Stéphane Laporte

Vendredi 10 octobre 2014 | Mise en ligne à 14h29 | Commenter Commentaires (58)

La Soirée du hockey

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Le 11 octobre 1952 avait lieu la première diffusion de La Soirée du hockey. Il y a 62 ans, samedi.

Le match opposait les Canadiens de Montréal aux Red Wings de Détroit.

La retransmission débutait en troisième période. On craignait que les matchs à la télé vident le Forum ! Le premier match intégral ne fut diffusé qu’en octobre 1968.

Les exploits des Canadiens racontés par les talentueux René Lecavalier, Richard Garneau, Lionel Duval, Jean-Maurice Bailly, Gilles Tremblay et Claude Quenneville ont fait de La Soirée du hockey, le plus réussi rendez-vous sportif de l’histoire de notre petit écran.

La Soirée du hockey a tenu l’affiche 51 ans.  Un record de longévité, toutes émissions de l’Amérique du Nord confondues. Une mauvaise décision de Radio-Canada en 2004 a privé tout le pays de ces samedis soirs sacrés.

Mais le ton était donné. La formule était inventée.

Et maintenant que l’on regarde RDS ou TVA Sports, quand les Canadiens jouent, c’est toujours La Soirée du hockey !

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Lundi 6 octobre 2014 | Mise en ligne à 11h13 | Commenter Commentaires (31)

L’effet PK

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En une semaine, PK Subban a été plus présent à la télé québécoise que Capitaine Gionta en 5 ans, même que Capitaine Koivu en 14 ans !

Il est la star de l’équipe. Il est le lien entre le public et les gens. Il est l’image du CH.

Le K dans son nom, c’est pour Kapitaine.

Durant les matchs préparatoires, il s’est battu pour ses coéquipiers, il a fabriqué des jeux superbes pour faire marquer ses partenaires, il s’est conduit en leader de cette équipe.

C’est ben le fun la gang de AA, mais tôt ou tard, il faudra nommer un capitaine, le choix est, chaque jour, de plus en plus évident.

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Vendredi 12 septembre 2014 | Mise en ligne à 18h36 | Commenter Commentaires (75)

De la désacralisation des chandails retirés du CH

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C’est en 1937 que les Canadiens de Montréal retirent leur premier chandail de leur histoire. L’équipe a déjà 28 années d’existence. Il faut poser un geste fort pour souligner l’extraordinaire carrière de la première légende de l’équipe, Howie Morenz. Élu trois fois le meilleur joueur de la LNH et gagnant de 3 Coupes Stanley, Morenz connait un destin tragique quand, suite à des multiples fractures subies sur la glace du Forum, il meurt quelques mois plus tard, à l’hôpital. Un héros mort au combat.  Le tricolore décide que plus aucun joueur de son équipe ne portera le 7. On enlève nos chapeaux et on salue le grand disparu.

Il faut attendre 24 ans avant qu’un autre chandail rejoigne celui de Morenz. Le sportif le plus marquant de l’histoire du Québec vient de prendre sa retraite. Maurice Richard, porteur de tous les rêves d’une nation trop tranquille, reçoit l’ultime honneur de voir son chandail retirer. On ne pouvait pas ne pas le faire. Le 9, c’est Maurice Richard.

10 ans plus tard, c’est celui qui a remplacé Maurice Richard au poste de capitaine, qui prend sa retraite. Jean Béliveau, la première idole moderne. Celui qui a fait monter les enchères, en jouant avec les As de Québec avant de se joindre au CH. Sûrement le plus grand capitaine que l’équipe ait connu. Les Canadiens retirent son numéro 4, ce qui n’empêche pas le Gros Bill de l’offrir à une recrue nommée Lafleur. Un geste de gentilhomme. Lafleur trouve que c’est trop d’honneur. Il refuse. Un geste d’humilité. Il rendra sacré le numéro 10.

En 1975, Henri Richard, le frère du Rocket, se retire à son tour. Après avoir remporté 11 Coupes Stanley ! Cet homme n’a pas assez de doigts pour mettre toutes ses bagues de championnat. Un record qui ne sera jamais égalé. Faut jamais dire jamais, mais là, on peut le dire.

