
Caricature du journal Ouest-France, en 2009...
Avez-vous, comme moi, avalé vos Corn Flakes de travers en lisant, dans La Presse de samedi, ce long cri du coeur d’une enseignante ? Anne-Marie Quesnel relate ses vingt années dans une école secondaire privée, en déplorant le changement d’attitude générale des élèves… Extrait :
Nos ados croient que les profs sont des serviteurs (ou des nounous… ou des punching bags) à qui ils peuvent tout dire, n’importe comment. Ils peuvent nous insulter, nous injurier, nous intimider devant tout le monde. Vous savez pourquoi? Vous allez rire, je suis sûre. C’est parce qu’ils ont le droit de s’exprimer! C’est dans la constitution! La liberté d’expression, oui madame! La semaine dernière, une élève a réagi aux critères d’évaluation que j’annonçais en me criant en classe: «C’est chien, ça!» et d’en rajouter encore et encore, un autre d’ajouter «On veut un débat!», comme si c’était eux les spécialistes de l’éducation. Parfois, on reste bouche bée devant de telles interventions. C’est tellement malpoli, tellement inconcevable qu’on ne peut pas croire qu’on est en train de le vivre.
Autre extrait, qui parle de ces parents qui couvent beaucoup trop les bêtises de leurs petits trésors (je paraphrase) :
Chers parents, je vous en conjure, aimez vos enfants, mais aimez-les bien, à dose égale d’amour et de discipline. Trop d’amour et ils deviennent égocentriques, trop de discipline et ils s’écrasent. Encouragez-les, complimentez-les, mais avec réalisme afin qu’ils aient une vision juste d’eux-mêmes. Vous êtes leur miroir, ils se voient à travers vos yeux. Soyez honnêtes, aimants, justes.
Et si notre enfant fait une erreur, un oubli, un échec, laissons-le donc assumer, pour une fois, et arrêtons de surprotéger en attaquant le prof. Ça nous ferait du bien de travailler du même côté, pour éduquer nos jeunes, nos leaders de demain.
Ce sont eux qui s’occuperont de nous au CHSLD… Voulez-vous vraiment l’excuser à 16 ans, en pleine possession de ses moyens, d’avoir oublié une reprise d’évaluation? Ce sera plus grave quand il oubliera d’administrer une dose d’insuline à son patient, de resserrer les boulons de vos pneus, de tenir compte de toutes les déductions sur votre rapport d’impôt…
Institution imparfaite, financée à même nos impôts, l’école a le dos large. Bien sûr, elle doit toujours se renouveler, se corriger. Mais dans le débat sur l’école moderne, il y a une donnée toujours absente : l’attitude des parents. En ce sens, la lettre de Mme Quesnel pose des questions inconfortables qui, je l’espère, ne reviendront pas la hanter…
AJOUT — Un lecteur de ce blogue me signale la sortie, en 2011, de Lucien Francoeur, prof au collégial, lors d’une entrevue avec Sophie Durocher, dans le JdeM.
AJOUT — François Charbonneau me signale un texte qu’il signait pour la Revue Argument, où il faisait un lien entre la pédagogie actuelle et ce célèbre film de science-fiction des temps anciens, The Blob…










mess
12 février 2012
11h54
Mme Quesnel a tellement raison. J’aurais le même discours.
americanophile
12 février 2012
12h23
Et dire que les syndicats, le PQ,QS, le PLQ, de très nombreux journalistes, trouvent le modèle québécois (dont l’éducation est une partie très importante) comme la plus meilleure invention de l’humanité ! Ha, ha,ha. Le modèle québécois est en décomposition. Son cadavre emplit l’air ambiant. Bientôt nous en suffoquerons . Tenants du statu quo, que répondez-vous à cette enseignante ? Ma solution: détruire le modèle québécois et recommencer à zéro. Faisons table rase du passé socialiste du Québec (1960-2012) et inspirons-nous de la Chine ,de l’Allemagne et de Singapour en ce qui concerne la discipline à l’école. Et surtout, sortons les psychologues des facultés d’éducation à l’université.
divad
12 février 2012
12h26
On sent vraiment les émotions dans cette lettre. Je lui souhaite de ne pas y laisser sa santé. Sur le fond, je suis bien d’accord avec elle et je ne peux que constater que l’évolution de la chose est le reflet de ce qui se passe dans les organisations en général. Prenez le discours de madame et tranposez-le à un gestionnaire et parlons d’employés au lieu d’élèves. Je peux vous dire que je côtoie beaucoup de gestionnaires bien intentionnés (pas juste des “méchants méchants boss”) et ayant à coeur le bien être des gens de leur équipe qui se sentent exactement de la même façon. L’autorité est un concept envers lequel on a de la misère. On est mal à l’aise de laisser trop de pouvoir discrétionnaire dans les mains de quelqu’un. Ça ne peut pas tout d’un coup disparaître en arrivant dans le milieu scolaire. À la limite, peut-être que les profs sont très critiques eux-mêmes de la gestion faite par ceux dont c’est la responsabilité de gérer dans le milieu scolaire.
Pour ma part, je crois que ta liberté de manoeuvre et de décider devrait toujours être conséquent avec ton niveau de responsabilité. Et en bout de ligne, avoir une imputabilité envers le résultat. Si chacun fait son métier, les vaches seront bien gardées.
bozappa
12 février 2012
12h33
J’aime à reférer sur cette question le passage de Lucien Francoeur aux Francs-Tireurs. De vieux adulescents, insensibles et égocentriques qui vont procréer d’autres enfants-rois à calottes et capuches, venir nous déblatérer sur les ondes douteuses de la radio qu’on leur a servi une société poche. Eh misère !
notarman
12 février 2012
12h47
C’est pathétique mais pas surprenant… J’y vois juste un autre exemple d’une société qui, graduellement, se déresponsabilise individuellement pour transférer ses obligations sur la collectivité, tout en prenant bien soin de conserver les droits… Le fameux syndrome du “pas dans ma cour”…
Bizarre d’entendre les gens face aux succès/échecs scolaires de leurs kids… Ça va bien à l’école? Les parents s’en pètent les bretelles, mettant quasiment le tout sur la beauté de la génétique… L’enfant est cancre? C’est la faute du système, du programme, du prof, de la gardienne, de Raël, etc…
Apprenons à nos enfants que dans la vie, y’a pas juste des droits: y’a des obligations aussi!
ralbol
12 février 2012
12h49
En tant que société, à force de lois «populaires» de vertu et de bon goût, le Québec s’est peinturé dans le coin.
La dernière en date, le projet de loi du gouvernement Charest sur l’intimidation, ne fera qu’ajouter à l’impuissance générale et à la surprotection étatique de nos chers petits.
Comment les profs peuvent-ils se faire respecter devant une classe blindée à la DPJ, à l’armée de «lologues», à la Charte des droits et libertés, à la chasse aux sorciers pédophiles et aux parents prêts à tout pour protéger leur unique rejeton?
Réponse: ils ne le peuvent pas. Point.
Et tant que nous ne cesseront pas collectivement et individuellement de maladivement couver nos chers «petits poussins», RIEN NE VA CHANGER.
J’ai connu l’époque où quand le grand Charest se l’était ouverte une fois de trop en classe, le prof (un laïc) l’agrippait par les cheveux et lui flanquait deux bonnes gifles en travers du visage. Le reste de l’année, le grand Chares écoutait…
Demandez à n’importe quel prof, l’impolitesse et le manque de respect, ça ne se guérit pas à coups de «conséquences» foireuses, de suspensions bidon et de renvoi. Y’a toujours une autre école pour accepter le cher petit effronté… la loi l’oblige.
L’impolitesse, ça se guérit avec des profs qui sont capables d’élever la voix, de prendre le petit baveux par les épaules et l’asseoir, de lui serrer les ouïes et quand rien n’y fait, de lui donner une baffe.
Continuons donc à nous illusionner que nos chers petits sont «bien élevés» et la complainte du prof, bin on n’a pas fini de l’entendre.
C’est bien connu, tous les Ayatollahs de la vertu et du bon goût vous le diront, la violiiince, cé pa bo!
2piedssulabavettedupoele
12 février 2012
12h49
……………Que dire si ce n’est que, avec la baisse des naissances, il y a de moins en moins d’enfants qui, de par ce fait, sont choyés à outrance et protèger de tout.
Un obstacle dans la vie du rejeton et Hop, papa et maman sont présents, prêts à le défendre envers tout et contre tout…sans poser de questions, analyser les réponses et poser le geste approprié pour aider l’enfant à surmonter l’obstacle, tout le contraire que de traverser l’obstacle pour lui. En engueulant un prof, le parent fait la démonstration à l’enfant que ce n’est pas le respect qui fonctionne mais bien l’intimidation…et ce n’est qu’un aspect de la vie contemporaine. Les parents, soumis à d’intenses pressions financières, travaillent de plus en plus, ce qui a pour conséquence, entre autres, qu’ils sont stressés, fatigués et qu’ils recherchent la “facilité” dans l’éducation de leurs enfants…c’est plus facile de dire oui que de dire non.
Une solution? Je ne sais pas, si ce n’est que si les êtres humains se respectaient entre eux, cette enseignante dévouée, j’en suis sûr, ne serait pas en train de se préparer une bonne dépression nerveuse suite à ce constat d’échec.
totof
12 février 2012
13h02
Excellent cri du coeur! Vous avez raison, le respect ne devrait pas commencer sur un banc d’école mais à la maison. Malheureusement, j’entends bien souvent des parents: L’école va s’en occuper.., c’est le job de l’école, etc. Il y a une grand déresponsabilisation de la part des parents. Et c’est la mission première de l’éducation qui écope. L’enfant roi demande plutôt que comprendre qu’il est là pour recevoir et apprendre.
lionking
12 février 2012
13h04
J’en aurais trop à dire mais si ça peut nous consoler, je dis bien SI, ce n’est pas unique au Québec. Mince consolation. Problème de société.
Je comprends très bien ce cri du coeur. La solution ? Avoir la vocation, du nerf, et prier pour que ta direction d’école ne verse pas dans l’aplat-ventrisme devant ces parents qui ont mis au monde des ” 8e merveille du monde ” à qui il ne faut rien refuser, surtout ces parents qui achètent l’amour de leurs enfants pour se faire pardonner de leur avoir donné un nouveau père ou une nouvelle mère. Les enfants savent tirer sur les ficelles et jouer sur les cordes sensibles des parents. ” J’suis bien mieux quand je vais chez papa ! ” Le chantage émotif, vous connaissez ?
Problème de société. Pas un jugement que je porte. Une constatation. Ça n’explique pas tout, ce n’est qu’une facette de cet état de chose. Gâtés pourris, nos kids. Cellulaire à 11 ans sinon la crise. ” Mes am(e)s en ont un !!! ” Ça prend du nerf pour être prof. Ça en prend autant pour être parent. Choc des générations, toujours. Cependant, je suis convaincu qu’il reste encore des enseignants qui , malgré l’arrogance de beaucoup de jeunes d’aujourd’hui, gardent le cap et savent obtenir le respect de leurs élèves. Le respect, ça se gagne, ça se mérite. Pas simple d’aller à contre- courant de la société, mais ça se fait. Ces profs, on ne les entend pas se plaindre. Ce qui ne signifie pas qu’ils l’ont facile pour autant.
Faudrait pas tomber sur le dos des ados trop facilement. Ils profitent de l’espace, de la latitude, que les adultes ( parents ) leur laisse. Et ils en profitent . Name of the game.
Tiens, autre chose : plus d’hommes dans les écoles ! Pas juste moi qui le dis, les profs féminins le disent elles-mêmes. Rendez ce métier attrayant pour les hommes, simonac, ça presse !
Salut.
martinr
12 février 2012
13h14
Ne pensez pas que je veuille faire la leçon car c’est plus facile à dire qu’à faire mais, malgré l’impact que peut avoir le fait de faire assumer à un enfant ses gestes (ou son manque d’action…), il faut toujours se demander si nous voulons en faire un adulte autonome et responsable. Or, ce sont des aptitudes qui se développent graduellement et ne peuvent, malheureusement, automatiquement faire surface le jour de ses 18 ans…
Il est de notre devoir de parents de leur donner les outils pour affronter la vie. Cela peut vouloir dire de les laisser subir les conséquences de leurs actes afin qu’ils en tirent une leçon. Notre rôle est de leur donner le jugement pour distinguer entre les expériences dont le résultat pourrait être trop lourd de conséquence versus celles dont le risque est acceptable.
Quel est le rapport avec l’école? Simple, c’est souvent le premier environnement où l’enfant a à apprendre à fonctionner et à réussir, en société. L’enseignant représente une personne en autorité, les notes représentent l’évaluation de sa performance. Ce n’est pas très différent de ce qu’il devra affronter dans sa vie d’adulte. L’école est l’occasion pour lui de faire d’apprendre à développer des aptitudes essentielles pour être heureux plus tard.
À nous, parents, de décider s’il lui sera plus pénible de faire ses apprentissages à l’école ou dans sa vie d’adulte.
Martin R.
bibouille
12 février 2012
13h17
Que dire de plus ? tout est dit. Je seconde.
boris132
12 février 2012
13h32
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt cette lettre. J’enseigne au Cégep et je rencontre les mêmes problèmes que cette enseignante. J’ai souvent l’impression d’avoir des clients devant moi plutôt que des étudiants, d’avoir à divertir plutôt qu’enseigner. J’ai dû également avoir à expliquer à des parents trop insistants (oui oui au Cégep) que leurs enfants devaient assumer les conséquences de leur plagiat. Et je me suis fait insulter par certains parents, mécontents vis-à-vis d’une sentence jugée trop sévère. Tout cela est bien déprimant…
Jean-Sam
12 février 2012
13h42
J’ai quitté l’enseignement après cinq années de pratique au secondaire pour retourner au journalisme. C’est lors d’un point de presse à la Maison de l’emploi que j’ai compris pourquoi l’enseignement est devenu impossible.
Les jeunes n’ont plus aucun sens de la hiérarchie.
Et du coup, ils passent par dessus l’autorité d’un directeur, ou d’un contremaître, si ce dernier ne leur donne pas ce qu’ils veulent. Ils sont aussi très difficile à encadrer parce qu’ils changent constamment d’emploi. Les meilleurs, c’est pour trouver mieux, mais les moins bons quittent dès qu’ils ont le cash pour acheter leur lap top.
J’aimais l’enseignement, mais je n’en pouvais plus d’assumer une autorité sans effet ni réel pouvoir. Je le répète, le respect s’articule à partir d’un sens hiérarchique.
bloganon
12 février 2012
13h47
Très vrai. Pour avoir constaté notamment l’attitude impolie d’une jeune caissière dans un supermarché, j’ajoute que les clients aussi ne doivent pas tolérer l’iimpolitesse et l’égocentrisme des enfants rois et contribuer à leur éducation. Vaut mieux tard que jamais.
michel1967
12 février 2012
13h51
J’ai lu l’article sans rien avaler !
Je félicite madame Quesnel pour ce cri du coeur réaliste et le courage de le partager.
Ce n’est pas facile d’être parents de nos jours mais l’éducation de nos enfants est prioritaire !
Pat, je te suggère d’aller faire de l’observation dans les écoles…et que tu nous en reparles.
Chapeau madame Quesnel et bonne chance !!!
kloupe
12 février 2012
14h07
Mon fils, qui a 22 ans termine son Bacc en enseignement secondaire ce printemps. Je suis très inquiet pour lui. Un jeune homme dans l’enfer. Il sera suffisamment fort pour résister?
teddybear
12 février 2012
14h16
Lucien Francoeur déplorait ca aussi il y a peu.
http://fr.canoe.ca/divertissement/celebrites/entrevues/2011/05/23/18180746-jdm.html
stephanie2009
12 février 2012
14h18
Comme cette enseignante le souligne si justement, on demande désormais aux professeurs d’être l’équivalent scolaire des Géo du Club Med! Non seulement doivent-ils transmettre leur matière à leurs élèves mais ils doivent encore les amuser et les divertir pour éviter que leur attention si fragile ne leur échappe au profit d’une bébelle technologique ou encore pour les arracher au coma que leur occasionne le manque de sommeil chronique. L’école aujourd’hui, c’est fait pour s’amuser et s’exprimer! S’instruire, ça vient en dernier, lorsqu’il reste du temps et de la motivation…
Les professeurs doivent aussi tenir par la main de chaque élève à chaque étape de chaque tâche à accomplir. Ce n’est plus assez de leur décrire une tâche et de leur demander de la noter à leur agenda, il faut aussi qu’ils s’assurent qu’ils travaillent en classe et à la maison, qu’ils se souviennent des échéances des devoirs et examens, que leurs parents les aident avec leurs devoirs, etc. Quand quelque chose ne va pas, même si cela résulte d’une grossière négligence de la part de l’élève, voire de ses parents, c’est toujours le professeur qui est blâmé.
Je ne sais pas comment les enseignants font pour continuer sans devenirs cinglés! Ils ont toute mon admiration!
scotch
12 février 2012
14h19
Je pense que les parents se font aussi traiter comme de la merde par leurs enfants et qu’ils se sentent impuissants.
lionking
12 février 2012
14h21
corr : laissent
kakousse
12 février 2012
14h24
.
Je crois que Mme Quesnel nous explique assez bien ce qui doit se passer dans une classe.
J’avoue que la solution à ce problème est difficile à identifier.
- La solution pour que notre société soit compétitive au niveau international semble être “le savoir” … et on veut absolument que nos enfants soient instruits le plus possible ! (est-ce vrai, logique, réaliste, …?)
- Les parents pensent plus souvent qu’autrement à eux-mêmes …. autant dans le quotidien (comment j’agis avec mon enfant avec l’énergie et le temps que je peux lui accorder?) que dans le long terme (que doit-il devenir pour qu’il ne soit pas un fardeau à ma charge plus tard ?)
Dans le concept capitalisme, c’est comme si nos enfants ont un monopole …. et ils en profitent ! …. et je suis convaincu que les profs en paient souvent la note ! ….
De surcroît, nos enfants apprennent en nous immitant (message que l’on véhicule à l’égard des politiciens et fonctionnaires) … les uns sont des profiteurs et les autres sont des pas bons, gras durs !
