
Marc Laviolette, mononcle...
Peut-être que je n’ai pas agi sur mon malaise parce que je suis un homme. Ça accréditerait la thèse que, de mille façons, Pauline Marois « paie » un prix pour son sexe. Mais quand j’ai lu les propos de Marc Laviolette, ex-président de la CSN, membre de la faction SPQ-Libre qui emmerde milite au Parti québécois, je me souviens d’avoir tiqué.
Pourquoi ? Parce qu’il a traité Mme Marois de « la Madame », comme dans « La madame, il faut qu’elle parte… », dans ce texte de Denis Lessard.
Pourquoi « la Madame » ? Pourquoi pas « Mme Marois » ? S’il s’était agi d’un homme, aurait-il « le mononcle » ? En fait, traiter sa chef de « la Madame », c’est un petit peu « mononcle »…
Rappelez-vous l’indignation dans les rangs syndicaux, et M. Laviolette est un ancien président de la CSN, quand Claudette Carbonneau fut traitée de « petite Madame Carbonneau », par Jean Charest…
Toujours est-il que c’est en tombant sur le blogue de Françoise David, qui mouche joliment M. Laviolette à ce sujet, que je me suis souvenu de mon malaise. Je cite Mme David : J’ai des désaccords avec Pauline Marois. Cela ne m’empêche pas de la traiter avec respect. Est-ce trop demander à un militant péquiste qui se dit de gauche?
Je note aussi que la petite couche de mépris dans l’expression de dissidence de M. Laviolette est passée à peu près inaperçue. C’est bizarre et, comme je le disais plus haut : il y a peut-être, oui, un prix à payer pour être une femme en politique.
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