Quand je vois aller Pierre-Hugues Boisvenu, qui confond justice et vengeance, je pense à Albert Camus, qui militait contre la peine de mort. En 1957, dans Réflexions sur la guillotine, l’immense écrivain a dit :
« Le talion est de l’ordre de la nature et de l’instinct, il n’est pas de l’ordre de la loi. La loi, par définition, ne peut obéir aux mêmes règles que la nature. Si le meurtre est dans la nature de l’homme, la loi n’est pas faite pour imiter ou reproduire cette nature. Elle est faite pour la corriger. »
Tout est là.
Moi, désolé, mais je veux pas vivre dans une société aussi barbare que ceux qu’elle sanctionne, quand ils ont tué. Et c’est dégueulasse que de poser le débat selon les termes « Pour les tueurs » ou « Contre les victimes ».
Véronique Robert, avocate de la défense, a écrit une lettre au sénateur, sur son blogue de Voir. Elle évoque une incitation au suicide, une infraction au Code criminel. Extrait :
Il faut que je vous dise, Monsieur le Sénateur, que de leur apporter une corde répondrait à la définition du crime de conseil au suicide, crime passible d’une peine de 14 ans de pénitencier;
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