Patrick Lagacé

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    Patrick Lagacé aime le journalisme : « Cette profession permet de vivre des aventures et d'être payé pour le faire », dit-il.
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    Mercredi 18 septembre 2013 | Mise en ligne à 10h07 | Commenter Commentaires (41)

    Le cancer de sa mère


    • Bien d’accord. La lutte contre le cancer appartient aux soignants. C’est ce que nous faisons au quotidien. La lutte pour la vie, aux patients.

    • J’aurais dû ajouter que nous luttons avec eux aussi pour leur vie.

    • ” Les métaphores militaires contribuent à stigmatiser certaines maladies et, par extension, ceux qui en sont atteints. [...] Voilà douze ans, lorsque je suis tombée malade du cancer, ce qui me mettait surtout en rage – et qui m’empêchait de penser à ma propre terreur et à mon désespoir face aux sombres prévisions des médecins -, c’était de voir à quel point la réputation même de cette maladie ajoutait aux souffrances de ceux et de celles qui en souffraient.

      [...] De même qu’on avait souvent considéré la tuberculose d’un point de vue sentimental, comme un accroissement de l’identité, on envisageait le cancer avec une répulsion irrationnelle, comme une diminution de soi. [On doit pouvoir] considérer le cancer comme juste une maladie – certes très grave, mais juste une maladie. Ni une malédiction, ni une punition, ni une honte. Une entité dépourvue de “sens”. ”

      - Susan Sontag

    • Un jour, quelqu’un pourra m’expliquer sans tomber dans la religion et la morale à 5 cennes, pourquoi on doit OBLIGATOIREMENT lutter ou vouloir vivre à tout prix.

      Pourquoi est-ce impossible qu’un individu sain d’esprit, devant une maladie grave, ne puisse pas décider qu’il est temps pour lui/elle de «puncher sa carte», d’arrêter ça là, que ça suffit, le trip de la vie fut amusant, bonjour la visite, je laisse la place aux autres.

      Je comprends que pour un jeune, ce ne soit généralement pas une option, mais pour une personne âgée, qui a digéré tout ce qu’elle a pu du beau de ce monde et qui assiste depuis des décennies au navrant spectacle de la bêtise humaine, me semble que la décision du fondu au noir et du mot «FIN» est tout à fait acceptable.

      Non ?

    • effectivement vouloir se battre contre le cancer c est comme vouloir se battre contre sa digestion , les battements de son coeur , tout ce que le corps fait sans que nous en soyons conscient

    • Mes proches sont bien avertis. Si un jour je meurs d’un cancer (ou d’une quelconque salope de maladie), je ne veux pas dans mon avis de décès un truc du genre:

      “Ysabel est décédée après une longue et courageuse lutte contre le cancer.”

      Il n’y aura PAS de longue et courageuse lutte contre le cancer de ma part. Il y aura ma vie, à ma manière jusqu’à la dernière minute. Et qu’on ne m’achève PAS! Je veux vivre toutes les minutes de MA vie, à MA manière. Même malade, je veux vivre jusqu’au bout. Et la souffrance ne me fait pas peur.

    • Ce sont les chercheurs qui se battent contre le cancer. Aidons-les.

    • ..@tralbol,18 septembre 2013,11h37: «Non?»

      Oui!

    • Je trouve la chronique d’Éric magnifique. Mon père est décédé à a dernière fête des Pères de ce que l’oncologue a plus tard appelé un “adénocarcinome pulmonaire métastasique” sur le certificat de décès. Un peu plus que 2 syllabes dans cette locution, non?. C’est bizarre à quel point un mot de 2 syllabes peut générer tout un sous-ensemble de mots et de locutions à coucher dehors.

