Patrick Lagacé

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    Patrick Lagacé aime le journalisme : « Cette profession permet de vivre des aventures et d'être payé pour le faire », dit-il.
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    Jeudi 18 octobre 2012 | Mise en ligne à 13h31 | Commenter Commentaires (55)

    Québecor Media et le Conseil de presse

    kentbrockman1

    Le Conseil de presse est comme la démocratie, selon la formule célèbre de Churchill : ce n’est pas parfait, mais c’est ce qu’on a trouvé de mieux…

    Le CPQ traite les plaintes du public face aux médias et aux journalistes. C’est un tribunal d’honneur, selon la formule consacrée: rien ne force les médias à collaborer avec le CPQ et rien ne les force à publier les blâmes dont ils font l’objet. Le processus est simple : si quelqu’un croit qu’un média ou un journaliste québécois a mal fait son travail, il dépose une plainte détaillée au CPQ. Un comité composé de journalistes et de membres du public prend le tout en délibération et se penche sur les griefs. Ceux-ci sont analysés en vertu des normes et pratiques acceptées dans le métier. Ces normes et pratiques ne sont pas des règles coulées dans le béton armé. Elles reflètent, pour le meilleur et pour le pire, le fait que ce métier est souvent un métier de cas par cas.

    Bref, une fois la plainte analysée, elle fait l’objet d’une décision détaillée. Il y a un processus d’appel. La sanction ? Un simple blâme, exprimé de façon plus ou moins appuyée. C’est tout. Le journaliste ne perd pas de jour de travail (comme les flics, comme les médecins, par exemple, qui sont blâmés par leur ordre professionnel). Son média n’est pas condamné à payer une amende. Il n’est pas forcé de publier/diffuser le blâme en question.

    (On peut s’étonner que les journalistes ne soient pas sanctionnés, en cas de blâme, comme des flics ou des médecins. On peut s’étonner qu’un métier qui se targue d’être un rouage important d’une démocratie en santé ne soit pas encadré par un ordre professionnel. Il y a un vieux fond de liberté d’expression là-dedans, qui repose lui-même sur un vieux fond de scepticisme face aux tentatives de l’État d’ « encadrer » le travail des journalistes. C’est un long débat, qui refait surface dans la profession de temps en temps: faut-il « professionnaliser » le travail des journalistes ? La plupart du temps, les journalistes en discutent en congrès, l’État québécois fait des consultations, accouche d’un rapport qui, fatalement, évoque la possibilité de donner des dents au CPQ et qui, tout aussi fatalement, échoue sur une tablette gouvernementale.)

    J’ai fait l’objet de plaintes au Conseil de presse. J’ai déjà été blâmé par le Conseil de presse, deux fois si ma mémoire est bonne, à l’époque du JdeM. J’ai échappé à des blâmes de peu, alors qu’en rétrospective j’étais à peu près certain d’être blâmé. J’ai lu des décisions ne me concernant pas qui m’ont exaspéré, je ne comprenais pas du tout les blâmes du CPQ (une récente décision à propos de Richard Martineau, notamment – la satire et l’hyperbole sont des outils reconnus du chroniqueur, je ne vois pas comment une personne de bonne foi pouvait être trompée par une citation manifestement inventée). Mais je peux dire deux choses à propos du Conseil de presse et de ses décisions :

    1- Chaque fois que je fais l’objet d’une plainte, cela force une réflexion sur le métier, sur mon métier, mon approche, mes choix d’angles de traitement, etc, etc. C’est un garde-fou (le mot n’est pas choisi au hasard). Cette réflexion nourrit les chroniques à venir, me pousse à peser mes mots, à baliser mes montées de lait, à m’abstenir de certaines décisions journalistiques. Dans un métier qui n’est pas encadré par un véritable ordre professionnel, le CPQ pousse les journalistes à constamment réfléchir au métier. Ce n’est pas rien.

    2- Le CPQ n’est pas un organe parfait — ça n’existe pas — mais pour le public, c’est un moyen simple, peu coûteux et efficace de faire valoir ses griefs. Si vous comparez cela au coût humain et financier d’un procès, ça frise le génie. Même pour le média ciblé, la « sanction » est un accommodement tout à fait raisonnable : vous devez simplement publier le blâme. C’est préférable à un long et coûteux procès. Le CPQ n’est pas parfait… et les médias non plus !

