Stéphane Laporte

Mercredi 24 juin 2015 | Mise en ligne à 11h46 | Commenter Commentaires (107)

Les 10 plus grandes chansons québécoises

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En ce jour de la St-Jean, voici à mon humble avis, les 10 plus grandes chansons québécoises de l’Histoire. C’est un sondage de moi avec moi. Ça n’a rien de scientifique. Ce n’est que subjectif. Une façon de vous sonder, vous aussi.

1. Quand les hommes vivront d’amour / Raymond Lévesque

La plus grande chanson québécoise est la plus universelle des chansons québécoises. Dans ce voeu , il y a toute l’incapacité des humains à vivre d’amour. C’est un classique humanitaire. Comme Imagine de Lennon. Une chanson qui rend meilleur.

2. Frédéric / Claude Léveillée

Frédéric est un film. Un documentaire sur la famille québécoise. En racontant un dîner de famille, Léveillée raconte l’histoire de toutes les familles. Une chanson parfaite.

3. L’hymne au printemps / Félix Leclerc

Le père de la chanson québécoise a écrit un hymne au printemps qui se passe à la fin de l’automne. C’est en s’approchant le plus de la mort qu’on tient le plus à la vie. C’est en s’approchant de l’hiver, qu’on rêve au printemps. Et à la liberté.

4. Pour un instant / Harmonium

Serge Fiori a écrit une chanson racontant une renaissance personnelle. Un homme qui se prend en mains. Qui s’ouvre le coeur. C’est une thématique semblable au Petit Roi de Ferland, autre immense chanson. La musique d’Harmonium est inventive. Comme l’époque dans laquelle, elle s’inscrit. Une chanson québécoise avec une musique mondiale.

5. Hallelujah / Leonard Cohen

Oui, Hallelujah est une chanson québécoise. Leonard Cohen est né à Montréal. C’est un auteur-compositeur-interprète québécois. Donc quand il écrit des chansons, il écrit des chansons québécoises. Comme Cabrel écrit des chansons françaises et Dylan, des chansons américaines. On peut être fier de l’oeuvre Cohen. C’est notre voisin. Hallelujah est la plus grande prière païenne jamais chantée.

6. Les gens de mon pays / Gilles Vigneault

Jamais le Québécois ne fut aussi bien décrit que dans les vers de Monsieur Vigneault. Cette chanson est l’hymne d’un peuple. Plutôt que de raconter son territoire, ses guerres, ses victoires, elle raconte ce qu’une nation a de plus beau, de plus fort: ses gens.

7. Lindbergh / Robert Charlebois

Lindbergh n’est pas une chanson. Lindbergh est une fusée. Avec cette chanson, la musique québécoise a décollé. Elle s’est libérée. Le poème de Péloquin, la musique de Charlebois nous ont mis en orbite. Le Québec avait son Sgt. Pepper’ Lonely Heart Club Band. On marchait sur la lune, nous aussi.

8. Un peu plus haut / Jean-Pierre Ferland

On ne peut résister à cette chanson. C’est le My Way québécois. Une ascension vers le sommet. La solitude des hauteurs. Une chanson à voix interprétée par les plus grandes: Ginette et Céline.

9. Aimons-nous / Yvon Deschamps

Le plus grand raconteur de l’histoire du Québec a écrit une chanson monument. Une chanson sur la condition humaine. Aimons-nous, quand même… Tout le génie de cette chanson est dans le quand même.

10. J’ai souvenir encore / Claude Dubois

Une grande chanson est un morceau de vie. Et le morceau de vie taillé par Dubois dans cette chanson est un diamant pur. Au même rang que Yesterday des Beatles ou d’Hier encore d’Aznavour. De la nostalgie sans embellissement. Le passé tel qu’il était. Comme il nous marqué. À jamais.

Ce qu’il y a de frustrant dans un Top Dix, c’est qu’il n’y a que 10 chansons. Il y a tellement de grandes chansons qui méritent d’en faire partie: Tu m’aimes-tu de Desjardins, Le Dôme de Leloup,  La vie de factrie de Desrochers, Le répondeur des Co-Locs et des dizaines d’autres… Peut-être est-ce les vôtres ? D’ailleurs, quelles sont les vôtres ?

Bonne St-Jean toute en musique !

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Jeudi 14 mai 2015 | Mise en ligne à 15h44 | Commenter Commentaires (31)

Le bilan du CH : 2 victoires qui ont sauvé l’été

photo Bernard Brault

photo Bernard Brault

Les Canadiens s’en allaient perdre la série en 4 contre Tampa Bay. Et on n’était pas content. Mais vraiment pas content. Gang de tchoqueux, comme on dit en Latin. La honte !

Surtout que l’année dernière, c’est eux qui avaient éliminé le Lightning en 4.

Difficile de parler de progression. Allô la débarque !

Si le CH avait été défait lors du 4ème match, Montréal aurait été en ta. Et quand je dis Montréal, je parle des partisans et des journalistes.

Le ménage des cases à Brossard n’aurait pas été joyeux. Le festival de l’air bête. Les questions cochonnes, les réponses monosyllabiques. Les casquettes en bas des yeux.

Heureusement pour les joueurs, le Tricolore a gagné de belle façon le 4ème match à Tampa. Un beau 6 à 2.

Puis samedi, dans l’un des plus matchs les plus excitants présentés au Centre Bell, il a encore gagné 2 à 1.

La série était rendue 2 à 3, tout redevenait possible. Nos coeurs se sont remis à battre d’espoir.

Montréal aimait son club. D’Amour.

Puis mardi, pouet, pouet.  Grosse défaite de 4 à 1. Une vraie dégelée comme le Lightning nous en a infligée toute la saison.

On l’a reçue avec un haussement d’épaules. Ben cou donc… C’est ça qui est ça. Ce serait ben le temps de mettre des jardinières sur la galerie.

Remonter un 0-3, pas évident. Ils ont essayé. Au moins.

Le ménage des cases aujourd’hui à Brossard se fait presqu’en sifflant. On vous enverra des cartes postales.

Les 2 défaites que les Canadiens ont réussi à arracher, pour éviter l’humiliation, permettront à Bergevin et surtout à Therrien de respirer. De s’ouvrir 2 petites bières et de penser à leur affaire.

On veut des changements, bien sûr. Mais pas avec la même rage suivant un balayage.

Y faut de l’attaque !

Bergevin croyait que la Coupe Stanley se gagnait avec la défensive. Depuis les Coupes des années 80 de la bande à Gretzky, ce n’est plus vrai.

Elles se gagnent soit avec un gardien qui fait des miracles (Patrick Roy) ou avec des scoreurs.

Regardez les gagnants du trophée Conn Smythe, remis au joueur le plus utile des séries: des  gardiens et des scoreurs.

Quick, Thomas, Ward, Giguère, Roy, des gardiens.

Williams, Kane, Toews, Malkine, Zetterberg, Richards, des scoreurs.

Un seul défenseur depuis le nouveau siècle, Niedermayer.

Le gardien, on l’a. Ça nous prend un compteur. On a bien Pacioretty. Mais pour gagner la Coupe Stanley, ça en prend plus qu’un. Regardez les 4 équipes encore en vie, ils en ont plus que 2. Minimum.

Ça nous prend aussi un centre numéro 1.

Plekanec est l’un des meilleurs centres numéro 3 de la ligue. Pas un centre numéro un.

Desharnais peut être un bon numéro 2. Quand il est ben crinqué.

Le CH a besoin d’un centre pour faire produire Pacioretty. Et d’un compteur. Pour donner de l’espace à Pacioretty.

Mais grâce aux 2 victoires contre Tampa Bay, on va réclamer ça calmement.

En disant svp.

Bon été, partisans du CH !

Montréal va profiter du soleil.

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On nous avait promis un repas digne d’un 5 étoiles Michelin, on a eu du Burger King.

Le combat Mayweather-Pacquiao ne fut pas le combat du siècle. Pas même celui de la décennie.

Même les cérémonies n’étaient pas à la hauteur.

Jamie Foxx a essayé de jazzer l’hymne américain. Pas une bonne idée. La prochaine fois, faite le 1-800-GINETTE RENO.

L’entrée de Pacquiao… ordinaire. Zéro frisson.

L’entrée de Mayweather… risible. Avec la mascotte de Burger King derrière lui.

Depuis quand un boxeur entre en scène avec une mascotte ? Y’a-tu quelque chose de moins guerrier, moins testostérone, moins combat de boxe, qu’une mascotte ?!

Et en plus celle de Burger King est particulièrement ratée.

Mayweather a reçu 120 millions de dollars pour le combat, avait-il en plus besoin du cash de Burger King ?

C’est quoi ça ? Qui a eu ce flash là ?

La mascotte de Burger King m’a mis K.O.  Comme si, à Kinshasa en 1974, j’avais vu Ali entrer dans le ring avec Ronald McDonald. Un cauchemar. Adieu crédibilité !

Ce n’était plus le combat du siècle, c’était une foire de camping.

C’est ben beau la commandite, mais si vous faites de votre événement, une pub, vous nous trompez.

Le combat fut correct. Mayweather a joué défensif et il a gagné.

Rien pour passer à l’Histoire.

Après le combat, on a appris les résultats dans la confusion. Pas de bras levé. Mayweather, dans son coin, haranguait ceux qui le huaient. Et Pacquiao souriait. Zéro suspense. Zéro show.

Bref, hier les Américains ne l’avaient pas l’affaire. Pas pantoute.

Ils ont fait la passe, quand même. Ce fut le combat le plus lucratif de l’histoire. Mais ce sera moins facile de refaire le coup une autre fois.

On a eu notre leçon.

C’était payé beaucoup trop cher pour un Whooper.

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