Patrick Lagacé

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  • Patrick Lagacé

    Patrick Lagacé aime le journalisme : « Cette profession permet de vivre des aventures et d'être payé pour le faire », dit-il.
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    Mardi 4 septembre 2012 | Mise en ligne à 0h26 | Commenter Commentaires (22)

    Cinq semaines de campagne électorale: je vide mes calepins de notes…

    VOTE QC 2012 1/2 from SonsofManual on Vimeo.

    IDENTITÉ — Mon plus gros malaise de la campagne: ce projet de loi sur la citoyenneté, dont on n’avait pas entendu parler depuis 2007. Le PQ se propose de le sortir des boules à mites, une fois élu.

    Le PQ a sorti ce lapin de son chapeau, en campagne : si quelqu’un veut être élu, au Québec, à n’importe quel poste, il devra parler français. Il y aura des tests, et tout et tout. Puis, devant le tollé, Mme Marois y est allée d’une précision: non, non, pas les Anglos ! Juste les immigrants. Comme si les immigrants, en débarquant ici, mouraient d’envie de se faire élire sans parler français, juste pour nous embêter…

    Le malaise vient d’une évidence: c’est Bushesque, comme idée. Il s’agit d’une frappe préventive sur l’hypothétique non-Franco qui oserait se présenter comme échevin ou comme conseiller scolaire ou comme député. Une frappe préventive parce qu’il n’y a pas, dans le Québec de 2012, de grand problème d’élus incapables de parler et de comprendre le français. Y a-t-il des élus incapables de parler français avec l’indigène ? Probablement. Si on se force, on va en trouver. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a pas de masse critique d’élus incapables de parler français, masse critique qui justifierait une loi. Ce foutu projet de loi est une solution en quête d’un problème.

    Ce projet de loi sur l’identité est une conséquence directe de l’expérience de mort imminente vécue par le PQ lors du scrutin de 2007. Dévancé par l’ADQ sur le terrain des dérives identitaires post-Hérouxville, le PQ s’est retrouvé dans la niche du-deuxième-groupe-d’opposition. Il s’est dit : « Pu jamais ». Ça donne ce genre de niaiserie, des gadgets électoraux qui sont autant de pièges à ours.

    Historiquement, le PQ n’a jamais vraiment eu besoin de faire des niaiseries de ce genre pour que la presse anglophone d’ici et d’ailleurs dessine ses membres avec des chemises brunes. Mais avec ce genre de gadget, on dirait des fois qu’il court après.

    FREED ET RAVARY, SUR L’IDENTITÉ — Sur le PQ et sa « défense » de l’identité québécoise, deux textes intéressants à vous suggérer. Celui de Lise Ravary et celui de Josh Freed.

    LE DGEQ ET LES T-SHIRTS — C’est la nouvelle la plus débile de la dernière semaine de la campagne. Le DGEQ a demandé à un vendeur de t-shirts de ne plus vendre de gaminets à saveur politique, l’un raillant Jean Charest et l’autre raillant on ne sait trop quoi.

    Le même DGEQ qui voit Québec solidaire débusquer à sa place des crosses grosses comme le nez au milieu du visage ?

    Le même DGEQ qui trouve le moyen d’égarer le bulletin de vote de Québécois désireux de voter à l’étranger, comme Léa Clermont-Dion ?

    Oui, ce DGEQ-là.

    TROIS JOURS AVEC CHAREST —
    En fin de campagne, j’ai passé trois jours dans la caravane du PLQ, à épier son chef Jean Charest de Montréal à Shawinigan en passant par La Baie, Chandler et Cap-aux-Meules, aux Îles de la Madeleine.

    Demain, 5 septembre, ce voyage servira d’inspiration pour une chronique-bilan sur la campagne de Jean Charest.

    J’ai eu l’occasion, à quelques reprises, de lui poser des questions, lors de ses points de presse. C’est une expérience extrêmement frustrante.

