Patrick Lagacé

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    Patrick Lagacé aime le journalisme : « Cette profession permet de vivre des aventures et d'être payé pour le faire », dit-il.
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    Mercredi 18 avril 2012 | Mise en ligne à 6h03 | Commenter Commentaires (30)

    Gérard Beaudet, Jean Garon et l’Université Inc

    Guy Breton, recteur de l'UdeM — Photo Robert Mailloux, La Presse

    Guy Breton, recteur de l'UdeM — Photo Robert Mailloux, La Presse

    La semaine dernière, plaidant devant le tribunal pour obtenir une injonction contre les méchants étudiants grévistes, les avocats de l’Université de Montréal ont lâché un lapsus freudien. L’UdeM, ont-ils décrété, est une propriété privée, au même titre qu’un centre commercial.

    C’est l’exemple qu’ils ont utilisé. Pas de farces. Un centre commercial.

    Un centre commercial. L’UdeM, comme un DIX30 !

    À une époque où, justement, le rapprochement des universités avec des intérêts privés est pourfendu ; en cette époque où les universités se livrent entre elles à des jeux de concurrence absurdes en ouvrant des campus-satellite dans la cour des autres…

    Gérard Beaudet, professeur titulaire à l’Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal, a écrit et fait circuler une lettre ouverte au sujet de la position de l’UdeM sur la grève étudiante. La lettre est co-signée par une trentaine de ses collègues. Extrait :

    En tentant la semaine dernière d’obtenir une injonction interdisant aux étudiants de manifester sur le campus, sous prétexte qu’il s’agit d’une propriété privée, l’Université de Montréal a ajouté l’injure à l’insulte. Non seulement l’administration a-t-elle fait preuve tout au long du conflit d’un à-plat-ventrisme éhonté face au gouvernement Charest et à sa ministre de l’Éducation, mais elle se comporte dorénavant comme si l’Université était un centre commercial où ne sont bienvenus que ceux qui y consomment ce qu’on y offre. Qu’on se le tienne pour dit, l’Université de Montréal a des obligations face à ses « clients » et elle prendra les moyens pour les remplir, dût-elle placer ses professeurs dans une situation extrêmement inconfortable. De quoi donner des leçons à une certaine chaîne de dépanneurs !

    Un autre, où le prof Beaudet évoque « l’UdeM Inc » :

    Comment dès lors s’étonner que le recteur de l’Université de Montréal soit allé se réfugier à l’Hôtel de Ville de Montréal pour annoncer que Québec avait donné le feu vert au lancement du chantier d’un second campus sur le site de la gare de triage d’Outremont. Que le moment, la manière et la nature même de l’annonce aient été pour le moins inconvenants a manifestement échappé aux principaux intéressés comme au service des com. Mais pourquoi s’en faire pour si peu ? L’UdeM Inc. a dorénavant plus sérieux et plus urgent à faire que de se préoccuper des « jérémiades » de ses étudiants concernant sa mission et sa gouvernance.

    Mon passage préféré :

    On se serait pourtant attendu à une attitude plus nuancée et plus réservée de la part de l’Université de Montréal et des autres institutions d’enseignement supérieur. Après tout, le privilège de ne pas devoir se plier sans conditions aux désidératas du prince n’a-t-il pas été gagné de haute lutte au Moyen-Âge et ne constitue-t-il pas un rempart qui permet aux Universités et aux universitaires − étudiants compris − de contribuer significativement aux débats de société, avec sérénité et sans crainte de représailles ?

    La lettre de Gérard Beaudet a commencé à circuler hier soir. À défaut de mieux, lien vers une page Facebook.

    Une autre lettre, largement citée : celle de Jean Garon, ministre de l’Éducation sous Parizeau, qui écrit à Line Beauchamp, actuelle titulaire du poste. C’est sur le site du Devoir. Extrait :

    La ministre de l’Éducation, Mme Line Beauchamp, a eu une illumination en fin de semaine (..) la ministre est prête à discuter de la création d’un nouvel organisme mandaté pour examiner la façon dont les universités utilisent les milliards de fonds publics qui leur sont confiés.
    Bravo Mme la ministre. Seulement voilà: cet organisme existe déjà et il ne coûte rien. Il s’appelle la Commission parlementaire de l’Éducation. Qui plus est, depuis 1995, suite aux amendements que j’ai apportés, cette commission a le mandat d’obliger les recteurs à dévoiler leurs salaires et autres avantages (prêts personnels sans intérêt, primes de séparation, voiture de fonction avec chauffeur, membership à des clubs de golf, etc.) et à comparaître devant la commission une fois aux deux ans pour répondre aux questions des parlementaires sur leur gestion.