La décennie 70 est la décennie Lafleur. Le CH domine outrageusement la LNH. Ne vous demandez pas où est la Coupe Stanley ? Elle est dans la valise du char de Lafleur. Qui roule à vive allure, les cheveux blonds au vent. Quand Lafleur fait ses premiers adieux en 1985, on hisse au plafond son numéro 10.

L’équipe a 76 ans d’histoire et 5 immortels: Morenz, les Richard, Béliveau et Lafleur. Le 7, le 9, le 4, le 16 et le 10. C’est parfait.

Quelques mois après le retrait du 10, on décide de retirer aussi le numéro 2 de Doug Harvey, le plus grand défenseur de son époque. OK.

Puis en 1995, on retire le numéro 1 de Jacques Plante, le précurseur de tous les gardiens modernes. OK.

En 2005 débute le festival du retrait des chandails,  d’abord le 12 de Dickie Moore et d’Yvan Cournoyer. Deux grands joueurs. Étaient-ils les plus grands de leur temps comme Richard, Béliveau et Lafleur ? Non.

En 2006, on retire le 5 de Geoffrion, le 18 de Savard. En 2007, le 29 de Dryden et le 19 de Robinson. En 2008, le 23 de Gainey et le 33 de Roy. En 2009, le 3 de Bouchard et le 16 de Lach. Cette année, on retirera le 5 de Lapointe.

Ça commence à faire beaucoup.

Comprenez-moi bien, tous ces noms sont des grands noms, mais si le retrait est l’honneur ultime, comment on fait pour différencier les légendes comme Morenz, Richard, Béliveau, Lafleur et les grands joueurs comme Moore, Cournoyer, Robinson et les autres.

Pour les générations futures, ils seront tous sur le même pied, ils auront tous accompli autant puis qu’ils auront tous obtenu la même récompense.

Ce n’est pas vrai. Le 23 n’a pas accompli autant dans l’histoire de l’équipe que le 9. Ça ne se compare même pas.

Le retrait du chandail n’est plus un geste sacré. Il est trop posé à répétitions.

Ça devrait être réservé à ceux qui ont marqué leur époque. Un seul par époque. Deux au maximum. L’époque Morenz, l’époque Richard, l’époque Béliveau. l’époque Lafleur et l’époque Roy.

Y’a-t-il une époque Koivu qui justifie le retrait du 11 ? Non, parce qu’il n’y a pas eu d’épopée du CH pendant les années Koivu. Koivu a peut-être été le meilleur joueur du tricolore, durant sa carrière à Montréal, mais il était le meilleur joueur d’une équipe ordinaire. Qui n’a rien gagné. Koivu n’est pas une légende. C’est un grand joueur. C’est déjà beaucoup. Mais pas assez pour dominer l’amphithéâtre pour l’éternité.

Enlever son chandail, ce serait encore plus banaliser cet honneur.

Au ciel du Centre Bell, les numéros des chandails retirés voisinent les bannières de la Coupe Stanley. Tous les numéros hissés jusqu’à maintenant ont aidé le CH à remporter la Coupe Stanley.

Malheureusement pour lui, pour l’équipe et pour nous, Koivu ne l’a pas fait.

Si on retire le chandail de Koivu, pourquoi pas le 22 de Steve Shutt, le plus grand pointeur de tous les ailiers gauches de l’histoire du CH ? Et le 25 de Lemaire ? Et le 21 de Carbo ? Et le 26 de Naslund ? Et le 14 du Bleuet ? Tant qu’à faire, que tous les joueurs actuels, portent des chandails numérotés de 50 en montant, pour être certain de ne pas devoir changer de numéro.

Il est temps de faire un moratoire sur le retrait de chandails. Trop, c’est pire que pas assez.

Faudrait trouver une autre façon de souligner une grande carrière. Tous les grands hommes ne sont pas des Saints. Faudrait créer des joueurs de hockey bienheureux. Faire un chemin d’étoiles au sol qui relierait le vestiaire à la patinoire et y mettre le nom des grands joueurs. Ce serait une façon.

Mais de grâce, laissez le ciel aux Dieux.

Et des Dieux, il ne faut pas qu’il y en ait trop.

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