    • Parce qu’une très proche amie à moi s’est fait diagnostiquer le cancer du sein en septembre 2011, la réaction est comme dans l’annonce où les gens se jettent en arrière, c’est-à-dire dévastratrice, inconsolable. C’est un monde médical gigantesque que celui du cancer. Les recherches sont tellement énormes, dans tellement de pays, dans tellement de labos, dans tellement d’universités, tient, une des dernière découverte est une protéine qui manque dans l’organisme pour identifier la cellule cancéreuse et la manger comme un pac-man et ainsi empêcher l’envahissement dans le corps, soit les métastases (http://www.lesimpatientes.com/news.asp?newsid=1518). À peu près comme ça. Tout ça pour dire que, plus on a de l’information, plus on est au courant des découvertes de la science, moins ça fait peur. Le système immunitaire en santé va détruire 24/24 les cellules cancéreuses.
      Peu importe les médecines douces ou dures, il faut être suivi par un(e) oncologue. Quant aux moyens pour mettre les chances de son côté pour ne pas l’attraper ou le réattraper après l’intervention de la médecine classique, il y en à plein, mais je dis bien, pour mettre les chances de son côté. Le cancer est une maladie forte, très puissante. Il ne faut pas juste la combattre avec la force de la volonté, car, si ce n’est pas un combat, c’est toute une job, une grosse job, une très grosse job, comme arrêter de fumer, faire de l’exercice, relaxer, connaître l’alimentation scientifique anti-cancer sur le bout de ses doigts (nutritioniste), bye-bye alcool, et malgré tous ces efforts, la victoire n’est pas certaine. Ma chum va très bien, est suivie en oncologie, le cancer est stable, aucun traitement jusqu’à maintenant, elle fait du sport à volonté et est aux études à mi-temps. La bosse sur son sein n’a pas grossi depuis 2 ans. Et, elle a seulement un ganglion de cancéreux. Elle sait exactement quoi faire en cas d’aggravation de la maladie et comment cela se manifeste. Aussi, son oncologue est extraordinaire. C’est pas un combat, mais, c’est toute une job et il faut réapprendre à se faire une nouvelle vie, quasi complètement. Juste arrêter de fumer, c’est pas facile.

    • Le Cancer est une très grosse industrie du Big Pharma, ne l’oubliez jamais lorsque vous faites un don. La médecine du cancer devrait devenir, selon des prévisions, le secteur industriel le plus lucratif de la santé au cours des prochaines années. Un secteur dominé par les géants pharmaceutiques suisses Roche et Novartis.
      Vous êtes-vous déjà demandé si les collectes de fonds pour le cancer du sein étaient vraiment bénéfiques pour la société? Pink Ribbon Inc. (L’industrie du ruban rose), le documentaire engagé, réalisé par Léa Pool.

    • Les analystes du bureau de conseil IMS Health basé dans le Connecticut aux Etats-Unis prévoient que le marché des produits contre le cancer passera à 75 milliards de dollars (71 milliards de francs) en 2015, soit une augmentation de près de 40 % par rapport à 2009 où le secteur a généré 54 milliards de dollars.

    • Le but ultime pour tous les acteurs de ce marché rentable est de trouver un remède à la maladie qui affecte une personne sur trois au cours de sa vie, selon la Ligue suisse contre le cancer. Les obstacles, les objectifs et les budgets, cependant, diffèrent en fonction du rôle de ces acteurs dans la découverte, le développement ou la commercialisation.
      Roche, qui a synthétisé sa première molécule contre le cancer il y a 50 ans, produit les trois médicaments les plus vendus au monde ou 5 des 10 traitements les plus utilisés, contrôlant ainsi un tiers environ du marché mondial.

    • Anti-cancer naturel ? Certainement ! Voir la vitamine B17 (Laetrile) contenue dans les noyaux d’abricots, pêches, cerises, pommes … Joyeuse découverte !!

    • Vous voulez lutter contre le cancer? Si vous fumez, arrêtez.

    • Quand une de nos milliards cellules décident de se comporter de manière anormale ce n’est certainement pas un combat. On peut combattre une bactérie un virus pas on ne peut livrer bataille à nos cellules i.e nous-mêmes. La nature ne nous a pas conçue pour durer toujours. On s’accorde trop d’importance.

