Patrick Lagacé

Archive de la catégorie ‘Le CH’

Mercredi 21 décembre 2011 | Mise en ligne à 23h46 | Commenter Commentaires (91)

Pourquoi le CH a-t-il perdu à Chicago ?

Photo AP — Pris en flagrant délit

Photo AP — Pris en flagrant délit

Parce que l’entraîneur dormait ! En fait foi cette photo d’Associated Press…

Plus sérieusement — il faut le préciser, car il se trouve toujours des membres de Mensa pour ne pas piger l’ironie —, je sympathise avec Randy Cunneyworth, l’homme. Il est dans une situation impossible, à la barre d’une équipe qu’il n’a pas formée, une équipe qu’il ne peut pas redresser. Et, en plus, il est l’homme par qui le scandale linguistique arrive.

Regardé le match à RDS, hier. C’était dur de ne pas rester sur le drama-docu du gars piqué par un serpent, à l’autre poste. Au moins, la mauvaise performance des acteurs y était attribuable à des reconstitutions dramatiques à bas prix, contrairement au CH qui offre de réelles mauvaises performances à prix d’or.

Comme quoi rien n’est jamais tout à fait mauvais dans la vie, on a pu entendre souvent cette fascinante ritournelle qui salue les but des Black Hawks. Et admirer leurs chandails magnifiques…

Et, il faudra que je demande à Paul Houde comment on s’abonne au fan club…

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Lundi 19 décembre 2011 | Mise en ligne à 11h38 | Commenter Commentaires (151)

Le Canadien de Montréal : Més que un club…

Le FC Barcelone : gagner en catalan — Photo Reuters

Le FC Barcelone : gagner en catalan — Photo Reuters

Je suis un peu déprimé de voir qu’encore une fois, il y ait même l’ombre de la queue d’un débat sur l’importance d’avoir un coach capable de parler français à la barre du Canadien de Montréal. Un peu comme lors de la révélation que des boss de la Caisse de dépôts sont unilingues anglos, la tribu des Oui-mais-ce-qui-compte-c’est-d’avoir-les-meilleurs-gestionnaires-même-s’ils-parlent-swahili est encore une fois très agitée…

Faut vraiment dire que le CH n’est pas un club « comme les autres » — ni Columbus ni Anaheim — dans un sport comme les autres aux yeux des Québécois ? Il faut vraiment dire que le CH est dans le très sélect cercle des club-nation, ces équipes sportives intimement liées à l’Histoire des peuples devant lesquelles elles évoluent ?

Ok. Disons-le, encore : le CH, c’est plus qu’un simple club de hockey. Bon, au vu de ses résultats depuis 15 ans, c’est de plus en plus un club ordinaire et on se dit que tant qu’à perdre, ce serait l’fun de perdre avec un minimum de français… Au fond, c’est la grande ligne de division dans ce débat sur le Canadien et la langue française : si tu crois que le Canadien, c’est plus qu’un club, tu penses généralement qu’il devrait aussi faire une grande place au fait français, aux Québécois, autant que faire se peut. Si tu penses que le CH est un club comme un autre qui devrait seulement avoir un objectif, celui de gagner, même en swahili, eh bien c’est normal que tu penses qu’un coach anglais unilingue, c’est ben correct, it’s okay !

Je suis dans l’autre camp. Le CH n’est pas un club comme un autre. Son histoire est intimement liée à la réalité politique de la place, pour le meilleur (le Rocket comme porteur — involontaire et récalcitrant, soit — de la colère naissante des Québécois) et pour le pire (jamais, dans les grandes années 1970, époque d’affirmation nationale, on aurait pu imaginer un Scotty Bowman unilingue, on peut désormais et c’est à l’image de notre mollesse actuelle).

Si le CH est un club comme un autre, si je suis tenu de l’encourager par accident géographique, parce que c’est le club de ma région, eh bien désolé, je vais encourager un autre club, plus « gagnant ». Le Lightning, par exemple, bien qu’on n’y trouve pas, à ma connaissance, de joueur parlant le swahili. Je suis sur le point de le faire : quand Québec aura son club, la grenouille en moi va peut-être triompher de 39 ans de patrimoine culturel et familial collé sur le CH…

Je ne vois qu’une seule exception qui puisse m’ébranler : un coach qui gagne. Qui gagne beaucoup. Mike Babcok est libre ? Ok. Je suis prêt à mettre de l’eau dans mon vin. C’est l’idée émise par François Gagnon, à Hockey Night in Canada, samedi. Mais même là, je crains qu’on ne donne trop d’importance à l’importance d’un coach dans le hockey de la LNH. Mais Randy Cunneyworth ? Gimme a phoquin break, de grâce.

Oui, oui, je sais: le nouveau coach de l’équipe de foot d’Angleterre est italien, ne parlait pas anglais lors de son embauche. Je sais. Je plaide ceci: l’anglais, je l’ai dit mille fois, est un aussi facile à apprendre que la grippe est facile à attraper dans une garderie. C’est la lingua franca de l’univers. Comparons des ananas avec des ananas.

Parlant de comparer des comparables, un autre exemple, qui va un peu confondre les membres de la tribu pour qui la langue, l’identité et la culture n’ont pas droit de cité dans le sport : le FC Barcelone. Voici un club-nation à l’Histoire autrement plus tragique que celle du Canadien. Voici un club dont le destin est intimement embriqué dans celui du peuple catalan, minorité espagnole. Voici un club qui trône pourtant au sommet du totem footbalistique mondial.

Et au FC Barcelone, c’est en catalan que ça se passe. Pas en espagnol. Au FC Barcelone, on s’attend à ce que les joueurs non-catalans puissent communiquer en catalan avec les fans finis qui les font vivre. La direction du club ne s’en excuse pas.

Le motto du Barça ?

Més que un club.

Je vous laisse trouver ce que ça veut dire.

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Lundi 23 mai 2011 | Mise en ligne à 12h49 | Commenter Commentaires (34)

Pause Kit Kat de type Go Habs Go en Libye

Un lecteur très attentif, M. Tremblay, m’envoie cette vidéo. Je vous laisse deviner ce qui est surprenant…

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