    Ce qui m’amène à la décision de nos camarades de Québecor Média de se retirer du Conseil de presse. Essentiellement, ça veut dire que ce grand groupe de presse qui comprend des grands médias comme TVA, le Journal de Montréal et le Journal de Québec a) ne finance plus le CPQ b) refuse de collaborer quand il fait l’objet de plaintes du public. Québecor Média a déjà déploré avoir fait l’objet de décisions injustes, pour motiver son boycott. On serait plus « dur » avec Quebecor qu’avec d’autres médias.

    Je n’ai pas fait d’études empiriques sur le sujet et ne me souviens pas que Québecor en ait fourni. Mais tout récemment, le CPQ a sorti une fournée de décisions impliquant des médias de Québecor en marge de l’agité printemps que nous avons connu. En tout, neuf gestes journalistiques (appelons ça comme ça) ont fait l’objet de plaintes, impliquant le Journal de Montréal/Journal de Québec, TVA, LCN et le gratuit 24 heures. Le « score » final contredit les prétentions de partialité de Québecor face au CPQ, si mes calculs sont exacts : sur neuf plaintes, quatre ont été retenues. Dans plusieurs cas, même si les mots et et choix éditoriaux peuvent avoir choqué les gens qui sont dans le camp des carrés rouges, le CPQ a jugé que les journalistes et médias de Québecor avaient agi selon les règles de l’art.

    Dans chaque cas, cependant, Québecor a été blâmé… pour ne pas avoir répondu à la plainte ! Je n’ai pas comptabilisé ces blâmes qui n’avaient de lien avec la plainte originale. Je n’inclus pas non plus une décision du CPQ rendue en mai, portant sur une chronique brutale d’Éric Duhaime à propos d’Occupy Montréal. Éric a été « blanchi », même si ses mots étaient très, très, très durs.

    La morale de cette histoire ?

    Il n’y en a pas. Juste un souhait de journaliste qui pense que le CPQ est le moins pire des mécanismes pour répondre aux griefs (pas toujours légitimes, parfois exprimés de mauvaise foi, c’est vrai) du public : que les médias de Québecor reviennent dans le giron du CPQ. La situation actuelle est absurde : un géant de l’info ignore un CPQ qui, de toute façon, se penche sur son cas. Et pas tout le temps « contre » lui, malgré les prétentions contraires.


    • S’agissant des journalistes, j’aime bien ces mots d’Alain Minc qui, dans son livre «L’IVRESSE DÉMOCRATIQUE» a écrit ceci:

      «Spectateur et acteur, le journaliste bénéficie d’une rente: il est le seul opérateur dans nos sociétés complexes à ne jamais être soumis à sa propre critique. Même s’il pratique l’introspection, s’il s’impose des règles éthiques, s’il n’est pas dupe de lui-même, il ne peut néanmoins mettre en cause le principe qui fonde son métier: je pense, donc je suis l’opinion publique…»

      Cela ne résume-t-il pas cette détestable attitude de la plupart de trop de journalistes qui, lorsqu’on les critique, affirment si souvent et péremptoirement, «qu’ils n’ont pas de leçons de journalisme à recevoir de quiconque» et surtout pas d’un quidam et, dans le cas de Quebecor, encore moins d’une sorte de «tribunal» où siègent des concurrents?

    • “On peut s’étonner que les journalistes ne soient pas sanctionnés, en cas de blâme, comme des flics ou des médecins. On peut s’étonner qu’un métier qui se targue d’être un rouage important d’une démocratie en santé ne soit pas encadré par un ordre professionnel.”

      Votre deuxième étonnement répond au premier!

    • Question existentielle fondamentale…

      Si Éric Duhaime était un clochard serait-il toujours un partisan de la droite?

    • De toute manière, Quebecor et journalisme vont de moins en moins ensemble.

    • @critiqueur101 Si les clochars etaient riches, seraient-ils toujours des partisans de la gauche?

      Elle est pas fondamentale votre question, elle est idiote. Qu’on soumette mon commentaire au CPQ.

    • Je suis prof de cégep. J’essaie d’apprendre à mes étudiants, qui sortent du secondaire en étant à peine en mesure de rédiger une lettred opinion -

    • @rogiroux
      Tout est selon la ligne éditoriale du média pour lequel ce journaliste travaille.
      Quand tu t’agenouilles devant ton maître tu perds beaucoup de responsabilités.
      Gilles Ménard

    • @orbitalx

      Il n’y a que des idiots pour dire qu’une question est idiote.

    • Il est souvent difficile de distinguer chez Martineau la satyre de la faiblesse de ses argumentations

    • WOW, la presse écrite l’a facile !