    M. Charest, tout simplement, ne répond pas aux questions. Il les entend. Il les écoute. Il semble même y répondre.

    Mais il n’y répond pas. Les mots qui sortent de sa bouche sont, en fait, une ruse. La question d’un journaliste sur le sujet A n’est qu’un tremplin, pour le premier ministre, pour aller fesser sur l’adversaire M ou L. Et répéter que voter PQ, c’est voter pour le chaos référendaire ; que voter CAQ, c’est voter pour le chaos référendaire.

    L’esquive est une discipline politique vieille qui doit bien remonter aux Grecs qui s’obstinaient dans la Cité, je sais bien. Mais Jean Charest est probablement le champion mondial de la discipline. Un journaliste, qui suit les activités de l’Assemblée nationale, m’a rappelé les mots d’un collègue, au sujet du PM : « Essayer de l’attraper, c’est comme essayer d’attraper une truite qui a trempé dans le K-Y. »

    Vous savez pourquoi il fait ça, j’imagine ? Vous savez pourquoi ils essaient tous de faire ça ?

    Pour ne pas diluer le message.

    Exemple: disons qu’un journaliste fouineux voudrait savoir ce que le candidat regrette, politiquement, depuis qu’il est aux commandes de son parti. Genre, trois regrets. Juste ça: trois regrets, c’est impossible, Monsieur/Madame, que vous n’en ayez pas…

    La personne à qui on pose cette questions étant capable de raisonnement, il est certain à 100% qu’elle éprouve des regrets qu’elle est capable de vous en donner trois.

    Le chef indiscipliné ou maladroit vous satisfera peut-être avec une réponse, même partielle. Mais le chef discipliné — et Jean Charest est un chef ultra-discipliné — ne le fera pas. Jean Charest répond à cette question : « Nous sommes en campagne, et les Québécois jugeront. » Ça ne veut rien dire, bien sûr. Les Québécois ne peuvent pas décider à la place de Jean Charest quels sont ses trois Charest: ils ne sont pas Jean Charest.

    Donc, pas de réponse. Et, surtout: pas de nouvelle.

    Si Jean Charest, sous ce chapiteau battu par le vent à Saint-Sévère, dans un vignoble de la Mauricie, avait émis trois regrets, il aurait fait preuve de candeur, montré son côté humain et satisfait le journaliste. Mais ce jour-là, ses trois regrets auraient aussi fait la manchette partout, faisant de l’ombre aux trois mots qu’il martèle sans relâche. Son message.

    Emploi. Stabilité. PQ=Référendum.

    Le chef discipliné reste collé sur son message.

    Le message du PLQ : Emploi. Stabilité. PQ=Référendum.

    Répétez au prochain point de presse.

    Et à celui d’après.

    TROIS JOURS AVEC CHAREST, II — En fait, la seule façon d’obtenir une réponse qui ait un semblant de rapport avec votre question est de faire preuve d’un peu d’impolitesse et de l’interrompre, pour le ramener dans le droit de chemin.

    J’ai fait ça, à Saint-Sévère. C’était au lendemain de l’appui de plusieurs artistes à Pauline Marois. J’ai demandé à M. Charest pourquoi, lui, il ne recevait jamais d’accolade chaleureuse d’artistes connus sur une scène, devant des militants en délire. J’ai interrompu M. Charest au début de sa réponse pleine de généralités dix fois entendues, en lui disant : « Je savais que vous alliez me dire ça ! »

    Il a dit merci et il a pris une question à l’autre micro, d’un autre journaliste.

    Je n’ai pas eu de réponse.

    TROIS JOURS AVEC CHAREST, III — Le plus loin que Jean Charest soit allé, dans l’introspection, c’est quand je lui ai demandé de m’expliquer comment il a réagi, le jour où il a appris que plusieurs membres de l’exécutif du PLQ dans Lafontaine, comté de Tony Tomassi, avaient reçu des places subventionnées en garderie de la part du ministère dirigé à l’époque par M. Tomassi.

    M. Charest a concédé avoir eu des « questionnements », avant de dire que rien ne permettait de faire un lien entre les dons au PLQ et l’attribution de ces places subventionnées.

