Patrick Lagacé

Archive du 12 février 2013

Mardi 12 février 2013 | Mise en ligne à 9h24 | Commenter Commentaires (104)

Denise Bombardier n’a pas toujours toléré le plagiat

J’évoquais l’an dernier cette curieuse affaire de plagiat commis par Françoise Laborde dans un livre que la Française cosignait avec Denise Bombardier l’an dernier. Confrontée sur ce larcin intellectuel commis par son amie et coauteure, Mme Bombardier a refusé d’en parler l’an dernier. Dimanche, sur le plateau de Tout le monde en parle, elle a rageusement lancé des écrans de fumée pour éviter de répondre aux questions que je lui posais là-dessus (chronologie du bras de fer sur mon blogue) puis hier, avec la même rage, elle a encore prétendu que cette histoire de plagiat n’existe pas…

Je l’ai dit, je le répète : quand on a jonglé avec les mots et les idées toute sa vie, comme Mme Bombardier ; quand on a fait un doctorat à La Sorbonne, comme Madame Bombardier, on sait ce qu’est le plagiat et la saloperie que le plagiat représente, que ce soit en recherche universitaire, en littérature ou en journalisme. Depuis que son amie Laborde a volé le travail d’une journaliste de Slate, sans attribution, Mme Bombardier semble avoir perdu sa boussole morale en pareille matière et prétend même que le nord magnétique n’existe pas…

Mais je découvre avec soulagement qu’il fut une époque où Denise Bombardier dénonçait le plagiat.

Je la cite :

Cet état d’esprit préside aussi au plagiat dans les travaux scolaires et universitaires. Internet n’est-il pas un instrument de connaissance? Alors, ils transcrivent sans vergogne avec d’autant plus d’assurance qu’ils misent sur la paresse, l’ignorance ou le découragement de leurs profs incapables de réagir ou de découvrir la fraude. Bien évidemment, dans la foulée de la laïcité mal comprise, le «rendons à César ce qui appartient à César», exclu du cursus scolaire, leur est inconnu. Désormais, «qui trouve garde» est leur credo. Voilà pour les travaux faits maison. Pour les examens, le système de copiage fait florès. D’autant plus que l’étudiant qui sait se sent dans l’obligation de transmettre sa science aux autres, l’appartenance au groupe, elle, étant sacrée. Copier aux examens n’est donc plus une faute mais une question de possibilité ou d’impossibilité, selon le système de surveillance.

C’était dans Le Devoir du 15 novembre 2003, dans une chronique intitulée L’honnêteté ? Connais plus !

Bref, le plagiat vaut la peine d’être dénoncé quand il concerne notre jeunesse à la dérive ; il n’existe pas quand il s’agit de notre amie.

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