Nos humoristes (on en a beaucoup) sont drôles, mais ils sont souvent narquois et caricaturale …. Nos enfants (en tout cas les miens) aiment bien faire les commics !
La solution …. Mme Quesnel a sûrement une bonne piste, … est-ce la seule, la meilleure, … ?
La solution nécessite sûrement une approche beaucoup plus globale !
verret
12 février 2012
14h27
Sans oublier d’être humains et à l’écoute, les profs n’en doivent pas moins essayer de faire abstraction des particularités et des tempéraments de chaque enfant en vue de leur inculquer le savoir nécessaire à l’accomplissement de leur formation académique.
Les profs n’ont pas à épouser les contours de chaque enfant-roi comme s’il était un monument inaltérable. Ils doivent plutôt considérer chaque enfant comme un être malléable qu’ils doivent modeler en fonction des exigences d’une formation minimale. Une fois armé du savoir transmis, chaque enfant sera libre de devenir lui-même, en fonction de son unicité; mais cette unicité, il ne revient pas au professeur de la prendre en compte dans son interaction quotifienne avec l’élève.
Si un enfant apprend moins vite ou plus difficilement, pour des raisons X, Y ou Z, c’est aux parents de compenser par un suivi plus serré ou une approche complémentaire, pas aux profs ou à des experts au service de la commission scolaire à temps plein. Dans le cas où des parents seraient incapables de participer aux mesures de redressement, des structures d’encadrement parascolaire pourraient être rendues disponibles, mais il devrait être clair pour l’enfant que leur fréquentation implique des heures supplémentaires de formation et un investissement de soi supplémentaire.
L’obligation de vouvoyer le professeur et la tolérance zéro face à des manquements à la bienséance générale ou au respect des figures d’autorité serait déjà un bon début. Évidemment, pour ce faire, il faudra que les cadres acceptent de redevenir des figures craintes dans le bureau desquelles aucun jeune ne souhaitera être convoqué, ce qui trancherait assez avec l’approche vaguement scout et fleur bleue actuelle, mais la vraie vie n’est pas un épisode de Virginie ou de Trente vies.
À force de trop s’écouter le vécu et de se gratter le soi, on a un peu perdu de vue la valeur de la discipline et le respect de l’autorité. Faudrait y remédier.
denigreur
12 février 2012
14h34
http://www.youtube.com/watch?v=zDZFcDGpL4U
denigreur
12 février 2012
14h34
http://www.youtube.com/watch?v=zDZFcDGpL4U
Un point de vue sur l’éducation de nos jours.
lecteur_curieux
12 février 2012
14h34
Sa place est dans une garderie avec des enfants de pas plus de 5 ans et surtout pas trop nombreux et turbulents. Tout simplement ! Et il manque d’hommes dans le système. Et cette femme de ma génération, manque probablement de mentors plus âgés qui sont maintenant retraités mais qui pourraient encore donner des conseils à beaucoup.
Il faut tenir les élèves sur le qui-vive et il y a plein de façons de faire. C’est malheureux à dire mais plus de gens de ma génération et même parmi ceux connus qui était dans le groupe d’âge plus avancé juste avant le mien, ne savent pas comment s’y prendre.
Ce peut être la direction aussi qui manque de leadership ! Je voudrais vraiment pas revenir au directeur du primaire de mes débuts qui étaient un homme colérique et tout le temps en maudit… Anyway, on entendait rien à rien à ce qu’il disait. Le pauvre bougre est mort d’une crise cardiaque. Il était tellement stressé. Sa remplaçante a mieux fait par la suite. Quand même, c’était le début aussi des enseignantes disons nées dans les années ‘60 qui n’avaient plus la poigne d’une comme celle à qui je pense née dans les années 30.
Avec la baguette sur le tableau et même un coup sur le pupitre d’un élève endormi… S’il faut ! Ou encore laisser échapper un dictionnaire par terre en plus du truc des fenêtres ouvertes !
C’est une méthode…
L’autre archi-positive nous parlant de sa vie et stimulant les élèves ! L’autre racontant des Jokes et faisant rire toute la classe, un vrai pitre… C’était pas un plate cela ce Georges…
Plusieurs se rendent pas compte qu’ils ou qu’elles n’ont aucun charisme et aucune autorité, des ennuyeux. Comment voulez-vous motiver une classe ainsi ? Allez travailler comme bibliothécaire ou archiviste ou je ne sais trop…
lecteur_curieux
12 février 2012
14h42
Désolé pour poursuivre… Mais sur le fait de ne pas avoir d’autorité même les animaux s’en rendent compte…
Des chiens, par exemple, n’obéissant pas du tout. Alors qu’un autre s’y connaissant le chien même peu connu, obéit presque de manière instantannée.
Et vous, croyez que c’est nouveau. On va vous parler d’un policier d’une époque des années ‘40. Bien oui, plutôt incompétent. Dans ce temps on les mettait pas dehors. On l’avait affecté comme brigadier pour les enfants et je crois que ce cas est un semblable comme dans un livre de Michel Tremblay.
Les enfants lui criaient : ” La police pas de cuisse, numéro 36” et celle-là ou une autre recevait des coups de pieds dans les mollets des enfants.
On pourrait aussi vous parler de personnes engagés comme surveillants au secondaire, on vous dira pas toutes les bêtises que les élèves disaient sur certains. Puis, c’est vrai encore, malheureusement que des incompétents étaient affectés à ces tâches là car il n’y a pas personne d’autre qui veut les faire.
Est-ce le cas du métier d’enseignant ? Je pense que c’est moins pire. Mais préparez l’est comme il faut et ceux qui n’ont pas d’autorité ou de charisme. Il y a rien à faire. Les gars du secondaire vont rire de vous et certains vont tomber en dépression. Ils sauront pas se défendre.
mmiicchheell
12 février 2012
14h43
Maintenant que je suis parent je suis a meme de constater les forces et les faiblesses des professeurs qui se sont succedes pour enseigner ma fille. Il y en a certes eu de meillers que d’autres, mais en tout temps j’ai responsabilise ma fille a ses propres succes et a ses propres echecs. Jamais je n’ai et ne blamerai un professeur pour ceux-ci. Par contre j’ai souvent plus que remercier un professeur qui faisait un travail exceptionnel aupres des enfants.
lecteur_curieux
12 février 2012
14h48
Et un autre…
Merdouille sur le fait d’être traité de chien… Le prof disons de sciences au secondaire, tout le monde ou presque disait qu’il était ”chien”. Pensez-vous que cela le dérangeait tant que cela ? Non, il était rigoureux ou sévère. Il allait pas changer, pour autant.
En allant lui poser une question, une fois pour avoir une explication, j’avais vu qu’il pouvait être très patient et gentil.
Avec son sarrau et son look ! Les enseignants semblent pas savoir qu’il faut être un bon comédien avoir un personnage pour motiver les élèves !
Physique et chimie, des profs sévères et craignant pas les critiques et acceptant aussi les jokes des élèves…
Comment se fait-il que ma génération ne soit pas capable à son tour d’avoir du leadership et de s’imposer ? I don’t know.
danielle92
12 février 2012
14h49
Comme disait quelqu’un: ” s’il y a des enfants rois c’est parce qu’il y a surtout des parents empereurs”. Boutade qui veut tout dire n’est-ce pas? Nous sommes confrontés à une approche clientèliste où le parent se considère souvent comme le client de l’école et il peut alors exiger que l’école se plie à ses besoins personnels à court terme au détriment du bien-être collectif à long terme.
sapinette12
12 février 2012
14h50
Je suis estomaquée ! C’est seulement maintenant que l’on tire la sonnette d’alarme ??! Mais il y a longtemps que cela se préparait – “l’école ça doit être “ludique”, il faut “laisser s’exprimer les enfants”, etc. … tous ces poncifs qui en fait ne cachent qu’une réalité difficile à regarder en face: la démission de certains parents. Par contre où sont aujourd’hui le dépassement de soi, l’esprit civique et environnemental, le RESPECT ?! Mais chers parents, permettez-moi de vous dire que ÉDUQUER un enfant, ça prend du temps. Et à mon avis cela doit se faire avant qu’il arrive en classe ! Je reprendrai une citation de l’un de mes arrières-grands-pères (ils étaient tous les deux enseignants dans des classes de 6 niveaux avec une moyenne de 60 élèves !!!) La famille s’occupe de l’éducation et l’école de l’instruction ! Cherchez l’erreur ! Et ne venez pas me dire que dans le temps c’était l’horreur, les coups, les “strapes” etc. Il y a eu plein de bons profs qui ne l’utilisaient jamais.
Sylvette Muller
majmaj
12 février 2012
14h51
J’essai de comprendre notre société permissive. Elle sont rendu ou les valeurs comme le respect, la politesse, la discipline et Cie. Pour fonctionner en société, faut apprendre le travail en équipe.
Tolérance Zéro pour ceux qui intimide les profs et vice versa. Si un jeune ne veut pas respecter les règles c’est merci et au revoir. Au parent de l’éduquer. Une règle simple pour débuter. Aucun téléphone en classe peut-être. A l’école de mon fils, il ont confisqué le téléphone de son amis pour 1 semaine après qu’il est reçu un sms en classe. C”est bien parfait comme ça.
Il faut réveiller les jeunes victimes de lobotomisation par leur téléphone intelligent. Une chance que ce n’est pas une majorité de jeunes mais comme partout ailleurs l’effet d’entrainement et si facile quand un élève cause une perturbation en classe. Aux pauvres profs d’avoir les outils et lois pour qu’il puissent faire leur boulot principale qui est celui d’éduquer!
twotowns
12 février 2012
14h57
Elle a tellement raison en ce qui concerne la propension des ados à dire tout ce qui leur passe par la tête. J’enseigne au privé moi aussi et je vois bien cette manie qu’ils ont de toujours commenter, de toujours ajouter leur grain de sel, aussi impertinent soit-il… À 38 élèves par classe (hé oui, y’en a plus qu’au public), ça devient vite ingérable. On a beau avoir une bonne gestion de classe, certains groupes deviennent si arrogants et désagréables qu’on a juste envie de tout lâcher. Encore l’autre jour, une mère m’écrit pour me dire que son enfant n’a pu faire son devoir parce que c’était sa fête et qu’elle avait des gens à la maison… Il me semble que la chose la plus logique serait de s’assurer que son enfant fait ses devoirs avant de lui donner sa « récompense »… C’est ce genre désagrément qui peut faire détester l’enseignement. Les parents n’aident pas leurs enfants en justifiant chaque faux pas, en motivant chaque retard… Laissons les jeunes se planter pour qu’ils apprennent. C’est à ça que sert l’école : apprendre.
vincentbl
12 février 2012
15h11
Je trouve que la position de la CAQ sur ce sujet est d’autant plus dangereuse car elle veut continuer à taper sur les doigts des enseignants alors que le problème est beaucoup plus sociétal d’abord.
Je propose à M. Legault de revoir ces notions d’entreprenariat avec ce petit vidéo d’un journaliste du New-York Times qui dit que dans les milieux où il faut de la créativité, de l’imagination et de la rationnalité il est absurde d’utiliser la vieille méthode du bâton et de la carotte. Cette méthode c’est celle de la récompense et de la sanction. Peut-être faudrait-il que M. Legault revoit sa perspective vis-à-vis de l’éducation car elle pourrait en fait réduire encore plus l’efficacité de nos enseignants!!!
http://www.ted.com/talks/lang/fr/dan_pink_on_motivation.html
metalfrank
12 février 2012
15h11
Eh bien je suis tout à fait d’accord avec elle… Il y a une génération complète de parent qui ont manqué le bateau… à trop vouloir être “pot” avec leurs enfants ils ont oublié leur rôle premier… éduquer et guider… On peux avoir quand même une belle relation avec nos enfants mais des amis, ils sont bien capable de s’en faire tout seul… en autant qu’on a bien jouer notre rôle de parents!
rabulotron
12 février 2012
15h12
Très bon article que celui de Mme Quesnel. Vous avez tout mon appui, Madame. Je le dis et le redis depuis des années, les parents, pas tous mais un sacré bon nombre, ne comprennent vraiment pas bien le rôle du professeur auprès de leur enfant.
Vous vous souvenez qu’il y a quelques années, aux alentours de 2005 si ma mémoire est bonne, les profs avaient choisi comme moyen de pression de suspendre la sortie culturelle annuelle qu’ils organisaient eux-mêmes question de récupérer ce temps précieux pour terminer leur correction et autres tâches urgentes. J’ai entendu des parents s’insurger contre les profs, les accusant de pénaliser leurs enfants en les privant d’une expérience culturelle formatrice et essentielle. Aucune solidarité, aucun support, aucune vision de société. Aucun effort pour comprendre la raison d’un tel geste. Une seule réaction purement individualiste, centrée sur leur propre petit univers gravitant autour de leur enfant. Rien du genre “je vais moi-même en tant que parent amener mon enfant et ses amis voir une pièce de théâtre”, question de compenser et d’épauler les profs dans leur démarche. Pas fort. Vraiment pas fort.
L’éducation devrait être la valeur fondamentale de notre société. C’est essentiel, vital, c’est l’avenir, c’est le présent, c’est le socle sur lequel repose notre civilisation. Au Québec, la perception populaire est foutrement loin de là. Dur d’évoluer comme société lorsque les gens n’arrivent pas à voir plus loin que le bout de leur nez. Une vision d’ensemble s.v.p. Est-ce si exigeant que ça?
La très grande majorité des enseignants du Québec sont vachement compétents, impliqués, passionnés, soucieux, et, usés par un peuple qui n’arrive pas à voir la grande noblesse de leur profession. Les gens ont plutôt l’impression que les profs sont chiâleux, gâtés, souvent incompétents, assis confortablement sur leur permanence, réfractaires au changement. Il faut vraiment ne rien connaître à la réalité du milieu scolaire pour penser comme ça! Il existe bien sûr des problèmes au sein du système d’éducation, mais de grâce, comprenons que les profs ont surtout besoin d’être épaulés, encouragés, écoutés.
Le Québec ira mieux quand il placera l’éducation au coeur de son développement, autant dans la société civile que dans la cellule familiale. Et ce n’est certainement pas avec l’approche mensongère et démagogue de Legault, archétype même du pourfendeur de profs, le genre qui croît avoir tout appris par lui-même, qu’on se rapprochera de l’objectif.
uglytoespete
12 février 2012
15h13
LOL.
Ça fait 40+ ans qu’on cours après ces résultats. Maintenant que nous les avons, ont est de mauvaise humeur. Il faut de toute évidence des nouveaux ministères pour gérer les enfants-rois, les parents absent/helicoptères et les prof dépassées.
Je suggère;
A) Un Ministère pour émasculer d’avantage les hommes et les garçons. Puisque les pères n’osent plus disciplinées leur enfants……il faut les forcées a suivre des cours de négotiation…avec du Ritalin. Pour les garçons, puisque le Ritalin ce n’est plus suffisant, nous devons les menottées avec des baillons, avec de plus grande dose de Ritalin+. Aussi, le manque d’influence féminin dans nos écoles fait des males moumoune avec des effets “Tanguy.” Donc, nous devons augmenter les effectifs féminin dans l’éducation.
B) Un Ministère pour aider les parents a balancé leur esclavage a l’état avec leur incapacité de s’occuper de leur famille.
C) Un Ministère pour rehaussé les compétences des profs. Maintenant qu’ils font 4-6 ans d’études spécialisé…..ET ils perdent le controle de leur éleves, surtout masculin, il faut un autre 2-3 ans d’études pour savoir comment mieux torturé leur élèves avec des mesures administratives et utiliséé d’avantage les produits pharmaceutiques pour rehausser le controle d’élèves.
Avec ces nouveaux trois Ministères, nous pourrons diminuer, et éliminer (dans 5 ans), le taux d’enfant-roi, de garçons qui bougent, et le désespoir grandissant des profs.
Dans les tois nouveaux Ministères, vaut mieux y-aller en mode PPP. Je suggère approché le domaine pharmaceutique. Pas seulement ils sont full-cash, mais en PPP ont obtiendras plus de controle, les pharma feront plus d’argent, et ensuite ils pourront nous aider d’avantage a drogué nos jeunes en étant profitable….qui nous donneraient encore plus de fonds!!
LOL. L’occident au complet plante……continuons nos succès hein.
UTP
truocnil
12 février 2012
15h24
Et dire, mon cher Patrick que Mme Marois veut, leur donner le droit de vote à seize ans! Mme Quesnel a raison, le travail des profs n’est pas enviable depuis déjà un bon moment. Des parents qui n’ont pas le temps d’écouter adéquatement leurs enfants, parce que trop épuisés par le travail, ça existe. Oui effectivement certains d’entre eux considèrent les profs comme des gardiens, gardiennes, ils n’ont d’écoute que pour les mauvais rapports entre les enfants et leurs profs. Résultat, le gardiennage n’est pas à leur satisfaction il vaut mieux couper court au nom de la paix dans le foyer et blâmer les profs. Les gadgets électroniques remplacent une partie de l’écoute que les enfants n’obtiennent pas, enfin de compte, pour l’amour de la paix au foyer, valent mieux gâtés et donnés. Les gadgets de communications eux, pourvoient aux enfants l’occasion d’amplifier entre eux les ressentiments entretenus face à leurs profs. Cela créé de petits clics avec certains buts malsains! Donner du temps quant tu es à bout de souffle ce n’est pas évident, donc les réponses faciles et spontanées comblent le manque à vouloir s’impliquer d’avantage (t’es bonne, t’as raison, t’es le meilleur, ils ne te comprennent pas, enfin tout le tralala!) Quand le weekend arrive, c’est la période de repos ce n’est plus le temps de discuté. Pourtant l’un de besoins fondamentaux d’un enfant c’est d’apprendre, non seulement à l’école, mais à partir et en premier lieu du foyer. Apprendre cela implique aussi le verbe écouter et malheureusement dans l’Histoire il faut aussi que les parents aient eux aussi appris ce verbe. Bonne chance non seulement à Mme Quesnel, mais aussi aux autres profs qui vivent les mêmes situations.