    BARRETTE — Oh boy ! Par où commencer, en parlant de celui qui veut devenir le premier ministre caquiste de la Santé de l’Histoire ?

    Par son hyperactivité énervante sur Twitter, où il SÉVIT EN MAJUSCULES, sans l’humour ponctuel de son chef ?

    Par cette promesse surréaliste de régler la pénurie de médecins de famille en un an ?

    Par sa propension à traiter en imbécile fini quiconque ose a) apporter une nuance à ses propos b) douter même modérément de ses certitudes c) le contredire ?

    Par la fascination que quelques-uns d’entre nous avons eu à le regarder aller, depuis le début de cette campagne, comme si on regardait un crash d’avion au ralenti ?

    En fait, je n’ai que deux choses à dire sur le Dr Barrette, candidat de la CAQ depuis cinq semaines.

    Un, j’espère vraiment qu’il deviendra un jour ministre de la Santé. C’est dix, douze chroniques garanties par année, pour le membre du commentariat que je suis. Ce sera aussi divertissant que peut l’être Marc Bellemare, mais une sorte de Marc Bellemare avec un ego dopé au Red Bull…

    Deux, du haut de ses certitudes, Gaétan Barrette a oublié qu’il doit se faire élire dans Terrebonne.

    Paraît que c’est pas fait.

    COUPLE ATYPIQUE — Il y a quelques sujets que je devais faire en chronique, pour lesquels j’ai manqué de temps. Mes excuses les plus plates à ceux qui s’attendaient à se retrouver dans une histoire électorale publiée sous ma plume dans La Presse, en vain.

    Parmi ces sujets : Pier-Philippe Allard, qui m’a écrit d’Hochelaga-Maisonneuve : « Elle est hôtesse de l’air (de Drummondville), je suis vendeur de condo pour un développeur immobilier (du Plateau) et nous militons pour Québec Solidaire dans Hochelaga Maisonneuve. C’est sur qu’on ne cadre pas avec les clichés de l’archétype solidaire, mais l’organisation de compter nous a accueillis à bras ouverts.» Titre de son message : Couple atypique.

    You bet ! Un développeur immobilier. Qui veut faire élire un candidat de Québec solidaire !

    J’imagine M. Allard, depuis son message, posant des pancartes d’Alexandre Leduc tout en réfléchissant au fascinant marché des condos de 798 pieds carrés à 450 000$ là-bas, juste en haut de la rue Sherbrooke…

    Ce sera pour une autre fois, Pier-Philippe Allard et Lily Lampron.

    DUCHESNEAU — Je fais un mea culpa, prouvant une fois de plus mon infinie faillibilité. Non, Jacques Duchesneau n’a pas eu sur cette campagne l’effet qu’eut, en son temps, Lucien Bouchard sur le dernier référendum.

    Le candidat caquiste, futur vice-premier ministre si la CAQ forme le gouvernement, a donné un vernis de crédibilité instantanée à la campagne caquiste, quand il s’est déclaré candidat, peu après le déclenchement.

    Après avoir dit qu’il nommerait des ministres (ce que François Legault a dû corriger), le candidat Duchesneau a lancé cette bombe en direct chez Paul Arcand: des ministres libéraux ont séjourné sur le yacht de Tony Accurso.

    Qui ? Quand ? Comment ?

    L’ex-chef de police ne le dit pas.

    C’était irresponsable: quand on lance une bombe semblable, on donne des noms et des preuves.

    Le pire ? M. Duchesneau n’a pas besoin de faire ces effets de toge pour convaincre le public que la grande famille libérale a eu des liaisons dangereuses dans le passé. Ce Jell-O-là est pris, dans l’imaginaire public.

    Et: quand on est Jacques Duchesneau, on reste à la hauteur des attentes que le public place en nous.

    Bref, une ou deux semaines de plus, et le vernis de crédibilité que M. Duchesneau a badigeonné sur le navire caquiste aurait commencé à craquer.

    CETTE VIDÉO ME FAIT PENSER À LA CAMPAGNE DE MME MAROIS — Si la tendance se maintient, Mme Marois deviendra la première premier ministre de l’Histoire. Avec un pourcentage des voix inférieur à celui de sa défaite de 2008.

    N’empêche, sa campagne de cafouillages, de débats ratés et de revirements me fait penser à cette vidéo (via @acoyne) d’un golfeur incapable de la mettre dedans :

    Dans les deux cas, difficile à regarder.

    AUSSANT — Jean-Martin Aussant sera-t-il élu, ce soir, dans Nicolet-Bécancour, sous la bannière d’Option nationale ? Trop serré pour que je me risque à une prédiction.

    Ce qui est sûr: le Québec bénéficierait du discours de Aussant à l’Assemblée nationale. La raison, avant l’émotion. Les chiffres, avant les sparages. La gauche, sans le gna-gna de la gauche.

    OLIVIER GRONDIN… — … Est un électeur. Il ne votera pas, si j’en juge par la montée de lait qu’il m’a envoyée au sujet de l’évangélisation visant l’urgence de voter. Extrait :

    Le fait qu’on vote ne fait que nous donner le choix sur le magister populi qui nous dicte ses visions pendant 4 ans. La preuve? Essayer pour le fun de faire crisser un premier ministre dehors, essayer de le forcer à démissionner parce qu’il ne respecte pas ses promesses et les mandats que la population lui a donnés.

    Dans tous nos débats stériles, nous sacrifions le factuel et l’informatif sur l’autel de l’impression et de l’instantané, la seule proposition qui ressemble à un début de démocratie est présentée comme une avenue ridicule et extrémiste. (Oui, je parle du R.I.P.)

    INDÉCISE — Genofeva Buchbinder m’écrit : « Hier je suis sortie pour aller voter par anticipation. Mais à peine entrée au bureau de scrutin situé dans l’ancien local du Géant des aubaines de Sept-Îles, j’ai rebroussé chemin. Je ne savais juste pas pour qui voter… »

    C’est pour vous, Madame, que Jean Charest répète ce petit numéro d’humoriste, dans plusieurs de ses discours, où il imite un électeur, avec son crayon et son bulletin de vote, qui hésite, hésite, hésite, dans l’urne…

    Je vous laisse deviner pour qui l’électeur imité par le chef libéral finit par voter. Pour le parti de l’emploi/stabilité/économie….

    18% des électeurs seraient indécis.

    FIN DE RÈGNE ? — Lundi, 20h, quelque part dans Rosemont. De la terrasse où je soupe, on peut entendre pas très loin le tintamarre des casseroles. Les tapeurs de casseroles ne sont pas aussi nombreux et bruyants qu’ils pouvaient l’être au printemps, en cette fin d’été. Mais ce soir, veille de la 40e élection générale québécoise, l’écho des casseroles revêt une symbolique particulière.

    Un gars chante, en s’accompagnant à la Lagostina, Libérez-nous des libéraux, de Loco Locass. Et peut-être que les libéraux sont sur le point de libérer le plancher. Mais après cinq semaines à écouter et à lire des Québécois disserter sur les élections, je ne suis pas sûr que ce soit à cause d’un dossier en particulier, comme la gestion de toutes ces histoires de collusion/corruption, par exemple. Peut-être que la déroute appréhendée du PLQ se résume à un mot, ce mot qui finit par plomber tout gouvernement aux affaires pendant neuf ans, malgré tout ses efforts, malgré ses qualités et celle de ses adversaires, finalement : l’usure.


    • La loi sur la citoyenneté met en relief deux conceptions différentes de la place des anglophones et allophones au Québec : exclusive ou inclusive.

      J’en ai marre d’entendre parler des «Anglais». Il y en a de moins en moins, de 1. De 2, ce sont des Québécois. De 3, la fermeture sur le monde est une recette perdante. Nous partageons des ancêtres, des villages, toutes sortes de choses avec eux.

      L’interdiction du cégep anglais aux francophones est une niaiserie pour plaire aux bluenecks. Les gens déterminés à «perdre leur français» vont le perdre de toute façon, ici ou ailleurs. Pour les autres c’est leur enlever la chance d’apprendre une des langues les plus parlées dans le monde.

      Je suis royalement tannée des niaiseries nationaleuses et racistes. Goodbye PQ. Vive QS.

    • Vous êtes déchaîné, M. Lagacé!
      Peu importe l’issue, cette élection sera du bonbon, non?

    • Moi je vote pour Gilles Mercier, il se présente pour Remax.

    • Duchesneau : Ce qu’on oublie de lui, ce sont ses fiascos. Il est certes fort en gueule, mais n’oublions pas : (1) son projet chéri de police communautaire à Montréal a été un flop monumental. (2) Duchesneau a été congédié de son poste au fédéral par le sous-ministre Louis Ranger. (3) Il a été congédié de son pote par le gouvernement du Québec. Chaque fois qu’il ouvre la bouche, Duchesneau se mérite son sobriquet d’Elliot Mess. Si j’étai sLibéral ou péquiste, je souhaiterais à M. Legaul de faire élire MM Duchesneau et Barrette, avec MN. Bellemare en prime.

      Distes : si le P.Q. est élu, Scott Gomez va-t-il réclamer un échange ?

    • Celui qui aura à faire un bilan de ses erreurs demain, c’est sans aucun doute monsieur L’Égo gonflé à l’hélium. Selon toutes les probabilités, la CAQ ne fera élire qu’au plus 26 députés (15 sûrs avec d’importantes avances, 11 luttes à 2 avec moins de 5% d’avance, certains comptent aussi les 5-7% d’avance dans les luttes serrées, ça en ferait peut-être une 30aine si la CAQ les gagnait tous). Et, effectivement, la victoire du Dr. Barrette dans Terrebonne est loin d’être assurée. Too Close to Call le met même perdant. C’est trop vite nommer des ministres au début de la campagne. Ils doivent d’abord être élus. Et Legault aussi, tant qu’à faire. Moins de 6% d’avance sur sa rivale péquiste, rien n’est gagné.
      Mais ces leçons-là, il ne les tirera pas, parce qu’il est trop arrogant.
      Pauline Marois n’a pas fait la meilleure des campagnes, loin de là, et c’est vrai qu’elle a fait de nombreuses erreurs. Mais elle a aussi une bonne équipe et elle n’est pas assez folle pour déclancher un référendum avec 28% d’appui à la souveraineté, ni pour s’organiser pour que les RIP la forcent à le faire, l’épouvantail référendaire est donc un argument nul (le seul plus nul, peut-être, est la menace que l’élection du PQ fera peser sur le retour des Nordiques, selon Charest – Hou Hou! Le PQ est 3e dans la région de Québec! Ils ne voteront pas PQ de toute manière, sauf dans Taschereau, et eux, ils le feront pareil!)

    • Il n’ y a pas que l’usure qui aura eu la peau de John James Charet mais plutôt la cupabilité de beaucoup de citoyens francophones qui sont restés à la maison la journée du scrutin lors des dernières élections provinciales . Un niveau de participation si faible ne pouvait que favoriser la réélection de la mafia libérale car la base électorale anglophone et allophone du PLQ votent en masse pour le Canada en votant pour le PLQ depuis des décennies !

      Concernant la campagne électorale et la performance des chefs des trois partis d’importance Pauline Marois n’ est pas la seule a s’ être enfargée dans les fleurs du tapis a quelques occasions . François Legault , le père du bilan économique très positif d’ un Québec Souverain , s’ est transformé en ” vieux ” politicen en tombant das la marmite des prome$$e$ extravagantes et en mentant comme un arracheur de dent et que dire de Charest qui a perdu les pédales a quelques occasions lors des débats dans l’agressivité démesurée , celle du perdant qui se dirige vers la porte de sortie . Charest qui comptait beaucoup sur le chaos et les troubles public des étudiants PENDANT la campagne électorale s’ est fait avoir et il se retrouve troisième et pas loin de la retraitre . Quand la majorité des gens disaient que le conflit étudiant alimenté par Charest lui était utile pour ses appuis dans la population c’ était entièrement crédible !

      Vite une victoire du PQ pour sortir les vidanges de l’Assemblée Nationale une fois pour toute !

    • Intéressante chronique. Ce que vous nous dites finalement c’est que les chefs se doivent de surfer sur des impressions et qu’ils prennent les électeurs de la fameuse majorité silencieuse pour des “ti couns” qui tomberont dans le piège de leur démagogie facile et les campagnes médiatiques orchestrées par de brillants communicateurs.

      1-Pauline Marois : Elle a fait toute la campagne pour s’assurer de garder les appuis nationalistes qu’elle avait au départ quitte à froisser des anglos-allos qui de toute façon ne voteront pas pour elle.

      C’est la recette éprouvée de Harper aux dernières élections qui a gagné une majorité avec 39% des suffrages exprimés ( 24% si on tient compte des voteurs potentiels qui ne se sont pas présentés à l’urne), et qui fort de cet appui change drastiquement l’image et les politiques traditionnelles du Canada contre la volonté de la majorité d’un électorat plus environnementaliste, moins militariste et plus à gauche que la frange extrémiste de son parti.

      JJ Charest : Il a fait toute la campagne en évitant de parler de son bilan , en sortant sa cassette à chaque occasion. C’est une brillante campagne jugent les stratèges et analystes politiques.
      Un seul hic , elle n’a aucunement défait l’impression de malhonnêteté qui colle sur son parti et sur son chef. Les gens n’ont plus confiance et il n’a pas su restaurer cette confiance.
      Ça devrait se traduire dans les résultats .

      Fraçois Legault : L’homme du grand ménage et des solutions simplistes ! La campagne a démontrée cependant que lui et son “gros docteur” sont des espèces d’apprentis sorciers qui avancent des chiffres sans pouvoir expliquer comment ce grand ménage se traduira dans la réalité.

      Avec notre système démocratique déficient, les tiers partis qui souvent présentent des solutions plus nuancées et intelligentes sont quand à eux aux prises avec le vote stratégique.
      Seul l’introduction d’une certaine proportionnalité peut changer ce travers démocratique. C’est plutôt utopique cependant de penser qu’un des trois grands partis le mettrait en branle.

      À moins qu’avec un RIP des personnes prennent cet enjeu en charge. Le gouvernement serait alors fort mal venu de le refuser.

    • Le projet de citoyenneté québécoise est un principe qui existe partout dans le monde. Aux États-Unis, si vous ne parlez pas anglais, vous n’avez pas le droit de vous présenter, même si vous voulez vous faire élire en tant qu’hispanophone dans un secteur à majorité hispanophone à Sacramento. Même chose au Canada, si tu ne parles pas soit le français, soit l’anglais, tu n’as pas le droit de te présenter.

      Cette loi sur la langue existe partout, même en Allemagne, qui pourtant est historiquement prudente sur ce terrain pour les raisons que l’on connait.

      Il n’y a rien de graves dans la proposition du PQ, il n’y a rien de plus normal. Si tu veux vivre au Québec et être un citoyen à part entière, tu dois parler la langue de la majorité. Si tu refuses de l’apprendre, c’est que tu ne souhaites pas d’impliquer dans la société, que tu préfères t’occuper de ta petite affaire chez toi dans ta langue et ta culture.

    • Il semblerait que le mot d’ordre des libéraux à l’endroit de leurs membres était de répondre qu’ils étaient indécis pour fausser les sondages.

    • Vous allez finir par bruler vos carnets de notes comme on le faisait avec certains cahiers de cours en sortant de l’Université..

      Mme Marois: je m’attendais qu’elle allait scorer comme c’est pas possible; elle avait tout pour elle, la corruption, les étudiants, les gaz de schiste, l’amiante, l’usure du pouvoir…. Mais il y a un mélange dans sa philosophie qui tient de la raisonnabilité de Bernard Landry à l’acharnement de Pierre Bourgault. Très mélangeante et imprévisible. Je n’ai toujourspas saisi si elle a obligé ses troupes à enlever le carré rouge par stratégie ou par opportunisme. Pourtant il est là dans sa pub de fin de campagne. Programme utopique, nationalisme des années 70, gel de tarifs, imposition des créateurs d’emplois. Ouf, ne manque le le signe Peace Love.