    • S.P.Q.R. – j’aime votre façon de penser. La chasse à la longévité dont on parle constamment me laisse pantoise. Il faut, par contre, soulager la douleur à tout prix parce que c’est une sapeuse d’énergie, une ruineuse de vie.

    • @Ralbol: attendez d’être vieux et malade pour vous forger une opinion.

    • Hier en allant dormir, j’ai repensé, comme à tous les soirs depuis que ma mère a été emportée par le cancer en mars 2012, à cette forme d’injustice de l’avoir perdue si tôt (elle avait 66 ans), mais ce matin, je me suis réveillée ragaillardie à la pensée formidable de toujours avoir à mes côtés ma ‘deuxième mère’, la soeur aînée de ma mère, qui pète le feu à 82 ans

    • Merci de partager ce passage… J’ai accompagné mon père pendant 1 an et demi dans sa maladie. Autant cette expérience a été éprouvante, frustrante, douloureuse, triste mais elle a aussi été enrichissante. Ce genre d’expériences nous fait grandir, nous permet d’apprendre à se connaître et surtout, à connaître l’autre. Mon père est définitivement la personne la plus courageuse que j’ai été appelée à cotoyer. La souffrance est atroce et inutile, les résultats négatifs qui ne finissent plus sont accablants mais la vie prend tout un autre sens. C’est vrai, il faut vivre une journée à la fois, en profiter, se réaliser… Nous avons rit jusqu’à la fin. Nous avons été vrais jusqu’à la fin. Nous nous aimions et nous avons pris le temps de se le démontrer.

    • Tiens un nihiliste en cette position de Ralbol. Il est plus facile de baisser les bras que de lutter pour sa survie. L’instinct de vie est le plus fort de tous les instincts humains. Et l’âge n’a pas de relation avec la force de cet instinct. La maladie vient parfois éroder cette fondation de l’humain et le nihilisme en est un symptôme précurseur. Cela se nomme l’âgisme et dans sa forme extrême, elle conduit à penser que l’on rendrait service aux personnes qui ne sont plus capables de décider pour elles ce qui leur convient…

    • @ chip

      - «…attendez d’être vieux et malade pour vous forger une opinion.»

      Je suis déjà vieux, et suis déjà mort une fois d’un arrêt cardiaque.

      On m’a réanimé, évidemment parce que dans notre société, on ne vous laisse mourir qu’en temps de guerre ou après avoir pompé suffisamment d’argent au comlexe pharmaco-industriel.

      Je crois donc être suffisamment bien placé pour donner mon opinion sur le sujet.

    • @ paul.dussault1

      - «Tiens un nihiliste en cette position de Ralbol. Il est plus facile de baisser les bras que de lutter pour sa survie.»

      C’est tout à fait le contraire.

      Lutter pour sa survie est un automatisme programmé dans nos gènes. On n’a même pas à y penser, ça se fait tout seul.

      N’en déplaise à tous ceux qui glorifient le simple fait de s’accrocher, aucun courage là dedans.

      Décider qu’on a fait sa vie et qu’il est temps de partir, ça prend de la réflexion, et la quitter en toute conscience, cette vie, ÇA, ça prend du courage.

      Le cliché voulant qu’abandonner la vie est un acte de lâcheté, ce n’est que ça, un cliché.

      Voltaire disait:
      «Les sauvages ne s’avisent point de se tuer par dégoût de la vie ; c’est un raffinement de gens d’esprit.»

    • @ralbol : c’est très simple.

      Le gouvernement fait tout pour garder les gens qui veulent en finir en vie (hospitalisation contre leur gré, prévention du suicide sur toutes les tribunes, etc.) parce qu’un contribuable mort ne rapporte pas.

      Ce n’est certainement pas parce que ‘la vie est sacrée’, quelle ineptie!

    • @ralbol,

      vous avez été réanimé parce que vous n’avez laissé aucune instruction pour ne pas le faire. Alors, par défaut, le personnel soignant doit faire ce qu’il a à faire, vous réanimer.