      Ils peuvent se faire “optionnellement” blâmer, sur quelque chose dont ils ont eu des heures pour réfléchir et que malgré tout, ont choisi de publier. Le blâme, si jamais la presse choisit de la considérer, n’apporte aucune sanction.

      Les animateurs de radio, eux, qui parlent en direct pendant des heures à chaque semaine, n’ont pas l’occasion de retirer des mots occasionnels qui ont dépassé leur pensée, contrairement au journaliste qui a des heures pour rédiger son texte. Si l’animateur devait être pris en défaut, il serait sanctionné par le CRTC, qui peut imposer des sanctions sévères, comme des excuses en ondes, des amendes, obliger la station à suspendre ou congédier l’animateur et même la fermeture de la station!

      … vous êtes gras durs à comparer aux méchants animateurs de radio !!

    • On peut rêver, mais je ne crois pas que Québecor reviendra au CPQ.

      Cet empire médiatique est tranquillement en train de devenir le «FOX News» du Québec, ayant endossé cette fabulation de sa propre création qu’est «la droite compatissante».

      Et quand on a une idéologie à promouvoir, un organisme comme le CPQ c’est gênant, ça braque le «spotlight» sur votre biais, ça expose vos tendances, ça freine vos ardeurs partisanes.

      Les Bock-Côté, Dumais, Martineau, Marcotte, que ce soit conscient ou pas, font tous la «promotion» de cette vue de l’esprit qu’est la droite compatissante et l’empire Québecor se veut le vecteur de cette idéologie aussi tarabiscotée que l’était le «progressisme-conservateur».

      En ignorant le CPQ, ils peuvent continuer en toute impunité de pousser leur agenda, et rien ne les ramènera au devant de la critique.

    • M. Lagacé, vous dites que «dans plusieurs cas (…), le CPQ a jugé que les journalistes et médias de Québecor avaient agi selon les règles de l’art.»
      Je n’ai pas lu le verbatim des décisions, mais se pourrait-il que le Conseil ait plutôt jugé que les agissements des journalistes de Quebecor ne méritaient pas un blâme? Ce qui est fort différent d’estimer qu’ils ont agi «selon les règles de l’art», le CPQ, on le sait, étant généralement très indulgent, très porté sur l’appréciation des circonstances atténuantes dans ses décisions.
      Maintenant que Quebecor ait choisi de boycotter le CPQ, dont la raison d’être fondamentale est de protéger le droit du public à une information honnête et complète, ne démontre qu’une seule chose, si besoin était d’en rajouter, à savoir que Quebecor s’en balance, du droit du public à l’information.

    • Finallement un organisme à pomper du cash et faire travailler quelques commisaires.
      Rien de plus.
      Si j’étais proprio d’un organe de presse, je me retirerais aussi.
      Pas que j’appie PKP, loin de là.

      Pour moi, ça ressemble au comité de déontologie de la police. Plaignez vous, mais n’attendez rien.

    • « J’ai fait l’objet de plaintes au Conseil de presse. » PL

      Au nombre de plaintes déposées, aucun blâme avec La Presse. C’est un indice de la compétence remarquable, de ses avocats.

      « TVA, le Journal de Montréal et le Journal de Québec a) ne finance plus le CPQ b) refuse de collaborer quand il fait l’objet de plaintes du public. Québecor Média a déjà déploré avoir fait l’objet de décisions injustes, pour motiver son boycott » PL

      C’est une très bonne décision. Je félicite les directeurs de Quebecor Média.

      CH

    • Quebecor doit s’être retiré du CPQ pour pouvoir faire son information-poubelle avec la conscience plus tranquille et ne pas avoir les décisions du CPQ dans les pattes…

      PKP se fout bien des façons de faire. Il se prend pour le roi.

    • “On serait plus « dur » avec Quebecor qu’avec d’autres médias”. C’est une perception, pas un fait. Peut-être que Quebecor dérape plus souvent que les autre médias. Je ne crois pas que le CPQ soit biaisé. Je me méfie toujours un peu de ceux qui jouent les vierges offensées. Quebecor qui se retire du CPQ, C’est comme quand les USA refusent de payer leur cote part à l’ONU, sous prétexte de partialité.

    • @christianhu “aucun blâme avec La Presse. C’est un indice de la compétence remarquable, de ses avocats”. Ça n’a rien à voir. “Je félicite les directeurs de Quebecor Média”. De se conduire comme des autocrates? Les barons de la presse doivent être surveillés et c’est le rôle du CPQ, lui-même composé de journalistes et de membres du public.

    • Le Père de Pierre Karl était un être très dur et critique. Peut-être est-ce la raison pourquoi Pierre Karl réagit tant devant la critique.

    • @denis825 17h54 Pierre Péladeau était dur en affaires mais respectait la démocratie et le journalisme: il finançait en bonne partie Le Devoir.

    • @elfabio: “PKP seprend pour le roi”. Vous avez tout faux. Il est le Roi.

    • À peu près tout ce que touche Québecor devrait être fermé tant qu’à moi.

    • @ Lukos De se conduire comme des autocrates? Les barons de la presse doivent être surveillés et c’est le rôle du CPQ, lui-même composé de journalistes et de membres du public.

      Vous dites n’importe quoi.

    • Vous en aviez à dire sur le sujet … Y aurait-il un peu d’amertume dans ce propos ?

    • @lebongout “Vous dites n’importe quoi”. Alors quelle est votre opinion, à vous?

    • Il faudrait que je sache si ce genre de conseil existe ailleurs et où. S’il en existe dans le ROC ou aux É-U, ce ne sont pas des organes bien influents, encore moins que le CPQ.

      Je suis plutôt à gauche politiquement, mais je dois dire que les journalistes disons, moins capitalistes et moins à droite, ne sont pas nécessairement toujours plus rigoureux. On en a vu plusieurs exemples au printemps dernier, lors du so called Printemps érable. Vous vous souvenez? C’était la révolution, tout le monde était dans la rue, à en croire certains. On connaît la suite et la fin du psychodrame collectif.

      Il y a trop de généralistes qui écrivent sur des sujets qu’ils ne fouillent pas assez, c’est éparpillé sans bon sens dans plusieurs cas.

      Je crois cependant que vous, Patrick, vous êtes sans cesse perfectionné. Vous avez une bonne introspection — ce n’est pas le cas de tous vos collègues.

    • Le mot le dit si bien: “Débats” ou “Blogues”… L’exercice auquel nous nous livrons tous n’est que le résultat d’un processus amorçé par différents journalistes nous aiguillant sur des sujets d’actualité. Un bon journaliste pose les questions que nous avons le devoir de disséquer et de digérer. Un bon journaliste propose et un bon lecteur dispose. Seuls les journalistes proposant des solutions devraient être blâmés. Une opinion oui, une explication, oui, une solution, non. Voilà la limite à ne pas franchir. Lorsque le journaliste déborde il se transforme en politicien, mais sans en avoir la responsabilité, ce qui en soi aboutit à un manque de confiance du lecteur…

    • Les journalistes ne sont pas sanctionnés parce qu’ils exercent un métier et ne pratiquent pas une profession. N’importe qui, sans qualification aucune, peut devenir journaliste. En contrepartie, les professionnels que sont les avocats, médecins, architectes, par exemple, doivent faire des études avancés, réussir des examens d’entrée et appartenir à un ordre professionnel. Même les ouvriers qui exercent des métiers reconnus, tels les électriciens et les plombiers sont astreints à des conditions similaires.

      Mais, rien de tel pour les journalistes. Il suffit qu’ils écrivent quelque chose et publient sur un support quelconque pour se coiffer du titre de journaliste. Autrement dit, n’importe quel quidam peut se proclamer journaliste.

    • “On peut s’étonner qu’un métier qui se targue d’être un rouage important d’une démocratie en santé ne soit pas encadré par un ordre professionnel”. Il n’y a pas de corporation professionnelle des journalistes parce que ce n’est pas une profession qui répond à des critères facilement identifiables; comme un diplôme précis, par exemple.

    • Un exemple comme ça… Le Ournal de Mourial s’indigne que des ministres péquistes envoient leurs enfants à l’école privée. Or, on ne se demande même pas dans l’article si des députés (ou des ex-ministres) libéraux envoient leurs enfants à l’école privée. Ce n’est pas du journalisme, c’est de la job de bras. Et Richard Martineau qui en peinture une couche aveugle, en se répandant encore en diarrhée démagogique. Décevant de voir l’excellent blogueur et journaliste que vous êtes, cher Lagacé, de vous voir encore lui servir de carpette, aussi timidement soit-il.

    • Ce qui défrise la susceptibilité de quelqu’un ne correspond pas nécessairement à l’interprétation qu’en fera une autre personne.

      En ce qui me concerne, ce qui me pompe l’air, c’est de lire des crisettes de journalistes qui se servent de leur tribune pour s’envoyer sur les roses entre eux. Il me semble que le téléphone et les courriels en privé existent. Pourquoi s’étaler en publique ?