Bonne fin de journée
mariodupuis
12 février 2012
15h24
Croyez-vous que c’est meilleur ailleurs au Canada? Je demeure à Windsor (Ontario) et, bénévolement, j’aide des enfants à parfaire leur français comme langue seconde dans une bibliothèque de la municipalité. Je le souligne, j’aide des enfants du primaire. Un jour, une de mes «élèves me montre un de ses travaux et je lui montre les fautes qu’elle a commise (après tout, je suis là pour ça!). Quelle ne fut ma surprise d’apprendre de la bouche de cette fillette que son professeur de tenait pas compte des fautes d’autographe… Et ça prétend enseigner le français. Il me semble qu’en plus du respect du professeur, celui-ci doit aussi voir à la qualité de son enseignement.
Je sais, se ne sont pas tous les enseignants qui font comme elle, mais avouez que le professionnalisme dans l’enseignement se perd, ou au moi ns laisse à désirer.
denisclambert@
12 février 2012
15h31
Je ne sais pas ce qui se passe en matière d’éducation , ailleurs dans le monde , mais j’ai ma petite idée de ce qui se passe au Québec . Je viens de la classe ouvrière , père de deux enfants âgés de 31 et 25 ans . Mon fils , l’ainée vient de terminer un doctorat à McGill et gagne assez bien sa vie . Ma fille en est à terminer son doctorat dans cette même université ayant auparavant complété une maitrise à Yale . Mon épouse , à la naissance de nos enfants a préféré cesser de travailler à l’extérieur pour donner une bonne éducation à nos enfants . Faire un bon suivi de nos rejetons devint une priorité dans notre vie. Cela dit , il y a eu suivi tout au long de leurs études jusqu’à la fin du secondaire 5 . Ils n’ont jamais fréquenté des écoles privées se contentant de l’école publique qui est à nos yeux très valable . Non , nous ne sommes pas riches , pécuniairement , mais , j’avoue que nous avons été rationnels toute notre vie sans jamais avoir manqué de quoique ce soit .
Alors , où est le problème dans notre société québécoise actuelle ?
Premièrement , les parents .
Sans généraliser , plusieurs s’imaginent qu’à l’école ,leurs chérubins recevront tout : éducation ,instruction , sens du devoir ,et toute autre valeur . Désolé , mais les parents et les professeurs sont complémentaires . Le problème des professeurs est qu’ils doivent tout faire alors que leur rôle principal est D’INSTRUIRE . L’éducation commence à la maison . Or , dans plusieurs cas , les parents ont leur vie sociale , leur hobby , leur travail et les enfants sont élevés de la façon la plus facile par le chouchoutage . Lorsqu’ils seront hors de la maison , eh bien , les prof. s’en occuperont .
Deuxièmement ,il y a eu une époque où le devoir passait avant les droits alors qu’aujourd’hui , les droits passent avant le devoir . On en voit les effets . Est-ce correct ou pas ? libre à chacun d’agir . Mais , qu’on le veuille ou pas , pour avoir de bons résultats dans n’importe quelle société , il faut des actions bien concrètes pour y arriver , et je suis désolé mais , il n’y aura jamais un bon professeur assez fort pour se taper seul le travail. Alors , les parents , vous avez voulu avoir des enfants , alors occupez-vous en . Ils peuvent peut être faire la loi chez vous vos petits rois , mais , dans la société , dans la vie de chaque jour ils risquent de ce péter la margoulette dans certaines situations et là vous ne pourrez rien faire. Pour affronter la vie , il faut leur donner des outils et leur apprendre que notre liberté personnelle s’arrête là où celle de l’autre commence.
bilomi
12 février 2012
15h35
Au lieu de faire l’evaluation des professeurs, pourquoi pas faire l’evaluation des parents? Laissez moi vous dire que ca monterait aux barricades pas mal plus rapidement que les syndicats qui voient venir les propositions de la CAQ.
Ces memes defenseurs de la CAQ, seraient-ils prets a se faire evaluer comme parents? Mon petit doigt me dit qu’ils gueuleraient encore plus fort que les syndicats de prof dont ils se plaignent.
teddybear
12 février 2012
15h50
Il parait qu’en certains pays d’Afrique, quand un parent rentre a l’école pour dire, je suis pas d’accord avec les notes de mon enfant, il se fait dire : Taisez-vous, a l’école votre enfant vous appartient plus, il appartient a l’État.
dseus
12 février 2012
15h50
Vous voulez une piste de départ, tapez sur Google: étude sur le service de garde, étude sur le centre de la petite enfance, étude sur les garderie, study of child day care…
Des dizaines et dizaines d’études existe sur la découverte des effets nocif sur le dévellopement des enfants de ”parké” les enfants en bas âge dans les services de garde. Des études Française, Américaine, Britannique, Isréalienne, et même de chez-nous, existe sur l’observation de trouble de comportement dans le millieu scolaire. Bonne lecture!
Faite vos rebelles, passer outre la CSN et le PQ et allez vous renseigner…stupéfiant!
matelot2
12 février 2012
15h51
Bon sang! La dame a sans doute raison,et il a ici matière a reflection . Ce qui valorise un(e) (enseignant(e)quant à la qualité de son enseignement ,c’est la valeur que l’on y rattache,nous les parents et les élèves .L’école étant une base essentielle de notre formation intellectuelle à tous. Là ou le bas blesse c’est l’absence d’appuis des parents ainsi que le manque flagrant de respect de certains élèves envers leur prof.
Les bras m’ont tombés en lisant l’article de l’enseignante Mme Anne-Marie Quesnel.Surement elle mérite bien plus que ce que le sort lui réserve apres près de vingt ans passés en éducation.Où sont passés nos valeurs morales,ceux- là mêmes qui nous ont ete transmises de génération en génération? Et la responsabilité des parents ?
Serait-ce Facebook, Twitter, ou bien Yahoo qui qui ont pris la relève de l’école en matière de formation?Ce sont eux maintenant qui servent de modèles et d’écoles à penser pour la majorité ?
Pas rassurant du tout. !
Si l’on ne veut pas tomber dans la médiocrité la plus absolue, des changements majeurs devrons être apportés en éducation ,mais par où devrait-on commencer? Je me pose beaucoup de questions à la lecture de cette article,et j’ai bien peur que le probleme n’est pas près d’être résolu.
Krustyleklown
12 février 2012
15h53
Cette lettre ouverte illustre à la perfection ce qui va mal dans les écoles.
«La semaine dernière, une élève a réagi aux critères d’évaluation que j’annonçais en me criant en classe: «C’est chien, ça!» et d’en rajouter encore et encore, un autre d’ajouter «On veut un débat!», comme si c’était eux les spécialistes de l’éducation. »
Les jeunes avaient-ils raison sur le fond? Est-ce que l’évaluation était chienne (injuste, trop difficile, inutile, etc.) Pourquoi un débat sur les critères et la pertinence d’une évaluation ne pourrait pas avoir lieu en classe? Depuis quand un argument d’autorité (vous n’êtes pas spécialistes de l’éducation) est valable sur le plan logique?
«Les récriminations, commentaires, insultes des parents… Il y a quelques jours, un parent m’a écrit que ma gestion n’était «pas forte», «pas brillante», que je «pénalisais les parents». Il a remis en question mon jugement professionnel (l’a-t-il fait aussi devant son enfant?).»
Quels éléments de votre gestion ce parent contestait-il? Pourquoi? Quels étaient ses arguments et quel data a t-il utilisé afin d’appuyer ses dires? Pourquoi est-il interdit ou malsain de remettre en question votre jugement professionnel (en particulier devant un jeune)?
«Ce sont eux qui s’occuperont de nous au CHSLD… Voulez-vous vraiment l’excuser à 16 ans, en pleine possession de ses moyens, d’avoir oublié une reprise d’évaluation? Ce sera plus grave quand il oubliera d’administrer une dose d’insuline à son patient, de resserrer les boulons de vos pneus, de tenir compte de toutes les déductions sur votre rapport d’impôt…»
Ce faux syllogisme est complètement farfelu! Conclure qu’un ado ne se présentant pas à une évaluation risque de vous tuer un jour est du délire.
J’en ai eu des profs comme elle qui se lamentaient car nous refusions d’obéir aveuglément et en silence à leurs ordres de spécialistes de l’éducation!!!
jackau
12 février 2012
15h55
Bravo à Mme Quesnel et bonne chance. Vous avez l’appuie de plusieurs à la lecture de ce blogue,mais je suis certain que Mme Beauchamp ne voit pas le problème. C’est probablement normal elle est seulement Ministre de l’éducation du Québec.
unautrepierrepelletier
12 février 2012
16h09
Comme si la déresponsabilisation parentale n’en rajoutait pas assez sur les épaules des enseignants (qui doivent en plus faire compétition à la gratification instantanée des jeux vidéos et l’abrutissement de la télévision) voici la CAQ qui vient en rajouter une couche. La pauvre madame n’a rien vu encore puisqu’elle devra maintenant mettre son emploi en jeu si ces enfants-rois n’atteignent pas les cibles de productivités de m. Legault. Les enfants tapent sur les enseignants, les parents et le gouvernement aussi. Il reste qui pour appuyer les enseignants dans leur travail ?
Pierre Pelletier
baal666
12 février 2012
16h12
Après 30 ans de partis politiques de droite au pouvoir au Québec, on peut dire qu’americanophile en fume du bon avec son « socialisme » au Québec… Je suis d’accord qu’il faut changer des choses : il est temps d’en finir avec le modèle marchand et le clientélisme imposé par nos gouvernements de droite qui sont au pouvoir depuis plus d’une génération. Vivement le retour de la gauche au Québec !
guyd
12 février 2012
16h15
Espérons juste que les éducatrices a la petite enfance réussiront la, ou les parents de la tite-drette .. ont échouer !
patatoconcombre
12 février 2012
16h19
Americanodrosophile: franchement, toujours antisyndicaliste alors que cette dame parle des enfants et de leur éducation parentale… Vous en êtes pathétique.
bilomi: M. Legault n’aura jamais ce courage même si on lui a suggéré certaines idées en ce sens. Les parents, ce sont des électeurs.
gillesmenard
12 février 2012
16h23
Attendez voir lorsque le ministère mettra en place des cours de finance et d,économie 101 à partr de la troisième année!Ça va être beau bientôt,comme si nous ne monayions pas assez comme ça!??!?
Vite une révolte cibonac!
pattesdemouche
12 février 2012
16h25
Merci, madame Quesnel, d’avoir su souligner avec respect la difficulté d’enseigner. Votre histoire a été mon histoire. J’ai quitté l’enseignement après 32 ans en juin 1999. J’aurais dû quitter en 1982 quand René Levesque, nous traîtant “d’enfants gâtés”, coupait le salaire des profs de 20%, mettait fin au régime de retraite avec indexation RRE pour le remplacer par le régime actuel sans indexation REEGOP. Le mépris collectif pour la fonction a commencé là. Plusieurs enseignants quittèrent la job pour se recycler. Je me souviens de ces étudiants qui me disaient finir leur secondaire et faire rapidement le cegep pour aller travailler au plus vite soit pour Hydro ou la SQ. Après 5 ans, ils gagnaient plus que mon salaire, moi qui avait une maîtrise, 15 ans d’expérience à ce moment. Avec tout le respect pour mes collèques féminins, la TROP grande féminisation de la fonction – surtout au secondaire – a fait disparaître l’apport de l’autorité masculine, essentielle à ce niveau. L’éclatement de la cellule parentale d’alors traditionnelle venait accentuer cet absence de l’homme dans l’éducation de nos ados.
Je ne suis pas caquiste pour le moment mais je suis d’accord avec leur approche concernant les enseignants ( évaluation + 20% de salaire). Un juste retour à l’injustice du PQ! Revalorisons la profession, çà presse.
superlulu
12 février 2012
16h33
1- Ça commence à la maison.
2- Depuis que les 2 parents doivent traviller pour soit joindre les 2 bouts (ou se payer du luxe) c’est selon, les coups de pieds au cul et les baffes derrière la tête se perdent.
3- J’arrive de la clinique ou j’ai passé 3 heurs avec mes 2 enfants. Mon plus jeune de 8 ans n’est pas malpoli, mais il est turbulent et tanné d’attendre. Je lui donne une petite claque derrière la tête (à peine pour le dépeigner) et il se calme, et tout va bien. Une dame qui m’a vu me dit Monsieur calmez vous, je lui réponds poliment de se mêler de ses affaires et que j’élevais mes enfants de la façon dont je voulais.
Sa réponse: Va donc chier. Je lui ai dit qu’avec un tel langage elle était mal placées pour faire des remontrances. Son mari fondait sur sa chaise. Elle a du malheureusement reçevoir la même éducation que nos jeunes dans les écoles.
J’en ai parlé dans le cabinet du médecin. Elle était outrée. Pas de mon attitude mais bien celle de la dame en question.
relaxman
12 février 2012
16h35
Bonjour!
Je suis un ancien concierge à la retraite.
J’ai passé 35 années de ma vie dans les écoles, autant secondaires que primaires.
Ce n’est pas croyable le changement que les profs ont dû endurer comme mentalité auprès des enfants, et ce grâce à cette nouvelle approche qui avait pour but de laisser ces petits chérubins s’exprimer sur tout et sur rien.
Assister un soir à une visite de parents et vous aurez droits à toutes les excuses inimaginables pour excuser le manque d’attention et de performance des élèves.
Ils ont toute mon admiration de continuer de performer dans ces conditions…..
La caricature du haut de la page exprime parfaitement la situation d’aujourd’hui dans les écoles.
Les directeurs d’écoles ont tellement peur de se retrouver à la première page des journaux ou à Mongrain que , souvent, c’est le prof qui doit revoir sa façon d’enseigner.
Un beau gâchis…..Bravo la réforme….et surtout….Bravo le manque de discipline.
En passant, je ne suis pas vieux….dépassé….ou vivant dans le passé, j’ai juste été élevé par mes parents……c’est tout!
À la retraite….et tellement content de l’être!!!!!
jaypee2
12 février 2012
16h37
Monsieur Lagacé, pourriez-vous nous dire pourquoi vous continuez de publier les propos de cet “américanophile”. Vous savez, je sais, tout le monde sait, qu’il n’est rien de plus qu’un troll dont les propos peuvent se résumer à 1-le Québec, c’est de la merde, 2- c’est de la faute des gauchisses.
Il est clair que cet individu est malade. Croyez-vous sincèrement que la publication de son délire -vous n’êtes pas le seul d’ailleurs- est à votre avantage?
martingravel
12 février 2012
16h50
Merci Patrick de partager ça avec le plus grand nombre possible…….
paul.p
12 février 2012
16h53
On a des emfants qui ressemblent à leurs parents. Ces comportements injurieux des enfants et hautain des enfants est le fruit des adultes qui composent notre société. J’ai déjà vu à plusieurs reprises ce dont Mme Quesnel raconte et c’est pourquoi j’ai décidé il y a 10 ans de cela de ne pas me diriger vers l’enseignement. C’est dommage mais je ne regrette vraiment pas mon choix.
gallag
12 février 2012
16h56
@ scotch – vous dites : ”Je pense que les parents se font aussi traiter comme de la merde par leurs enfants et qu’ils se sentent impuissants.”.
Ces parents devraient aller chercher de l’aide.Il faut savoir discipliner nos enfants avant qu’ils ne puissent nous traiter comme de la merde. Rendu là, il est un peu tard…
Pour revenir à Mme Quesnel, je ne voudrais pas être enseignant de nos jours. La principale cause de cette situation est bien évidemment les parents. Un bon nombre d’entre eux pensent que les profs sont là pour éduquer leur enfant. Ils sont là pour enseigner et non éduquer.
patrk
12 février 2012
16h59
Roi à la maison et client le reste du temps, que dire de plus.
Pat desbiens
captrjd
12 février 2012
17h05
Ce cri du coeur m’a fait penser à Clausewitz:
”L’investigation et l’observation, la philosophie et l’expérience ne doivent jamais se mépriser ni s’exclure mutuellement; elles sont garantes l’une de l’autre”
Les enfants sont malpolis et paresseux parce qu’on les laissent faire. La faute est globable – elle est celle des enfants, du gouvernment, des parents, des éducateurs, et de leurs dirigeants, tant corporatif que les syndicats.
L’application de la théorie clausewitzienne me semble très à propos, dans le combat de la préparation de la prochaine génération. Car n’est-ce pas ceci que le système d’éducation est supposé apporter? Tant qu’il n’y aura pas une volonté globale, de tous les acteurs, de travailler en vue d’un objectif commun – soit une éducation qui responsabilise les enfants et qui ultimement favorise leur développement – Nous seront témoins d’histoire comme cela.
Ceci étant dit, il me semble avoir lu des histoires semblables de façon régulière depuis les années soixantes. Le nivellement par le bas à son meilleur. Il faudrait peut-être cesser te tenter de rencontrer des quotas, et s’assurer que ceux qui graduent le méritent. Une éducation universitaire n’est pas un droit – c’est un privilège.
lecteur_curieux
12 février 2012
17h06
@twotowns
Je vais encore vous revenir avec mon passé d’ancien élève. Les devoirs ? C’étaient à moi d’y voir pas à mes parents.
Au primaire, il y avait bien deux types qui faisaient jamais leurs devoirs ou presque. Pensez-vous que les enseignants perdaient leur temps à essayer de faire du social ? Bon ne parlez pas de ces deux là… Poches à l’école et poches dans les sports. Bien oui, avec la psychopédagogue, ou le gars de 11 ans avait été vu, roulant seul dans le char de son père en faisant du 100 milles à l’heure…
Des familles problèmes. Votre cas à vous ? C’est bénin cela. L’enfant n’a pas fait ses devoirs parce qu’il avait une fête ? Alors que faîtes vous ? Vous lui donner un délai supplémentaire ou bien c’est ZÉRO ?
Que la mère vous écrive pour donner une justification pour défendre son enfant… Et après ? Si c’est vrai au moins vous savez que l’enfant n’était pas parti je le sais pas… Dans notre temps c’était jouer aux arcades… Bien oui, il passait son temps à l’arcade et à jouer aux jeux vidéo… Et faisait pas ses devoirs…
Quand même… Cela regarde pas les parents d’abord, les devoirs c’est la responsabilité de l’élève. Le métier d’étudiant, nous disaient nos enseignants à notre époque.
