Stéphane Laporte

Jeudi 23 juillet 2015 | Mise en ligne à 12h33 | Commenter Commentaires (35)

Où sont les Jeux ?

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Lorsque les Jeux panaméricains ont débuté à Toronto, j’étais en France. On n’en parlait pas. Normal. La France est en Europe (comme l’est encore la Grèce, d’ailleurs). Pas en Amérique.

Je suis de retour au Québec, depuis une semaine, on n’en parle pas plus.  Pourtant le Québec est en Amérique.

Je me faisais une joie de suivre les exploits de nos athlètes. L’exploit, c’est de trouver où c’est diffusé.

Il n’y a que la CBC qui offre une couverture digne de l’événement.

En français, c’est le néant.

Rien à RDS, RDS 2, TVA Sports, TVA Sports 2, TVA Sports 3.

Je déduis que les droits appartiennent à Radio-Canada. Mais Radio-Canada a surtout le droit de ne pas les montrer.

Les Jeux panaméricains sont un événement international. L’Amérique, ça se déploie de l’Alaska à la Terre-de-feu. Ça couvre toute une section de la Terre, du nord au sud.

Et le rendez-vous est à Toronto. À 5H de char de Montréal. Pour une fois qu’on peut suivre nos athlètes olympiques, en dehors des olympiques, pourquoi on ne le fait pas ?

Montrer du sport l’été, c’est parfait! On a envie de voir des gens qui s’activent.

Les tenants du mandat pan-canadien de Radio-Canada devraient être les premiers à miser sur les jeux de Toronto.

Et si tu veux pas les montrer au complet, partage les avec d’autres diffuseurs.

Il faut permettre à l’amateur de sport francophone d’être aussi bien servi que l’amateur anglophone.

Peu importe nos allégeances politiques, que l’on soit souverainiste ou fédéraliste, une chose est sûre, l’Amérique est notre continent. Tout le monde s’entend là-dessus.

Alors montrez-nous les Jeux panaméricains svp !

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Vendredi 3 juillet 2015 | Mise en ligne à 10h31 | Commenter Commentaires (17)

Au nom de tous les petits, merci Martin St-Louis!

Quand on ne veut pas, on peut
Il y a les histoires inspirantes que les motivateurs aiment raconter. Comme celle de Martin St-Louis, le joueur vedette du Lightning de Tampa Bay. Il mesure 5 pieds et huit, avec des patins dans les pieds, debout sur le banc des joueurs. Toutes les équipes professionnelles de hockey ne voulaient pas de lui à cause de sa taille. Il avait beau patiner comme une fusée, avoir un incroyable lancer, être doué des deux côtés de la patinoire, ce n’était pas assez. Il était trop petit.
Il a offert ses services à rabais au Canadien pour que l’équipe lui offre au moins un essai. Il ne l’a même pas eu. On n’avait pas de chandail assez petit pour lui. Mais Martin n’a pas lâché. Il a continué à travailler, à persévérer, à se donner. Et surtout à vouloir.
Puis un jour, il a eu sa vraie chance. Le Lightning de Tampa Bay lui a fait confiance. Et le petit est devenu un géant. Une superstar. Une saison, il s’est même payé le championnat des pointeurs de la L.N.H. Le plus petit s’est classé devant tous les plus grands que lui.
Morale de cette histoire : peu importe nos limites, peu importe les embûches, quand on veut, on peut.

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Il y a des hommes dont l’histoire est encore plus grande qu’eux.

Martin St-Louis vient de prendre sa retraite. Un des meilleurs joueurs de l’histoire de la LNH. 391 buts, 642 passes, 1033 points. 2 trophées Art Ross, remis au meilleur pointeur du circuit, un trophée Hart, remis au joueur le plus utile à son équipe, 3 trophées Lady Bing, remis au joueur le plus gentilhomme de la ligue, et un trophée Lester B. Pearson, remis au meilleur joueur selon tous joueurs de la LNH. Et puis, et surtout, une Coupe Stanley. Wow ! Il s’en va en patinant rapidement au temple de la renommée du hockey.

Mais son plus grand exploit est d’avoir été une inspiration. Il y a beaucoup de joueurs superstars, il y a beaucoup moins de joueurs inspirants. St-Louis est l’un d’eux. Parce que voyez-vous, la fierté de Laval a réussit tout ça, en mesurant 5 pieds et 8. Et ça, c’est sûrement en patins, debout sur le banc des joueurs. Dans une ligue aussi brutale que le circuit Bettman, c’est tout un accomplissement.

