Patrick Lagacé

Archive, mars 2012

Mercredi 28 mars 2012 | Mise en ligne à 14h19 | Commenter Commentaires (73)

Pause Kit Kat de type le triomphe de l’esprit humain

Quand des êtres humains mettent leurs effort et leur génie ensemble, unis pour une seule cause, rien ne peut se mettre en travers de leur chemin.

(VIa Metafilter)

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Mercredi 28 mars 2012 | Mise en ligne à 12h04 | Commenter Commentaires (24)

Mme Denise Bombardier, derrière un bouclier avocassier

Photo Marco Campanozzi, La Presse — Madame B

Photo Marco Campanozzi, La Presse — Madame B

Ce matin dans La Presse, j’interpelle Denise Bombardier. Un livre qu’elle cosigne avec Françoise Laborde fait l’objet d’allégations de plagiat. On trouve dans le livre des passages quasiment identiques publiés des mois auparavant dans Slate, sous la plume de la journaliste Claire Levenson.

Mme Bombardier n’a pas écrit ce passage. C’est sa coauteure qui l’a pondu. Le plagiat n’est pas le genre de Mme Bombardier, avec tous les ouvrages publiés par Madame B, ça se serait su, depuis le temps. Mais si on fait exception de déclarations dans le Journal de Québec, fin février, Denise Bombardier ne parle plus. Elle se réfugie derrière les avocats de Fayard, sa maison d’édition française.

C’est une stratégie intrigante. L’affaire est peut-être judiciarisée en France, mais elle transcende le juridique. Elle touche la probité intellectuelle : le plagiat, c’est un vol intellectuel. On sait que Madame B n’a pas écrit le passage litigieux. Elle n’a rien à se reprocher. Mais on ne comprend pas pourquoi elle ne dénonce pas, pourquoi elle ne met pas un mut de Chine entre sa coauteure et elle, pourquoi elle nous invite même à la prudence : deux passages sont quasiment identiques, l’un d’eux a été publié trois mois avant Ne vous taisez plus! : à partir de là, le mot plagiat n’est pas une exagération.

Coup de chapeau aux collègues de Quebecor Media qui ont fait le tour de l’histoire dès sa révélation par Acrimed, un site français consacré aux médias. Grâce à eux, on a les versions de Mme Laborde et de Mme Bombardier qui, depuis, se cachent derrière les avocats de Fayard pour ne pas s’expliquer. On ne peut pas dire que les explications données aux journalistes de Quebecor, quand l’affaire a éclaté, soient très convaincantes.

Mme Bombardier fait la promotion de son plus récent ouvrage, L’Anglais, inspiré de sa propre histoire d’amour avec son mari. Papier sur LaPresse.ca

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Soylent Green (Soleil Vert) trailer par dictys

Serge Daneault signe dans La Presse une lettre qui va faire jaser. Ce médecin au service des soins palliatifs à l’hôpital Notre-Dame condamne les conclusions de la Commission Mourir dans la dignité, largement encensé depuis son dépôt, jeudi dernier.

Le Dr Daneault commence avec un coup de poing :

Les militants du lobby euthanasiste ont enfin obtenu ce qu’ils estiment être une assurance contre la souffrance. Largement inspirés et assistés de groupes similaires d’autres pays, ils ont convaincu les parlementaires de leur donner pleinement raison en manipulant leur compassion à partir d’un étalage grotesque de la souffrance inhérente à l’humaine condition.

Et ça se poursuit ici :

Ce document changera à jamais notre rapport individuel et collectif à la mort, à la vie, et à la médecine. La mort perd son caractère mystérieux et imprévisible, car l’homme se donne le droit de délibérément la causer; la vie perd son sens dans celui qu’elle a toujours cherché et donné à l’épreuve, qui n’a plus d’autre qualificatif que celui d’intolérable; et la médecine perd sa suprême obligation de toujours chercher à soulager la souffrance en ayant acquis le droit de supprimer le souffrant.

J’ai lu le rapport. En lisant le Dr Daneault, j’ai l’impression que nous n’avons pas lu le même document. Les parlementaires ont mis des gants blancs en velours, énuméré nombre de garde-fou nécessaires pour éviter les dérapages, débusqué des mythes sur les pratiques qui ont cours ailleurs, précisé que les médecins qui ont des objections de conscience ne peuvent en aucun cas être forcés d’accéder aux demandes de patients désirant en finir…

Mais le Dr Daneault, dans son analyse, trace le portrait de parlementaires trop heureux d’en finir avec les indésirables, qui ont écrit ce rapport avec l’empressement de celui qui va donner un contrat d’asphalte ou qui prépare un pique-nique sur le mont Royal. Ce n’est pas le cas.

Et évoquer Soleil vert, le film-catastrophe de Charlton Heston où les vieux sont transformés en biscuit… C’est trop, c’est beaucoup, beaucoup trop. Parler « d’étalage grotesque de la souffrance inhérente à l’humaine condition », c’est d’un mépris sans nom pour ceux qui sont allés témoigner.

Sans jeu de mots: overkill.

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