    Et la chute :

    La cause des étudiants est juste et il serait plus que temps que la ministre le reconnaisse et commence à travailler avec eux plutôt que contre eux. Le gel ou la réduction des frais de scolarité est un choix politique que le gouvernement ne peut pas reporter sur personne d’autre.

    Hier soir, sur ce blogue, sur un sujet connexe, je publiais un billet portant sur la paix sociale sur les campus, quand les bottes des policiers et des gardiens de sécurité privés se mettent à expulser des profs.


    • Bas les masques, ces roitelets ! Ces recteurs me font un peu penser à l’Église aujourd’hui… Plus prompts à protéger une institution qu’ils détournent sa mission que de répondre adéquatement et respectueusement à leur base: les gens…
      F. Moisan

    • Juste comme ça: L’Université de Sherbooke érige un campus à Longueuil payé avec vos taxes (à 15 minutes de métro, il y a 4 universités mais bon…). Un étage est réservé à un locataire dont le loyer permettra d’éponger les frais d’entretien. Comme l’Université doit aller en appel d’offres, elle fut contrainte à louer à …. l’Université de Montréal ! Avant de parler d’une hausse des frais de scolarité, regardons un peu ce que font les université avec notre argent.

    • On va mettre quelque chose au clair en partant, l’effet de l’augmentation sur le nombre de gradué sera nul. On a qu’à regarder le pourcentage de gradué dans la population Ontarienne pour s’en convaincre.

      Contre l’endettement des étudiants? On parle d’un endetement moyen moins que le prix d’une Honda Civic genre…

      Le 400 millions dépensé serait-il mieux dépenser AILLEUR dans le système d’éducation? Évidement que oui. J’aimerais bien voir les leader de la CLASSE aller expliquer à ti-cul surdoué dans Hochelaga qui s’ennuie dans ses cours et qui décroche pourquoi lui va décrocher et n’aura pas la chance d’aller à l’université. Parce que la pédagogie n’est pas adapté à ses besoins, parce que non détecté par les psyco-éducateurs.

      D’après les stat francaise, au Québec le phénomène des surdoués est nié malgré qu’il représente 5% de la population, 50% de ces élèves redouble et le tier décroche…

      Charité bien ordonné commence par soi-même, les étudiants au lieu de demander plus devrait offrir plus au plus démunis.

      Question d’équité.

    • Dans ce débat, je prend plutôt partie pour le recteur Guy Breton et les administrations des universités, tout en reconnaissant qu’il y a un sérieux ménage à faire dans l’administration des universités.

      Le corps professoral et de chargés de cours des universités comprend une bonne partie de vedettes (« prima dona ») et une bonne partie de ces gens sont loin d’avoir un point de vue désintéressé dans ce débat.

      Cerrtains succombent à la partisanerie politique (j’ignore si c’est le cas de Jean Garon et du professeur Gérard Beaudet, mais je n’exclus pas cette possibilité) et visent simplement à soutenir la stratégie du PQ et à affaiblir davantage le gouvernement de Jean Charest.

      Pour d’autres la loyauté primordiale est davantage syndicale. Encore une fois, plusieurs syndicats ont des comptes à rendre avec le gouvernement du PLQ et on soupçonne une grande alliance des syndicats d’enseignants et professeurs de CÉGEP derrière cette campagne de soutien au mouvement étudiant contestataire.

      Dans tous ce brouhaha, les professeurs et chargés de cours syndiqués n’ont à peu près rien à perdre. Les professeurs à plein temps ont une sécurité d’emploi coulée dans le béton, et tous (même les chargés de cours à contrat) conservent leur salaire pendant les interruptions de cours, et il est à peu près sûr que tous ces professionnels « bardés de bonnes intentions » feront un pactole avec les émoluments supplémentaires que les universités devront leur verser si la session d’hiver doit être prolongée.

      Enfin, avez-vous vu beaucoup de ces gens se porter volontaires pour faire des sacrifices (p. ex. gel total ou partiel de leur salaire), afin d’aider à maîtriser l’escalade des coûts d’exploitation des universités québécoises ???

    • Quand on privatise les universités ?

      Un étudiant fait un recours pour avoir un accès à sa formation en anthropologie comme si l’université serait dans une logique de l’offre et la demande ! La prochaine étape est de se faire remboursé si tu échoue en démontrant que l’institution et le professeur et la direction n’ont pas favorisé ta réussite…

    • Quand ils sont venus chercher les communistes,
      je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.
      Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
      je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

      Quand ils sont venus chercher les juifs,
      je n’ai rien dit, je n’étais pas juif.

      Quand ils sont venus chercher les catholiques,
      je n’ai rien dit, je n’étais pas catholique.

      Puis ils sont venus me chercher.
      Et il ne restait personne pour protester…

      Pasteur Martin Niemoller (1892-1984), Dachau 1942

    • Et pendant ce temps, monsieur Beaudet et ses collèegues continuent de recevoir leur plein salaire…

    • C’est insoutenable!
      Y a deux apprentis-sorciers à Québec qui nous mènent à la violence.
      Les Etudiants doivent recevoir l’appui du citoyen moyen, nous sommes
      nombreux et nous payons pour ces apprentis-sorciers pyromanes.
      Ce sont eux qui téléguident et les cagoules noires, et les corps policiers.
      y en a marre de voir toutes ces bagarres programmées…
      Pitié pour nos Etudiants ….c’est notre avenir qui en dépend.

    • Je suis bien d’accord avec la position des professeurs concernant le
      gel des droits de scolarité. On pourait le réaliser avec le gel des salaires
      des profs.

    • Lors de mon passage à l’Institut d’urbanisme, j’ai bien aimé les enseignements de monsieur Beaudet, alors directeur de cette institution.

      Il enseignait, entre autre, la rigueur d’esprit pour une critique juste du développement urbain.

      À l’instar d’Irène Cinq-Mars, monsieur Beaudet a payé le prix pour une telle franchise et ses points de vue discordants aux plans immobiliers de l’UdeM affectant le 1420 Mont-Royal et la gare de triage d’Outremont.

      Maintenant, l’on sait que ces deux propriétés font l’objets de controverses de plus en plus nébuleuses et que du point de vue de monsieur Beaudet, il est normal de bien gouverner une Université avant de démander aux étudiants de payer davantage.

      Cette bonne gouvernance nous évite de se retrouver avec des cas frauduleux comme celui de l’Îlot Voyageur qui est greffé d’une perte sèche de près d’un demi milliard.

      En urbanisme, la rigueur et l’intégrité sont des valeurs non compensatoires pour toute planification urbaine.

      Dans cette perspective d’intégrité, il existe un lien troublant entre les urbanistes sans srcupule et les fraudes dans le secteur des infrastuctures publiques: celles-ci sont basées sur des plans urbains secrets.

      Malgré l’intégrité de plusieurs profs à l’Institut d’urbanisme, dont j’ai subi les foudres de quelques-uns qui enseignaient malheureusement l’ à-plat-ventrisme en suggérant tout simplement de dire la même chose qu’eux.

    • La Comission parlementaire de l’éducation…eh ben. A t-elle déjà fait qqch dans le passé? L’ancien ministre se pète les bretelles de l’avoir créé, mais elle ne fait absolument rien, donc ça revient à dire que ça n’existe pas.

      Pour l’autre sujet, j’ai hâte de voir ce que le président de la CLASSE va dire. Va t-il le dénoncer? Les condamner? Ou dire que c’est au tribunaux de le faire? J’imagine que ça va dépendre du mandat qu’on lui a donné….

      Anyway, si c’est vrai, c’est un comportement stupide de la part des gardes de sécurité. Ce n’est pas parce que les étudiants font de l’intimidation que tu dois faire pareil.

    • onseclame dit :
      “La Comission parlementaire de l’éducation…eh ben. A t-elle déjà fait qqch dans le passé? L’ancien ministre se pète les bretelles de l’avoir créé, mais elle ne fait absolument rien, donc ça revient à dire que ça n’existe pas.”

      Prenez donc la peine de vous renseigner avant de dire n’importe quoi.

      La commission ne fait rien PARCE QUE JUSTEMENT le ministre Garon a été tassé lors de la venue de Lucien Bouchard comme premier ministre, et ce, sous la pression des recteurs qui ne voulaient pas voir leurs petits privilèges remis en question. Par la suite, les libéraux n’ont rien fait non plus. (Comme je suis étonné !)

      Jean Garon écrit :
      “Les recteurs m’en ont voulu à mort de les obliger ainsi à dévoiler publiquement leurs petits
      secrets. Lorsque Lucien Bouchard a été nommé premier ministre, en janvier 1996, ils se sont
      empressés de lui demander ma tête, sans doute par l’intermédiaire de son frère Gérard.”

      “Qu’est-ce que le gouvernement a fait de cette loi par la suite, je n’en sais rien. Est-ce qu’elle a
      été modifiée, est-ce que le ou la ministre de l’Éducation a «oublié» de l’appliquer ou est-ce que la
      Commission parlementaire a manqué de [courage] pour remplir son rôle de supervision et de
      contrôle? Ces dispositions auraient-elles empêché le scandale des primes de séparation
      odieuses à Concordia? Peut-être. On ne le saura jamais. Une chose est sûre, la loi n’a pas fait
      beaucoup de bruit depuis.”

      L’intégral de la lettre est ici :
      http://www.ledevoir.com/documents/pdf/garon.pdf

      L’important de comprendre, c’est que la loi, grâce à M. Garon, EXISTE; il suffit de l’appliquer. Voilà.

    • Si vous êtes pas bien a l’école,bien,restez chez vous et laisser ceux qui veulent faire des sacrifices suivre leurs études.

    • Voici un nouveau lien vers la lettre complète de M. Beaudet :

      http://amenagementmobilise.com/2012/04/18/une-lettre-ouverte-de-gerard-beaudet-professeur-titulaire-a-linstitut-durbanisme/

    • Dix minutes sur les réseaux sociaux ce matin. Voici ce que ça donne. Un seul exemple et il y en a partout des pareils. Nous en sommes là. Et je viens d’entendre encore la ministre insister pour condamner la violence.
      http://www.youtube.com/watch?v=yKxyiHHBzxU&feature=youtu.be

    • ”L’ancien ministre se pète les bretelles de l’avoir créé, mais elle ne fait absolument rien, donc ça revient à dire que ça n’existe pas.”

      C’est dans une boule de cristal que vous voyez que cette commission ne fait rien? À moins que ça vienne d’une illumination divine ou d’une conversation avec l’ange Gabriel. Est-ce pour défendre l’immobilisme des libéraux que vous racontez n’importe quoi? Misère…

      Le malheur des étudiants c’est de ne pas avoir les moyens de distribuer des enveloppes brunes aux politiciens, de ne pas avoir de bateau pour les invités comme certains hommes dits d’affaire et de ne pas leur organiser de cocktail dit de financement. Ne nous leurrons pas, les libéraux ouvrent les oreilles seulement dans ces conditions. Quand l’argent parle, les libéraux écoutent. Comme les étudioant sont pauvres comme Job et b’en, il n’y a aucun intérêt à ouvrir les oreilles.

    • @louis-richard

      Je trouve ton lien très intéressant. Dans l’îlot voyageur un monde impressionnant d’avocat avant même que le projet était défini que cela sentait l’opportunisme. La prime de départ et des retraites préventives dans l’administration d’UQAM pour mettre un gros silence.

      J’aimerais que le vérificateur du Québec fouille le dossier. Ce n’est pas rien un terrain d’une qualité et un lieu d’une stratégie de développement pour Montréal qui va en ruine ?

    • @ Nike
      Étrange. Pourtant, les universités ontariennes comptent moins d’Ontariens issus de la classe moyenne depuis la hausse faramineuse de leurs frais de scolarité. Ils réclament m^me un diminution de ces frais. Alors Nike, pourquoi les taux de diplomation en Ontario ne bougent-ils pas? La réponse à cette question se trouve chez les immigrants en sol Ontarien. Ma source? Un étudiant post-doc de Guelph qui prépare justement une étude sur ce sujet…

    • @cotenord_7

      “Le corps professoral et de chargés de cours des universités comprend une bonne partie de vedettes (« prima dona ») et une bonne partie de ces gens sont loin d’avoir un point de vue désintéressé dans ce débat.”

      Sur les milliers de professeurs et de chargés de cours du le système québécois, le fait que quelques-uns s’expriment haut et fort vous permet d’affirmer qu’il s’y trouve “une bonne partie de prima-donnas” ?

      “Dans tous ce brouhaha, les professeurs et chargés de cours syndiqués n’ont à peu près rien à perdre. Les professeurs à plein temps ont une sécurité d’emploi coulée dans le béton, et tous (même les chargés de cours à contrat) conservent leur salaire pendant les interruptions de cours, et il est à peu près sûr que tous ces professionnels « bardés de bonnes intentions » feront un pactole avec les émoluments supplémentaires que les universités devront leur verser si la session d’hiver doit être prolongée.”

      Je ne peux pas parler pour les chargés de cours, mais pour les profs, vous êtes visiblement mal informé. Les profs à temps plein n’obtiennent une sécurité d’emploi qu’après 6 à 7 ans à l’emploi d’une université, et le processus de permanence est long et compliqué. L’enseignement ne constitue qu’une partie de la charge de travail d’un professeur, et malgré le fait que les cours ne soient pas donnés, ils doivent tout de même être préparés, ce qui constitue la partie cachée de l’iceberg en enseignement. Il n’y aura pas de pactole supplémentaire pour les profs, qui devront d’ailleurs souvent utiliser une bonne partie de l’été pour corriger des travaux et des examens et pour reprendre les cours manqués. Et non, les profs d’université ne sont pas en vacances l’été, ils utilisent plutôt ce semestre pour travailler sur leurs recherches. Je ne connais très peu de profs d’université qui travaillent moins de 50 heures par semaine, grève ou pas. Et la plupart ne prennent pas toutes les vacances auxquelles ils ont droit. Vous frappez sur la mauvaise cible.

    • @jeffside

      Je ne demande qu’à voir les chiffres, je suis très très très sceptique. Au moment où j’écris ces lignes aucune étude sérieuse ne corrobore vos dires.

      Alors on ne prend pas une société en otage avec des “y parait que…”, “mon beau frère m’a dit que…”

      Y a t’il moins d’élève qui ont complété leur CEGEP de classe moyenne qui décide de ne pas aller à l’université ou moins d’étudiant de classe moyenne tout court?

      Parce que le problème est surement en amont, rendu à la porte de l’université ce n’est pas $15 000 de dette qui va freiner quelqu’un de devenir médecin…

      À $3000.00 par année pour aller à l’université, ce n’est pas déraisonnable, je sais de quoi je parle.

    • Wow, toute cette police et cette judiciarisation du conflit, par les autorités politiques et universitaires, quel dégueulasse, choquant et dangereux DÉRAPAGE de la gestion des droits, libertés et valeurs du Québec moderne.

      À surveiller de très près, merci infiniment Patrick de nous en alerter.

      Le Québec n’a pas à se laisser gérer et contrôler ni par des fiers-à-bras ni par des policiers.

      Ce pourquoi il FAUT aller en masse marcher, protester et gueuler DIMANCHE le 22 à Montréal.

    • @nike

      “À $3000.00 par année pour aller à l’université, ce n’est pas déraisonnable, je sais de quoi je parle.”

      Pour vous paraphraser, one ne débat pas avec des “je sais de quoi je parle” sans développer. Prière de développer votre belle pensée sur le coût raisonnable d’une année d’Université. J’espère que vous saurez faire mieux que de dire que c’est moins cher qu’ailleurs.

    • @Nike

      À ma connaissance , l’étude que vous citez ne compare que le taux de diplomation universitaire ?
      Veuillez confirmer ce point .

      Vous dites aussi que la dette n’arrête personne ? Quand savez vous ? Les personnes que vous citez ne sont pas à l’université ,mais sur le marché du travaille en train de gagner durement leur vie. Facile de dire ca n’arrête personne quand on pointe ceux qui ont déjâ accès au service et qu’on ignore complètement ceux qui n’ont pas eu accès.

    • J’ai mal à mon Alma mater, mais comme j’étais au pavillon de l’aménagement, j’ai eu la chance d’avoir M. Beaudet comme prof. et d’avoir un peu moins honte de mon institution universitaire.

    • @pgaboury, @sim06

      Je viens d’une famille mono parental de six enfant de l’est de la ville.

      Mon père n’a jamais pus nous donner un sous pour étudier. 4 on fait des BAC ou plus, deux ont fait des techniques.

      À l’époque le nombre d’enfant à charge n’était pris en compte de le calcul du prêt et de la bourse.

      Donc aux études post secondaire on ne vivait pas riches.

      Avec l’augmentation les frais reviennent à peu près au même niveau que dans les années 70 mais avec un meilleur système de prèt et bourse.

      Je comprend que les universitaires veulent améliorer leur sort mais je trouve qu’il serait plus à propos d’aider ti-cul d’aider ti-cul à finir son secondaire 5 et de peut-être e faire rêver à un Bac.

      Dieu seul sait si au lieu de s’acheter une Civic il ne deviendra pas CA…

      Mais non, faisont une élite sans dettes s’est bien mieux!

      @sim06

      Oui l’étude compare les taux de graduation, c’est ce que j’ai écrit d’ailleur.

    • @ Nike (11h34)

      Effectivement, les études n’existent pas, c’est la raison pour laquelle un étudiant post-doc se penche sur la question. Aussi, il n’y a pas de CEGEP en Ontario.

      Le débat n’est pas autour des dettes des étudiants, il est autour de la gouvernance des universités. À preuve? Qui se souvient des manifestations monstres de la hausse de 2007? Si vous ne vous en souvenez pas, vous avez bien raison, c’est qu’il n’y en a pas eu. Les étudiants avaient alors estimé que cette hausse de 500$ en 5 ans était raisonnable (en plus de la hausse des frais afférents, lesquels on ne discute pas dans les débats publics). Mais maintenant, malaise. Avec les livres et les frais afférents, on parle plutôt de 5000$/an pour l’université. Or les étudiants génèrent entre 8000 et 12000$/an en étudiant à temps plein. Donc c’Est près de la moitié de leur budget qui passe pour l’université, au lieu de 35%. Voilà où le bas blesse.

      Et quand on voit ce que les dirigeants des universités font avec l’argent des étudiants et des contribuables, les principaux intéressés ont matière à poser une question ou deux à leurs élus car à la fin, ils deviendront aussi des contribuables et probablement des parents à leur tour. C’est aussi ce qu’en pensent les professeurs qui appuient le mouvement. Seulement que dans leur cas, ils savent exactement ce qui se passe derrière les portes des décanats/rectorats.

      Vous savez Nike, on peut débattre du mode de vie et des dépenses non-prioritaires des étudiants. Mais peut-on vraiment blâmer les étudiants d’être gras dure et stupides de ne pas accepter tout bonnement les conditions de cette hausse?

    • @jeffside

      Ben voyons, c’est sur que les étudiants ne font pas un boycott à cause de la hause de $1600.00, ben non… Ils se battent pour la saine gestion!!

      En quoi une gang de prof et d’étudiants sont ils de grand spécialiste de la saine gestion eux qui n’en connaissent que le nom?

      Ben sur c’es-tu écoeurant la pub de l’UdeM sur la bande du CH!!! on parle de quoi, une couple de 100 000? c’es-tu écoeurant le salaire du recteur de l’unioversité Mc Gill, en passant c’est une des 20 meilleurs au monde. Ben oui, McGill aurait été mieux avec des dirigeant comme à l’UQUAM qui eux on conduit l’université au bord de la faillitte.

      Peut-être que le million en salaire est bien dépenser pour sauver 100 millions en mauvaise gestion. Ben non!!! C’est ben plus glamour d’être jaloux d’un salaire de recteur, ben plus facile de faire de la démagogie.

    • @ Nike

      «Ben voyons, c’est sur que les étudiants ne font pas un boycott à cause de la hause de $1600.00, ben non… Ils se battent pour la saine gestion!! »

      Pour tous les étudiants universitaires actuellement en grève -je dis bien en grève, le maximum que les freshmen débourseront à la fin de leurs études sera de 650$ puisque la mesure entrera en vigueur à l’automne. Ils auront alors complété 1 an sur leur parcours. Les autres? Les deuxièmes années actuels =325$ et les finissants = 0$ si la session n’était pas reportée. Autrement ils ne paieront que 125$ de la hausse. Considérant le calme entourant la hausse de 2007, alors je suis d’avis que, oui ils le font non seulement pour la saine gestion, mais aussi pour les générations subséquentes puisqu’aucun d’entre eux ne paiera la totalité de la hausse.

      Du reste, pas besoin d’être un expert ou un grand spécialiste pour savoir ce que c’est que du gaspillage de fonds publics.

    • Moi, je souhaite voir des vieilles croutes de profs incompétents se voir remercier pour leurs services et aider ainsi de jeunes doctorants prendre leurs places dans les plus beaux bureaux de l’Institut d’urbanisme.

      Ces vieilles croutes participent indirectement au déficit moral de notre société en privilégiant les lécheur de coin(s) sombre(s) et je suis particulièrement critique envers eux pour avoir fabriqué des “YES” man.

      Je connais bien des profs qui ont abusé de leur position pour voler des doctorants et diminuer des étudiants critiques et objectifs à toute approche urbanistique.

      Nonobsatant mes affirmations, il existe une force vive de professeurs depuis longtemps en place qui méritent notre respect. Ces derniers ont su garder l’intégrité de l’UdeM et ce, à leurs dépends.

      Merci monsieur Beaudet de m’avoir enseigné l’éthique dans le monde municipal et de la planification urbaine qui est le siège de toute la corruption au Québec.

    • salut a toi!!!! gauche caviar…

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