Patrick Lagacé

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    Patrick Lagacé aime le journalisme : « Cette profession permet de vivre des aventures et d'être payé pour le faire », dit-il.
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    Mercredi 23 mai 2012 | Mise en ligne à 16h30 | Commenter Commentaires (53)

    Jan Wong est de retour avec une explication (mais avec-pas-de regrets)

    Le nouveau livre de Jan Wong

    Le nouveau livre de Jan Wong

    Vous vous rappelez de Jan Wong ?

    Jan était columnist au Globe and Mail, et était un poids lourd du journalisme canadien-anglais, quand elle est venue travailler sur la fusillade du Collège Dawson, à Montréal. Elle a accouché d’une excellente chronique, chronique qui comportait cependant un paragraphe à ce point stupide qu’il fut son Waterloo professionnel.

    La chronique s’intitulait Get under the desk racontait en détails la folie meurtrière de Kimveer Gill en ce midi de septembre. Jan Wong a grandi à Montréal, une partie de sa famille y vit encore : elle y a ajouté du contexte social québécois. Et c’est ici que Jan a mis le pied dans un piège à ours terrible : elle a fait un lien entre les fusillades meurtrières de Polytechnique (1989), Concordia (1992) et Dawson (2006) et les immigrants qui se sentent mal reçus par un Québec « pure laine ». En effet, les trois salopards qui ont déchargé leurs armes dans ces trois écoles avaient un lien avec l’immigration : Marc Lépine était le fils d’un Algérien et d’une Québécoise ; Valery Fabrikant était un ex-ressortissant soviétique et Kimveer Gill, le fils d’immigrants indiens, né ici.

    Dans le National Post, Jan Wong raconte en détail sa descente aux enfers, dans la foulée d’un ressac immense au Québec et au Canada. Cette descente aux enfers l’a fait plonger dans une dépression, elle a quitté le Globe, qui l’avait un peu désavouée dans la tempête. Avec son style incisif, la journaliste raconte que le ressac dont elle fut victime au Québec, en septembre 2006, était basé sur du racisme, selon Wong : elle est d’origine chinoise.

    Ce qui manque dans le texte de Jan Wong publié dans le National Post, c’est le libellé exact du paragraphe qui fut son Waterloo. La journaliste ne l’évoque que par la bande, en le paraphrasant. Il eut été intéressant que Jan se cite elle-même, puisque ce passage est le noeud du problème dont elle parle. Le paragraphe litigieux se lisait comme suit :

    What many outsiders don’t realize is how alienating the decades-long linguistic struggle has been in the once-cosmopolitan city. It hasn’t just taken a toll on long-time anglophones, it’s affected immigrants, too. To be sure, the shootings in all three cases were carried out by mentally disturbed individuals. But what is also true is that in all three cases, the perpetrator was not pure laine, the argot for a “pure” francophone. Elsewhere, to talk of racial “purity” is repugnant. Not in Quebec.

    Je traduis : Ce que plusieurs non-Québécois ne réalisent pas, c’est à quel point les vieilles chicanes linguistiques ont plombé cette ville, autrefois cosmopolite. Ça n’a pas affecté seulement les anglophones, mais les immigrants, aussi. Évidemment, ces trois fusillades ont été commises par des gens dérangés mentalement. Mais il est également vrai que les trois tueurs n’étaient pas des « pure laine », une expression décrivant de « purs » francophones. Ailleurs, parler de « pureté » raciale est répugnant. Pas au Québec.

    Le piège à ours de Jan Wong, ce fut ça : ce lien stupide entre trois fusillades et la supposée aliénation des immigrants dans ce coin du Canada, because les lois linguistiques. Sans parler de la connotation totalement injustifiée qu’elle donne à l’expression « pure laine », en faisant un parallèle entre cette expression du terroir et les mots pureté raciale, qui ont une tout autre signification, qui réfèrent à une supériorité raciale.

    C’était un lien stupide parce qu’il n’existe aucune preuve, aucune étude établissant un lien entre l’intégration des immigrants et de leurs enfants au Québec, la loi 101 et la propension des immigrants (et leurs enfants) à aller décharger des armes à feu dans des établissements scolaires. Vous ne trouverez aucun expert en immigration pour faire ce lien. Ce lien est basé, tout simplement, sur l’impression de Jan Wong. On peut avoir les impressions qu’on veut, l’impressionnisme est parfois un outil indispensable du chroniqueur, mais c’est un peu grossier de laisser entendre sans l’ombre de la queue d’une preuve qu’une société est tellement dure pour ses immigrants que ceux-ci deviennent fous et vont tuer leurs prochains dans des écoles…

    Dans une entrevue au site J-News, Jan Wong, qui a écrit un livre sur sa dépression, affirme n’avoir aucun regret. Cette tempête, pense-t-elle encore, est simplement un malentendu : les gens, dit-elle, n’ont pas aimé ce qu’elle a écrit. Commodément, elle passe par-dessus le fait qu’il n’existe aucune preuve pour appuyer ce qu’elle a écrit.

    On pourrait penser que quatre ans et demi après Dawson et la tempête qui l’a frappée, Jan Wong aurait eu le temps — et la modestie — de réfléchir à la part de responsabilité qui est sienne dans ce qui fut sa chute.

    Well, she didn’t.

    (Merci à @BuhNwa de m’avoir dirigé vers cette histoire…)


    • je ne suis pas étonné qu’elle soit déprimée, elle est tellement déprimante

    • Je ne suis pas prêt à dire que le Québec est exempt de racisme mais c’est assurément une des nations les plus tolérantes au monde. Il est remarquable de constater que plus une population est éduquée et mixte, plus elle est tolérante. À l’inverse, moins elle est éduquée, plus elle est raciste et religieuse.

    • No prob Patrick…me suis dit que ça vous ferait plaisir de renouer avec elle!

      Cela dit…vous êtes le Lucky Luke de la plume! 800 mots en quoi…45 minutes?!

      Impressionnant! :o)

    • Associer Pure-laine à pureté raciale, c’est le genre de saut qualitatif que certaines personnes franchissent dans leur vie sans trop se rendre compte qu’ils ne savent pas de quoi ils parlent. On peut évoquer un problème dans l’intégration des immigrants de façon beaucoup plus constructive mais cette journaliste a décidé de le faire de façon tendancieuse attribuant aux québécois un racisme renvoyant au nazisme. D’ailleurs comparer quoique ce soit au nazisme est toujours dangereux et ne devrait être utilisé qu’avec extrême prudence et retenue, pas que cet événement ait le monopole de la barbarie mais il est certainement parmi les meneurs.

    • Bien oui… Les Québécois sont racistes. Surtout envers les immigrants d’origine chinoise. C’est pour ça que ceux-ci sont toujours à se plaindre! ;o)

      C’est pour ça aussi que ces racistes adoptent des petites chinoises en grands nombres.

    • Ok, si je comprends bien, il y a des tueries au Québec parce qu’on est racistes, et Jan Wong a pris une débarque… parce qu’on a été racistes envers elle. Ben coudonc.

      J’ai adopté une Chinoise il y a plusieurs années, elle est à côté de moi, je vais lui expliquer que je suis un double raciste, et en particulier envers les Chinois…

    • « « … sur la fusillade du Collège Dawson, à Montréal. Elle a accouché d’une excellente chronique, chronique qui comportait cependant un paragraphe à ce point stupide qu’il fut son Waterloo professionnel … « «

      Ça, c’est la meilleure nouvelle en plusieurs mois !!!

      Qui crache en l’air …. goes w(r)ong.

    • Le Globe remonte dans mon estime. Y’aurait encore de l’espoir du côté du ROC ??

    • Dire qu’il y a des gens racistes au Québec c’est aussi insignifiant que de dire que le ciel est également bleu au Québec et que,parfois, ici auss il pleut. Des racistes il y en a partout, et ce paragraphe de Mme Wong exprime une certaine forme de mépris que partage un racisme qui s’ignore, du moins cela témoigne d’une même ignorance ou paresse intellectuelle. Cela me semble aussi ridicule qu’un individu qui se fait arrêter pour excès de vitesse et qui accuse le policier d’être raciste parce que, ô coincidence, il s’adonne que cet individu fait partie de ce que l’on a coutume d’appeler maintenant, “les minorités visibles”. Vraiment, n’importe quoi!