      Si vous vous ne voulez pas survivre, vous avez plusieurs options. Mais la réaction de défaut du personnel soignant ne doit certainement pas être de laisser les gens crever.

      De toute façon, vous savez très bien que nous avons eu cette discussion plusieurs fois déjà. Il n’est pas vrai que dans les CHSLD on réanime à tout prix les gens. J’ai plusieurs exemples vécus à ma disposition.

      @c1984,

      vous dites absolument n’importe quoi. L’euthanasie actif est pratiqué aujourd’hui dans nos hôpitaux et CHSLD. J’ai plusieurs exemples vécus, dont celui de ma mère et plus récemment celui de mon père, en plus d’un oncle. Même une plainte à la police n’arrêtera pas le personnel médical de procéder avec l’euthanasie. J’ai aussi des connaissances dans le milieu du travail social qui me confirment avoir plusieurs fois laisser à porté d’un malade désirant mourir les moyens d’en finir.

      SVP, cessez de dire n’importe quoi.

    • @ dcsavard

      - «De toute façon, vous savez très bien que nous avons eu cette discussion plusieurs fois déjà. Il n’est pas vrai que dans les CHSLD on réanime à tout prix les gens. J’ai plusieurs exemples vécus à ma disposition.»

      Shoot !

      On réanime systématiquement parce que la mort, n’est pas une option.

      Et j’ai moi aussi plusieurs exemples, et des «crunchys».

      Devriez y penser avant…

      - «Si vous vous ne voulez pas survivre, vous avez plusieurs options. Mais la réaction de défaut du personnel soignant ne doit certainement pas être de laisser les gens crever.»

      Comme la réaction automatique est de réanimer, quand on finit par lire vos volontés, il est trop tard… you’re baaaaack !

      En terminant, posez-vous la question:

      Est-ce qu’en réanimant, on redonne la vie, ou est-ce qu’on vole la mort…?

      Parce qu’on peut faire une chose comme «voler la mort»…

      Faut juste s’arrêter, y penser, réfléchir…

    • @ralbol,

      La première question que le médecin en résidence autonome de ma mère lui a demandé avant même de lui dire bonjour c’était de savoir si elle voulait être réanimée. N’ayez crainte, ils ne vont pas vous réanimer si vous ne le voulez pas.

    • @ralbol (bis),

      autre bel exemple ce matin qui contredit complètement votre propos. Allez donc voir le sondage du jour de La Presse. La question est la suivante: «Le Collège des médecins propose que les personnes souffrant de démence (dont la maladie d’Alzheimer) aient accès à l’aide médicale à mourir.»

      Donc, les médecins veulent tellement vous forcer à vivre contre votre gré qu’ils proposent d’euthanasier les personnes qui ne sont pas capables de donner leur consentement. Pas mal tout le contraire de ce que vous et c1984. D’ailleurs, pour être franc, je ne vous crois pas deux secondes quand vous dites être un vieux qui a été réanimé contre son gré. En fait, je ne pense même pas que vous soyez un vieux.

    • Ralbol, votre prémisse est fausse : l’instinct de survie qui n’aurait rien à voir avec la volonté d’une personne. Les gênes et leurs déterminants sont en deça des pensées.

      Et citer Voltaire qui manifestement écrivait un trait raciste, n’ajoute rien au fait. Voltair vivait dans un autre univers culturel et entrait en contact avec un univers qu’il ne savait pas bien appréhender. Comme nous ne le savons pas davantage aujourd’hui, eu égard au traitement que l’on réserve aux Premières Nations.

      Ce qui fait une personne, c’est sa pensée. Rien d’autre.