À vous d’appliquer les mesures et les conséquences. Retenue ou autre, c’est à vous de décider. Il y a des consignes à suivre et un délai.
Un retard ? D’accord on pourrait accepter mais avec pénalité, on enlève des points pour le retard.
Les parents sont pas d’accord. Écoutez, les consignes sont claires. C’est comme au travail cela. Ou dans un contrat, il y a un retard ? Des pénalités peuvent être prévues. Ensuite vous faîtes signé le devoir par les parents.
Tout de même, ce sont les élèves qui doivent prendre leurs responsabilités. Lâchez la maman ou que celle-ci, comprenne les consignes que son enfant n’a pas respecté, certes mais c’est à l’élève de comprendre d’abord.
gl000001
12 février 2012
17h07
Comme une personne a dit plus haut, les parents doivent éduquer et les profs pourront enseigner.
Un ti-cul de 4 ans m’a poussé dans une allée à l’épicerie. J’étais dans son chemin. J’ai dit assez fort “Aye”. Le père qui n’a rien vu était prêt à me sauter dessus parce que j’ai avais élevé le ton contre son héritier. Je lui ai dit ce qu’il avait fait et il a continué à gueuler. C’est une dame agée qui avait tout vu qui l’a fait taire. Elle était prof retraitée depuis peu et était extrèmement contente d’avoir pris sa retraite à temps.
@bilomi
J’ai déjà dit ça dans un autre blogue et je me suis fait ramasser par certains. Je vous appuie.
paul.p
12 février 2012
17h07
Hors sujet, mais je voulais simplement dire que j’aime bien la liberté que vous donnez sur votre blogue. Même si vous vous plaignez souvent des trolls, il est préférable que vous y alliez molo avec la censure de commentaires. Exemple : Même si je suis complètement en désacord avec le commentaire de @americanophile qui semble rêver à un état de droite (extrême) dans lequel les minables et les miséreux seront encore plus minables et miséreux qu’avant et qui semble se réjouir de l’effondrement de notre société socialiste, je suis heureux de savoir qu’il peut exprimer ses idées de droite sur votre blogue. En passant @americanophile le socialisme n’est responsable de tous les maux de notre société, mais ça c’est un autre débat.
MAIS surtout SVP M. Lagacé ne faites pas comme sur Huffington Post Québec et ses autres versions en censurant en malade tous les commentaires qui ne font pas leur affaire. Essayez de parler en bien du mouvement souverainiste sur Huffpo… Moi en tout cas j’ai compris que les commentaires sur Huffpo ne vont que dans un sens. (celui du fédéralisme).
Je me demande si il y a d’autres personnes qui ont pu constater le haut degré de censure sur les forums du Huffpo?
martingravel
12 février 2012
17h10
En plus, cette enseignante travaille dans une école privée où l’on sélectionne les élèves. Imaginez comment ca peut être dans une école publique où on est obligé de garder tous les élèves……(y compris ceux qui se font mettre dehors des écoles privées)
pasz
12 février 2012
17h17
Une autre plaignarde arborant la superbe mentalité québécoise.. C’est toujours la faute des autres! Pour les parents c’est la faute des profs et pour les profs c’est la faute des parents! Pendant ce temps là, ni un ni l’autre ne se regarde dans le miroir et tente d’améliorer ses lacunes pour le bien des enfants. Vaut mieux tirer la couverte de son bord en cherchant un coupable autre que soi!!
lecteur_curieux
12 février 2012
17h18
Je trouve que certains enseignants devraient se rappeler leur passé d’élèves et interroger aussi leurs anciens amis, sur comment ils étaient eux autant avec leurs parents qu’à l’école.
Il faut donner encore d’autres exemples, de mon ami qui est aujourd’hui une vraie de vraie bolle en sciences mais qui à l’époque oubliait son sac d’école dans l’autobus scolaire et c’était son oncle plus vieux qui lui allait au secondaire qui lui ramenait.
Il avait de l’imagination, c’est tout simple. Et n’avait pas encore appris à se discipliner suffisamment ou encore n’était pas prêt. Avec le karaté, les voyages, l’influence de sa mère, par exemple, aujourd’hui il est un excellent scientifique !
Avec pour modèles Einstein et Galilée !
Vous avez trop le nez collé sur vos problèmes. Parlez-en à d’autres, parlez à des plus vieux, rappelez-vous votre enfance, votre adolescence.
Les jeunes écoutent plus ? Bien avec l’internet, les iPhone, Facebook et tout. Ils ont une patience encore plus courte qu’à notre époque. C’est plate mais c’est comme cela.
Le parascolaire et le sport pourrait être des avenues pour plusieurs, les arts martiaux, par exemple, peuvent aider, à développer la concentration.
marcelleduc
12 février 2012
17h20
Il faudrait davantage d’Anne Marie Quesnel, les profs qui souffrent en silence, ils sont trop nombreux. N’attendez pas de l’aide de vos syndicats pour dénoncer vos conditions de travail si pénible et peu payé. Ne comptez pas sur vos leaders syndicaux qui sont en mode hibernation jusqu’à la prochaine convention collective qu’ils souhaitent le plus tard possible. Profitez de toutes les tribunes possibles pour faire réagir la société, il est plus que temps d’amorcer un coup de barre qui fera de l’enseignement un métier valorisé et attirera des gens compétents. Ce n’est pas normal qu’après 4 ans d’études, autant de professeurs quittent ce métier, nous parlons de 20 % qui abandonnent dans les 5 premières années. Que de gaspillage et de désillusion.
ubu2010
12 février 2012
17h22
Il y a du moins pour le Québec un vieux réflexe historique quand un parti politique veut provoquer un changement de société l’école est la cible favorite pour le faire. L’éducation est porteuse d’avenir ! Ce n’est pas pour rien que F. Legault en fait un thème de sa campagne électorale.
Ce n’est plus l’éducation – les réformes ont perdu beaucoup de crédibilité avec le nombre que nous sommes payer depuis – on va faire l’évaluation des enseignants avec 20 % d’augmentation sur la performance en ouvrant les conventions collectives. Le fardeau sur l’enseignant va être encore plus grand et la légitimité des parents de revoir à la hausse sera légitimité par la réforme. Comme parent la réussite ou l’échec est vécu comme sa propre évaluation. Le parent se désintéresse de plus en plus de l’avenir scolaire de son enfant quand celui-ci échoue à répétition. La seule façon que le système scolaire a trouvé pour intéressé les parents à la réussite scolaire de leur enfant est de forcé leur présence lors de la remise des bulletins.
Il ne faut pas être un génie des ressources humaines pour comprendre qu’une augmentation salariale a un effet positif au début, mais s’estompe avec le temps.
L’école demeure un milieu de vie reflet de notre société. L’article de Madame Anne-Marie Quesnel qui enseigne dans le privé depuis 19 ans est similaire à ce que l’école publique vit. Est-ce que l’école a pour objectif la rentabilité ou un peu plus de faire de l’enfant un citoyen?
Avant les années 2000, la commission scolaire de Verdun a modifié la date des examens. L’évaluation se fait maintenant à chaque début du mois la raison l’élève a le ventre plein et le résultat a été concluant. Depuis cette pratique s’est généralisée. De plus, on offre les petits déjeuners dans plusieurs écoles.
Cette solution est peu couteuse et provient du milieu scolaire. Être à l’écoute du milieu cela demande du temps, mais ne fait pas gagner des élections. On préfère une solution technique à une problématique sociale comme l’évaluation à la performance. Le temps de l’éducation n’est pas le temps du politique. Le temps qu’un professeur passe avec un étudiant ne sera jamais le temps de la bureaucratie scolaire. Pour apprendre il faut du temps et c’est cela qu’on se donne le moins !
stag223
12 février 2012
17h24
Il y a lieu de reconsidérer les bienfaits de la gifle et du châtiment corporel. Un enfant récalcitrant, ça ne s’élève pas. Ça se dresse.
_renaud
12 février 2012
17h33
Le texte est intéressant. Il y a une partie que je retiens, celle où elle parle des moyens pour stimuler les élèves.
‘auditif, visuel, tableau interactif, le projecteur en classe, les haut-parleurs, on présente des extraits vidéo, des films, de la musique, on les emmène à l’audiovisuel pour faire un montage radio ou vidéo’
Je ne suis pas pédagogue mais il me semble que toutes ces stimulations en classe doivent rendre le travail de prof encore plus difficile. L’attention des élèves est constamment sollicitée par toutes sortes de stimulus.
Déjà qu’a la maison ils sont toujours devant des écrans ou avec des écouteurs sur la tête, il me semble qu’ils devraient décrocher a l’école.
D’ailleurs c’est la tendance a Silicon Valley présentement. Ironiquement les employés des grandes boites technos (eBay, Google, Apple, Yahoo, HP…) envoient leurs enfants dans des écoles sans ordinateurs et sans écrans. Des pupitres, des tabeaux verts, des crayons et des cahiers.
Et personnellement je trouve que c’est une très bonne idée.
http://www.nytimes.com/2011/10/23/technology/at-waldorf-school-in-silicon-valley-technology-can-wait.html?_r=1&pagewanted=all
tango12
12 février 2012
17h40
Ça fait des années que je dis que l’on fait face à une moumounisation des institutions, où l’enfant est gâté pourri au point de se sentir supérieur à ses figures d’autorité!
Une claque (dosé modérément évidemment) a toujours eu l’avantage de calmer un enfant et de lui rappeler quelle était sa véritable place dans ce monde.
Un enfant fonctionnel et bien élevé à besoin de 3 choses:
1-un modèle qui fait figure d’autorité;
2-de la discipline bien placé; et
3-de l’exercice physique pour dépenser le trop plein d’énergie.
Malheureusement, les 3 se font rares ces temps-ci…
Pas besoin d’être un “lologue” pour comprendre ça!
john-james
12 février 2012
18h06
Quand ils y a une grève chez les enseignants ils dénoncent le trop grand nombres d’élèves dans les classes et le manque de resources!
Mais quand le gouvernement leurs octroie une augmentation salarial, alors ont ne les entend plus parlé des vrai problèmes!
Comment pouvont nous nous fier a eux?
La prochaine fois soyez clair et dites je veux plus de salaire et de congés et le reste je m’en fou.
encore plus de 30 élèves par classe au Québec et ont veut augmenté le niveau,vraiment la!
un maximum de 18 élèves serais suffisant pour contré le décrochage et les classes spécial devrait revenir car les élèves faible ne doivent pas retardé les autres en les intégrants dans les classe régulière et eux ont besoin d’aide supérieur.
En bout de ligne cela ne couterai pas plus chère car ils n’y aurais presque plus de cours du soir et de racrochage car tous réussiraient du premier coup.
ilisepa
12 février 2012
18h07
C’est uniquement aux enseignants que je m’adresse : n’écoutez que votre coeur, votre talent, votre bon jugement. Désobéissez aux règles imposées par le Ministère et la direction. (Les ministres passent mais les profs demeurent…idem pour les cadres). Favorisez les meilleurs et les plus gentils. Ne faites plus de bénévolat (sauf si ça vous plaît). Prenez intégralement vos jours de congé. Essayez le plus possible d’avoir un second revenu (travailleur autonome…). Ne vous faites pas évaluer par moins bon que vous… Ne désespérez pas, l’été approche! Vous avez toute mon admiration.
malavenant
12 février 2012
18h11
La lecture des commentaires me donne envie d’en faire deux:
Le premier : J’ai l’impression que les Romains, les Grecs et même les Égyptiens se plaignaient que la jeunesse ne respectait plus rien. Rien de neuf sous le soleil.
Le second : pour être respecté, il faut mériter le respect. Nous ne sommes plus (ou pas encore…) dans un monde où l’autorité est appuyée par tout un régime d’oppression. Je suis sûr qu’en Allemagne ou en URSS, dans les années ‘30 les élèves n’étaient pas trop insolents en classe. C’est ça que vous voulez? Un prof qui n’a que l’argument d’autorité pour survivre en classe n’est plus à sa place. Ils étaient pourtant nombreux les plus ou moins compétents dans les écoles et collèges du Québec des années 40 et 50. Ho, ils se faisaient «respecter». Mais quel genre de respect avaient-ils pour leurs élèves? C’est ça que vous voulez?
Oui la société est permissive, les élèves informés et exigeants. Est-ce que ça veut dire que l’enseignement est impossible? Pas du tout. Il y a 50 ans, le défi était de prendre de petits ignorants qui n’étaient jamais sortis de leur rue et de les ouvrir sur le monde. Aujourd’hui, le défi est de prendre des enfants déjà ouverts sur le monde mais qui doivent apprendre à se concentrer et à communiquer. Ce n’est certainement pas impossible. Mais ça demande d’autres compétences de la part des professeurs. Ils doivent être plus à l’écoute, plus souples. La rigidité en classe ne mène plus bien bien loin.
Respectons les jeunes, avec bienveillance, et ils nous le rendront bien.
harry22
12 février 2012
18h16
Bien avant Mme Quesnel et M Francoeur qui ont tous les deux raisons … M Foglia l’avait déjà décrié dans “les enfants moules” un texte qui doit bien dater de 15 ou 20 ans ….
kinitah
12 février 2012
18h25
j’ai eu l’immense privilège d’avoir Mme Quesnel comme enseignante lors de ma première année de secondaire il y a plus de 10 ans; j’ai donc survolé rapidement les commentaires en craignant qu’elle ait eu des commentaires négatifs d’internautes qui jugeaient la situation. Comme elle, bien d’autres de mes amies ont choisi la profession d’enseignant (e)… et beaucoup, malgré une grande passion, se montrent déjà découragés après moins de 5 ans dans le domaine de l’éducation. Au lieu de tenter de réformer l’école, le programme, les garderies et autres, réformons donc les parents (si au moins c’était possible!).
Ça commence dès la garderie. Ma mère, responsable en service de garde, explique à un parent que son enfant a une attitude déplacé. Le parent répond “C’est à vous, la garderie, de l’élever!”. Ma mère, donc, le reprend les fois suivantes. Le petit s’empresse donc de se plaindre à ses parents… qui demandent alors à ma mère d’arrêter et que c’est à la famille, pas à elle, d’élever les enfants! Personne ne supporte de se faire remettre à sa place maintenant. Jamais dans ma vie mes parents ne m’ont excusée devant des profs et m’ont souvent sermonnée devant eux lorsque j’étais dans le tort (les profs étaient bien entendus étonnés!) et ça ne m’a pas rendue moins forte… bien le contraire.
jimlajongle
12 février 2012
18h26
Que de conneries peut être dite sur un sujet aussi compliqué mesdames et messieurs!!
Comme si vous monsieur X ou Madame Y vous l’aviez LA solution!
Que de généralisation!
C’est tout simplement un problème très complexe où il n’y a pas de solution simple.
Le chacun pour soi ça ne vient pas des enfants, ni des enseignants ni des parents car ça vient d’un mouvement généralisé de la société et ça ne se règle pas en criant ”PET”.
Il y aura TOUJOURS un 20% de forts à l’école et 20% de très faible et ces derniers auront beau travailler plus fort il ne pouront ”réussir” comme les autres. Il y aura aussi un 20% de profs excellents et un 20 % de médiocres qui n’auraient pas leurs places dans un systéme parfait mais ce système n’existe pas! Arrêtons de croire aux solutions miracles et changeons nous nous-mêmes individuellement. Et je parle à vous madame incapable de me dire un petit merci même si je vous ai tenu la porte au magasin, et à vous monsieur dans la voiture en avant de la mienne qui ouvre sa fenêtre pour y jeter son mégot de cigarette! et je parle à moi-même quand je jette le blâme sur un autre alors qu’au fond de moi je sais que j’aurais pu faire mieux! Ça commence par moi! Ça commence par NOUS!
mangezlocal
12 février 2012
18h31
Anne-Marie Quesnel était à l’établissement que je fréquentais et du temps que j’y étais, elle n’est pas enseignante, mais directrice de la quatrième et cinquième secondaire.
J’ai fréquenté cette dite école privée (promotion 2010) et c’était franchement très loin d’être aussi pire qu’elle ne le décrit.
magie45
12 février 2012
18h45
La pomme est toujours pas loin de l’arbre. Il faut croire que nos jeunes prennent l’exemple des adultes, plus précisément , c’est un problème de société déresponsabilisée, sans respect, sans éducation. Je ne dis pas que c’est le problème de tout le monde sans exception, fort heureusement mais que c’est l’attitude qui prime aujourd’hui. Il faut réaliser qu’avec notre évolution tranquille, on a jeté aussi le bébé avec l’eau du bain, on aura jeté le bon avec le mauvais. Il y a bien des valeurs et façon d’éduquer qu’on aurait dû conserver. On récolte les fruits qui nous le fait prendre conscience. Nos enfants sont bien mal programmés sur certains points.
Quoique
12 février 2012
18h46
Suis-je la seule à me rappeler de mes années d’école primaire dans le milieu des années 70,
comment nous étions turbulents et parfois insolents comme le sont les enfants, n’en déplaise aux
esprits chagrins? Et quand je lis des commentaires de profs se désolant de devoir « plaire à leur
public », je pense à cette phrase de Yeats : « Éduquer ce n’est pas remplir un vase, c’est allumer
un feu ».
Mes enfants ont fréquenté l’école primaire entre les années 91 et 2002 et j’ai constaté un
changement drastique entre la nouvelle génération d’enseignantes et leurs collègues plus âgées :
un refus ou peut-être tout simplement une incapacité à être responsable de leur classe. Comme
parent, j’ai toujours soutenu les décisions des enseignantes, même celles qui m’apparaissaient discutables, et je n’ai jamais cherché d’excuses aux comportements parfois turbulents de mes
enfants. Mais j’ai déchanté (en silence!) quand j’ai réalisé que la plupart d’entre elles refusaient de prendre des moyens directs pour contrer les comportements inadéquats de leurs élèves comme de
les priver de récréation ou de les garder en retenue le temps de rédiger une réflexion ou tout autre moyen impliquant de gruger sur leur temps libre (qui est trop rare j’en conviens, mais cela est une
autre question). Dans les deux écoles primaires fréquentées par mes enfants, la seule conséquence
à un mauvais comportement était la plupart du temps déléguée aux parents à travers une note à l’agenda : à nous de faire faire une réflexion ou de sévir comme bon nous semblait. Or il y a une
limite à exercer une autorité à distance, surtout pour des reproches tels que « elle parle beaucoup
en classe ». Et cette façon de faire – généralisée si j’en crois les parents autour de moi – ne donne
pas de bons résultats et rend les relations parents-enseignant potentiellement conflictuelles. Les enfants n’ont jamais été et ne seront jamais de petits apprenants silencieux. Les parents ont certes
leurs responsabilités à prendre et je ne doute pas que certains soient idolâtres de leur enfant-roi
mais les enseignantes et les directions d’école ont également leur examen de conscience à faire.
Les enfants ont toujours été anarchiques face aux enseignants qu’ils ne respectent pas;
rappelez-vous le traitement cruel que l’on infligeait aux pauvres remplaçantes…
hyde
12 février 2012
18h57
Bienvenue à l’ère des enfants-rois.
L’école ne sert plus à enseigner aux jeunes, mais à les divertir le temps que les parents sont aux boulots.
«L’école, c’est plate». Hey! Ti-casse, l’école est fait pour apprendre, pas pour jouer. Ils leur manquent une couple de coup de pied dans le derrière, pis y viendront pas de leurs parents.
C’est pas dur l’école. La cloche sonne, tu t’assoies en classe, tu fermes ta gueule, tu lèves ta main quand t’as une question. Point.
Mais les enfants-rois sont au-dessus de tous ça. Qu’ils n’écoutent pas en classe, qu’ils ne font pas leur travaux, qu’ils ne prennent pas de note de cours, qu’ils insultent le prof, qu’ils foxent leur cours, c’est jamais de leur faute. C’est la faute de l’école. C’est la faute du professeur.
Pis les épais de parents, quand ils voient de mauvaises notes dans leur bulletin, ils ne les réprimandent pas, ils ne s’assoient pas avec eux, ne les aident pas dans leurs études. Nooon! Leurs enfants sont parfaits, voyons. C’est sûr que c’est la faute de la conne de prof, pis du système d’éducation pourri du Québec.
Dans 90% des cas d’échec, la faute ne revient pas aux professeurs et ne revient pas un réel problème d’apprentissage. Elle revient aux parents irresponsables, incapable d’appliquer la discipline sur leurs propres enfants et à leurs enfants tout aussi irresponsable qu’eux qui croient que la vie est une partie de plaisir et qu’on n’a pas à se forcer le derrière pour réussir.
Il n’a rien de compliquer à comprendre que si 2x+3=11, x=4.
Il n’a rien de compliquer à comprendre que le participe passé employé avec être se conjuguent avec le sujet auquel il se rapporte.
Il n’a rien de compliquer à se souvenir que Jacques Cartier est venu pour la première fois au Canada en 1534.
Dans 90% des cas, c’est un manque de volonté de ne pas être foutu de retenir que 60% de la matière.
Mais au Québec, bande de bozos que nous sommes, on s’apprête à élire un parti qui veut mettre la totalité de la responsabilité sur le dos des profs avec des évaluation de rendement.
C’est pas les profs qui ont besoin d’une évaluation de rendement, ce sont les parents et surtout les élèves!
gebgeb
12 février 2012
18h59
Cette enseignant fait le constat évident du fait que les parents ont lâché prise totalement. Les enfants passent en dernier après le travail des parents, leur passe-temps, Facebook, Twitter, leur vie sociale, le nouveau chum, la nouvelle blonde, l’ordinateur, les voyages et le magasinage.
Pendant ce temps, les enfants sont à la garderie ou au service de garde. Et lorsqu’ils sont à la maison, ont leur donne un iPad, un iPod, un laptop, un Xbox ou une autre bébelle électronique pour leur fermer la boîte et éviter qu’ils ne dérangent.
L’école est devenu le substitut parental et lorsque les représentants de l’école osent dirent quoi que ce soit contre l’enfant, les parents montent aux barricades.
Résultat: les enfants d’aujourd’hui sont incapables d’effort, de persévérance et de travail. Ils ne peuvent s’occuper sans stimulation et ne peuvent plus apprendre sans non plus.
Vivement que les parents reprennent le collier et se rendent compte que prendre soin d’enfants, c’est difficile et que cela demande de l’amour, oui, mais aussi de la constance et de la discipline.
noirod
12 février 2012
19h07
Quand on parle de la réforme de l`éducation on oublie de l`écrire avec un grand E qui fait en sorte que tous les intervenants et surtout les parents doivent être inclus dans le processus.
On a comme dompés les enfants au systeme d`éducation avec empressement d`autant plus qu`on a l`excuse de devoir courir toute la journée. En même temps on a enlevé la barriere psychologique entre l`enfant et l`enseignant en acceptant le tutoiement comme un placebo de rapprochement. Et puis Ô bon parentage oblige on a mis au rancart le bon vieux coup de pied au luc bien placé dans le temps afin de garder l`enfant sur une tengeante la plus idéale possible.
Je suis loin d`être du temps ou on recevait des oranges à Noel mais je me souviens fort bien de ma premiere mesure disciplinaire qui me suit depuis que j`ai 5 ans. Naturellement ca a donné une direction à mon comportement. Loin d`avoir été un saint par la suite j`ai compris que de l`autorité ca existait dans la vie,mes parents,mes profs,le principal,les policiers, l`église même (dans l`temps)!
Mes parents ne peuvent pas être mes chums facebook,mes profs ne peuvent pas être mes chums de corridors…. Simonak ! c`est donc ben pas compliqué à comprendre ! Ca fait 40 ans que des prétendus diplomés universitaires se servent des enfants comme cobayes de leurs theses sans résultats. On constate que les garcons en arrachent…On constate on constate on constate.
Moi je constate que personne n`a réinventé la roue et que la base de l`éducation ne changera jamais. Le respect ?L`autorité ? Kessé ca ? Chill out !
gillesmenard
12 février 2012
19h14
Le monde est malade,il y a trop de matériel,trop d’argent,trop de bébelles techno pi plus assez de sentiments humains ni d’amour ”gratuit”.
Bienvenue robots sans âme du 21ième.
ixelles
12 février 2012
19h16
Le plus comique c’est que les créateurs de tous ces gadgets issus de la Silicon Valley obligent leurs propres enfants d’utiliser papier, crayon et efface au lieu d’ordinateurs et autres raccourcis de l’esprit. Ce sont des outils , pas des modes de vie…Mais j’ai lu de tels propos comme ceux de cette enseignante , il y a 10-15-20 ans et il semble que le Titanic n’évitera pas son iceberg…Combien d’analphabètes fonctionnels au Québec? 35-40-50% ??? Combien d’emplois ne sont pas comblés chaque année au Québec faute de personnel qualifié? 35, 000…C’est sûrement de la faute des Chinois.
Et ne venez pas me dire que c’est pareil partout ds le monde, c’est faux!!! Même si le monde entier optait pour la médiocrité, ce ne serait pas une raison pour l’imiter.Tant qu’y'm restera quekchose ds le frigidaire(sic et resic)…
De plus , j’aimerais donner mon point de vue sur :américanophile…il a droit d’avoir son opinion, point…on a aussi le droit de ne pas la partager mais pas de l’interdire…c’est la base même de la liberté d’expression. Au moins lui, il sait écrire et il semble être en âge d’utiliser ce précieux droit acquis de haute lutte. Ce qui n’est pas le cas des enfants ds les classes…
scotch
12 février 2012
19h18
La police a demandé de pouvoir donner des amendes de 150 $ pour chaque insulte envers un policer ou une policière. Pourquoi les profs ne peuvent-ils pas faire la même revendication? C vrai qu’ils n’ont pas un syndicat aussi puissant.
apocalypse
12 février 2012
19h21
@pasz – 12 février 2012 – 17h17
Depuis quand, c’est la responsabilité des enseignants d’inculquer le respect et la discipline ? Dans votre univers, les parents ça sert à quoi ? Madame Quesnel a bien raison, plusieurs parents ne font tout simplement pas une partie importante de leurs devoirs de parents; c’est si facile de dire, l’école va s’en occuper. Les enfants arrivent à l’école avec l’attitude de l’enfant roi et c’est de la faute de Madame Quesnel: bravo pour votre logique!
jakimow
12 février 2012
19h22
Quand je rentrais de l’école à l’époque de mon primaire, ma mère me demandait : Est-ce que tu as été gentil avec ton professeur aujourd’hui?
De nos jours, lorsqu’un enfant rentre à la maison, il se fait demander : Est-ce que ton professeur a été gentil avec toi aujourd’hui?
bassin
12 février 2012
19h30
Je verrais bien madame Quesnel passer à TLMEP !
gillesmenard
12 février 2012
19h31
Aujourd’hui d’être un bon citoyen ça se limite à être capable de faire du ”cash”!??!?!?!
89170
12 février 2012
19h37
Pour moi, le problème n’est pas les enfants, ni même les parents, mais bien les professeurs eux-mêmes. Ils semblent presque tous avoir un besoin tellement énorme d’aimer et d’être aimé qu’ils en deviennent pathétiques aux yeux des élèves.
celsi
12 février 2012
19h39
C’est certain que les parents sont responsables de l’éducation de leur enfant, que l’éducation offerte se constate à l’école et c’est ce résultat qui fait dire aux enseignants(es) que les parents ne font pas une bonne “job”. C’est vrai, lucide.
Par contre, a chaque fois que j’entend un prof commenter l’éducation offerte par les parents…je tique un peu…beaucoup. Les parents ne sont certainement pas tous des enseignants(es)….mais les enseignants(es) eux sont pratiquement tous parents…..
Et ce sont tous d’excellents enseignants(es)? Doublé d’excellents parents vs les autres “pas bons”parents pas enseignants??????? Voyons-donc!
La solution ou le problème, c’est selon, se trouve à un niveau beaucoup plus large.
Une bonne réflexion de société suivi d’ un grand ménage dans le système d’éducation et on aura peut-être de meilleurs parents dans la prochaine génération!
Et si on a de meilleurs parents, on aura automatiquement de meilleurs enseignants ;)
americanophile
12 février 2012
19h45
Toutes mes condoléances aux professeurs du Québec. Lespoliticiens ne seront jamais de votre côté. Les délinquants ont pris le contrôle des écoles. Regardez qui vous avez au pouvoir ! On ne peut rien attendre de ces gens. Voyons, nous avons comme premier ministre un type qui n’a jamais travaillédans le monde réel ! Nous avons un premier ministre dont le seul talent est de nous lancer des promesses qu’il ne tiendra pas. Pensez-vous vraiment que le PLQ se soucie de l’éducation ????Donnons le contrôle de l’école aux enseignants et sortons les bureaucrates et les syndicats de l,enseignement. Il n’y a pas d’autres alternatives.
Donnons aussi le droit aux enseignants de riposter aux coups dont ils sont victimes. Un coup de bonne vieille règle dès l’école primaire aux délinquants serait bénéfique.
gl000001
12 février 2012
19h52
@pasz
Et selon vous, c’est la faute de “la superbe mentalité québécoise”. Mange-québécois va !!
Allez faire du bénévolat dans une école quelques jours. Vous comprendrez peut-être.
mathieun
12 février 2012
20h27
La lettre de Mme Quesnel m’interpelle puisque j’enseigne moi-même aux élèves de quatrième et cinquième secondaire. Plusieurs qualités sont nécessaires à la réussite en tant qu’enseignant:
- Une passion pour la matière que l’on doit transmettre
- Une capacité de répartie pour frapper fort lorsqu’un impertinent se permet une remarque désobligeante, question qu’il y pense deux fois avant de récidiver
- Une discipline inflexible sur certains critères (ponctualité, remise des travaux, matériel en classe)
- La capacité de rire de soi
- La curiosité envers son prochain
- La persévérance devant leur manque de tonus quand vient le temps de travailler
Une chose que je remarque, c’est que certaines de mes collègues ont beaucoup plus de difficultés avec les garçons de 15 à 17 ans qui semblent faire peu de cas de l’autorité de mes collègues alors que du haut de mes 6 pieds et 2 pouces, je n’ai jamais expérimenté ce genre d’attitude.
richard55
12 février 2012
20h37
Comme le temps passe ……
«…À tout cela, dis-je, s’ajoutent encore ces petits inconvénients : le professeur, dans un tel cas, craint ses élèves et les flatte, les élèves n’ont cure de leurs professeurs, pas plus que de tous ceux qui s’occupent d’eux ; et, pour tout dire, les jeunes imitent les anciens et s’opposent violemment à eux en paroles et en actes, tandis que les anciens, s’abaissant au niveau des jeunes, se gavent de bouffoneries et de plaisanteries, imitant les jeunes pour ne pas paraître désagréables et despotiques…» Socrate (470-399 av.JC)
«…Je n’ai plus aucun espoir pour l’avenir de notre pays si la jeunesse d’aujourd’hui prend le commandement demain, parce que cette jeunesse est insupportable, sans retenue, simplement terrible….» Prêtre égyptien (2000 av.JC)
“Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du coeur. Les jeunes gens sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d’autrefois. Ceux d’aujourd’hui ne seront pas capables de maintenir notre culture.”
Vieille de plus de 3000 ans, a été découverte sur une poterie d’argile dans les ruines de Babylone
lepereblogue
12 février 2012
20h56
Elle a raison la madame. Malheureusement.
Ce n’est peut-être pas le système d’éducation gouvernemental qu’il faut réformer mais le système d’éducation parental.
bernardm-spock
12 février 2012
21h00
Bonjour monsieur Lagacé,
Madame Quesnel ne fait qu’exprimer ce qui existe depuis belle lurette. Mais il semble que personne n’écoute, incluant nos “chères” commissions scolaires et notre “cher” ($$$) ministère de l’Éducation. Ma belle-sœur est enseignante au primaire depuis plus de vingt ans. Les « horreurs » de ce genre qu’elle nous a racontées faisaient partie de son quotidien.
Mais selon vous, que pouvez-vous faire quand les « parents » appuient leur(s) « chérubin(s) » et traitent la « maîtresse » ou le « maître » comme des « pouilleux » au profit de leur « chère » progéniture?
La société est le reflet de ses citoyens.
Les citoyens québécois sont allergiques à la discipline et l’autorité.
Ils créent alors des descendants allergiques à la discipline et à l’autorité.
Le respect de l’autorité, la bienséance envers les “aînés”, les règles de conduite sociale, tout celà c’est anti-démocratique. Ce sont des principes qui vont à l’encontre des « droits de la personne ». Ce sont des “tendances” de … droite. Sujet à intervention de la part de la DPJ. Donc, dangereux pour le bien commun.
A force d’être « plus catholique que le Pape », on finit par « tirer le diable par la queue ». Et … à vivre “l’enfer” de la férule de nos propres enfants.
Le monde à l’envers.
Quand l’on ne respecte plus ceux-là même à qui l’on a confié le mandat d’éduquer nos enfants, futurs citoyens du « Pays », comment voulez-vous créer une société, un « Pays » alors que ses propres “représentants” sont incapables de se respecter eux-mêmes.
Votre caricature en dit plus que mille mots monsieur Lagacé.
J’arrète là.
G.Duquette
12 février 2012
21h07
Merci Mme Quesnel d’avoir eu le courage de publier cette lettre. Ma coinjointe est ex-enseignante et je peux vous affirmer que votre lettre là rejoint beaucoup
Je m’en voudrais de passer sous silence deux commentaires qui loin d’être anecdotique démontre bien l’évolution ou la régression (selon le point de vue) de la coexistence Enseignants/élèves/Parents
Le premier commentaire est de kinitah (12 février 2012 18h25)
qui écrit :
.. j’ai eu l’immense privilège d’avoir Mme Quesnel comme enseignante lors de ma première année de secondaire il y a plus de 10 ans.
Le second commentaire provient de mangezlocal (12 février 2012 18h31)
qui écrit :
…J’ai fréquenté cette dite école privée (promotion 2010) et c’était franchement très loin d’être aussi pire qu’elle ne le décrit….
La première a fréquentée cette école il y a plus de 10 ans la seconde il y a un an et demi.
Quoi dire de plus.
Gilbert Duquette
Témiscouata sur le Lac
mi_mi
12 février 2012
21h20
@ malavenantàà
Parfaitement d’accord avec vous.
Les jeunes ont toujours été ainsi de tout les temps. Les jeunes sont réveillés et c’est aux adultes de les guider et de les éduquer. Mme Quesnel devrait avoir plus confiance en elle et poser ces limites, c’est tout.
frankie68
12 février 2012
21h39
Ça serait pas juste les profs qui sont maintenant plus mous ?
stephanie2009
12 février 2012
22h08
Comme plusieurs personnes ici, je crois il faut plus de discipline dans les écoles, de même qu’à la maison, mais j’aimerais m’adresser à ceux qui considèrent que cette discipline doit nécessairement passer par la violence physique envers les jeunes.
Je suis allée à une école secondaire publique qui aurait sans doute été très mal cotée si le palmarès des écoles avait existé dans les années 90: manque de discipline généralisé, majorité des profs sur le pilote automatique, aucune prévention du vandalisme et de l’intimidation (dont j’ai fais souvent les frais). Nombre d’élèves ne faisaient leurs travaux que si ça comptait dans le bulletin, dormaient en classe, étaient malpropres à la cafétéria, etc. La première cohorte des enfants-rois en un mot.
Ma classe de secondaire 2 avait un comportement particulièrement impossible et ce dans plusieurs cours. Pourtant, dès que l’on mettait les pieds dans le cours d’histoire du monde, métamorphose complète! Ma classe devenait parfaitement silencieuse et écoutait religieusement. Pourquoi? Parce que l’enseignante était ferme et constante! C’était une femme d’âge mûr plutôt petite et chétive mais elle était là pour enseigner et ne laissait passer aucun comportement qui aurait pu perturber son enseignement.
