To Cacioppo, Internet communication allows only ersatz intimacy. “Forming connections with pets or online friends or even God is a noble attempt by an obligatorily gregarious creature to satisfy a compelling need,” he writes. “But surrogates can never make up completely for the absence of the real thing.
Traduction libre : l’Internet, c’est bien ; le vrai monde, c’est mieux.
C’est peut-être ma plus grande peur de parent. Si on exclut de le perdre, lui : mourir alors qu’il est petit.
Petit, comme dans petit. On ne va pas chipoter sur l’âge, je suis sûr que vous comprenez. Ça peut être 8 ans. Ça peut être 15, 16. Petit. J’aimerais qu’il soit un peu grand quand je vais tirer ma révérence. Un enfant a deux soleils dans sa vie, son père et sa mère. Je ne veux pas m’éteindre à 89 ans forcément, je veux m’éteindre quand il sera grand. Juste ça.
Il y a des enfants qui n’ont pas cette chance. Ils sont petits et, paf, un des deux soleils de leur vie s’éteint : Bonne chance pour la suite, ti-cul.
Long détour pour vous dire que demain, jeudi le 12 avril, 20h, au Salon bar Il Motore, 179 Jean-Talon Ouest, Parent Étoile tient un spectacle-bénéfice pour financer ses activités auprès des enfants endeuillés. Les tickets sont 10$.
Mon camarade Maxime Bergeron, de La Presse Affaires, nous arrive avec un papier faisant état d’une certaine stagnation dans le marché immobilier du Plateau Mont-Royal : « En février 2011, les condos mettaient en moyenne 46 jours à se vendre dans le Plateau Mont-Royal. Un an plus tard, soit le mois dernier, ce délai avait presque triplé pour atteindre 132 jours », constate Maxime.
Le Plateau est extrêmement recherché depuis une quinzaine d’années. Normal, c’est un quartier central, bien pourvu en services et commerces de proximité de toutes sortes. Si vous avez acheté dans le Plateau autour de 2000 et que vous êtes sur le point de vendre, c’est à peu près l’équivalent d’avoir acheté des actions d’Apple quand Steve Jobs est arrivé avec ses ordinateurs colorés…
Maxime cite des agents d’immeubles qui n’hésitent pas à blâmer l’administration de Luc Ferrandez, maire d’arrondissement pour Projet Montréal, pour cet état de fait. Le déneigement aléatoire, les entraves à la circulation automobile, etc, etc : tout cela est « négatif » pour les acheteurs potentiels, note une agente. Extrait :
«Je l’entends dans les commentaires, et je l’entends aussi chez les nouveaux acheteurs, indique Danielle Landry, courtière chez Re-Max du Cartier. Avant, ils voulaient seulement acheter dans le Plateau, et maintenant, ils regardent d’autres secteurs, car ils n’entendent que du négatif.» Suzanne Proulx, courtière depuis 1988, dit elle aussi observer un ralentissement au profit des quartiers voisins de Rosemont et Villeray. «On dirait que les gens se lancent moins pour acheter chez nous, ils regardent plus d’autres quartiers qui sont peut-être plus accueillants.»
Puis-je soumettre, bien respectueusement, une explication ?
Eh bien, voici : le principal problème du marché immobilier, dans le Plateau, c’est qu’il est cinglé.
Il y a exactement deux ans, je cherchais un condo. Quartiers où je jetais des lignes à l’eau : Villeray, Rosemont et Plateau. Or, tout ce que je visitais dans le Plateau était rigoureusement hors de prix. Quand l’unité était prête à être habitée, c’était comiquement merdique comme proposition, pour le prix. Je me souviens d’un triplex transformé en trois unités de condo, près du parc Laurier, à peu près le plus beau coin du quartier, à mon humble avis. Donc, l’unité du 3e, un 900 pieds carrés : finition quelconque, pièces minuscules, cuisine de type tout ce qu’on trouve de plus cheapo chez IKEA. Prix : 300 000$ !
À 300 000$, traitez-moi d’intégriste immobilier si vous voulez, mais je m’attends à un plancher en bois franc, pas à un putain de plancher flottant.
Trois ans avant, j’avais acheté un autre condo, plus grand, au cachet certain, dans le même secteur, pour 290 000$. Avec bois franc.
Pour ce qui est des unités qui ont « besoin d’amour », selon la formule consacrée pour « besoin de rénos avec conteneur à déchets devant la place », je parle de condos où la cuisine est brune, brune, brune où on n’a pas utilisé un marteau depuis 1977 et plancher en marqueterie décollée, le prix est non seulement élevé mais tu sais que t’en as pour au moins 100 000$, au bas mot, de rénos…
Donc, je veux bien que le maire du Plateau soit un flyé aux idées révolutionnaires en matière de vie de quartier, mais le problème de l’immobilier dans le Plateau, c’est que c’est un marché de fou. C’est complètement irrationnel d’y mettre le pied. Je regarde autour de moi et ceux qui achètent des condos ou des trucs plus grands mettent le cap sur Villeray, sur Rosemont et même dans la Petite-Bourgogne. Bien sûr, c’est plus loin de la vie trépidante du Plateau, mais c’est salement moins cher…
Perso, c’est ce que j’ai fait: j’ai acheté dans la Petite-Patrie, un des « villages » de Rosemont, 1200 pieds carrés, un peu de cachet, une terrasse à l’arrière… Pour 300K. Un demi-kilomètre plus loin, près du parc Laurier, c’est 450K, minimum. Même si j’ai un travail bien payé, et même si j’avais une mise de fond potable, le Plateau est un marché immobilier fêlé, et à moins d’être actionnaire dans une compagnie de béton, je ne vois aucune raison d’y entrer. À lire le papier de Maxime, je ne suis pas le seul à penser comme ça.