      Mme David: on s’attendait à peu, elle a livré beaucoup. Je ne suis pas de gauche à ce point, mais elle a fait une bonne campagne.

      M. Legault: je croyais qu’il allait s’enfarger de semaine en semaine; mais il devenait au contraire plus fort . Surprenant.

      M. Charest: dommage que ce soit le fruit de l’usure du pouvoir et de mauvaises décisions , parce que son programme est encore le meilleur et le plus réaliste.

      En conclusion, je pense que ce sera bon un NPD Québec. Les gens de gauche pourront voter pour un parti qui ne met pas en jeu l’éclatement du Canada. Ça changera la donne.

    • L’usure vous dites?

      Un parti qui gouvernerait avec compétence, honnêteté, transparence et qui défendrait les intérêts de la population avant celles de son parti ne s’userait pas. L’usure est la conséquence d’un mauvais usage du pouvoir.

    • Il est vraie que l’usure est là.
      Je me pose une question ?. Pourquoi les journalistes n’ont pas eu les opinions des chefs syndicaux (CSN-FTQ et autres). Je pense que c’est la première fois que cela arrive. Selon moi, ils sont pour l’économie de M.Charest. Également, il a été un des seul PM a renouveler les conventions sans faire dépenser 1Ç noire aux syndicats de la fonction publique. Le mystère de Québec c’est cela Mme Marois.

    • Voir ici pour un bon débat entre nos docteurs candidats so on veut aller au-delà des titres sensationnalistes sur les questions de la santé: http://www.lapresse.ca/actualites/elections-quebec-2012/201208/14/01-4564826-le-debat-des-docteurs-quatre-visions-saffrontent.php

    • Tout au long de cette campagne, j’espérais qu’un journaliste pose la question qui tue à monsieur Charest. Oui, une question qui ferait référence aux enveloppes brunes. Lors d’un coin de presse, vu et entendu à la télé, un journaliste a effectivement posé la question qui tue à Jean Charest au sujet des enveloppes brunes. Il n’a jamais voulu répondre à cette question et s’est branché immédiatement le regard vers une question d’un autre journaliste, point final. Quand on connait notre Premier ministre, capable de se tirer d’affaire en utilisant l’humour assez souvent, on se demande pourquoi il n’a pas eu cette intelligence de trouver un argumentaire sur ce sujet. Les «enveloppes brunes» sont assurément, un gros malaise pour les Libéraux dans cette campagne et cela aura très certainement un prix à payer.
      Dimanche, j’ai eu le plaisir de rencontrer Amir Kadhir et de lui dire ma façon de pensée, surtout au sujet d’un de ses candidats dans Taschereau. Je lui ai dit que je ne souhaitais pas l’arrivée des «communistes» au pouvoir pour me gouverner. D’une manière savoureuse il m’a avoué que maintenant le «communisme» était moins rigide, moins sévère, moins dictateur que par le passé. Alors on peut toujours conclure que si jamais ces «bibittes» prenaient le pouvoir, nous aurions droit à une nouvelle «dictature» plus soft, moins sévère, moins dictature que dans d’autres pays qui ont cette vaine d’avoir des dirigeants indélogeables.
      Puis dans cette campagne, je me suis demandé si vraiment monsieur Charest ne faisait pas tout ce qu’il faut pour ne pas gagner cette élection. Comment un Parti politique avec une grosse caisse bourrée d’argent, n’a jamais été capable de se payer une firme spécialisée en publicité (la meilleure des meilleures) pour nous convaincre de voter Libéral? Les autres Partis, ont fait d’excellentes publicités, bien léchées et crédibles, alors que les Libéraux n’ont jamais réussit à nous convaincre avec des pubs insignifiantes et de mauvais goût. Il m’a toujours semblé que Jean Charest devait avoir un agenda caché et nous le saurons bien au cours du mois de septembre.
      Puis, aussi au cours de cette campagne, c’était pathétique de voir aller dame Marois dans des avenues tordues, tarabiscotées et «mélangeantes» au possible qui l’on fait descendre de quelques points dans les sondages, sans compter le baiser de la Belle Maman envers l’Option Nationale. Quelle campagne !
      Gilles Pelletier, Québec

    • Mis à part celui d’élire un nouveau gouvernement provincial, je n’ai pas réussi à déterminer un enjeu pendant cette campagne. J’irai voter, mais je n’ai aucune bazwell d’idée encore pour qui ou quoi? J’ai adoré L’image de la truite trempée dans le K-Y pour illustrer la capacité de Jean Charest à éviter/contourner TOUT question. J’avoue que le Dr Barette semble être d’une suffisance sans bornes et me fait craindre la CAQ. Y a Mme Marois et tous les couteaux qu’elle a dans son dos, gracieuseté de militants péquistes et autres belles-mêres qui traînent dans les placards, attendant de lui sauter dessus à la première occasion. QS, au fond, why not? Par contre, J’suis pas certain qu’on ait un candidat dans mon comté. On verra ce qu’on verra!

    • Pauline Marois est définitvement une mauvaise “campainer”. Je suis cependant convaincu de sa compétence en tant que chef d’état. Dommage que tant de monde soit tenter d’élire une personne non pas à cause de son cheminement professionnel/personnel mais bien par les clips médiatiques, les généralités populistes et les simplismes agressifs.

    • Enfin, le dénouement approche. La délivrance est à nos portes. On aurait beau ajouter quoi que ce soit au discours électoral, je pense, néanmoins, que les dés sont jetés. Le vin est tiré… Il faut le boire maintenant. Nous allons veiller tard, ce soir. J’ose espérer que les Québécois ne referont pas la gaffe du NPD, en votant pour la CAQ.

      Après toutes les merdes politiques et les cas flagrants de corruption, que nous avons eu à subir ces 9 dernières années, nous méritons d’avoir, enfin, un gouvernement qui chassera les bailleurs de fonds de l’accès au pouvoir.

    • Parfois, on est mieux avec le diable qu’on connaît – et qui, avec ses cohortes, est maintenant si surveillé qu’il ne peut même pas se permettre un “pet” silencieux – qu’avec un(e) autre dont on ne connaît pas encore les vices.

      J. Lincourt

    • Ce que je note de cette campagne:

      On a passé sous silence la corruption passée du PQ.
      On a vite oublié les casseroles et le chiffon rouge de Mme Marois et la suite de ses contradictions. Merci aux médias. L’information était parfaitement “neutre”

      G. Michaud, Saguenay

    • @philgra
      Vous avez écris “Dommage que tant de monde soit tenter d’élire une personne non pas à cause de son cheminement professionnel/personnel mais bien par les clips médiatiques”

      Donc, si nous analysons votre logique, nous devrions suggérer fortement aux électeurs de Laval-des-Rapides de ne pas voter pour Léo Bureau-Blouin? Un candidat pour lequel Pauline Marois a avoué elle-même ne pas avoir regardé le CV.

    • Ce mardi, 4 septembre 2012…À l’heure qu’il est et les résultats sont là. Je suppose donc qu’on peut commenter. Le résultat global me réjouit. le gouvernement marchera les fesses serrées et l’élection de nombreux députés talentueux dans les oppositions,celle de Françoise David en particulier, est un plus pour la démocratie. Vivement un référendum populaire sur la proportionnelle mixte.

    • les pays- bas sont reconnus pour être un pays de grande tolérance et pourtant pour y être reçu citoyen il faut passer 7 examens de citoyenneté, connaitre la langue et être capable de reconnaitre la provenance et l’auteur d’extraits de texte écrit en néerlandais.alors le projet du PQ même s’il peut nous paraitre bizarre c’est de la petite bière..

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