Quelques réactions intéressantes à mon récent billet Un gars de La Presse, où j’évoquais le facteur chance dans ma vie. Sur Twitter, quelques lecteurs penchant du côté du « choix » du succès m’ont frotté les oreilles : si t’as du succès, c’est que t’as « fait » ta chance. Peut-être. Peut-être pas, aussi…
Voici un bon feedback : celle d’un « Monsieur Rasoir », qui dit travailler en Asie. C’est une lecture que je vous recommande, en fin de semaine, une sorte de contre-pied à mon billet, sans le triomphalisme habituel de certains amis droitistes :
Je voulais écrire sur l’argent, pas le temps… et je voulais répondre à ton billet sur la chance, mais sais pas comment…
Intéressant ce billet sur la chance. Je suis un de ceux qu’on pourrait appeler chanceux : grandi dans un milieu modeste mais je suis tout de même allé à l’université, bonne job dans une firme réputée dans son domaine, j’ai habité (plus de 2 ans, disons) dans quelques pays (Afrique, Australie, Asie) et travaillé et / ou visité plusieurs autres. Et, surtout, des enfants que j’adore.
Je suis à l’aise financièrement, mais après une enfance très heureuse malgré les limites financières (mon père avec 2 jobs pour nourrir ses 3 enfants et payer le loyer) et tout ce que j’ai vu, j’ose avancer que le bonheur et la chance ne dépendent pas de l’argent.
Je suis maintenant en Asie et je discutais justement de la chance avec une jeune collègue cette semaine. Elle a 25 ans, a l’opportunité d’aller étudier en Angleterre : quelle chance pour un Chinoise qui n’a jamais quitté son pays. Mais ses parents ne sont pas d’accord, elle est un peu inquiète, etc. Elle n’est pas encore décidée, mais je sais (et je lui ai dit!) qu’elle va y aller. Je lui ai expliqué ma théorie du train.
La vie est un train qui passe. Tu es sur le quai. En général, le train passe et tu ne t’en occupes pas vraiment. Pas de problème, parce que ça ne t’intéresses pas de monter. Parfois, le train ralentit, tu vois un peu à l’intérieur : ça t’intéresse et tu sautes à bord. Un peu risqué, mais la destination ou simplement le trajet t’intéresse. Mais le train n’arrête jamais. Si tu attends qu’il s’arrête parfaitement, que la porte soit grande ouverte et qu’il y ait un passage de libre spécialement pour toi, tu ne monteras jamais à bord.
Une fois à bord, tu peux rester tant que tu veux ou sauter hors du train – n’importe quand. Et une fois sorti, tu es sur un autre quai et tu peux encore sauter dans un autre wagon qui t’intéresse – mais tu ne peux pas revenir à l’autre station. Et, encore, le train ralentit mais n’arrête jamais.
Dans la vie, certaines opportunités sont trop risquées, alors on ne saute pas parce que le train va trop vite. Mais les opportunités ne sont jamais parfaites : trop difficile. Timing, etc. Ah, le timing. Les chanceux l’ont toujours, les autres, jamais.
Je connais beaucoup de gens qui ne se considèrent pas chanceux. Fait intéressant, ils ont tendance à regarder passer le train et trouvent que les passagers sont chanceux. Eux aussi aimeraient être à bord, mais ils attendent toujours que le train arrête. Même lorsque le train ralentit à 1 km/h, ils n’osent pas sauter.
Je crois que les gens chanceux sont ceux qui savent évaluer la vitesse du train et qui n’ont pas peur de sauter. On a tous notre propre train. Malheureusement pour elles, trop de personnes ne réalisent pas quand leur train ralentit. Elles ne reconnaissent pas les opportunités. Et elles appellent les autres « chanceux ».
Mon amie regarde son train. Elle ne le sait pas encore, mais moi je suis convaincu qu’elle va sauter. Je la vois prendre son élan. (Je lui ai recommandé le livre « Blink », mais c’est un autre sujet). Et elle va se trouver chanceuse. Bravo pour elle.










Apu.
9 décembre 2011
16h26
Notre ami devrait s’installer en Inde M. Lagacé. L’Inde est le meilleur pays d’Asie. I shall return.
arylan
9 décembre 2011
16h29
Tres belle fable de la chance! bon week-end M. Lagacé
jenpeuxpu
9 décembre 2011
16h37
On ne nait pas tous avec le même bagage intellectuelle, émotionnelle, physique et dans le même environnement. Selon ces différents critères les décision prises sur notre vie peuvent favoriser la chance ou pas.
xrayone
9 décembre 2011
16h37
Au Quebec on est de moins en moins entrepreneur, en fait on est dans les moins entrepreneurs en Amerique du nord, et on a une facheuse tandence a donne une jambette a ceux qui veulent sauter dans le train.
J ai laisse tomber une job a vie en 1994, paye 75000$/annee, pour m embarquer comme expat dans le petrole, j ai fait 9 ans pis retraite a 48 ans
Je me suis achete un voilier de 47 pieds pis je fais du charter aux iles Grecques avec ma femme,,,
Est-t-y pas belle la vie quand c est celle qu on a choisie
dcdoc
9 décembre 2011
16h38
Ça ressemble pas mal à un texte de Grand Corps Malade (Les voyages en train) cette analogie au train. Sauf que celui-ci parle uniquement d’histoire d’amour et pas de la vie en général. Quelques lyrics pas mal…
“Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare ?
Pourquoi tu crois qu’on flippe autant d’arriver en retard ?”
Moi chui monté dans deux-trois rames mais c’était pas l’bon wagon
Car les trains sont capricieux et certains son inaccessibles
Et je n’crois pas tout l’temps qu’avec la sncf c’est possible
Car une chose est certaine y aura toujours un terminus
Maint’nant tu es prév’nu, la prochaine fois tu prendras l’bus…
xrayone
9 décembre 2011
16h40
Un bon golfeur proffessionnel, Fuzzy Zoller, je crois, disais: ” plus je pratique mes coups plus je suis chanceux dans les tournoies”.
dagz
9 décembre 2011
16h45
Vraiment intéressant cette théorie du train…… J’aime les gens qui parlent de façon imagée, ça simplifie la théorie. Je garde ce lien pour consultation future.
Mon père me parle souvent du train (en d’autres mots), mais moi j’ai pas assez de guts. Un jour….. un jour……
prolixe
9 décembre 2011
16h47
Parfois le train déraille… va-t-on blamer les passagers d’avoir pris ce train?
gillesfpelletier
9 décembre 2011
16h55
Je crois que nous faisons tous notre propre chance. À la loterie, ceux et celles qui gagnent un lot ont acheté un ou des billets. D’un autre côté, ceux qui en ont acheté et qui n’avaient pas le numéro gagnant ont perdu leur mise et ceux qui en avait pas acheté, ont au moins gagné le montant qu’ils auraient misé. L’histoire du train qui passe, c’est nécessairement le train qui nous est attitré et qui passe devant nous. On saute dedans, ou on demeure sur le quai. On aime ça la valse, ont saute ou on saute pas, tra la la, tra la la !
Nous sommes tous des artisans que se soit pour le travail manuel ou que ce soit pour le côté plus artistique ou intellectuel des choses. Le succès dépend naturellement de notre habileté, notre assiduité et bien entendu notre créativité. En plus d’être des artisans pour tout ce qui est en dehors de nous, nous sommes aussi des artisans pour tout ce qui est à l’intérieur de nous, dans notre repère secret. Ainsi donc, toutes nos activités contribuent à nous faire participer au grand sweepstake de la vie. Contrairement à certains sweepstakes, dans la vraie vie, il y a plus de chance de gagner quelque chose de tangible par son travail et sa créativité que de participer à l’achat de lotos.
C’est nous qui faisons notre chance et nous faisons aussi notre malheur quand nous nous mettons les pieds dans les plats. Naturellement, il faut aussi tenir compte d’une quantité de facteurs favorisant ou défavorisant nos objectifs. La réussite d’une vie ou dans la vie a besoin aussi d’un bon terreau, d’un éclairage mesuré, d’une soif bien étanchée et beaucoup d’amour autour de soi.
Gilles Pelletier, Québec
antares55
9 décembre 2011
16h59
Il pourrait aussi lui recommander “Outliers” de Gladwell également. Il y parle du contexte social qui, souvent, a grandement contribué au succès immense de personnes qui, il est vrai, avaient déjà le potentiel nécessaire.
denigreur
9 décembre 2011
17h12
Ça prends une personne chanceuse pour penser que la chance, c’est contrôlable.
Prendre le risque de prendre les décisions ou de sauter sur des occasions et être chanceux, c’est deux choses qui ne sont pas nécessairement la même.
La vie m’a assez frapper dans les genoux avec une barre à clou et je me suis relevé assez de fois pour savoir que la marde, ça n’a pas besoin d’être une question d’occasion manqué ou de vouloir. Des fois le train il passe à 150 km/h en te versant un voyage de purin de cochon alors que t’es sur le quai. Et ça arrive à certains plus souvent qu’à d’autres. La vie est faites comme ça.
vickie_l
9 décembre 2011
17h21
Je trouve l’analogie du train très intéressante. Le train passe et on décide ou non de le prendre. Le courage ou non de le prendre peut-être. Parfois j’ai l’impression moi même d’y avoir embarqué parfois et parfois non. Mais serait-il possible que pour certaines personnes le train ne passe jamais? Condamnés qu’ils sont à attendre sur le quais?
Pour-le-dire
9 décembre 2011
17h35
Très joliment tournée cette métaphore, n’empêche… La capacité de prendre des risques vient avec la confiance en soi et d’où elle vient cette fameuse confiance en soi, des risques qu’on prend et qu’on gagne. Bref, on en revient à la chance d’avoir eu des personnes qui nous ont donnés confiance en nous. Pas des baffes sur la gueule!
stridulation
9 décembre 2011
18h15
Il y a une part de mystère dans tout destin individuel qui devrait mériter notre respect. Nous ne savons pas les forces qui ont façonné tel individu et il est difficile de comparer un destin à un autre.
On fait sa chance? Oui, sans doute, mais pourquoi certains parviennent-ils à faire leur chance, et d’autres pas? Ce monsieur dit venir d’un milieu modeste, mais ce n’est pas ça la misère. Son père était présent, et avait deux emplois. On ne parle pas d’une famille dysfonctionnelle, d’une mère monoparentale sur l’aide sociale, de parents qui souffrent de problèmes psychologiques importants et qui consomment souvent de l’alcool ou des drogues. On est loin d’un milieu où le message que l’on envoie aux enfants est qu’ils sont mieux d’apprendre à se débrouiller par eux-mêmes au plus vite – lire, perds pas ton temps à l’école pis trouve-toi une vraie job. C’est ce que j’ai appris chez moi, avec un autre message: t’es pas capable.
Pis en plus, pour reprendre la métaphore du train, mettons qu’il ralentit plus dans certaines gares que dans d’autres. Dans les gares des mauvais quartiers, il faut courir plus vite… Certains y arrivent bien sûr, mais d’autres s’essoufflent, pis encore, ceux qui croient qu’ils peuvent monter dans le train.
L’erreur que fait toujours une certaine droite avec sa morale de l’effort individuel est de regarder le problème par le petit bout de la lorgnette, en ne voyant que les individus de milieux pauvres qui réussissent. Bien sûr, il y en a. Pour utiliser une autre analogie, c’est la théorie de l’herbe et de l’asphalte. Mon amie a une cour dont une partie est asphaltée, l’autre est gazonnée. Y a des brins d’herbes qui réussissent malgré tout à pousser à travers les fissures de l’asphalte. Sauf qu’il suffit d’un coup d’oeil pour voir qu’il y a pas mal plus d’herbe qui pousse là où il y a de la bonne terre et quelqu’un pour mettre de l’engrais et arroser.
Si vous êtes un brin d’herbe qui pousse sous l’asphalte, vous allez faire peut-être votre chemin quand même, mais les chances sont pas mal plus fortes que vous restiez sous l’asphalte… Du moins, si on regarde le tableau d’ensemble, et pas seulement des cas individuels.
Stéphane Thibodeau
PLQ_militant
9 décembre 2011
18h40
Merci pour cette belle lettre.
duotango
9 décembre 2011
19h09
L’allégorie du train de votre lecteur a fait ma journée!
Sur le même thème (Chine, train, chance), je recommande chaudement le documentaire récent “Last Train Home”, une co-production Canado-Chinoise, dont la compagnie est basée à Montréal.
sylvain_berube
9 décembre 2011
19h12
Quel jeu se prêterait à la meilleure analogie pour expliquer les succès qu’un rencontrera dans sa vie: les Serpents et échelles, le Backgammon ou les Échecs?
Au jeu Serpents et échelles, tu brasses les dés et tu avances ton pion selon le résultat obtenu. Dans une partie à plusieurs joueurs, certains avanceront plus vite, d’autres traineront de la patte. Chacun à autant de chance de l’emporter, et au final, le gagnant aura été plus chanceux que les autres, tout simplement.
Au Backgammon maintenant, tu brasses les dés, et parmi les 15 pions à ta disposition, tu avances ceux de ton choix. Contrairement au jeu précédent, tu as un certain contrôle sur la partie, tu peux prendre des décisions qui influenceront son déroulement, mais le hasard est tout de même présent. Un bon joueur battra la plupart du temps un joueur plus faible (grâce aux meilleures décisions qu’il prendra), mais pour deux joueurs de même niveau, c’est plutôt le facteur chance qui déterminera le vainqueur.
Finalement, aux Échecs, pas de dés, les joueurs sont maîtres du jeu du début à la fin. Les meilleurs l’emporteront encore plus souvent qu’au Backgammon sur les plus faibles.
La caricature voudrait que les gens de droite compare la vie aux Échecs, ceux de gauche au Serpents et échelles. Mais autant à gauche qu’à droite, il y a de la place pour la nuance, et le jeu de Backgammon rejoindrait probablement la majorité. C’est là que je me range!
Et vous? http://on.fb.me/sl5ua2
matuqueestuneperruque
9 décembre 2011
19h25
.
Très sage métaphore, cette espèce de fable ferrovipathe. Merci pour l’image.
marie-danielle
9 décembre 2011
19h31
Je suis chanceuse d’être née en 48, car j’ai vécu une période économiquement intéressante qui m’a permis d’avoir un emploi stable 35 ans ; mais je ne suis pas chanceuse parce que je n’ai plus 20 ans. Je suis chanceuse d’avoir choisi l’enseignement, enfin peut-être pas vraiment choisi puisque à cette époque nous avions peu de domaines de travail en tant que femme. je ne suis pas chanceuse d’avoir eu un cancer, mais je le suis d’en être guérie. Je pourrais continuer comme ça à montrer que la chance a souvent son contraire, peut-être pas sur le coup, mais plus tard; l’inverse est également vraie, ce qui nous apparaît comme un malchance devient finalement une bénédiction des années plus tard.
Je pense quand même que lorsque la chance se présente, il est possible de la faire durer en travaillant autant qu’il le faut pour la conserver: c’est comme un gros lot qui peut être dilapidé si on ne réfléchit pas avant d’en profiter.
J’ai eu beaucoup de chance dans ma vie, mais j’ai aussi travaillé fort par la suite.
M-D Turcotte
marcelleduc
9 décembre 2011
19h36
Trop facile la théorie du train, une façon de se disculper de la chance que l’on a. Combien d’excellents journalistes avec beaucoup de talent ne pourront jamais exercer pleinement leur talent, sauf dans de petits journaux de quartiers ou à la pige dans des blogues dans l’espoir d’êtres reconnus, Combien d’excellents animateurs ou journalistes ne pourront jamais se faire une place à R.C où à T.V.A. parce que des dinosaures finis ne donneront jamais leurs places à des plus jeunes et ne veulent pas quitter le train, bien pépère assis depuis des décennies dans leurs fauteuils. IL y a plein de facteurs, la chance, le timing, l’époque, la beauté, le pistonnage, la famille, les relations, etc., qui comptent aussi
cadbinator
9 décembre 2011
19h53
La chance n’est que l’outil des faibles… On ne fait pas sa chance, pas plus qu’on ne doit attendre sa chance. C’est le hasard qu’il faut saisir à pleines mains. Dieu n’est qu’un hasard et seul le hasard est Dieu. Lennon l’a bien décrit lorsqu’il nous a sorti cette petite phrase: “Life is what happens to while you’re busy making other plans…” C’est cette petite seconde de lucidité qu’il faut attrapper entre deux distractions. La chance, c’est bon pour la Lotto, pas pour gérer une vie potentiellement fertile en émotions. M. Lagacé vous n’avez pas saisi votre chance il y a 5 ans, vous avez simplement géré comme il se doit le hasard qui avait placé M. Cantin sur votre chemin…
tipoporapido
9 décembre 2011
19h55
Tres bonne lecture! Merci.
umichal
9 décembre 2011
20h23
La vie n’est pas juste, rien n’est partagé égal, mais c’est ça la vie. Certains naissent avec plus d’intelligence, d’autres avec plus de caractère, d’autres sont plus travaillants, d’autre encore sont nés après leur père comme on dit, d’autres sont plus créatifs, d’autres toujours positifs alors que d’autres sont des pessimistes invétérés. La ligne de départ met en scène bien des coureurs aux capacités tellement différentes.
Certains sont avantagés en partant, ce n’est pas être victime que de l’affirmer, suffit d’être observateur. Je regarde «ma réussite», ceci dit sans vanité, je puis affirmer avec certitude que si j’étais né en Haïti, en Affrique, ou en Afganistan, je n’aurais jamais réussi dans la même mesure, ce qui me fait dire que j’ai eu la chance de venir au monde ici au Québec dans une société riche, parmi les plus riches de la planète. De même, je viens d’un milieu très modeste où mon père était absent pour travailler deux, quand ce n’est pas trois jobs pour arriver et réussir à améliorer notre sort. Je puis affirmer avec la même certitude que si j’étais venu au monde dans une famille dysfonctionnelle, où le père est en prison, ou qu’il bat sa femme et ses enfants, ou qu’il boit son chèque d’aide social, je n’aurais pas eu l’exemple de l’effort, l’exemple de la fierté, l’exemple du courage de mon père, exemples qui m’ont permis de réussir.
Alors oui je crois à la chance dans la vie. Pas juste à la chance, la vie n’est pas une lotto, mais la chance est UN des facteurs de réussite. Ceux qui nie la chance veulent peut-être trop justifier leur réussite alors que ceux qui justifie tout succès par la chance veulent peut-être trop justifier leur échec…
La loi de la jungle, la loi du plus fort fait l’apologie de l’inégalité des chances au départ dans la vie : les plus forts survivent et les plus faibles crèvent, ce qui contribue au renforcement de la race. Toutes les civilisations du monde depuis la nuit des temps et toutes les religions du monde visent à modifier cette loi de la sélection naturelle en tentant d’humaniser nos comportements de prédateurs. Les gouvernements du monde entier cherchent des moyens de venir en aide à ceux qui sont désavantagés dans la course. Ce n’est pas une illusion, on paie des impôts pour partager la richesse et venir en aide aux moins chanceux. On est jamais parfait, bien sûr, il arrive qu’on ne fasse pas notre part pour rendre la partie égale, par exemple en mettant des barrières à l’immigration, en mettant des barrières tarifaires pour protéger nos producteurs, etc. Y a toujours d’excellentes raisons pour le justifier, comme il y aura toujours d’excellente raison pour justifier une guerre, même s’il faut puiser nos arguments dans la bible, le nouveau testament, la tora, le coran, ou autres écritures saintes. Ironique non? La chance : un facteur de réussite parmi tant d’autre !
vec0203
9 décembre 2011
20h24
J’aime beaucoup cette métaphore du train, parce que je me fais souvent dire que je suis chanceux. Et, c’est vrai, dans la vie, en général, je suis un gars assez chanceux! Je pourrais expliquer cela, du moins en partie, par le fait que, lorsque la chance, l’opportunité, l’occasion ou le train se présente, eh bien, j’ouvre la porte et j’entre! Dans la fond, j’ose, tout simplement, parce que je suis rendu là, dans la vie, au lieu d’attendre, je ne sais quoi.
stridulation
9 décembre 2011
20h30
@xrayone
Vous tenez ça d’où, vous, que les Québécois sont les moins entreprenants en Amérique? D’un animateur de CHOI-FM?
Que c’est fatigant ce Quebec bashing…
clark
9 décembre 2011
20h37
Un peu culcul comme fable mais, bon. Ce qu’il ne dit pas c’est que souvent sur le quai il y a des gens en béquilles, des gens en chaises roulantes et même des culs-de-jatte. Ce qu’il ne dit pas non plus c’est que de temps en temps le train déraille même si on est installé confortablement. Tout ça pour dire qu’il est illusoire de penser que notre destin est entièrement entre nos mains et que c’est uniquement par notre force de caractère et en se “retroussant les manches” que nous pouvons avancer. “Tout le monde n’est pas César” comme disait Léo Ferré.
Rolf Lug
Finance201
9 décembre 2011
21h01
C’est certain que c’est pas juste 100% de la chance mais ça en prend. Généralement on est pas certain et on va sauter dans le mauvais train. Il faut débarquer au plus vite et en prendre un autre.
Ça me rappelle un article écrit par un psychologue sportif il y a plusieurs années sur la différence entre les “losers” et les “winners”. C’était dans le contexte du sport individuel. Il disait que les gens pensent qu’en sports les winners gagnent toujours et les losers perdent toujours. En fait les winners perdent la plupart du temps puisque lors d’une compétition il n’y a qu’un gagnant et de très nombreux perdants. La différence est que lorsqu’il perd, le winner se dit que le prochaine fois c’est lui qui va gagner et il continue à travailler de plus en plus fort. Il continue de perdre plus souvent qu’autrement mais il finit par gagner.
Le loser perd une fois et il abandonne.
Finance201
9 décembre 2011
21h09
@marcelleduc – vous donnez là exactement l’exemple de gens qui regardent le train passer. Ils attendent d’être reconnus? Comme si quelqu’un allait un jouer leur téléphoner pour leur offrir ça sur un plateau d’argent!
J’ai travaillé dans un milieu glamour et payant. On recevait 300 cv pour un poste qui s’ouvrait. Ceux qui avaient du talent et voulait qu’on le sache s’arrangeaient pour nous le faire savoir au point de nous emmerder. Certains nous offraient de venir faire un stage non payé pendant un ou plusieurs mois, juste pour nous prouver ce qu’ils pouvaient faire. Alors c’est certain que ceux qui restaient chezeux en espérant qu’on les “découvre” avaient zéro chance.
Et, oui, c’est pas juste de la chance. C’est aussi du travail et du talent.
PUMArick
9 décembre 2011
21h33
Merci pour votre texte Monsieur Lagacé.
Il y a quelques années, en lisant une revue sur le Motocross, un entraineur d’un jeune courreur à expliqué ceci à un journaliste qui lui demandait s’il considérait les récents succès d’un son protégé comme de la chance:
“Pour moi, la chance c’est quand la préparation rencontre l’occasion.”
(Je crois que ca rejoint ce qu’a aussi dit XRAYONE:
Un bon golfeur proffessionnel, Fuzzy Zoller, je crois, disais: ” plus je pratique mes coups plus je suis chanceux dans les tournoies”.)
stridulation
9 décembre 2011
21h33
@clark
Révérence à vous ! Vous êtes l’un des rares intervenants sur ces blogues qui sait faire preuve de sensibilité.
lecteur_curieux
9 décembre 2011
22h05
Bien que ce soit lié, ce texte ne parle pas réellement de la chance mais de la prise de décisions et de risques dans la vie.
Être capable de prendre un risque calculé. Évidemment que celui qui ”fonce” et de manière intelligente a plus de chance de succès dans la vie que celui qui ne prend aucun risque. Celui qui prend des risques a aussi plus de chance de connaître des échecs.
Ce n’est pas de la chance cela car le hasard, la chance ne se contrôle pas. Évidemment que celui qui réussit beaucoup a aussi été chanceux à plusieurs reprises et il lui est aussi arrivé d’être malchanceux.
Il faut se concentrer sur ce quoi on contrôle… Accepter les bons coups du sort et les mauvais aussi.
Pagliaro est meilleur que cette personne pour l’expliquer : ” Ce n’est pas seulement la chance qui me fera gagner. ”
lecteur_curieux
9 décembre 2011
22h19
Le film ”Monsieur Destinée” explique bien mieux comment un seul événement dans notre vie pourrait venir changer notre destin.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monsieur_Destin%C3%A9e
Et finalement qui vous dit que vous auriez été plus heureux si vous aviez frapper la fameuse balle ?
Même si vous avez moins de succès dans la vie qu’un autre, qui vous dit que le destin de l’autre vous conviendrait mieux.
Pour le journaliste, pourquoi ne pourrait-il pas être heureux dans un petit hebdomadaire ? Pour le joueur de hockey qui joue dans la ligue américaine ou en Europe. Il peut quand même avoir réussi sa vie, tout autant que celui qui joue dans la LNH, même s’il a eu une blessure au mauvais moment venant nuire à ses chances.
Alors oui, la chance peut jouer mais c’est pas une raison pour devenir envieux ou bien pour se croire supérieur à l’autre sur toute la ligne.
On ne contrôle pas la chance mais on peut essayer de faire de son mieux pour accomplir sa destinée.
mononcarthur
9 décembre 2011
22h25
L’idée de sauter ou nom dans le train, c’est une question de peur. Ca me fait penser à un film d’Albert Brooks ” Defending your life” dans lequel le personnage principal (Albert Brooks) meure et passe devant un tribunal pour savoir s’il mérite d’aller au paradis ou s’il doit retourner sur terre. Chaque événement marquant de sa vie est évalués par le juge et c’est toujours lier à la peur. La peur de prendre des décisions importantes, la peur face aux situations dramatiques…
Si quelqu’un nait peureux, est-ce qu’on doit le blâmer de ne pas oser sauter dans le train?
Ironiquement, il doit sauter dans un train à la fin du film pour aller……
P. Pupuis
lecteur_curieux
9 décembre 2011
22h33
Encore sur la chance… Si un débutant au golf fait un trou d’un coup. Il est pas mal plus chanceux que le joueur professionnel de haut niveau. Mais les deux sont chanceux.
Si la foudre vous tombe dessus, vous êtes malchanceux.
Si je décide de jouer une fois au 6-49 et que je gagne un lot de 61,00$, j’ai été chanceux et plus que celui qui gagne 10$ ou qui gagne rien du tout. Mais moins que celui qui va gagner le gros lot.
Pour dire, un peu comme d’autres… Vous avez un autobus à rattraper et en courant très rapidement vous avez une chance… Ce n’est pas garanti mais vous avez une chance… Vous pouvez, vous demandez tout le long si vous allez arriver mais vous continuez suffisamment, vous arrivez et l’autobus partait et le chauffeur vous voit et il décide de vous prendre… Vous aviez vraiment une chance… Vous auriez cesser de courir au mauvais moment et vous l’auriez jamais eu…
mon_wilson
9 décembre 2011
23h13
Chance, Hasard, chaos, travail, leader, ‘guts’, évaluation du quand ou comment, on est percu chanceux vis à vis quelqu’un ou quelque chose.
La chance ou le hasard vient rarement sans implication, comme la malchance ne vient rarement sans un écart de conduite. Tu as une promotion, tu es qualifié, tu connais quelqu’un, tu travailles fort, tu t’implique, tu n’a pas de promotion ou mis dehors, tu chiales, tu t’impliques pas, tu n’es pas qualifié, tu n’aimes pas ton boss ou la compagnie.
Le train dans la vie est pour tout le mnde, mais, il faut être à la gare, il faut intérieurement être dans un moment de prise de décision, être décidé à ‘prendre une chance’, là, sur le moment présent.
La chance est le plus souvent propice aux optimistes, au fonceur. Et la chance se doit d’être tenté souvent pour avoir un résultat potentiel. Et ici j’y vois une différence avec le hasard, que je ne tenterais pas pour avoir un résultat potentiel. Comme le blogueur qui souligne les jeux d’échec, tu dois savoir calculer tes chances par expérience pour tenter la chance.
La chance est cote à cote avec la malchance et certain sont plus chanceux ou le hasard est plus favorable.
Si chacun chaque soir faisait un compte de tous les petits bonheurs de leur journée, il y verrait un paquet de petites chances, et d’autre sur tous les plans y verraient de véritable coup de chance occasionnellement
hyde
9 décembre 2011
23h14
C’est bien beau le train qui passe, mais qu’en est-il des gens qui se trouvent à l’intérieur de celui-ci? Et qui se trouve sur le quai?
Parfois, le train est plein. On peut bien se tenir dans le cadre de porte et essayer de se faufiler à l’intérieur, mais la moindre erreur et tu es éjecter brutalement. . Avec de la chance, quelqu’un te tendra la main. Si tu es moins chanceux, un passager te poussera à l’extérieur pour ne pas perdre sa précieuse place. Et qui sait si au prochain quai quelqu’un ne agrippera pas à ta personne pour y rentrer, te faisant ainsi tomber.
Parfois, le quai est plein. Tu te trouves derrière la foule et c’est les plus fort qui se tiennent sur le bord du quai. Le train n’est que lointain et il est impossible d’y accéder. Parfois, l’accès au quai est contrôle par des agents. Tout dépend combien tu as débourser pour ton billet.
À d’autres occasions, le quai sera vide et le train à porter de main, mais un un tricheur ou un égoïste sera derrière toi pour te faire trébucher.
Il est aussi possible que le train n’est pas celui que vous croyez. Qu’un soi-disant bon samaritain vous fraye un chemin dans la foule du quai ou vous offre l’accès à une gare pour vous faire sauter dans un train de malheur et qui s’avère à être un train à haute-vitesse. Impossible de se démarquer.
Si vous êtes chanceux. Vous faites un ami du directeur de la gare, ou mieux, vous faites partie de sa famille. Vous avez tous les free-pass que vous voulez.
Et quand est-il du chauffeur? Celui, qui arbitrairement, choisit où le train accélère, où il ralentit. Celui qui choisit le nombre de wagon et la qualité de ceux-ci. Ce chauffeur quand on déverrouillent les portes et quand on les barre à double tour.
Le train évolue dans un contexte, les quais et les wagons ne sont pas vides. Les trains et les gares appartiennent à certains gens.
Lorsque la circulations sur les quais ne sera plus en faveur de certains gens qui ont souvent de meilleur billet, lorsque les gens attendant sur le quai seront respectueux des règles et des autres, lorsque la vitesse du train ne sera pas déterminé arbitrairement par le conducteur, lorsque ce même conducteur gardera toujours les portes ouvertes à tous, lorsque tous ces critères seront comblés, on pourra blâmer les gens de ne pas saisir les trains qui passent, car il n’y aura qu’eux à blâmer.
Et encore, essayez de sauter dans un train lorsque vous êtes aveugles et en chaise roulante!
marcelleduc
9 décembre 2011
23h59
@finance201
Nous sommes d’accord, c’est pas juste de la chance, c’est aussi de la chance et du talent. Mon commentaire allait dans ce sens.
piedoq
10 décembre 2011
00h00
ça doit être lui qui livre mon courrier car une fois sur trois mes lettres se retrouvent chez mes voisins
bomarco
10 décembre 2011
03h44
Une histoire semblable à celles des “bouillons de poulet” en vente dans les gares et aéroports… Très “chanceux” moi-même, je demeure toutefois lucide et je n’ai pas la naiveté de croire que les humains sont égaux face à la vie . exemple frappant: le seul fait de ne PAS être né dans un camp de réfugiés au Nigeria est un IMMENSE privilège face à de nombreux autres individus qui n’auront probablement pas la chance de démontrer leur plein potentiel. Je préfère donc m’abstenir au niveau des leçons d’égalité.
louisepatine
10 décembre 2011
08h07
Une belle fable effectivement sauf que dans la vraie vie, des fois ça fonctionne, des fois le train déraille, des fois tu débarques et t’aurais pas dû, ensuite tu resautes dans un autre train pour te faire pousser dehors……
dulcinee
10 décembre 2011
08h25
nos prises de décision sont portées uniquement par l’amour (la confiance) ou la peur (la méfiance)… et selon ce qu’on choisit on se trouve chanceux, ou pas…
ptoutant
10 décembre 2011
08h39
Comme pour d’autres débats tout n’est pas noir ou blanc, il y a des nuances. On fait certes une partie de notre chance mais il y a l’élément hasard qu’on ne peut mettre de côté; certaines réalités ne se comprennent bien qu’avec la caricature : il y a des enfants qui naissent mort-né… La métaphore du train est bien belle mais force et d’admettre qu’ils n’ont même pas eu la chance de savoir ce qu’est un train. Conclusion: on peut mettre les chances de son côté mais on ne pourra jamais s’affranchir des aléas du hasard et du destin, qu’on le croit tracé ou pas.
re_re...
10 décembre 2011
08h47
Sauter des trains, je n’ai fait que ça!
Quand j’étais ado, c’était même des vrais trains! Dans la locomotive de préférence et à la sortie d’une ville à cause des limites de vitesse. J’avais parfois la visite surprise des trappeurs qui faisaient aussi le même truc mais pour ramasser leurs bêtes qu’ils éviscéraient comme dans une routine, à côté de moi!
Puis ce fut les trains au figuré comme vous parlez mais le Hic est que je n’ai jamais trouvé ma case. Ce n’est même pas un caprice car j’ai eu des conséquences psychologiques qui m’ont mené à l’urgence, à force de tenter de me convaincre de mon intégration. Compétences? Souvent au dessus de la moyenne pour pas dire très au dessus!
Mon hypothèse est que quand j’étais relativement épais, dans la jeunesse, la vie ne pouvait pas trop me perturber à cause de cette couche de protection mais ma sensibilité a eu un développement assez prononcée au point que tout me troublait un peu comme si on ”tapochait” avec une massue à côté d’un sismographe! La feuille devenait très rapidement noire!
Je suis certain que le même profil d’individu que moi dans un autre environnement aurait eu un autre parcours. Alors si on parle d’histoires de trains juste comme un témoignage, c’est ok!
Comme quoi ce que le génétique nous donne, même si c’est perçu comme une chance peut aussi se transformer en facture! Les actions? Je ne peux pas dire que c’était juste des bonnes mais il y en a eu une quantité assez diversifiée, ça c’est certain!
Je déteste écrire car j’ai toujours pensé que mes sens étaient de loin supérieurs à ma capacité de raisonner.alors les images et les sons me conviennent mieux, du moins sont pas mal plus faciles à manipuler pour m’exprimer. Mais je teste, comme si je faisais naître cette possibilité dans mon esprit, en espérant presque qu’elle ne se matérialise pas en train!
Je retiens deux choses dans mes expériences de vie. L’importance de confronter nos peurs avec le bon dosage dans l’évaluation des risques et le côté essentiel d’avoir un bon ”coach”!
americanophile
10 décembre 2011
08h48
À ne pas oublier: P. Lagacé est un journaliste de gauche très Plateau. Ça aide dans le petit milieu du journalisme conformiste québécois. Si P. Lagacé avait été conservateur il n’aurait eu aucune chance. le petit milieu journalistique québécois, semblable à une secte, est très conformiste. Tous nos journalistes , sauf qqs exceptions,sont écolos, étatistes, anti-affaires, pro Québec solidaire, anti-conservateurs, séparatistes. Désespérant…. Peut-on parler de tribu journalistique québécois ? Hélas oui. Sommes-nous collectivement immatures ? Oui.
tatski
10 décembre 2011
08h52
Pour avoir un parcours totalement atypique, j’en ai entendu souvent se plaindre ou envier “ma chance”. Mais ce que je me rappellerai toujours, c’est cette phrase entendue, je pense dans un cours de maths du cégep (comme quoi, l’inspiration peut venir de n’importe où): “Dans la vie, quand on fait un choix, il faut assumer ses non choix.” Si j’embarque dans le train de 9h15, j’ai décidé de ne pas prendre celui de 7h30 (je devais dormir encore) ou celui de 12h45 (j’étais tannée d’attendre).
paspresse
10 décembre 2011
09h41
Les malchanceux attendent que la chance passe et lorsqu’elle passe, ils la regardent passer.
Les chanceux ne regardent pas passer leur chance. Mieux, ils la provoquent.
Ceci dit, comme dit Monsieur Rasoir, il faut sauter dans le train. Mais il faut sauter dans le bon train et pour cela, il faut se connaître un peu sans oublier que c’est quand on est à bord qu’il faut faire les efforts pour atteindre nos objectifs. Que ces objectifs soient personnels, familials ou professionnels.
Par contre même en prenant le bon train et en y mettant tous les efforts, il y a toujours un élément de chance qui influencera notre réussite. Je suis retraité depuis un an et demi et tout au long de ma carrière, j’ai toujours dit que je connaissais des gens plus intelligents et plus travaillants que moi qui n’ont pas eue la chance de travailler dans une entreprise comme celle pour laquelle j’ai travaillé. Mon ex-employeur a toujours considéré que la formation professionnelle est d’une grande importance pour son succès. Tout au long de ma carrière chez cet employeur, j’ai profité non seulement d’une meilleure formation mais j’ai pu profiter de travailler avec les meilleurs de cette profession. J’ai donc eu cette « chance » de monter à bord du bon employeur…. D’ailleurs, je ne suis pas monté à bord du premier train qui a ralenti devant moi…. J’ai laissé passer quelques uns avant de faire mon choix.
Pour celles et ceux que le sujet intéresse, je vous conseille un livre traitant du sujet de la « chance » