
Dessin de Chapleau, 17 février 2012
Alain Dubuc, ce matin, dans La Presse :
Ce qui est troublant dans les célébrations conservatrices, c’est plutôt la petitesse d’un gouvernement qui se définit par des enjeux somme toute assez mineurs. Et la façon dont ce dossier à été mené: étroitesse idéologique, absence de cohérence – une mesure qui va à l’encontre du voeu des amis de la loi et de l’ordre que sont les chefs de police – et le refus des arguments faisant appel à l’intelligence.
Ce refus de l’intelligence, on l’a vu à l’oeuvre dans une foule de dossiers, que ce soit autour du questionnaire long du recensement, ou cette semaine, quand le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, a dit à ceux qui s’inquiétaient de la portée du projet de loi C-30 sur les cyber-prédateurs qu’ils étaient du côté des pédophiles, reprenant la rhétorique la plus primaire de la droite républicaine. Ou encore à la façon dont le premier ministre laisse le sénateur Boisvenu débiter ses âneries.
Contrairement à ce que l’on croit, cette façon de laisser la rigidité idéologique prendre le pas sur la raison, on la retrouve aussi dans les dossiers économiques. Par exemple, l’incroyable bêtise d’avoir baissé la TPS. Et sans doute, la façon dont le prochain budget s’attaquera au déficit.
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