    • J’ai eu un cancer du sein, on m’a enlevé le sein droit…et non, je ne suis pas tombée sur le dos, et non je n’ai pas perdu ma féminité, et non je ne me suis pas présentée chez Denis Lévesque!!! Je n’ai pas non plus pleuré toutes les larmes de mon corps, car avant d’apprendre la “nouvelle”, j’étais pleine d’énergie, j’ai donc pris cette énergie pour faire ce qu’il fallait et, aujourd’hui, je suis en parfaite santé!
      Le cancer fait partie de notre vie: autant se faire une idée et cesser de voir une mort certaine dès qu’on prononce le mot. Tous ces termes “combat, courage”, tous ces pleurnichards(es) qui se baladent à la télé pour parler de leur état, c’est tout ça qui laisse une fausse perception. Laissons donc l’antenne à ceux et celles qui s’en sont sortis et qui sont en santé maintenant et qui jouissent de leur vie! Ah oui, j’ai 70 ans!!!!

    • Et je n’ai pas eu non plus recours à un reconstruction mammaire…

    • J’ai lu l’article, bon choix de mots. Mais la lutte pour la vie et la survie, les obstacles incluant la maladie, les facteurs (génétiques et autres) qui font d’un traitement un succès ou un échec, sont bien au-delà des mots. Très, très rares sont les gens qui choisissent le moment et la cause de leur décès. Il y aura toujours des accidents mortels et des maladies mortelles. Par contre chacun a le pouvoir de vivre dans la *sérénité*, et ce, en santé ou pas, une durée de vie de dix ans ou de 80 ans. Bonne chance dans cette épreuve, Patricia Guilbeault

    • @ dcsavard

      - «La première question que le médecin en résidence autonome de ma mère lui a demandé avant même de lui dire bonjour c’était de savoir si elle voulait être réanimée. N’ayez crainte, ils ne vont pas vous réanimer si vous ne le voulez pas.»

      Disons que la question n’a jamais été posée à mon père à son CHSLD.
      Il a dû écrire une lettre où il disait clairement ne pas vouloir plus de soins et ne pas être réanimé, et faire porter la lettre à son dossier.

      De deux, la procédure est de toujours réanimer et de poser les questions après, en l’absence de lettre ou d’instructions claires.

      De trois, il est tout à fait correct que les proches des personnes n’ayant plus aucune conscience d’eux-mêmes et de leur environnement puissent avoir le choix de terminer la vie de ceux-ci. Ces pauvres gens atteints de démence et d’Azheimer ne sont déjà plus de ce monde et même s’ils ne souffrent pas physiquement, ils n’ont déjà plus de vie.

      De trois, jamais je n’ai dit avoir été réanimé CONTRE MON GRÉ, puisqu’à l’époque, je n’avais pas de lettre exprimant clairement mes intentions de ne pas être réanimé.

      On m’a réanimé en suivant la procédure standard, évidemment sans que je puisse dire quoi que ce soit.

      C’est ensuite, que j’ai commencé à me poser la question, à savoir si on m’avait redonné la vie ou si on m’avait volé ma mort, question à laquelle je réfléchis toujours et à laquelle je n’ai encore pas de réponse définitive.

      Ne jamais perdre de vue que lorsqu’on vous réanime, celà implique que vous aurez à mourir au moins UNE SECONDE FOIS…

      Mourir une fois, c’est déjà assez pour une vie, trouvez pas ?

      Et quand vous avez la «chance» de mourir calmement, sans souffrances, recevoir une condamnation à une seconde mort qui peut-être ne sera pas aussi sereine et sans douleur que la première, c’est un pensez-y bien.

      Bref, le sens de mon message est simplement qu’on ne réfléchit pas suffisamment à la mort, qu’on ne s’appuie souvent que sur des clichés et de belles phrases creuses, et qu’ultimement, notre vie nous appartient.

      C’est d’ailleurs la seule chose qui nous appartienne vraiment.

      En terminant, que vous ne croyez pas que je sois une personne âgée et que je sois mort subitement d’un arrêt cardiaque, c’est votre problème. Ce doit être parce que mes propos dérangent trop vos certitudes. Nous devrions tous être «Hop la vie», «penser positif» et frotter nos cristaux d’énergie… hein ?

    • @ paul.dussault1

      - «Ralbol, votre prémisse est fausse : l’instinct de survie qui n’aurait rien à voir avec la volonté d’une personne. Les gênes et leurs déterminants sont en deça des pensées.»

      Exactement ce que je dis.

      L’instinct de survie est en deça des pensées, c’est un automatisme et les humains condamnés par la maladie qui s’accrochent à la vie, ne le font souvent que par l’automatisme de l’instinct de survie.

      Une autre raison importante qui fait s’accrocher les gens à la vie, c’est la peur du noir, un autre instinct de base chez l’humain.

      Les malades âgés en phase terminale qui s’accrochent désespérément à la vie de façon réfléchie et consciente, sont d’après mon expérience, une très petite minorité.

      Les raisons que j’ai entendues le plus souvent sont «je ne peux pas laisser ma femme/mari/famille seuls» et «j’ai quelque chose à finir». Rarement ais-je entendu un mourant dire que simplement il voulait continuer de vivre.

      Ensuite, était un des grands philosophes et penseurs de l’humanité. Que vous n’aimiez pas une de ses pensées, c’est votre droit le plus strict, mais ça n’enlève rien au génie du bonhomme et à l’immensité de son oeuvre, ni à la justesse de cette pensée.

    • Cette courte histoire démontre hors de tout doute la force des mots. La manière de dire est intimement liée à la manière de sentir. C’est pourquoi il est si important de tourner plusieurs fois notre langue (réfléchir) avant d’ouvrir la bouche et que très souvent… le silence est d’or.

      @ ralbol 18 septembre 2013 11h37
      Vous portez parfaitement bien votre pseudonyme avec de tels propos.

      @ montrealaise 18 septembre 2013 12h52
      Bon courage !

      @ OnePeopleTrust 18 septembre 2013 18h42
      «Le Cancer est une très grosse industrie du Big Pharma…»
      Oui, pis ! La recherche est essentielle pour aider ceux qui se battent pour leur vie.

      «Une vie ne se mesure pas à ce qu’elle dure mais à ce qu’elle apporte… et aux regrets qu’elle laisse aux autres.» -Glanure

    • Deux hommes en or – 20 septembre – S u p e r !!!

    • Ralbol, auriez-vous l’amabilité de m’expliquer le trait de Voltaire ?

    • La matéphore du combat est essentielle pour garder le moral chez beaucoup de gens. C’est quoi le probleme? Si vous n’aimez pas, utiliser pas cette maxime, et passer a la prochaine!? Car, pendant le cancer, jusqu’a la mort, ou pas, on doit vivre quand meme. Garder le moral est essentiel, pas pour guérir, mais pour conserver sa tete hors de l’eau. Patrick, vous devriez surtout parler des dépressions pendant les phases cancéreuses…..c’est pas sexy mais ça, c’est chien!?

    • @ paul.dussault1

      - «Ralbol, auriez-vous l’amabilité de m’expliquer le trait de Voltaire ?»

      C’est pourtant limpide…

      Les incultes se tuent rarement par dégoût de la vie ; c’est réservé aux gens qui savent penser.

      RIEN de raciste là dedans. À l’époque un sauvage était synonyme d’inculte.

    • Et puis svp, arrêtez de dire aux gens qui ont le cancer de «penser positivement».

      La pensée positive n’a jamais rien guéri. Au mieux, ça peut peut-être aider UN PEU.

      C’est juste un moyen pour les proches de la personne atteinte d’avoir la paix en le le/la voyant pas bougonner, être en colère, se plaindre que c’est difficile, pleurer, etc.

      Et si l’état de santé de la personne atteinte se détériore, elle va juste se sentir coupable de ne pas avoir assez «pensé positivement»!

      La psychologie à 5¢, laissez donc faire, laissez ça à Lucy. Merci.

    • Mh… je trouve ce texte pas mal proche du plagiat. Christopher Hitchens a écrit la même chose avant de mourir. Le texte de Samson sonne vraiment comme un amalgame des articles de Hitchens (le livre “Mortality”). Mais bon, peut-être que j’ai tort et ce n’est qu’une coïncidence.

      Exemple: http://www.davidabrahamson.com/www/ialjs/hitchens_topicofcancer_vanityfair_sept2010.pdf

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