Toutes les équipes professionnelles de hockey ne voulaient pas de lui à cause de sa taille. Il avait beau patiner comme une fusée, avoir un incroyable lancer, être doué des deux côtés de la patinoire, ce n’était pas assez. Il était trop petit. Il a offert ses services à rabais au Canadien pour que l’équipe lui offre au moins un essai. Il ne l’a même pas eu. On n’avait pas de chandail assez petit pour lui. Mais Martin n’a pas lâché. Il a continué à travailler, à persévérer, à se donner. Et surtout à vouloir. Puis un jour, il a eu sa vraie chance. Le Lightning de Tampa Bay lui a fait confiance. Et le petit est devenu un géant. Une superstar. Une saison, il s’est même payé le championnat des pointeurs de la L.N.H. Le plus petit s’est classé devant tous les plus grands que lui.

Une carrière qui se termine comme une fable de Lafontaine.

Morale de cette histoire : peu importe nos limites, peu importe les embûches, quand on veut, on peut.

Au nom de tous les petits, merci Martin St-Louis!

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Mercredi 24 juin 2015 | Mise en ligne à 11h46 | Commenter Commentaires (119)

Les 10 plus grandes chansons québécoises

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En ce jour de la St-Jean, voici à mon humble avis, les 10 plus grandes chansons québécoises de l’Histoire. C’est un sondage de moi avec moi. Ça n’a rien de scientifique. Ce n’est que subjectif. Une façon de vous sonder, vous aussi.

1. Quand les hommes vivront d’amour / Raymond Lévesque

La plus grande chanson québécoise est la plus universelle des chansons québécoises. Dans ce voeu , il y a toute l’incapacité des humains à vivre d’amour. C’est un classique humanitaire. Comme Imagine de Lennon. Une chanson qui rend meilleur.

2. Frédéric / Claude Léveillée

Frédéric est un film. Un documentaire sur la famille québécoise. En racontant un dîner de famille, Léveillée raconte l’histoire de toutes les familles. Une chanson parfaite.

3. L’hymne au printemps / Félix Leclerc

Le père de la chanson québécoise a écrit un hymne au printemps qui se passe à la fin de l’automne. C’est en s’approchant le plus de la mort qu’on tient le plus à la vie. C’est en s’approchant de l’hiver, qu’on rêve au printemps. Et à la liberté.

4. Pour un instant / Harmonium

Serge Fiori a écrit une chanson racontant une renaissance personnelle. Un homme qui se prend en mains. Qui s’ouvre le coeur. C’est une thématique semblable au Petit Roi de Ferland, autre immense chanson. La musique d’Harmonium est inventive. Comme l’époque dans laquelle, elle s’inscrit. Une chanson québécoise avec une musique mondiale.

5. Hallelujah / Leonard Cohen

Oui, Hallelujah est une chanson québécoise. Leonard Cohen est né à Montréal. C’est un auteur-compositeur-interprète québécois. Donc quand il écrit des chansons, il écrit des chansons québécoises. Comme Cabrel écrit des chansons françaises et Dylan, des chansons américaines. On peut être fier de l’oeuvre Cohen. C’est notre voisin. Hallelujah est la plus grande prière païenne jamais chantée.

6. Les gens de mon pays / Gilles Vigneault

Jamais le Québécois ne fut aussi bien décrit que dans les vers de Monsieur Vigneault. Cette chanson est l’hymne d’un peuple. Plutôt que de raconter son territoire, ses guerres, ses victoires, elle raconte ce qu’une nation a de plus beau, de plus fort: ses gens.

7. Lindbergh / Robert Charlebois

Lindbergh n’est pas une chanson. Lindbergh est une fusée. Avec cette chanson, la musique québécoise a décollé. Elle s’est libérée. Le poème de Péloquin, la musique de Charlebois nous ont mis en orbite. Le Québec avait son Sgt. Pepper’ Lonely Heart Club Band. On marchait sur la lune, nous aussi.

8. Un peu plus haut / Jean-Pierre Ferland

On ne peut résister à cette chanson. C’est le My Way québécois. Une ascension vers le sommet. La solitude des hauteurs. Une chanson à voix interprétée par les plus grandes: Ginette et Céline.

9. Aimons-nous / Yvon Deschamps

Le plus grand raconteur de l’histoire du Québec a écrit une chanson monument. Une chanson sur la condition humaine. Aimons-nous, quand même… Tout le génie de cette chanson est dans le quand même.

10. J’ai souvenir encore / Claude Dubois

Une grande chanson est un morceau de vie. Et le morceau de vie taillé par Dubois dans cette chanson est un diamant pur. Au même rang que Yesterday des Beatles ou d’Hier encore d’Aznavour. De la nostalgie sans embellissement. Le passé tel qu’il était. Comme il nous marqué. À jamais.

Ce qu’il y a de frustrant dans un Top Dix, c’est qu’il n’y a que 10 chansons. Il y a tellement de grandes chansons qui méritent d’en faire partie: Tu m’aimes-tu de Desjardins, Le Dôme de Leloup,  La vie de factrie de Desrochers, Le répondeur des Co-Locs et des dizaines d’autres… Peut-être est-ce les vôtres ? D’ailleurs, quelles sont les vôtres ?

Bonne St-Jean toute en musique !

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