    • Qu’on se souvienne de star académi les jeunes vedettes qui n’étaient pas des pures laines étaient adorées par les spectateurs.

    • …Alors, cette dame en a fait une dépression? Hébin!
      Vous voudrez bien excuser mon manque total d’empathie. En fait, ça n’est même pas un manque d’empathie. Ça ne ne m’intéresse juste pas. «Period.» et «End of story», comme on dit en anglais.

    • J’étais tellement outré lorsqu’elle a sévi en 2006 que je lui avais personnellement écrit. Sa réponse disait en gros qu’elle avait raison et que j’étais trop bête pour comprendre maintenant mais que le temps allait faire en sorte qu’un jour je serais capable… il appert que miss Wong was wrong!

    • En tant que minorité ethnique, je comprends très bien le sentiment qu’a voulu exprimé Jan Wong. C’est un sentiment que je connais bien. L’erreur de Jan Wong à été de ne pas pousser l’analyse de son expérience personnelle plus loin. Elle, elle à quitté Montréal. Moi, je suis resté. Au cours des dernières années, Toronto à explosé en croissance et à été bâtit en grande partie par des ex-Montréalais anglophones et allophones, tous partis avec le même sentiment en tête. C’est gens blâment facilement les Québécois “pure laine” qui selon eux ont gâchés, à coup de contestations et de lois hostiles, tout l’avenir, la promesse et le potentiel de cette ville qu’ils aiment encore tellement. “C’est Montréal qui devrait avoir la taille de Toronto aujourd’hui, pas l’inverse” aiment-ils répéter.
      Moi, j’ai la chance d’être Latino. Le non-verbal, le ressentiment, l’impression d’être exploité, les marques laissés par l’enseignement Catholique sur une société, le fatalisme, la peur, cette complexation de soi, baisser les yeux, garder ça en dedans, le “motton” dans la gorge face à plus fort et plus fière que soi… tout ça je connais bien. Mais quand on est anglophone ou éduqué à l’anglaise, dans la liberté de penser et de s’affirmer dès le jeune âge, sans complexe par rapport à qui ou quoi que ce soit, avec l’impression que le monde nous appartient, le sentiment des “pure laines” qui cherchent parfois maladroitement à s’affirmer, à définir ce “moi” parfois si difficile à décrire, surtout quand c’est un exercise que l’on doit conjuguer avec “l’autre”… c’est difficile à comprendre. Montréal est une société complexe. Je ne crois pas que ce soit à ceux qui l’ont quitté trop hâtivement à en discuter.
      G. Gomez

    • Elle s’est embarquée dans un sujet qu’elle ne comprend pas en parlant de pure laine et a laissé tranparaître ses propres préjugés. Pour ce qui est du racisme, le Québec est un endroit très tolérant même si ce n’est pas parfait. Je travaille en Arabie Saoudite et je peux vous dire que du racisme à l’état primaire, il y en a beaucoup dans le monde. Quand votre race détermine vos conditions de travail ou votre place dans une file d’attente, c’est assez clair.

    • @marit – 23 mai 2012 – 16h56
      LOL

      Vous avez bien raison, beaucoup de couples rêvent d’adopter une petite chinoise.

      Dans son exile, Madame Wong n’a vraiment rien appris: pas fort!

    • Je lui souhaite une longue dépression.

    • All society took a hit when journalist decided to write the news instead of reporting it. – auteur anonyme

    • Les Québécois ne l’aimeraient pas parce qu’elle est d’origine chinoise et qu’ils seraient racistes? Et si simplement on l’avait trouvée juste… imbécile?

    • Montréal est encore et toujours une ville cosmopolite!

      Ce que Jan Wong regrette surtout, c’est que les WASPs
      aient perdu la position dominante qui était la leur
      à une certaine époque!

    • Selon moi, le plus malheureux pour cette journaliste, autrement brillante, est que le paragraphe se tient jusqu’à ce qu’on arrive à l’avant-dernière ligne : la pureté linguistique est un concept dont je n’ai jamais entendu parlé au Québec – et je suis moi-même fils d’immigrant né à Montréal.

    • Explication d’un incident récent, selon Jan Wong:

      Si on se fie aux photos de la police, l’une des “enfumeuses du métro” a le teint un peu foncé.
      Les pure-laine n’ont généralement pas le teint foncé.
      Cette présumée criminelle a donc des ancêtres immigrants.

      Le bleu est la couleur du drapeau du Québec.
      Le drapeau du Québec est le symbole du nationalisme intolérant des pure-laine.
      Ce nationalisme intolérant aliène les immigrants.
      Le métro est bleu.
      La couleur du métro aliène les immigrants.

      L’affichage et les messages vocaux officiels dans le métro sont conformes à la loi 101.
      La loi 101 est une création du Parti québécois, le parti “bleu”.
      La loi 101 aliène les immigrants.

      Conclusion: la couleur du métro et la loi 101 sont à l’origine du show de boucane dans le métro.

      CQFD!

    • La connerie n’a pas de race, sauf l’humanité. Et Jan Wong est très humaine.

    • Vous vous souvenez de Vince Li? C’est le fou qui avait coupé la tête d’un jeune homme dans un bus au Manitoba en 2008. Une histoire horrible qui a fait le tour du monde.
      Vince a pris ses pilules et il va bientot sortir (eh oui! 4 ans de prison pour une tête coupée) Toujours est-il que Vince a donné une entrevue à Sun News. On apprend qu’il est arrivé au Canada en 2001 avec un diplome d’ingénieur en informatique mais qu’il n’a jamais peu travailler dans son domaine, étant condamné à travailler chez McDo et dans une usine de viande! Tiens donc toé! Y’a pas qu’au Québec que les temps sont durs pour les immigrants diplomés!

      http://www.sunnewsnetwork.ca/sunnews/canada/archives/2012/05/20120522-133628.html

      Tell me about your background?
      I am a 44 years old and grew up in northeastern China in the province of Liaoning.
      (Liaoning Province, often called ‘the Golden Triangle’ because of its superior geographical location, includes boundaries on the Yellow Sea, the Bohai Gulf, and the Yalu River, which makes Liaoning the closest gateway to the Korean Peninsula. As the southernmost province of the three provinces in northeast China, Liaoning Province’s proximity to the sea has given it commercial and strategic advantages throughout its history.)
      My mother and father are still living. I have an older brother who is a businessman and a younger sister who is a secretary. They know about the Greyhounds bus situation, but my mother and father do not.
      My wife and I immigrated to Winnipeg, Canada in June, 2001. I had studied as a computer engineer for 4 years in China. But I could not find a job in Canada. I worked at McDonalds, Meatland Foods and at Grant Memorial Baptist Church

    • Cher M. Lagacé,
      Here is the solution to the present “conundrum” in which Québec is in.
      Here the speech the Prime Minister should make: (In French!)
      I am talking to you tonight as the Ministre de la jeunesse and as Prime Minister et en tant que tel JE prends le pari sur la réussite de la jeunesse Québécoises.
      Nous devons donner à nos étudiants des diplômes de premières qualités pour qu’ils puissent s’épanouir sur toute la planète.
      In that chain of taught we have to maintain the hike in fee’s. Which is 1,725$ over 7 years.
      We will give a tax credit of the same amount 1,725$ to every student who SUCCEEDS his/her program within the time frame allotted to the program.
      THIS IS THE BET AS PRIME MINISTER I AM WILLING TO MAKE: STUDENT WILL BE SUCCESSFUL AND THE COST TO THEM WILL BE ZERO.
      FORWARD!

    • Je l’ai vue en entrevue récemment sur CBC Newsworld si je me souviens bien. Elle y présentait ce ramassis de préjugés. De ce que j’ai pu entendre, elle ne comprend toujours “que dalle” à la société québécoise et maintient essentiellement ses propos de l’époque et son attitude de victime face à la réaction qu’elle a obtenu dans le temps.

      Triste dame qui va rester triste longtemps.

    • Jan, t’as raison, pour ma part, j’haïs pour m’en confesser les chinois, pas p.c.qu’ils sont chinois, les chinois ont parfaitement le droit d’être chinois, comme toi, Jan, tu as le droit d’être chinoise, un chinois avec un “e”, s’tu veux. Je vous haïs pour une seule et simple raison, rassures-moi que vous n’êtes pas un milliard trois cents millions de, chinois, qui stationnez continuellement en double dans vos quartiers, chinois, le long de vos rues Saint Laurent. Batèche de sixbriques à marde!

    • Cette femme est à peu près l’équivalent journalistique,d’un charpentier incapable de clouer un cloue,ou d’un boucher végétalien.

      Quand t’as pas choisi le bon métier,c’est ça qui arrive…

    • Je me demande… Un lien de parente avec Elvis Wong ?

    • Moi j’aime bien les commentaires de Madame Wong et je la remercie pour sa contribution à l’avancement du Pays du Québec !
      À lire certaines interventions de fédéralistes genre rogiroux, ils sont en taba après madame Wong pour ladite contribution…!
      Très drôle de voir des fédéralistes «défendre» le Québec !
      Robert Alarie

    • Je crois que Mme Wong confond son manque d’intégration à la société québécoise avec du racisme… C’est étrange, on a eu une vague de boat peoples du Vietnam. Des Asiatiques eux aussi. C’est pourtant une communauté qui s’est parfaitement intégrée. Je suis bien placé pour en parler, ma famille a parrainé une famille vietnamienne.

      Une simple raison: le père et la mère parlait français, leurs deux enfants se sont empressés de l’apprendre. Ils voulaient s’intégrer à la société québécoise au lieu de faire comme d’autres communautés qui nous ignorent totalement et décident qu’ils y a une culture dominante au Québec, et que ce n’est pas la nôtre.

      Je suis écoeuré de me faire imposer une culture et une langue qui ne sont pas la mienne par ces étrangers qui agissent plus comme des colonisateurs de la culture américaine que comme des citoyens désireux de vivre parmi nous. On ne leur demande pas de devenir des parfaits petits Québécois, de porter la ceinture fléchée et de manger de la soupe aux pois, juste de partager un espace commun où l’on pourra dire « nous », parce que nous pouvons communiquer à travers une langue et des repères communs.

      Comment puis-je communiquer avec des gens qui ne parlent pas ma langue et qui vivent ici comme s’ils vivaient à Toronto ou New York? Comme si nous n’étions pas là? Ils s’attendent à quoi, à ce que nous fassions preuve d’ouverture face à leur fermeture à notre égard??? Come on !

    • Well, she won’t admit she was wong afte’wall !

      Too bad .

      Elle s’est attirée les foudres de plusieurs. On l’a même traitée d’enfant de Chi…ne ! Pas très gentil, ça !

      Bonswèèèr !

    • C’est pas le crime du siècle. Elle a juste fait un faux lien. Le lien n’est pas stupide il est juste faux. C’est pas la première journaliste qui fait des faux liens. Si fallait congédier tous les journalistes québécois qui font des faux liens il en resterait très peu. Son vrai crime est d’être sortie de la pensée unique québécoise tant qu’à moi. Ça c’est impardonnable.

    • @maddog: Si le Québec est l’une des sociétés les plus tolérantes au monde, pourquoi les lignes ouvertes sportives sont bourrés de gens disant qu’il faut que l’entraîneur du Canadien parle français. Plusieurs exigent même qu’il soit Québécois.
      C’est le premier exemple qui me vient à l’esprit, mais il y en a plusieurs autres.
      Je ne crois pas que le Québec soit mieux ou pire que la moyenne du monde démocratique.

    • Le Québec est une société libérale et ouverte sur le monde. Jan Wong a choisi la voie facile de reponsabiliser la collectivité au lieu de regarder du côté de la psychologie ou de la responsabilité individuelle et familiale des personnes impliquées dans ces tueries insensées.

      Le rôle du père dans l’éducation difficile de Marc Lépine alias Gamil Gharbi n’est plus un secret de Polichinelle sauf pour Jan Wong qui désire jeter le blâme sur la société et ainsi déresponsabiliser la culture ou l’éducation reçue. Il faudrait aussi regarder le cas de Kimveer Gill. La biographie anglophone de Lépine de Wikipedia est beaucoup plus complète que la version française.

      http://en.wikipedia.org/wiki/Marc_L%C3%A9pine

      «Instability and violence marked the family: they moved frequently, and much of Lépine’s early childhood was spent in Costa Rica and Puerto Rico, where his father was working for a Swiss mutual funds company.The family returned to Montreal permanently in 1968, shortly before a stock market crash led to the loss of much of the family’s assets.

      Gharbi was an authoritarian, possessive and jealous man, frequently violent towards his wife and his children. Gharbi had contempt for women and believed that they were only intended to serve men. He required his wife to act as his personal secretary, slapping her if she made any errors in typing, and forcing her to retype documents in spite of the cries of their toddler. He was also neglectful and abusive towards his children, particularly his son, and discouraged any tenderness, as he considered it spoiling. In 1970, following an incident in which Gharbi struck his son so hard that the marks on his face were visible a week later, his mother decided to leave.

      The legal separation was finalized in 1971, and the divorce in 1976. Following the separation, Lépine lived with his mother and younger sister Nadia; soon after, their home and possessions were seized when Gharbi defaulted on mortgage payments. Lépine was afraid of his father, and at first saw him on weekly supervised visits. The visits ended quickly, as Rachid Gharbi ceased contact with his children soon after the separation. Lépine never again saw his father, and in the future refused to discuss him with others.

      After two payments, Gharbi stopped making support payments, and to make ends meet Monique Lépine returned to nursing.

      A police psychiatrist who interviewed Lépine’s family and entourage, and who had access to his letters, suggested that he may have had a serious personality disorder, as he chose the multiple homicide/suicide strategy (killing one’s self after killing others) that is a characteristic of this disorder. The psychiatrist noted “extreme narcissistic vulnerability” as shown by fantasies of power and success combined with high levels of self-criticism and difficulties dealing with rejection and failure. Feelings of powerlessness and incompetence were compensated for by a violent and grandiose imaginary life.Other psychiatrists suggested that Lépine was psychotic, having lost touch with reality as he tried to erase the memories of a brutal (and absent) father, while at the same time unconsciously identifying with a violent manhood that dominates women»

    • Les maoïstes détiennent la réputation de courtes équations et pratiquent le daltonisme de la raison.
      De plus, la théorie des pieds difformes, dûe au poids des préjugés et non des petits souliers comme votre confrère Tintin laissait présager, est nettement fondée.

    • Je crois que c’est la fille de Bill Wong le fondateur du célèbre restaurant.

      Est-ce que qlq un peut confirmer ?

    • Ce n’est pas d’hier que les journaux anglophones cassent du sucre sur le dos des Québécois. C’est depuis le premier journal canadian que ça dure. L’histoire se répète. Ce qui est le plus pitoyable, ce sont ceux qui tendent l’autre joue. On dit de ces serfs obsêquieux qu’ils sont fédéralistes. On dit aussi qu’ils sont fiers de leur canada. Assez maso comme comportement.

      @Radiohead

      Lignes ouvertes sportives vous dites. Et vous vous attendez à quoi de ce genre de public? Ces lignes ne sont que des refuges de …oh pis on oublie ça.

      S. Pelletier

    • marco35,

      Exact.

      Salut.

    • Bon! je pense qu’il pourrait exister un genre de racisme envers le ” pure laine” de la part de nombreux immigrants frustrés de ne pas pouvoir exprimer leur supériorité par rapport à ces “Pure laine”dont ils découvrnte la langue et la culture trop forte pour leurs désirs de briller dans la langue des maîtres. Ils s’en vont ailleurs se plaindre et manger du Pure laine. Wong n’est certainememt pas la seule. Richler l’a fait à New-York avant de passer la bouteille à gauche… Mais le Québec bashing ce n’est pas nouveau, alors laissons-les dire du mal ils ne seront que plus visibles dans leur racisme primaire et de bas étage.

    • @marco35

      Je confirme. Quand elle a écrit son article de 2006, elle avait d’ailleurs posé son père en martyr par la même occasion.

    • Effectivement . La fille de Wong le restaurateur, Bill de son prénom… J’imagine que c’est pas son vrai prénom… La famille s’est enrichie, ce qui n’est pas défendu, en servant d’excellent mets chinois aux Montréalais de l’Ouest de la ville de Montréal. J’y suis allé quelquefois, la langue française ne faisait pas parti du menu.

    • “Elsewhere,to talk of racial purity is repugnant.Not in Quebec”.Wow et dire qu’on a sacrifier un arbre pour qu’elle puisse ecrire cette merde.

    • Il ne faut pas oublier non plus que Mme Céline Galipeau, dont la mère est vietnamienne, joue un rôle de premier plan dans le journalisme québécois (et canadien de langue française).

      Par contre, je ne souhaite pas une dépression à Jan Wong – c’est une maladie horrible et mal comprise, et n’aide surtout pas à la prise de conscience.

      Wong a écrit de superbes papiers, comme par exemple une période à vivre au salaire minimum, et des livres importants comme sa chronique de la vie en Chine, où elle a été d’abord une admiratrice de la dite “Révolution culturelle” jusqu’à sa prise de conscience de sa nature totalitaire. Par contre, son attitude à l’égard de la société québécoise est navrante, d’autant plus qu’elle a fait partie de mouvements de gauche ici pendant sa jeunesse, et bien que les maoistes ni brillaient pas par leur compréhension de la question nationale, en quelque sorte ils comprenaient qu’une telle question existait.

      Je ne suis pas pure laine non plus. Comme partout, il y a de l’ignorance et du racisme facile ici, notamment la tendance idiote chez plusieurs “pures laines” à parler anglais à n’importe qui qui n’a pas l’accent du cru, même à des “importés” dont la deuxième langue est le français. Exclusion garantie!

      À Toronto aussi, où j’ai subi du racisme anti-francophone parce que nous y sommes allés à un congrès en bande de Québecois et étions en train de causer et de rire en français (c’était peu après l’un des référendums). On nous a traité de tous les noms. Le racisme et la connerie existent partout. Mme Wong a fait un commentaire stupidement raciste (après un superbe reportage) et malheureusement il est vrai que certains, mais pas la plupart, des commentaires et caricatures à son intention étaient teintés de clichés raciales.

      Maria Soriano

    • @rogiroux,

      C’est simple, je pense que beaucoup de chinois du Québec s’identifient à la culture dominante du Monde : La culture anglaise. Allez faire un tour à Westmount pour constater qu’il y a beaucoup des gens originaires d’Asie là.

    • @radiohead007,

      C’est seulement que le Canadien est une institution.

    • On devrait la condamner à passer un mois à Hérouxville en compagnie du bon Maire Drouin.

    • @lagatta

      “Il y a de l’ignorance et du racisme facile ici, notamment la tendance idiote chez plusieurs “pures laines” à parler anglais à n’importe qui qui n’a pas l’accent du cru, même à des “importés” dont la deuxième langue est le français. Exclusion garantie!”

      AMEN!

    • “Jan Wong est de retour avec une explication (mais avec-pas-de regrets)”. N’est-elle pas une ancienne garde rouge de cette horreur qu’a été la révolution culurelle chinoise? Qu’elle n’ait pas de regrets ne me la rend certainement pas plus sympathique qu’avant. N’étant ni maoïste ni masochiste, je n’ai pas l’intention d’acheter ou même de lire son délire. http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Wong

    • @silenceondort. “un milliard trois cents millions de, chinois, qui stationnez continuellement en double dans vos quartiers, chinois”. Et ils sont tous là, ces un milliard trois cent millions de chinois, à attendre que vous laissiez votre stationnement pour vous le voler. Franchement!

    • @francis2115. “Je lui souhaite une longue dépression”. Alors, vous n’êtes pas vraiment mieux qu’elle. Souhaitez lui plutôt l’évolution et la guérison. Ce serait meilleur pour tout le monde.

    • Il ne faut surtout pas faire dans le racisme. J’ai un petit neveu d’origine eurasiene, une petite nièce d’origine chinoise et une autre d’origine jamaïcaine. Et j’en suis très heureux.

    • Correction: eurasienne.

    • C’est toujours assez comique ces analyses décalées de notre société alors que le réseau social de la plupart des gens notre génération (X) ressemble tellement à une pub Desjardins qu’on en oublie les différences; des réseaux composés de deux musulmans, un indien, trois égyptiens (2 catholique et un musulman) un couple gay et deux couple lesbiens, quatre français, trois espagnols, quatre libanais, deux arméniens, un portugais, 2 algériens, un marocain, trois vietnamiens, …

      Les “Excuse-moi Alex, je ne me souvenais plus que tu étais noir…” sont de plus en plus communs…

      N’importe quoi Mme Wong, n’importe quoi!

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