    • N’oublions pas non plus qu’il n’y a pas si longtemps, le métier de journaliste était réservé à une certaine élite de dieux intouchables. Une lettre d’opinion qui paraissait dans un journal était la consécration pour le commun des mortels.

      Avec l’ère des blogues et d’Internet, la preuve est faite que des gens brillants, sans études journalistique, peuvent être aussi intéressants que des journalistes confirmés. Sans se faire payer en plus. Et ils sont légions.

      Donc le privilège de s’exprimer est devenu accessible à tous. Ce qui fait une concurence qui n’existait pas auparavant.

      Même les journaux sont à la recherche de scoops provenant de M. ou Mme Tout le monde alors que naguère, c’était le travail des journalistes.

    • Je suis absolument d’accord avec Quebecor pour son refus de reconnaître le CPQ.
      On vit à l’ère du chialage et des plaintes disproportionnées pour un pet de travers.

      Une ère de délation pour tout.

      Je pense que c’est aux propriétaires des médias de gérer leurs employés et leurs dérives, si des jpurnalistes abusent de leur tribune. Ce serait bien plus simple. À l’interne.

      Cependant, facile pour les journalistes qui écrivent de changer leurs textes alors que les journalistes qui parlent en onde sont plus sanctionnés et condamnés. Ce n’est pas logique.

    • Le CPQ défend le droit à l information. Quebecor se retire de cette organisme moyen pour faire pression sur elle, de l instrumentalisme , de la banaliser….hypothèse que j aimerais défendre est que Quebecor fait de moins en moins de l information mais de la chronique. Dans le dossier de l amphithéâtre et de sa futur équipe donne un malaise avec sa convergence entre TVA et les journaux…

      Si tu analyse un cas comme votre ami Martineau cache cette convergence d une information spectacle que vous nommer hyperbole satyrique….l information peut de journaliste la défendre aujourd’hui hui ?

    • Tous les petits remparts qui peuvent encadrer, un tant soit peu, leur pollution médiatique, la droite n’en veut pas. C’est la même chose avec le CRTC.

      Libaaaaarté!

    • @ Zdax
      «Je suis absolument d’accord avec Quebecor pour son refus de reconnaître le CPQ.
      On vit à l’ère du chialage et des plaintes disproportionnées pour un pet de travers.»

      Pour affirmer ce que vous dites, soit vous n’avez pas lu le texte de Lagacé, soit vous n’avez aucune idée du fonctionnement du CPQ. S’il y a bien une chose qu’on reconnait au CPQ, c’est le sérieux de sa démarche et en ce sens, les plaintes futiles n’y font pas long feu. Et on ne se plaint pas au CPQ comme on écrit un statut sur Facebook, franchement…

    • Le problème avec les médias style Québecor, c’est que la rentabilité passe par de bonnes cotes d’écoute qui elles requièrent du sensationnalisme, la mise en scène autour de la bête noire, du divertissement et des propos qui plaisent à la clientèle cible. Dès qu’on met en évidence les motivations, les comportements se comprennent davantage. Ceci explique en partie les propos tenus par des animateurs genre Martineau, Duhaime, etc
      Avec le printemps érable, j’ai perdu confiance dans les médias télévisés RC, RDI, TVA et LCN pour avoir une information juste et non partisane.

    • Les grands médias devront un jour ou l’autre se mettre au même diapason de la population qui demande une information moins biaisée par le corporatisme. Beaucoup de gens comme moi se tourne vers le web pour faire leur propre tri d’informations afin d’avoir l’heure juste. Aux USA, les mainstream media comme CNN, FOX, NBC, CBS perdent de la crédibilité et d’écoute année après année !

    • Un des problemes majeurs du conseil de presse est aue ce sont des gens qui ont rien a faire qui y ecrivent souvent. Regardez juste en ce moment,la charge contre radio X dans le but des exterminer. J ecoute regulierement radio X comme Radio-Canada et TVA et je trouve que c est 2 poids 2 mesures souvent. On a blamé Martineau mais a t on blamé Gabrielle Duchaines d avoir pratiquement donné l adresse de Richard Martineau et provoqué une manifestation devant sa maison.

