Je renie entièrement ce billet. Explications sur ce billet.
Oui, c’est clairement une vidéo mise en ligne par les ennemis politiques de la CAQ.
Oui, on a sans doute choisi les « pires » crocs-en-jambe faits par la langue anglaise à l’ancien ministre péquiste.
Reste que François Legault a clairement des problèmes avec l’anglais. On est loin de l’anglais des Bourassa, Parizeau, Landry, Charest. Même Lucien Bouchard, qui en arrachait un peu dans la langue de Don Cherry, restait fort compréhensible.
Donc, cette question: si l’anglais rudimentaire de Pauline Marois fut un célèbre boulet (abordé sur ce blogue précédemment) pour la chef des souverainistes, celui de François Legault fera-t-il l’objet des mêmes questions qui ont hanté Mme Marois ?
Personnellement, permettez que j’exprime dans le cas de François Legault le même étonnement que dans les cas de Mme Marois et d’André Boisclair : quand on aspire à diriger le Québec, ne pas parler un anglais fonctionnel est un handicap de taille, pour un million de raisons.
AJOUT — En entrevue chez Paul Houde, M. Legault a dit — je paraphrase — que son anglais s’améliore et que la langue d’usage au Québec est le français. Fort juste. Mais là n’est pas la question.
Je l’ai dit dans le cas de Mme Marois : je suis fasciné de voir que quelqu’un ayant occupé de hautes fonctions politiques et qui se voit chef de parti — donc PM, potentiellement — ait pu négliger l’apprentissage de l’anglais à ce point. C’était vrai pour Mme Marois (qui s’est présentée au leadership du PQ en 1985, une première fois) et ça semble l’être pour M. Legault (qui flirtait, au PQ, avec l’idée d’une course au leadership).
Bien sûr, on me dira que le Québec étant un territoire où le français est la langue officielle, ceux qui aspirent à le diriger n’ont pas à parler anglais. C’est vrai. Malheureusement, il arrive que le PM du Québec doive composer avec le reste de l’univers, dont la lingua franca est l’anglais, for better or for worse.
* On me signale, avec raison, que M. Boisclair a une connaissance plus que fonctionnelle de l’anglais. J’ai laissé un épisode obscurcir ma mémoire, je parle du refus de M. Boisclair, alors chef du PQ, lors d’un scrum viril en 2005, de répondre à une question en anglais: ” I won’t do it in English. C’est trop difficile pour moi en anglais. “
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