Elle n’a jamais eu besoin de nous frapper pour nous discipliner. Son autorité était dans sa voix, son attitude, sa physionomie. Nous arrivions systématiquement à l’heure parce que nous savions que si nous étions en retard elle allait nous mettre immédiatement en retenue. Nous faisions nos devoirs parce que nous savions que s’ils n’étaient pas fait, elle ne se laisserait pas attendrir par des histoires de “J’avais oublié” ou “Je pensais que c’était pour la semaine prochaine”. Spontanément, nous la vouvoyions (alors nous ne nous gênions pas pour tutoyer les professeurs peu sévères qui ne pénalisaient pas les retards et nous laissaient tout passer). Tous ne l’aimaient pas mais tous la respectaient. En prime, elle savait rendre sa matière très intéressante et avec rien de plus technologique qu’un projecteur et des feuilles d’acétate!
La vraie autorité est dans la voix et l’attitude, pas dans les coups, qui sont bien davantage le signe d’une perte de contrôle. On veut que les enfants apprennent à gérer la frustration inhérente à la vie et règlent leurs conflits de façon civilisée, ce n’est pas en les frappant pour les punir d’avoir défié l’autorité que nous y parviendront. Un enfant doit apprendre dès son plus jeune âge que l’autorité de ses parents et plus tard de ses enseignants leur vient de leur position hiérarchique par rapport à lui, pas d’un combat physique remporté à coup de claque sur la gueule, sinon il apprends seulement à séparer mentalement les gens en deux catégories: ceux qui l’intimident et ceux qu’il peut intimider sans crainte. Ce n’est pas à l’âge adulte qu’il apprendra spontanément à respecter les gens sans faire intervenir un rapport de force.
zazzie
12 février 2012
23h22
@krustyleklown:
“Cette lettre ouverte illustre à la perfection ce qui va mal dans les écoles.
“Les jeunes avaient-ils raison sur le fond? Est-ce que l’évaluation était chienne (injuste, trop difficile, inutile, etc.) Pourquoi un débat sur les critères et la pertinence d’une évaluation ne pourrait pas avoir lieu en classe? Depuis quand un argument d’autorité (vous n’êtes pas spécialistes de l’éducation) est valable sur le plan logique?”
Ca leur arracherait la gueule à ces petits amants de la démocratie que de parler poliment à leur enseignante? Lever la main, dire que ça nous semble injuste ou trop exigeant, demander des explications d’abord, puis ensuite on besoin demander si on ne pourrait pas en discuter (au lieu de dire ON VEUT un débat)?
Comprenez qu’il y a des moments dans la vie où on ne peut gueuler après les gens sans en subir les conséquences. Et les conséquences, une fois adulte, sont autrement plus graves que lorsqu’on est jeune, ou le pire consiste souvent à faire froncer les sourcil d’un prof.
C’est le devoir des adultes d’éduquer les plus jeunes.
Ne pas tâcher de les outiller le mieux possible parce que ça nous esclave de faire sa job de parent ou de prof, ça, c’est chien.
ampoi
13 février 2012
01h47
Mais qu’est qui empêche les profs et la direction d’un école de metre a la porte un enfant qui respect pas les règles??!!????Les fonctionares de Comissions scolaires????!????
gengis
13 février 2012
04h29
BRAVO pour le “modèle québécois” qui déresponsabilise les citoyens!!!
lecteur_curieux
13 février 2012
05h54
celles-ci je parle des collègues féminines de …
lecteur_curieux
13 février 2012
06h03
Pourquoi ne pas tenir un débat en classe sur la pertinence des critères ? Car ce ne sont pas aux élèves d’établir la grille. L’enseignant doit composer avec des normes et aussi développer sa façon de faire.
Non, ce n’est pas une démocratie où il y a lieu de tenir un vote. Par contre, on peut éduquer les enfants ou adolescents à la démocratie et organiser des élections en classe par exemple en faisant une simulation et en faisant rencontrer aux élèves les deux députés et le maire, par exemple. Bien oui, on avait eu cela nous.
Les élèves ont le droit de faire des commentaires mais ils n’ont pas assez d’expérience pour juger ce qui est bon pour eux. Certains de leurs commentaires peuvent quand même aider les enseignants à mieux doser, car un autre aurait pu donner des travaux à faire dans la même école.
Mais de là à trouver trop sévère ou pas. C’est votre opinion mais cela n’ a pas à changer le prof. Et vous devez apprendre votre métier d’étudiant et vous allez rencontrer toutes sortes d’enseignants, des sévères à des madames ou monsieurs positifs ! Des très exigeants ou c’est difficile d’obtenir la note de passage alors qu’avec d’autres toute la classe ou presque a plus de 80%. Il faut rencontrer de tout cela, pour vous préparer à l’Université et ensuite au marché du travail et/ou à la vie.
lecteur_curieux
13 février 2012
06h28
J’ai un exemple d’une de mes connaissances, une femme que je perçois comme une vraie de vraie vocation pour l’enseignement. Pourquoi ? Bien elle avait étudié d’abord pour être avocate et l’est devenue mais elle a par la suite changer et elle est devenue enseignante de français au secondaire.
Je suis certain qu’elle est plus qu’excellente ! Et je suis allé voir sur des sites où les élèves évaluent leurs profs et en effet. Elle a cela dans le sang sa maman, l’était elle auparavant, et pour des cas spécialisés.
Sa formation de juriste ne doit pas lui nuire non plus et déjà enfant elle savait discuter.
zazzie
13 février 2012
07h27
* AU besoin
* sourcilS
stridulation
13 février 2012
07h32
Pour revenir à la discipline, je me suis beaucoup occupé à une époque de mon jeune frère et de ma jeune soeur – nous avons respectivement 16 et 15 ans de différence. J’ai vite compris l’importance de la constance dans la discipline. Mon frère était un enfant particulièrement difficile, et sa mère avait beaucoup de mal avec lui. Pourtant, je n’avais pas de problème ! Je n’ai jamais eu à le frapper, mais je ne laissais rien passer, et il le savait. J’étais extrêmement ferme et constant, et ce qui était inacceptable une journée n’était pas toléré le lendemain, et quand c’était non, c’était non et s’il insistait et faisait une crise, c’était automatique: il allait dans sa chambre.
Oh, il s’est essayé, il allait même jusqu’à me frapper, mais il a fini par comprendre que tout ça ne donnait aucun résultat. Il est devenu avec moi un enfant adorable. Ça n’a pas pris beaucoup de temps pour qu’il m’écoute au doigt et à l’oeil. Comme je lui donnais en plus beaucoup d’attention et d’affection – je l’adorais ce ptit monstre ! – je n’avais plus vraiment besoin de faire de discipline : les enfants deviennent beaucoup plus réceptifs quand on est attentif à eux.
Beccaria, un juriste et un philosophe italien, avait déjà observé que ce n’était pas la sévérité des peines qui était dissuasive, mais leur inéluctabilité. Si l’on doit punir un enfant, il ne sert à rien de le frapper, il suffit juste de lui faire comprendre que s’il se comporte mal, la punition sera automatique.
Des profs débordés qui ont trop d’élèves par classe, et souvent des élèves en difficulté qui demandent plus d’attention, n’ont pas le temps de faire de la véritable discipline. Le problème, il est plutôt là. Alors ils laissent passer trop de comportements inappropriés, et ils perdent le contrôle de leur classe.
La discipline, se n’est pas la terreur. Je ne vois pas comment on peut apprendre le respect à quelqu’un si on manque de respect soi-même au point de vouloir la terroriser en la frappant… Tout ce qu’on lui apprend, c’est la soumission et la peur devant ceux qui sont plus forts – et ils répèteront sans doute les mêmes comportements envers les plus faibles.
Les enfants apprennent par imitation, et les découvertes récentes de la science sur les « neurones-miroirs » nous apprennent à quel point notre cerveau même est construit pour imiter les autres. Soyons attentifs à ce que nous voulons que nos enfants imitent de nous…
lejackass
13 février 2012
07h45
Après bientôt 20 ans en classe au secondaire, dans un milieu semblable à celui décrit par Mme Quesnel, je me dois de commenter sur ce qu’elle dit:
Tous les jeunes ne sont pas tels qu’ils sont décrits dans la lettre, j’irais au maximum à 10%, soit 3-4 élèves par groupe;
Les parents sont généralement collaborateurs, mais on a toujours le 10% d’illuminés qui ne voient que leur enfant, qui n’ont pas conscience de vivre en société, qui paient des impôts, et qui ont donc des “droits” (ils oublient leurs obligations, mais ca , c’est un autre débat), pour qui l’école est un WalMart où on peut tout se procurer et tout retourner quand ce ne fait pas l’affaire;
Il y a aussi les directions d’écoles. Ces personnages sont assez variés dans leur composition et dans leurs compétences. En effet, on permet à quelqu’un qui a accumulé un “gros” 5 ans d’expérience en enseignement de devenir directeur adjoint (ou toute autre dénomination)et ainsi d’avoir à “gérer” les cas problèmes en classe et de faire une sorte de lien avec les parents dont il est question ci-haut. Parfois ca donne des résultats assez exceptionnels, mais parfois, on se retrouve pris avec une chiffe molle qui a comme crédo quelque chose comme: “On est là pour les aider; faudrait pas les décourager; la mesure de répression est complexe à gérer; etc.” et là, on voit des élèves monter sur la tête de tout le monde simplement parce que c’est devenu faisable.
Le piège en enseignement, c’est de se laisser distancer par le génération qui est devant nous. Celle qu’on a présentement, on doit la traiter comme on l’a toujours fait avec les autres avant: respect et fermeté, point à la ligne. Les élèves savent avec qui ils peuvent s’en permettre et avec qui ils le le pourront jamais. Ce qui fait qu’avec les 90% qui ont “de l’allure”, c’est plutôt agréable de travailler à chaque jour.
stephanie2009
13 février 2012
07h49
Je crois que nous avons une définition erronée de certains concepts comme la liberté d’expression, l’estime de soi et le respect et que c’est cette définition que nus avons transmis aux jeunes.
Nous avons confondu la liberté d’expression et d’opinion avec la diarrhée verbale (je dis tout ce qui me passe par la tête, sans filtre), l’estime de soi avec la survalorisation de tout ce que fait ou dit un enfant (si c’est lui qui l’a dit ou fait, c’est forcément formidable) et le respect avec la crainte (je respecte ceux que je crains et je me permets de mépriser les autres).
Nous avons également une définition erronée de la notion de droits humains. Alors que ceux-ci sont clairement définis (droit de ne pas être discriminé, droit à la vie, la sécurité, la liberté, la dignité, au respect de la vie privée, liberté de conscience, d’opinion, de religion, d’association, etc), nous avons décidé d’agir comme si nos droits incluaient le droit de ne jamais être contrariés et que les responsabilités inhérentes aux droits n’étaient qu’optionnelles. Avec cette mentalité, tout devient une atteinte à nos droits, même un professeur ou un patron qui ose vous donner trop de travail à votre goût.
Le fait que nous éprouvons parfois des difficultés à apprendre quelque chose à des jeunes a pu nous donner l’impression qu’il fallait absolument faire un effort conscient pour leur transmettre une connaissance ou une valeur mais les enfants apprennent à imiter nos comportements. Si un enfant voit son parent se comporter avec tout ceux qu’il ne crains pas comme un dictateur capricieux, parler avec mépris des enseignants et de son patron et hurler “qu’il a le droit de…” à chaque petite frustration, il apprendra que cette façon de faire est correcte.
jay_jay
13 février 2012
08h22
Mais quel drame! Les enfants d’aujourd’hui revendiquent et pensent librement! Mais où s’en va le Québec? Moi, je les attacheraient tous à leur bureau avec une chaîne et je metterais un surveillant dans chaque classe dont le seul travail serait de faire de la discipline (les fouetter ou leur donner des coups de règle, rien de bien grave). De cette façon, les enseignants pourraient enfin avoir la paix et les petits morveux respecteraient l’autorité!
Moi, j’ai la drôle d’impression que l’auteure de la lettre est sur le bord de la dépression. Elle doit voir tous les problèmes 10 fois plus gros qu’ils ne le sont en réalité… J’enseigne à l’université et les jeunes de 20 ans me semblent allumés et intelligents. Sont-ils si différents des jeunes de 15 ans? Vous me direz que les pires élèves ne se rendent pas à l’université, mais à lire les commentaires sur ce blogue, TOUS les jeunes sont de véritables catastrophes, alors je pose la question…
jay_jay
13 février 2012
08h28
@stephanie2009
Nous sommes de la même génération et effectivement, les meilleurs enseignants que j’ai eus étaient ceux qui savaient se faire respecter tout en restant calmes. Le mot se passait à l’école, les enseignantes pleurnichardes qui perdaient le contrôle à la moindre occasion devaient subir des élèves survoltés, tandis que ceux et celles qui imposaient le respect n’avaient jamais à élever la voix…
barachoix
13 février 2012
08h55
Pour l’avoir vécu je peux dire que tout ce que cette dame a écrit est tout à fait vrai. Les solutions d’évaluations des profs amenées par les Caquetistes ne changeront strictement rien. Ces enfants sont ceux des premiers enfants rois, ceux mêmes qui refusent de payer pour autre chose que ce qu’ils utilisent dans la société. Et à voir comment les directions d’écoles réagissent face aux parents, vous comprendrez facilement pkoi les syndicats s’opposeront à la demande de Légo. Un ordre professionnel pour les prof serait la solution. Plus de soutiens psychologique et de travailleurs spécialisé dans les écoles serait l’autre. Des cours d’éducations d’enfants aux parents serait une bonne idée aussi… Je ne vois pas en quoi donner un salaire en fonction de la performance de la classe ne ferait pas autre chose que que d’inciter le prof blasé à s’arranger pour monter ses notes comme ça se fait au privé (croyez-moi, ça se fait).
mariemichel
13 février 2012
09h00
il y a une génération qui est perdue, c’est celle des enfants-rois, de la première cuvée des CPE, des maternelles,- parce que les parents-BBoomer, n’avaient rien eu de leurs parents, ils ont voulu éviter à leur enfant la jeunesse qu’il avaient, –des heures de travail , pour peu de salaire- les enfants de bb ont maintenant des enfants et le culte des enfants commencé pas le DR Spock,, à été néfaste à bien des points de vue,,nous ne pouvont pas parler a un adulte de 30 ans, il est encore trop bébé pour comprendre, alors comment fait-il pour élever ses propres enfants ??
barachoix
13 février 2012
09h04
De plus je tiens à spécifier que j’enseigne à l’Université et qu’on voit les jeunes décrits par Lucien Francoeur arriver dans les classes et que ce n’est pas beau à voir. Je n’ai pas hâte de voir les futurs profs, avocats, médecins etc…
opus7
13 février 2012
09h13
Ma fille va au secondaire au privé. Premier bulletin de secondaire un, elle a quelques notes qui tournent autour de la moyenne de classe, soit 70-72%.
J’ai rencontré tous les professeurs et je demandais leurs commentaires sur les efforts et le travail de ma fille et tous m’ont répondu qu’elle était parfaite, que ça allait bien, que tout était le plus beau dans le meilleur des mondes!
Quand je leur faisais remarquer que 70% n’était pas une si bonne note et qu’il devait bien y avoir des choses que ma fille pouvait faire pour augmenter sa compréhension de la matière et de par ce fait ses notes, on me disait, non, non, tout va bien.
Est-ce que les professeurs ont maintenant peur de faire des commentaires ou des remarques? J’étais pourtant prête à les entendre. Je n’ai pas besoin qu’on me présente tout cela comme un bonbon rose.
cathou_76
13 février 2012
09h36
@quoique, vous dites : Dans les deux écoles primaires fréquentées par mes enfants, la seule conséquence
à un mauvais comportement était la plupart du temps déléguée aux parents à travers une note à l’agenda
Tellement d’accord…
J’ai vécu la même chose récemment….! en troisième année, ma belle-fille est distraite – je ne l’excuse pas, c’est un fait et elle sait très bien qu’il faut qu’elle se corrige. Cela lui arrive assez fréquemment de ne pas amener un de ses livres de devoirs à la maison. Conséquence..le devoir n’est pas remis. Nous écrivons une note à l’agenda…encore là pas pour excuser, mais pour signifier que nous sommes au courant…la prof réécrit…et dit que ça fait plusieurs fois que ça arrive et elle dit qu’elle mentionne aux élèves de tout amener, ce n’est donc pas sa faute…nous ne l’accusons pourtant nullement: nous renforçons, tout comme elle l’importance de bien vérifier l’agenda avant de fermer le sac. On ne peut rien faire d’autre – à part punir pour ne pas avoir amené tous ses effets scolaires, mais il me semble que dans mon temps, c’était le prof qui sévissait pour les devoirs non complétés – et les parents supportaient la décision (ce que nous faisons toujours…le soutien aux prof étant important pour nous)
remarquez que…si les parents chialent à tout bout de champ pour des sanctions pourtant justifiées…je la comprends de marcher sur des oeufs. Nous lui avons dit qu’elle avait tout notre support. On verra
pas facile, la vie d’enseignant, mais je suis persuadée qu’il y a beaucoup de parents sensibles à leur cri du coeur. Nous ne voulons pas tous former une générations d’égoistes et de petits princes
re_re...
13 février 2012
09h49
Vous voulez une société de tarés dont la principale industrie sera dans les matières premières transformées ailleurs pour nous être revendus? Lâchez pas. c’est bien parti! Le savoir n’est pas valorisé et pas besoin d’être éduqué pour avoir un très bon salaire…des contacts et un peu de débrouillardise suffisent amplement!
L’autre point est la course aux clients à l’aide des cotes ”taraficotés” pour les écoles privés même si par expérience, je peux affirmer que l’infrastructure pour l’éducation devrait servir d’inspiration pour le public.
ubu2010
13 février 2012
09h59
Pour ceux qui la nostalgie de la claque derrière la tête. La solution qui passe par la crainte et la peur n’est pas une Elle favorise à long terme le repli sur soi, la colère et la rage. Ces émotions ne favorisent nullement l’apprentissage plutôt le décrochage. Pourtant les enfants selon notre régime démocratique naissent libre et égaux. Le Québec a signé la charte des droits des enfants. Les enfants sont libres en droit mais pas autonomes. L’autorité n’est ni le pouvoir ni la domination. C’est ce qui autorise. L’autorité d’un prof est une autorité médiatrice qui favorise l’autonomie Ce n’est pas en désignant comme professeur que cette autorité s’incarne automatiquement. C’est l’apprentissage qu’un professeur va faire durant toute sa vie professionnelle et selon le milieu scolaire. L’enfant fait son apprentissage face à l’autorité médiatrice mais aussi face aux matières d’apprentissage. Aujourd’hui on vit dans le règne de l’opinion. Pour se déresponsabilisé de la valeur de notre parole on la désigne comme une opinion puisque la mienne vaut bien la tienne.
legrandflancmou
13 février 2012
10h29
Deux conséquences directes du féminisme.
1- Les deux parents travaillent et n’ont plus le temps d’élever leurs enfants.
2- La féminisation du personnel enseignant d’où résulte un manque d’autorité et le désintéressement des petits gars.
Merci au féminisme!
sysadmin
13 février 2012
10h38
Cela a été dit, je le répète;
- à la maison, l’éducation
- à l’école, l’enseignement
Ce n’est pas aux professeurs d’éduquer les jeunes.
(rapidement, veuillez noter que je dis “professeur” au masculin parce que c’est plus simple, mais je n’oublie pas les dames qui font le métier)
Mais ça, encore faut-il convaincre les parents…
Je ne suis pas pour un retour de 60-70 ans en arrière; au temps ou les professeurs frappaient avec des règles pour qu’un gaucher écrive avec sa main droite. Mais les étudiants d’aujourd’hui devraient, doivent! dis-je même, avoir un respect pour le professeur qui est devant la classe. Et ce respect est manquant. Mais ces jeunes n’ont pas de respect pour personne sauf! sauf ceux qui ont un Pouvoir (majuscule volontaire) sur eux ; Leurs parents (ok, pas gros apparement mais bon), la police, gardes de sécurité… si la personne ne peut pas mettre une quelconque sanction sur le jeune en question, la possibilité de respect est quasi nulle.
Il faudrait presqu’une sorte de stage… comme vidangeur, pendant un mois pour leurs montrer c’est quoi se faire crier après par son boss parce-que l’on est en retard encore une fois. Ou que la job est mal faite ou… bref, leur montrer la vie, telle qu’elle est. Et avec des connaissances comme ils ont, vidangeur est probablement la seule “job” qu’il vont avoir…
scotch
13 février 2012
11h26
Rappelons que cette dame est privilégiée parce qu’elle travaille au secteur privé. Imaginez-vous au public.
gofrankiego
13 février 2012
12h26
Quand j’ai terminé l’université il y a un certain nombre d’années je disais devant mon beau-frère que peut-être j’irais en eneignement il s’et foutu à rire en me disant : ..Mais tu ne restera pas là 1 mois..”
Heu, je suis restée 2 semaines !
Oh non c’est pas comme ça que je vais passer ma vie ! Oh! que non.
Mon beau-frère avait absolument raison. Et c’était il y a plus de 20 ans ! J’imagine que maintenant ça doit être encore pire, puisque ce sont les enfants de mes groupes qui sont sur ces bancs. Ça doit être assez hallucinant comme ambiance.
La pauvre madame qui sous fait part de son désaroi devant autant de grossièreté devra probablement faire un choix, ou bien elle s’adapte ou elle démissionne parce que ces enfants là ne seront éduqués que quand ils entreront sur le marché du travail.
C’est le marché du travail qui éduque notre société, ce sont les employeurs qui mettent le holà à ces ”jeunes”.
Les parents ne font pas grand chose. Ils les mettent en garderie encore au berceau (3 mois à 4 ans) , ensuite au primaire (4 à 10 ans) après l’école ils retournent à la garderie, l’été ils sont en camp d’été, rendu au secondaire, ils sont avec leur gang du matin jusqu’à tard en soirée, et l’été ils sont en camp de vacnces.
Les parents n’ont pas le temps ils travaillent, et ils travaillent leur couple ! Ils n’ont pas envie de faire la loi dans la maison, leurs enfants sont nouris, lavés, logés et ont les sous qu’il faut donc, tout est bien dans le meilleur des mondes.
La vraie question qu’il faudrait se poser c’est pourquoi ils ont fiat des enfants !
Pour-le-dire
13 février 2012
12h33
Je n’aurais JAMAIS la patience requise pour être professeur! On dirait que la crise adolescente et sa lutte inhérente de pouvoir rajeunissent tout le temps! Je pense que l’éclatement des familles a eu un impact sur le manque de discipline. Quand l’enfant chéri se trimballe entre papa et maman, il a tellement le beau jeu pour négocier! Les parents qui ne se concertent pas ont perdu tout pouvoir sur l’enfant qui joue allègrement avec les sentiments des deux! Les enseignants écopent. Mais je me demande quelle sorte de société sera celle de demain? Une société de manipulateurs individualistes qui s’affrontent?
dkca
13 février 2012
12h35
Les parents sont les plus grands responsables de cette situation tant qu’à moi.
Il semblerait que le Ministère de l’Éducation du Québec a préparé un guide à l’intention des professeurs, pour les aider à négocier non pas avec les enfants-rois, mais plutôt les parents-rois !!
Quelqu’unE peux confirmer ?
bernardm-spock
13 février 2012
14h36
@Jay_jay 08:22
Je suis surpris de la teneur de votre commentaire, surtout de la part d’un professeur d’université.
Les jeunes qui étudient à l’université « payent » pour leurs études; ils « s’endettent » même. Ils ont donc avantage à conserver une attitude respectueuse et disciplinée. De plus, à ce stade, ils choisissent les matières qui les intéressent … les motivent. Ils y sont par choix.
Les étudiants du secondaire vont à l’école par obligation. Ils ne choisissent pas les matières à étudier. Et ils n’ont pas à débourser de leur poche. La clientèle est hétérogène. Plusieurs seront « drop out » ou quitteront les études dès l’atteinte de leur majorité. Ce ne sont pas TOUS les jeunes qui sont problématiques, mais il suffit de quelques « pommes pourries » pour que d’autres soient contaminés. Et c’est là que les notions de discipline et d’autorité devraient s’appliquer mais que la « culture libérale » de notre société moderne semble incapable de mettre en application de façon efficace malgré le nombre « d’intervenants » et de « programmes de soutien ».
Et d’où partent la compréhension et le respect des notions de discipline et d’autorité? … Des parents. Si ces derniers n’appuient pas les « maîtres », s’ils font preuve d’hostilité et de résistance à leur égard, le « jeune » en prendra note. Et la classe risque de devenir une « salle de récréation ».
Imaginez enseigner dans cette atmosphère pendant plusieurs années.
Peut-être auriez-vous avantage à délaisser l’enseignement universitaire pour « expérimenter » l’enseignement secondaire.
Une idée comme ca.
P.S. : A propos. Avez-vous lu l’entrevue de Sophie Durocher dont le lien est indiqué plus haut? Plutôt éducatif.
Affliction
13 février 2012
16h18
Premièrement, si les enfants sont turbulents, ce n’est pas nécessairement parce qu’ils sont malpolis, c’est surtout parce qu’ils ont de l’énergie.
Au lieu de les laisser assis pendant des heures, pourquoi ne pas donner plus de temps pour les cours d’éducation physique? Du même coup ça aiderait les gars à se calmer un peu. Je suis totalement contre la culture du Ritalin. Droguer les enfants parce qu’ils ont un surplus d’énergie… Bravo.
Deuxièmement, j’en connais plusieurs dans la génération des 45 ans et + qui n’ont aucun droit de traiter les jeunes d’enfants roi. Vous voulez un exemple? Regardez les usines comme l’aluminerie de Bécancour, Shell, Hydro-Québec, même la fonction publique. Vous avez ici une génération complète de syndiqués qui ont complètement détruit le principe même du syndicalisme. Quand on dit que la pomme ne tombe pas loin de l’arbre…
Je connais un méchant paquet de “secondaire 2″ de 45 ans qui sont payés 35$ de l’heure à ne rien foutre. Et ces même personnes trouvent encore le moyen de chiâler.
Pour la lettre de Mme Quesnel, je suis d’accord avec elle mais il ne faudrait surtout pas généraliser. Des gâtés pourris et des turbulents, on en a de tous les âges.
lecteur_curieux
13 février 2012
16h21
@scotch
Ma connaissance-amie est au secteur public. Et le débat public-privé existait déjà à mon époque. Et plusieurs avaient aussi des préjugés. Tu peux avoir du bon partout. Moi, j’étais au privé au secondaire mais dans une de mes activités hors l’école,l’animateur lui était prof au public et n’aimait vraiment pas le privé. Tout de même, un soir, lors d’une activité il rencontrait un ancien confrère avec qui il avait enseigné toujours au public et un qu’il estimait beaucoup. Il, était rendu au privé.
Beaucoup, beaucoup de préjugés autant chez des acteurs du privé que chez ceux du public. Vous avez tout de même droit à vos avis et opinions sauf qu’il faut aller au-delà des idéologies et des oeillères et ornières.
emilefl
13 février 2012
17h30
Pour tout ceux qui aurait envie de dire que c’est la faute du système, dite vous que ça ne règle pas tout.
Affliction
13 février 2012
18h01
@pour-le-dire
“Mais je me demande quelle sorte de société sera celle de demain? Une société de manipulateurs individualistes qui s’affrontent?”
C’est étrange, j’ai l’impression que c’est comme ça depuis l’époque des romains…
C’est vrai que nos gouvernements vont tellement bien ces temps-ci, la génération Y va surement tout foutre en l’air… Si vous ne l’aviez pas compris, c’était du sarcasme.
Arrêtez de voir la vie avec des lunettes roses de nostalgie, des manipulateurs et des individualistes, il y en a toujours eu. Des turbulents et des enfants gâtés aussi. Je suis d’accord qu’il y avait plus de discipline avant, mais regardez les syndiqués d’aujourd’hui qui envoient chier leur boss à grands coups de griefs. Quel bel exemple pour la jeune génération de travailleurs.
Le système d’éducation est complètement mésadapté pour un très grand nombre de jeunes. Surtout pour les garçons qui ont de l’énergie et qui veulent utiliser leurs mains. Qu’on arrête de toujours vouloir blâmer les jeunes pour tout.
Oui, on a besoin de plus de discipline dans les écoles, mais je crois aussi qu’il y a beaucoup de profs qui voyaient leur métier de manière utopique et qui aujourd’hui n’ont pas les nerfs assez solides pour faire face à la réalité. Ca prend beaucoup de charisme pour être prof. Ca prend un prof avec assez de couilles pour affronter les élèves et les parents sans nécessairement ronger son frein. Il faut être capable de détachement sinon c’est la dépression assurée.
Bref, lâchez-pas.
stephanie2009
13 février 2012
18h32
@Affliction
“Au lieu de les laisser assis pendant des heures, pourquoi ne pas donner plus de temps pour les cours d’éducation physique? Du même coup ça aiderait les gars à se calmer un peu. Je suis totalement contre la culture du Ritalin. Droguer les enfants parce qu’ils ont un surplus d’énergie… Bravo.”
Il y a quelque chose d’aussi grave que de poser un diagnostic erroné d’hyperactivité au sujet d’un enfant simplement turbulent et plein d’énergie: laisser sans soin un enfant souffrant réellement de TDA mais sans hyperactivité. Ces “TDA sans H”, non diagnostiqués parce qu’aussi tranquilles que les autres, accumulent les échecs et perdent graduellement toute estime d’eux-mêmes pendant qu’on leur reproche de ne pas écouter en classe ou d’être paresseux, quand on ne remet pas carrément en question leur intelligence.
Combien de parents, même parmi ceux qui réalisent que leur enfant a un problème de concentration à l’école, vont refuser le traitement qui pourrait lui venir en aide parce qu’ils croient tout les mythes sur le Ritalin? C’est comme si on se fiait sur l’épisode de La Petite Vie où Môman est complètement “stone” après avoir pris du Prozac pour se faire une idée sur les antidépresseurs…
Je suis tout à fait favorable à ce qu’on augmente le nombre d’heures consacrées à l’éducation physique à l’école mais le TDA avec ou sans “H” est un problème neurologique qu’on ne peut pas soigner par le sport. Il y a d’ailleurs des enfants très sportifs qui en souffrent.
lecteur_curieux
13 février 2012
19h06
@opus7
Ce n’est pas avec les enseignants que vous devez en discuter d’abord mais avec votre fille. Et elle qu’elle sont ses objectifs ? Est-ce qu’avoir une note juste dans la moyenne lui suffit ?
Est-ce qu’elle a le potentiel pour faire plus ? Et si elle l’a, elle le désire vraiment ? Encore une fois, vos notes à l’école c’est pour vous que vous devez les décrocher pas pour faire plaisir à papa ou à maman.
Et il n’y a pas que les notes qui sont importantes, il y a aussi l’apprentissage. Certains vont ne faire que du par coeur, ce qui est une bonne méthode, mais dès les examens terminés auront oublié. Alors que l’utilité première de l’école c’est d’apprendre ! Et APPRENDRE À APPRENDRE pour être outillé plus tard pour le cégep et l’université et aussi pour la vie surtout si on est dans un domaine demandant une formation continue.
Encore, une fois, les parents doivent pas avoir le nez collé juste sur les notes et surtout pas en secondaire 1.
On dirait qu’il faut tout expliquer aux parents… Et leur rappeler notre adolescence. Vous recevez le bulletin de vos enfants ? Laissez-le donc l’ouvrir avant vous et le regarder et ensuite il ou elle vous le montre et vous lui demandez des explications.
Pourquoi as-tu eu cette note ? Et si c’est un examen ou une récitation. Il faut voir où l’enfant à fait des erreurs. Bon, au secondaire, j’imagine que c’est pas autant possible qu’à l’université. Cela peut être que l’ado a mal lu la question et y a donc répondu à côté…
Il n’y a pas assez de rétroactions au secondaire dans mes souvenirs mais moi comme j’avais des notes généralement élevées cela me posait pas de problèmes. De plus, la manière que la matière est organisée, ce que tu as vu dans l’étape précédente outre pour les bases, est souvent oublié par la suite.
lecteur_curieux
13 février 2012
19h16
@opus7
Ce n’est pas parce que tout va bien pour les enseignants que tout va bien pour votre fille. Et ils ont de trop nombreux élèves pour vous dire cela avec précision. Ils vont juste faire une évaluation générale. Et il n’y a plus de lettres comme autrefois pour Effort et Comportement ? Je crois que cela a été modifié. Si c’est l’équivalent d’un C, vous voyez bien que la personne pourrait faire mieux si c’est un A. Bien c’est très bon. Un B, peut être bien.
Et il ne faut pas oublier des leçons aussi, cela peut même être une bonne chose que l’enfant décroche un D, à l’occasion. Pour apprendre de ses erreurs et pour apprendre aussi non pas seulement à donner le meilleur de lui-même mais aussi parfois le pire !
Évidemment, on ne féliciterait pas notre enfant d’avoir eu un D. Du moins, pas à ce moment là… On pourrait le faire, par contre, 10 ou 15 ans plus tard. Tu as eu des difficultés ma fille mais tu as su, t’en relever. De plus, tu as appris à affirmer ta personnalité ! Ton D, en comportement était une preuve que tu allais devenir aujourd’hui aussi affirmée et que tu n’allais pas laisser l’école t’imposer qui tu devrais être dans la vie ! Que tu étais capable de sortir du moule !
Tu es capable maintenant de faire preuve de discipline quand c’est le temps et de rébellion encore une fois au bon moment ! Tu as grandis avec la vie !
tousig2011
13 février 2012
19h55
l’on parle d’une enseignante du privé…imaginez au public…
TG
kleverb200
14 février 2012
03h33
Dernièrement, fiston (9 ans) a écopé d’une punition à l’école pour avoir menti et manqué de respect à son professeur. Je fut frappé de plein fouet par deux choses :
1. Les copies sont beaucoup plus courtes aujourd’hui que dans mon temps.
2. On nous a convoqué pour nous expliquer le motif et le but de la punition.
Nous avons poliment décliné l’invitation, car nous n’estimions pas utile de se déplacer pour se faire expliquer quelque chose qu’on comprend et avec quoi on est d’accord. Nous avons cependant invité la direction à nous avisé si la situation se répète, nous avons quintuplé la longueur de la copie à produire et supervisé le jeune prévenu dans l’exécution de sa sentence. En plus, pas de Wii pour deux semaines.
Madame Jacques (et les autres professeurs qui ont a coeur l’avenir de nos enfants et qui nous apportez un fier coup de main dans l’éducation de notre progéniture), nous apprécions beaucoup ce que vous faites pour notre petit. Dans le monde d’aujourd’hui, nous manquons souvent de temps pour voir à toute ces petites choses anodines qui deviennent gravissimes plus tard. Vous commandez le respect.
Et je doit dire : “Je ne manquerai plus de respect à mon professeur” à copié 5 fois, c’est pas assez. Minimum 25, les consonnes en rouge, les voyelles en vert !
bloggeux
14 février 2012
03h41
À lire les beaucoup des commentaires émis sur ce blogue, on constate que les problèmes d’irrespect et d’immodestie ne frappent pas que les jeunes…
sultitan
14 février 2012
06h20
L’éducation physique, c’est là où les plus bullies des gars s’en donnent à coeur joie. Moi j’ai toujours été un gars sage avec des bonnes notes, mais toutes les raisons du monde étaient bonne pour manquer le cours d’éducation physique, et je ne le regrette pas. D’ailleurs dans un stupide cours de gymnastique (anneaux ou je ne sais quoi), je m’étais cassé un bras et çà avait causé du trouble dans mes études pour 4 mois. Vive l’”éducation physique”! Très important d’apprendre les règles du soccer…
dperrin
14 février 2012
10h29
Bonjour,
Je lisais tranquillement le feuillet A de la Presse en prenant mon café du matin; premier
arrêt, l’article de Stéphane Laporte intitulé ‘Les travailleuse’. Je cite: “Le plus important dans la vie, ce sont les enfants. Celles qui s’en occupent pendant que les autres font autre chose
deviennent donc les deuxièmes plus importantes. Traitons-les ainsi”. Plusieurs pages plus loin je tombe sur la lettre d’Anne-Marie Quesnel, enseignante au privé depuis 19 ans. Ouf, quelle détresse! Cette femme que je sens compétente, dévouée, passionnée n’en peut plus. Ses explications son claires: le manque de respect des élèves, leur désintéressement malgré la panoplie de moyens utilisés pour les intéresser: “on a le tableau vert, le tableau interactif, le projecteur en classe etc’ . Et puis il y a le manque de soutien des parents.