      Quebecor et sa troupes sont loin d etre parfait mais ils ont raison d emettre des reticences sur la partialité du conseil de Presse

    • Quand quelqu’un est coupable d’un délit, la première réaction est de mettre lâchement et malhonnêtemnt le doute sur celui qui a rendu la décision. Qwebecor et ses ouailles polémistes sont de cette race. Le groube qwebecor veut garder la libââââââârté de dire n’importe quoi, se limiter à la démagogie simplette et se spécialiser dans la propagation de leurs préjugés crasseux. Le FOX du Québec, quoi. Pitoyable…

      Sylvain Pelletier

    • M.Lagacé,
      C’est tout à votre honneur de jouer «fair play» dans un contexte aussi légalement «nébuleux» ‘’because’’ la complexité de la liberté de presse….
      Ceci étant dit, j’aimerais ajouter ceci : Martineau, comme c’est souvent le cas quand quelqu’un occupe beaucoup de place sur la scène publique, a perdu le nord et toute cette subtilité analytique de l’époque où, avec M.F. Bazzo, il «tatillait» nos neurones sur les ondes matinales de la radio de RC……
      Je ne parle pas dans son dos car je lui ai personnellement fait part de mon opinion à l’effet qu’il est devenu pour moi une sorte de Doc Mailloux de l’info.: un provocateur superficiel…avec une morale élastique, qui souffle le chaud et le froid.
      Tout comme j’ai fait connaître mon opinion à Éric Duhaime, ce faux clone (clown) de «Jeff Fillion.
      En terminant, le CDP devrait se garder une petite gêne vis-à-vis ses critiques envers Québecor, considérant la composition des membres du CDP :
      - le Juge Gomery (un opiniâtre partisan fédéraliste ), La Presse (Gesca), Astral et The Gazette.
      Est-ce par coïncidence que ce cher M.Pratte, après avoir vanté les mérites du «deal» Bell-Astral, inonde votre journal de critiques à l’égard du CRTC qui a refusé ledit «deal» Bell-Astral ?
      M.Pratte serait-il sujet à une plainte auprès du CDP considérant le copinage Desmarais+Philippe De Gaspé Beaubien+André Bureau+Astral ?
      M.Pratte a-t-il déchiré sa chemise quand le CRTC a refusé à Québécor l’achat des actifs radiophoniques d’Astral il y a quelques années ?
      Oh que non: silence radio…
      Robert Alarie

    • Je ne suis pas journaliste, je ne connais pas la réalité du terrain pour eux, mais la création d’un ordre professionnel qui aurait un droit de blame et de sanctions serait t-il bénéfique pour le public et la population en générale. D’un coté, ca donne beaucoup de pouvoir a l’ordre mais d’un autre, ca metterait les freins a toutes les machines de propagandes. Si j’étais journaliste, j’aimerai dire a mon boss qui me force a présenter des nouvelles d’une certaine facon ou d’un certain point de vue que je risque l’expultion de mon ordre si je ne fais pas les choses dans les regles de l’art. Pat, peux tu nous faire une liste des pour et des contres d’une telle mesure?

    • @JAY PEE

      Martineau a été pointé du doigt parce qu’il colporte des faussetés et incite à la haine. à ce que je sache, L,adresse donné par Duchaine relevait de la vérité et des faits et non de fabulations polémistes et démagogiques. Nuance…

    • @souverain “la composition des membres du CDP :
      - le Juge Gomery (un opiniâtre partisan fédéraliste ), La Presse (Gesca), Astral et The Gazette”. Gomery a parfaitement le droit d’être fédéraliste et il n’en est pas moins intègre et intelligent pour autant. Et ce sont des journalistes qui officient au CPQ, pas les propriétaires de médias.

    • @syl20_65 “L,adresse donné par Duchaine relevait de la vérité et des faits”. C’était quand même un coup sale.

    • À souverain 12h58

      ===

      Je seconde votre opinion.

      Jean Émard

    • Plus j’analyse le discours des médias de masse, plus j’y décèle un travail de destruction systématique du principe qui aurait dû être à la base de notre société: “Aimez-vous les uns les autres”.
      Les ‘reality shows’ dégradants, le sensationalisme à tout crin, la valorisation du pulsionnel et le narcissisme ambiant, dans un contexte économique hyper-compétitif finissent par engendrer une aversion profonde pour toute forme de modération et de remise en question. Tout ça contribue entres autres choses à générer des Matricules 728.

