sa sœur. Pas de feeling. Quand quelqu’un lance sur Huet, notre cœur arrête de battre. Quand Kovalev compte, on crie comme si on venait de gagner la loto. Mais c’est un rêve. La réalité, on regarde des équipes qui ne sont pas la nôtre, se défoncer, et on apprécie leur jeu. Apprécier, c’est pas comme aimer.

MINUTE DE SILENCE

Hommes de petite taille (cinq pieds et neuf en descendant), respectons une minute de silence, Doug Flutie vient de se retirer. Debout tout le monde ! J’ai dit debout ! S’cusez, c’est parce que vous aviez l’air encore assis !

LE PALMARÈS DES SONDAGES HYPOTHÉTIQUES CONCERNANT LUCIEN BOUCHARD

5. 50% des Québécois voteraient pour Lucien Bouchard s’il était chef de l’ADQ.
4. 65% des Québécois voteraient pour Lucien Bouchard s’il était chef du Bloc Québécois.
3. 75% des Québécois voteraient pour Lucien Bouchard s’il était chef du Bloc Pot.
2. 85% des Québécois voteraient pour Lucien Bouchard s’il était à la fois chef du PQ et du PLQ.
1. 95 % des Québécois voteraient pour Lucien Bouchard s’il était dans Loft Story.

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Jeudi 28 septembre 2006 | Mise en ligne à 13h22 | Commenter Aucun commentaire

Le ticket modérateur d’hypocondriaques

Photo Armand Trottier
Photo Armand Trottier

Claude Castonguay, le père de l’assurance-maladie, propose maintenant d’imposer un ticket modérateur. Ça nous coûterait 25 dollars chaque fois que l’on voit un médecin. Bye bye la gratuité universelle ! Un grand principe de notre société juste est ainsi remis en question. Permettez-moi d’y aller de mon humble suggestion. Je pense qu’on devrait plutôt imposer un ticket modérateur d’hypocondriaques. Tu vas voir un médecin, si tu as quelque chose, ça ne te coûte rien, si tu as rien, ça te coûte quelque chose. C’est logique. Les gens y penseraient deux fois avant d’aller congestionner les urgences.

Mettons que vous avez mal au bras. Vous vous dites : < Que fais-je ?>. Est-ce que je dépense 25 dollars pour savoir de quoi il en retourne ? Ou est-ce que je dépense 25 dollars pour retourner jouer aux machines à sous ? Vous décidez d’aller aux machines à sous. Ce qui empire votre mal de bras. Alors vous finissez la soirée à l’hôpital. Ça fait trop mal. Vous remettez vos 25 dollars à la préposée. Et vous attendez. Mais moins longtemps qu’avant parce que c’est pus gratis. Le médecin vous voit. Il vous examine. Et là, on aurait droit à deux scénarios.
Soit que le médecin vous dit : < Monsieur ou Madame (bien sûr le médecin ne dirait pas vraiment monsieur ou madame car comme il est médecin, il saurait lequel des deux, vous êtes) j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous : la mauvaise nouvelle, vous avez une tendinite. La bonne nouvelle, je vous remets vos 25 piastres.>
Ou soit que le médecin vous dit : < Monsieur ou Madame, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous : la bonne nouvelle, vous n’avez rien au bras. La mauvaise nouvelle, vous venez de perdre 25 piastres.>

On vient de changer complètement l’aspect psychologique d’une visite à l’hôpital. Quoi qu’il arrive, on serait dorénavant certain de sortir de là avec une bonne nouvelle. Soit qu’on est malade et plus riche. Soit qu’on est en santé et plus pauvre. Enfin, il y aurait une justice en ce bas monde.

Les critiques de ma proposition diront : < Que se passe-t-il, lorsque les médecins ne découvrent rien, mais que le patient a quand même quelque chose ?> Bon point ! C’est simple, le patient aurait droit à une ristourne. Si au bout de 50 visites chez le médecin, on découvre finalement la cause de vos maux de tête, on vous remet vos 1250 dollars dépensés. Avec un bonus de 100 dollars en excuses. Bien sûr, si vous mourez avant que l’on trouve de quoi vous souffrez, on rembourse votre succession. Dans tous les cas, on fait des heureux.

Je pense que c’est la meilleure façon de responsabiliser les patients. Les malades continuent d’être soignés gratuitement. Ce sont les pas malades qui paient pour eux.