Nous aimons nos éducatrices (article de Stéphane Laporte) mais nous bafouons nos professeurs
(lettre de Madame Quesnel). Un contraste incroyable. Les travailleurs/travailleuses des CPE
sont respectés, les profs totalement dépréciés ,le parfait exemple étant monsieur Legault.
Leur tâche n’est pas moindre (à mon avis beaucoup plus complexe) alors, que se passe-t-il?
J’ai un message pour madame Quesnel: “Bravo de tant vous soucier de l’avenir de nos jeunes.
Vous n’êtes pas la première à décrier cette situation mais personne ne s’en soucie. On nous casse les oreilles avec le décrochage scolaire- pourquoi tant de jeunes décrochent? En lisant votre j’ai compris. On peut dépenser des millions, seul un changement d’attitude résoudra ce problème. Allez vous reposer Madame, nous perdons un bon prof et nous le méritons bien.”
D.Perrin
stephanie2009
14 février 2012
10h36
@sultitan
“L’éducation physique, c’est là où les plus bullies des gars s’en donnent à coeur joie”.
Une autre chose qui risque de dégoûter un enfant des cours d’éducation physique, c’est d’être toujours choisi en dernier lorsqu’on forme les équipes, (et ce quelles que soit ses performances sportives) ou d’être systématiquement ignoré par les joueurs de sa propre équipe lors d’une partie. C’est encore pire pour les élèves souffrant d’embonpoint ou malhabiles dans les sports.
Même moi, qui était grande, svelte et rapide, je suis souvent resté pratiquement seule devant le filet adverse lors d’une partie de basketball, dans le vain espoir qu’une fille de mon équipe me lance le ballon! J’allais dans une école mixte mais les garçons ne lançaient que rarement le ballon aux filles (et les filles ne lançaient généralement qu’à leurs amies) mais bon, c’est pas comme si le rejet avait quelque chose de rationnel…
scotch
14 février 2012
12h56
@lecteur_curieux
13 février 2012
16h21
@scotch
Ma connaissance-amie est au secteur public. Et le débat public-privé existait déjà à mon époque. Et plusieurs avaient aussi des préjugés. Tu peux avoir du bon partout. Moi, j’étais au privé au secondaire mais dans une de mes activités hors l’école,l’animateur lui était prof au public et n’aimait vraiment pas le privé. Tout de même, un soir, lors d’une activité il rencontrait un ancien confrère avec qui il avait enseigné toujours au public et un qu’il estimait beaucoup. Il, était rendu au privé.
Beaucoup, beaucoup de préjugés autant chez des acteurs du privé que chez ceux du public. Vous avez tout de même droit à vos avis et opinions sauf qu’il faut aller au-delà des idéologies et des oeillères et ornières.
****************************************************
J’ai travaillé pendant 12 ans à statut précaire comme suppléante occasionnelle à la CSDM avec 5 ans d’université. Bac + début maîtrise+certificat en science de l’éducation. Je sais de quoi je parle, par contre, les médias racontent n’importe quoi et tout le monde s’invente professeur sans jamais avoir mis les pieds dans une classe à Montréal, incluant François Legault qui ne sait pas de quoi il parle.
scotch
14 février 2012
13h03
Le problème dans les écoles et les familles c’est qu’il n’y a pas de sanction, ni de conséquence, ni de discipline.
jeansurlelac
14 février 2012
15h08
LES ENFANTS NE SAVENT PLUS ÉCOUTER.
C’est malheureusement tout à fait vrai . Et les premiers qui doivent apprendre aux enfants à ÉCOUTER ……….ce sont les parents . Mais trop de parents ont abdiqué leurs responsabilités principalement aux professeurs . On va même jusqu’à blâmer les professeurs de tous les maux .
Il faudrait que la société fasse un grand examen de conscience , se reprenne en main , qu’elle accepte que les valeurs de base lui reviennent . C’est donc aux parents à inculquer aux enfants toutes ces valeurs . Tant et aussi longtemps que cette prise de position n’aura pas été faite de la part des parents , la société se dégradera .
Cela revient à dire que tous nous devons niveler par le haut , et non par le bas comme actuellement . Nous ne ferons jamais évoluer cette société par UN NIVELLEMENT PAR LE BAS.
Comme il se fait à une trop grande échelle à la télévision et, dans une moindre mesure à la radio .
En fait , de trouver le juste milieu n’est pas facile . Mais d’abdiquer toutes ses responsa-bilités aux autres , aux professeurs ne fera jamais avancer la société .
jeandore
14 février 2012
15h38
L’intimidation n’a peur de personne
Publié le décembre 6, 2011 by jeandore
Le texte de Mario Asselin, Idée intime http://voir.ca/jepenseque/2011/11/30/intimidation-une-intime-idee/, publié dans le Voir du 2 décembre dernier, m’a inspiré le billet suivant :
L’intimidation n’a peur de personne
• Très touchant Mario…
Hier, j’ai fait lire et écouter un reportage à 2 de mes groupes, des élèves de 15 à 17 ans. Certains se sont furtivement essuyé les yeux. On aurait pu entendre une mouche voler. Quand je suis venu pour prendre la parole, j’ai «ravalé un moton»… L’amorce de la discussion a donc été passablement difficile…J’ai d’abord parlé de moi, moi à leur âge, moi qui n’ai jamais été victime d’intimidation, qui n’ai jamais intimidé. Au pire, on me taquinait à cause de mes rondeurs, mais je savais rendre la monnaie…comme j’étais assez sportif, j’étais dans «la gang»…dans une gang.
Là où les élèves ont été le plus attentif, c’est quand j’ai parlé de l’intimidation dont j’ai été victime en tant qu’enseignant. 2 fois en l’espace de 18 ans. J’étais un adulte, mais les pensées que j’avais pour ces élèves intimidateurs n’étaient pas très…jolies. J’ai même couru dans un corridor après l’un d’eux. Je remercie Dieu aujourd’hui de ne jamais l’avoir rattrapé. Probablement grâce à mon éducation, à mes valeurs, à ma capacité en tant qu’adulte de relativiser les choses, j’ai réglé autrement, mais n’empêche, j’aurais dû confronter ces élèves en présence de leurs parents et de la direction…manque de couilles? Peut-être…mais puisque l’on dit souvent que la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre, je n’avais pas vraiment envie de me mettre les parents à dos, en plus de leur progéniture…
Pour l’un, le problème a été vite réglé par une rencontre avec le tuteur. Pour les deux autres, ce fut plus, mais comme tout arrive à point à qui sait attendre, j’ai eu la chance de leur livrer le fond de ma pensée avec pour témoin, mon supérieur immédiat de l’époque.
Enfin, la discussion avec mes élèves a bien tourné, ils ont réfléchi à voix haute et sur papier, puis sur Twitter en utilisant #Partajeunes alors que mon autre groupe a blogué sur le sujet…
Jamais nous ne devrions, comme société, accepter qu’un jeune mette fin à ses jours, quelle qu’en soit la raison.
Merci Mario pour ce partage. Il faut que ça cesse!
A propos jeandore
J’enseigne le français en 5e secondaire. Je suis fou des requins, de la musique, j’aime le bon vin, la bonne bouffe et les bonnes bières…j’aime la vie quoi! J’ai récemment découvert le web 2.0 et entends m’en servir à bon escient dans mon enseignement.
jeandore.wordpress.com
lecteur_curieux
14 février 2012
15h43
@scotch
Oui tu as ton expérience et tu sais de quoi tu parles mais à partir de TA réalité de TA vision, d’autres vivent autre chose ou composent autrement avec et il y a plusieurs écoles au Québec.
J’ai deux connaissances Facebook qui sont dans l’enseignement au SECONDAIRE à qui je pense présentement. Une au privé et l’autre au public et celle qui a eu certains difficultés c’est celle au privé. J’en ai une troisième qui est au aussi au public mais j’ai pas eu le temps d’en parler avec elle. Une quatrième, pour sa part, bien elle est encore aux études tout en ayant été faire un stage, elle c’est dans l’enseignement au primaire.
Pour d’autres exemples plus haut que j’énumérais et de l’enseignant du public rencontrant son ancien collègue cela fait une vingtaine d’années. Mais je connaissais très bien cet homme et je le connais encore même si je n’ai pas l’occasion de parler avec lui. Il enseignait lui dans ce qui n’existe pas vraiment au privé, du moins dans les écoles que je connais, bien oui, pour ceux qui font un DEP pour faire un métier manuel.
C’est sûr Scotch, c’est ton domaine… Moi, je pourrais bien te parler du mien et de mes expériences et je pourrais me comparer avec plusieurs confrères d’études. Je te dirais que pratiquement aucun n’a vécu la même chose sur le marché du travail. Certains ont des cheminements qui se recoupent où bien ont connu des succès ou des revers qui se ressemblent mais c’est tellement différent d’une personne à l’autre.
Pour l’école ? Je réfère encore à mon expérience d’ancien élève et étudiants. Aucun de mes profs n’était exactement comme l’autre. Mais oui, celle à qui je pense qui a vécu un épisode… Je vois ses collègues compatir avec elle sur sa page et la comprendre… Et parmi ces collègues, il y a même une de mes anciennes enseignantes. Oui, je crois tout cela que c’est difficile.
Puis Scotch, moi-même, j’ai peut-être déjà pensé un peu à enseigner mais non, je savais que ce n’était pas pour moi avec une classe nombreuse ou des garçons-adolescents qui n’écoutent pas. De plus, les exposés oraux, cela était pas mon fort déjà au secondaire alors… Non…
Quand même, pour l’université, on se faisait dire de faire des demandes dans plusieurs universités et programmes alors moi, je savais celui que je voulais ce n’était pas garanti, peu importe j’avais fait mes deux autres demandes dans deux domaines différents dont ”enseignement du français écrit”, au Cégep, j’avais d’ailleurs aidé d’autres étudiants là-dedans. Si jamais, j’avais fait cette formation là, je m’en serais servi pour travaillé dans un autre domaine, dans l’écriture, par exemple. Ce n’était pas si concret, car moi je croyais bien sûr que mon premier choix de formation allait être accepté et cela a été le cas.
lecteur_curieux
14 février 2012
15h56
Pour l’écriture, par contre, je faisais moins de fautes en ce temps là avec la méthode à l’ancienne. Je suis un ancien élève et étudiant qui aurait adorer cela avoir Lucien Francoeur comme prof, je suis pas mal certain. Et au Cégep, il était dans le livre de poésie québécoise que l’on devait lire dans mon premier cours.
Et pour encore te revenir à celle que je perçois comme une vocation véritable et que les choses semblent bien aller. Je l’ai écrit plus haut, elle est passée par un autre domaine avant et qui doit lui servir pas mal maintenant. Elle a sûrement réalisé que sa véritable passion était l’enseignement et de le faire avec des jeunes du secondaire. Plutôt que de travailler dans une autre profession et une profession ou la rémunération si on progresse peut être énormément plus élevée que celle des enseignants. Et après ? Les vrais passionnés, ne travaillent pas dans un domaine pour l’argent d’abord.
J’ai parlé à un ami hier, qui justement change de domaine et pourtant en ayant été très heureux dans l’autre et avec de très belles réalisations. Pourquoi se lance-t-il dans l’autre ? Car c’est une autre de ses grandes passions depuis plusieurs années. Il veut la vivre. Et je crois pas mal fort qu’il va réussir , il a déjà plusieurs réalisations dans ce domaine. Même, s’il n’est pas encore connu disons de tout le monde.
François Legault selon moi est complètement dans les patates avec ses propositions axées sur la rémunération. Non, les vrais de vrais c’est sur la pédagogie, la transmission du savoir, le partage qu’ils carburent.
BTCT
15 février 2012
12h40
Au fait, parlant de Lucien Francoeur… Il n’aurait pas pu devenir prof en 2012, parce que les nouveaux enseignants doivent passer le test Xoral, dans lequel les traces d’accent sont interdites. Accent québécois bien sûr.
lolomon9
16 février 2012
11h10
J’ai lu plusieurs de vos arguments et je suis d’accord avec certains points et en désaccord avec d’autres. Certainement, les enfants sont de plus en plus mal éduqués et agissent de façon impolie. Interrompre un cours avec des commentaires désobligeants n’est clairement pas la bonne façon d’agir en société. Cependant, je crois que de nombreuses personnes se voilent la face devant le vrai problème. L’école, c’est ennuyeux. Beaucoup ont dit: l’école, c’est fait pour apprendre, pas pour s’amuser. Peut-être. Les enfants veulent s’amuser, comme les adultes d’ailleurs, quoi que plusieurs l’ont probablement oublié.
La plupart des gens choisissent un emploi qu’ils aiment, mais les enfants n’ont pas ce choix, ils doivent étudier la matière imposée, un point c’est tout. Et voyez vous, les enfants ne sont pas aveugles. Ils se rendent bien compte qu’ils devront endurer ce mode de vie pendant facilement encore 7-8 années jusqu’à la fin de l’université. Si vous savez que vous devez faire quelque chose que vous détestez pendant autant de temps, vous vous conformez ou vous tentez de vous amuser par tous les moyens possibles? Beaucoup d’enfants choisissent la deuxième option et donc parlent en classe, critiquent l’enseignant, suscitent des débats en classe, tout simplement pour échapper à l’ennui.
J’ai été un étudiant de Mme Quesnel en secondaire 1. C’était une bonne enseignante, mais la matière demeure du français et ce n’est pas très palpitant. Pourtant, j’étais un étudiant qui ne se forçait pas tant que ça mais qui ne dérangerait jamais en classe et qui se forçait juste assez pour avoir des notes potables. Et bien je vous jure, j’ai envié ces étudiants qui semblaient s’amuser et être bien plus heureux que moi. Encore aujourd’hui, les moments dont je me souviens le plus sont les rares fois où j’ai pu participer à ces moments comiques, ces rares fois où je me suis amusé.
Et vous? Vous êtes-vous amusés à l’école? Pour certains, oui. Mais pour beaucoup, l’école est un dur labeur où on ne récolte bien souvent que de l’ennui. Nombreux sont ceux parmi vous qui s’endormaient en classe, qui pensaient à autre chose et n’écoutaient rien de ce qui se passaient, qui «butchaient» leurs devoirs pour éviter les sanctions. Et dans ces adultes qui agissaient ainsi dans leur jeunesse, beaucoup affirment aujourd’hui que les étudiants devraient se rendre compte que l’école est là pour apprendre et non pour s’amuser. C’est selon moi une façon un peu hypocrite de voir les choses.
Je ne dis pas que les enfants agissent de la bonne façon. Je crois fermement que le respect est essentiel dans notre société. Je ne dis pas non plus avoir la solution à ce qui se produit présentement dans les classes. Cependant, je vous dis que ce qui se produit est le résultat logique des cours ennuyants que les élèves doivent endurer années après années. Qu’en pensez vous?
mouf
19 février 2012
17h02
C’est à gorge nouée que j’ai lu l’article de Mme Quesnel. Le véritable problème de notre société, c’est que chacun de nous pensons avoir la meilleure façon de faire ou de penser. Aujourd’hui, nous retrouvons dans les écoles, qu’importe le milieu, des parents d’enfants qui étaient eux aussi ENFANTS ROIS. La tradition se perpétue de père en fils et de mère en fille. Les enseignants ont les mains liées. Des histoires d’horreur, je pourrais en écrire afin d’alimenter les scénarios d’Hollywood pour les 20 prochaines années. Un mot est entrain de disparaître du notre vocabulaire, un peu comme dans “Retour vers le futur”. À nous de le remettre en place qu’importe les moyens qui seront utilisés.
JoDod
21 février 2012
08h39
Comme Lucien Francoeur à raison, lui qui a été mon prof vers la fin des années 80. J’enseigne présentement au collégial et des menaces aux stupidités, je les cotoies tous les jours. Eh oui, on m’a menac de me poursuivre au Civil pour une note qu’il n’appréciait pas. De me faire dire que peut importe quelle note j’allais donner, l’étudiante ferait systématiquement une révision de note. Des appels de parents qui ne sont pas content que leur enfant soit débordé par les travaux à faire, car pauvre de lui, il travaille les soirs et la fin de semaine. Eh Oh! Il vit chez toi non? Comment ça se fait qu’il travaille autant? Ou sont les priorités? Les études ou payer la Honda Civic de l’année?
Et comme le dit si bien Lucien: O*** qu’ils ne savent pas entendre ce qui est dit. L’écoute est une compétence qui devrait s’enseigner, à commencer dès le jeune âge pour ne pas avoir à les (ré)éduquer une fois adulte.
faithlovepeace
4 avril 2012
19h22
Je crois qu’Il est déplorable de mettre tous les élèves dans le même bâteau. Ce n’est pas parce qu’Un professeur soit dit en passant un professeur au privé, le privé n’est-il pas supposé être mieux que le publique? Bref, ce n’est pas parce qu’un professeur qui est au bout du rouleau, c’est très important d’en tenir compte, car lorsque madame Quesnel a écrit cette thèse peut-être était-elle vraiment écoeurée et cela a pu affecter son jugement, écrit cela qu’il faut le croire sur parole. Tout d’abord, il est dit que ça fait 19 ans qu’elle enseigne, donc que c’est comme ça depuis 19 ans, peut-être certains de ceux qui ont commenté étaient au secondaire pendant ce temps… Bref, par la suite, les jeunes ne savent plus écouter ? Ah oui, vraiment? pourtant je côtoie des gens du secondaire et ils savent très bien écouter, il s’agit seulement d’une minime partie qui n’écoute pas dans les cours, mais ça est-ce qu’On le dit? Bien sûr que non… Pareillement pour tout le reste, il s’agit toujours d’Une minime partie. Pas surprenant qu’On souligne toujours les mauvais côtés des élèves et que les bons côtés soient oubliés. La prochaine fois que vous lirez un texte de ce genre, tenez compte des 2 côtés.