    • @lukos 19 octobre 2012-17h51
      «Et ce sont des journalistes qui officient au CPQ, pas les propriétaires de médias.»
      Ho là mon ami, vous faites de le recherche sélective pour vous donner raison ?
      Les membres du CA sont composés d’ENTREPRISES dont La presse, Astral et The gazette (entre autres) et de journalistes…
      Qui croyez-vous sont remplacés le plus souvent, les entreprises ou les journalistes ?
      En ce qui concerne le Juge Gomery , m’est d’avis que tout intègre et intelligent qu’il soit, je serais étonné qu’il aurait été choisi s’il eut été un opiniâtre et fervent souverainiste…
      Qu’en pensez-vous ?
      Puisque vous semblez m’accuser d’être «biaisé» dans mes propos, pourquoi êtes-vous demeuré silencieux en ce qui a trait à mes remarques concernant les interventions de Monsieur Pratte faisant la promotion du «mariage» Bell+Astral ?
      Seriez-vous un fédéraliste (c’est parfaitement votre droit) qui évite de trop se faire voir ? (ce qui est moins honorable quand on cache nos convictions politiques…)…
      Robert Alarie

    • Réponse à vincent_b

      @ Zdax
      «Je suis absolument d’accord avec Quebecor pour son refus de reconnaître le CPQ.
      On vit à l’ère du chialage et des plaintes disproportionnées pour un pet de travers.»

      Pour affirmer ce que vous dites, soit vous n’avez pas lu le texte de Lagacé, soit vous n’avez aucune idée du fonctionnement du CPQ. S’il y a bien une chose qu’on reconnait au CPQ, c’est le sérieux de sa démarche et en ce sens, les plaintes futiles n’y font pas long feu. Et on ne se plaint pas au CPQ comme on écrit un statut sur Facebook, franchement…

      Je n’affirme rien, j’écris simplement mon opinion. Vous savez, argumenter, échanger en relativisant ?

      Le CPQ ne m’allume pas et je n’adhère pas au “sérieux” de sa démarche.
      La police des journalistes.

      Moi j’aime bien les gens passionnés qui s’emportent à l’occasion. Ils me font réfléchir.
      Richard Martineau et Lise Ravary sont mes préférés. Ils sont mon péché mignon ;-)

    • Combien de gens, dans leurs chaumières, ont une opinion différente de celle, politiquement correcte, qu’ils véhiculent au travail ou devant l’entourage ?

      J’y vois de l’hypocrisie collective, de la peur.

      Alors je préfère lire des gens humains et imparfaits à contre courant.
      Parce que ça prend du courage de sortir du lot asceptisé.

      Cela ne veut pas dire pour autant que je cautionne la méchanceté gratuite, le racisme et les attaques personnelles. Loin de là, mon analyse. Je dis juste que pour faire évoluer la société, ça prend des grandes gueules qui s’insurgent contre la léthargie ambiante.

    • Si j’avais à définir la ligne de pensée du Journal de Québec/Montréal à partir de ses grands titres et de ses chroniqueurs les plus virulents, j’y vois, au-delà du détestable clivage gauche/droite, un climat d’hostilité montante opposant ruraux contre urbains, contre banlieusards, contre jeunes, contre boomers, contre artistes, contre cols bleus, contre immigrés, contre anglos, contre francos, contre religieux, contre laïcs, contre riche, contre pauvre…
      Et méfiez-vous de votre voisin parce qu’il pourrait être pédophile, du jeune noir qui vient poser un système d’alarme chez vous qui pourrait être membre d’un gang de rue, du musulman chauffeur de taxi qui a forcément un agenda politique caché. Bref, c’est un gros travail de destruction systématique du tissu social. Vendre du papier et du temps d’antenne pour conforter le public dans ses préjugés les plus détestables et parfois même, attiser sa haine.

    • @Zdax : contre le chialage ? C’est parce que tout le monde est contre le chialage que la corruption existe dans la construction entre autres. Dans les journaux il y a eu des cas patents de mensonge ou d’exagération depuis toujours. Selon vous laisser faire sera un mieux ? Eh ben… Une paire de lunettes roses avec ça ?

      @M. Lagacé : Je ne connais pas tous les rouages mais si je saisis bien le CPQ est un organisme formé et payé par les médias pour juger du travail des journalistes. En clair le JdM n’a jamais reçu de plainte, seulement ses journalistes.
      En effet nous sommes loin de la corporation professionnelle.

      Il y a des vices de base dans le CPQ. Que des journalistes y siègent n’y change rien, ce truc porte à faux. D’abord l’obligation de publier est hautement farfelue puisqu’elle peut se faire en bas de page paire si vous voyez ce que je veux dire, là où les yeux ne se portent pas.

      Ensuite la formulation des remontrances est forcément censurée, non par les gens mais par la structure-même du CPQ. Ça ressemble à l’Église Catholique où les sermons sont faits par des gens sans famille, sans obligation et sans vie avec le résultat de formules ampoulées, onctueuses et vides de sens.

      J’aime bien la Jésuitique discursive quand je puis en rire mais là la farce fait long feu, non ?

      Dans ces termes j’en viens à souhaiter la mort du CPQ. Pour l’instant cet organisme semble servir d’écran au fait qu’il n’existe pas, sinon un organisme professionnel, au moins un Conseil des Journalistes du Québec, formé et payé par les journalistes et non par les employeurs. Ceux-ci ont beau jeu de conserver cette institution fade et gentillette pour ainsi ne jamais avoir à rendre de compte directement.

      Entre autres le choix éditorial ne peut en aucun cas être remis en question par le CPQ. C’est grave, non ?

      On dirait bien que le CPQ est calqué sur son homonyme, celui du Patronat. C’est pas précisément une garantie de liberté d’expression je dirais.

      Quant à Québécor, faut pas mélanger les genres. PKP a décidé depuis longtemps que le journalisme n’existe pas, seulement le sensationnalisme. Il fera de la nouvelle si ça vend et sinon de la vieille, comme d’habitude. Sans parler de la “convergence”, ce serpent qui se mord la queue, il arrive aussi que les opinions de PKP passent directement dans les lignes de ses rédacteurs sans nuance. Plus ennuyant que ça…

      Sinon les JdM, JdQ et autres Lundi ou Écho ne sont pas des journaux, ce sont des scrap-book de famille où chaque page apporte son lot de ragots. Aucun intérêt.
      Au risque de vous déplaire, Martineau doit s’y sentir fort bien merci. Au passage je ne reste pas à Outremont.

      Tous les organismes professionnels deviennent rapidement corporatistes, fermés et voués à la protection de leurs membres, avec tout de même la qualité de la franchise, ce qui n’est pas le cas du CPQ selon votre mot. Pas très sain tout ça. le journalistes se seraient-ils faits rouler dans la farine, mmmmmmhhh ?

    • @scories
      Comme vous avez raison dans cette description de ces deux choux gras je ne peut que vous appuyer.
      Gilles Ménard

    • @scories
      Vous avez commis un résumé précis et magistral du phénomène Québécor.
      Cet empire corrompt et dévalorise tout ce qu’il touche, sauf le darwinisme socio-économique.

    • Pour ce qui est de TVA, le journal de MTL, LCN et le journal gratuit de 24 h, un seul mot peut les résumer : «cheap». Ils prennent les lecteurs et les auditeurs pour des faibles de quotient intellectuel. Il n’y a qu’à regarder les «front page» du journal de PKP, pour saisir tout le sensationnalisme et l’insignifiance de leur meilleure nouvelle du jour. À un moment donné, j’ai vu comme page titre de JdM; Mariage au camping ! avec la photo des 2 mariés. Que c’est intéressant, comme ça donne le goût de l’acheter et de lire cet article. Le 24 h n’arrive pas à la cheville du journal Métro. C’est clair que ce n’est que du repiquage de nouvelle de la Presse Canadienne, il y a très peu de journaliste, ce n’est que pour vendre de la publicité. Le Devoir est le meilleur journal écrit, vient ensuite La Presse. Et Radio Canada est bien supérieur à TVA.

    • La couverture médiatique de l’actualité politique changent radicalement depuis quelques années au Québec. Une partie importante et croissante de journalistes couvrent l’actualité politique d’une manière partisane, avec des demi-vérités, démagogie et sophisme. Cela nuit, à la profession et à la réputation des journalistes. Cela cause des dommages importants à notre démocratie. Le conseil de presse bien qu’imparfait est un rempart utile et essentiel pour nos journaliste. Une occasion de s’auto-discipliner.

      Mais il y a un point important, qui dépasse le mandat du conseil de presse et sur lequel, toute la grande communauté journalistique devrait réfléchir. Quel type de démocratie que l’on veut au Québec ? Est-ce une démocratie qui sera contrôlée par les influences partisanes et puissantes des médias ou une démocratie qui agira par des informations les plus complètes et impartiales possibles ? Utopie ? Peut-être.

      Mais après tout, on influence beaucoup plus les résultats d’une élection, par le contrôle des médias, qu’avec des affiches sur les poteaux. Mais malheureusement, il y a de grands seigneurs du 4ième pouvoir au Québec, qui le savent et s’en servent abondamment et sans retenue.

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