J’espère que la commission parlementaire aux soins de santé a pris connaissance de mon blogue et m’invitera sans délai à siéger auprès d’eux. D’ailleurs, parlant de commission parlementaire, on devrait y appliquer le même principe. Les commissaires d’une commission parlementaire qui donne quelque chose, devraient être bien payés. Les commissaires d’une commission parlementaire qui ne donne rien devraient rembourser leurs salaires.

Je vous le dis, si on applique ce principe à toutes les sphères de l’activité gouvernementale, le déficit du Québec est financé en six mois.
Bien sûr, si vous avez vous aussi des propositions originales pour régler les problèmes de notre système de santé, faites-moi part de vos commentaires. Que le commentaire, soit bon ou pas, ça ne coûte rien ! Comme cette chronique d’ailleurs !

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Jeudi 28 septembre 2006 | Mise en ligne à 13h19 | Commenter Aucun commentaire

Critique codée du Code Da Vinci

Vous allez sûrement durant les prochains jours aller voir le film Le Vode Ca Dinci (c’est une anagramme pour le Code Da Vinci). Comme c’est un film très compliqué à comprendre, vaut mieux savoir l’histoire avant. Alors c’est l’histoire d’un meurtre qui a eu lieu au Musée McCord (c’est pas vraiment au Musée McCord, mais c’est pour vous faire chercher). On a tué Stephen Harper, le conservateur. Le tueur est un moine albinos, probablement en faveur du mariage gai. On a retrouvé le corps dans la position du célèbre dessin de Sylvie Léonard De Vinci, De Architectura de Vitrine. Vous savez, le gars tout nu écarté avec quatre bras, quatre jambes et un très petit zizi.

La police décide d’appeler Forrest Gump, qui à force de manger du chocolat est devenu symbologiste à Harvard. Il se rend sur les lieux du crime et découvre le fameux code 13-3-2-21-1-1-8-5. Qui serait rien de moins que le numéro de la Master Card de St-Pierre.

Pour l’aider dans ses recherches, Gump fait appel à Amélie Poulain. Et c’est là qu’on comprend pourquoi elle a un fabuleux destin, elle est l’arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-petite fille de Jésus. Son vrai nom c’est Amélie Christ. Car, et c’est là l’épouvantable secret que l’Église tente de cacher depuis des siècles : Jésus a eu des enfants avec la Joconde ! Pas pour rien qu’a sourit ! D’ailleurs si vous regardez comme il faut, le tableau d’Herbert Léonard Da Vinci, vous voyez sur les bras de la Joconde un tatouage sur lequel on peut lire : Jésus loves Mona.

Où on en étais-je déjà ? Ah oui, derrière un autre tableau de Sugar Ray Leonard De Vinci, le symbologiste découvre un clef. Et c’est la clef de la mallette de Deal or no deal, dans laquelle est caché le Saint-Graal, qui est la Coupe Stanley du temps de la Bible. Finalement, la police retrouve le moine dans le marché opus dei. Elle essaie de le faire parler mais c’est pas facile de faire parler un moine quand il décide de se fermer la trappe. Pendant ce temps, Amélie Poulain va à Claire Lamarche pour essayer de retrouver son arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière grand-père, qui ressuscite juste avant la fin de l’émission. Et du film.

Franchement, c’est un très bon film, mais je pense qu’ils vont se faire poursuivre pour plagiat. Parce que ça ressemble beaucoup au livre de Dan Brown, Le Code Da Vinci. La seule différence c’est que dans le livre, le symbologiste ressemble pas à Tom Hanks. Il me ressemble. En tout cas, quand moi j’ai lu le livre, il me ressemblait.

Devant le succès du Code Da Vinci, Hollywood a décidé de faire d’autres films sur les codes. Alors, il va y avoir le Code Morse The Movie, c’est bon mais un peu répétitif. Un petit coup, un autre petit coup, un long coup, un petit coup, un moyen coup, un moment donné, on se tanne. Il y va y avoir aussi le Code Morin, c’est l’histoire d’une assemblée syndicale de cols bleus. Ça manque d’action. Et enfin, le Code de la Route avec plein de beaux panneaux à décortiquer. Dont les panneaux de stationnement de Montréal, des heures de plaisir !

Au Québec, on va aussi avoir notre version du Code Da Vinci, ça va s’appeler le Code Murielle Millard et c’est Roy Dupuis qui va jouer le rôle du clown et Carole Laure va jouer le rôle de la peinture.

Maintenant j’aimerais savoir si vous allez vous rendre au cinéma voir le Code Da Vinci, ou si vous préférez lire le livre ou si vous aimez mieux aller à Cape Code. Gênez-vous pas pour écrire des commentaires incompréhensibles, Tom Hanks va les décoder !

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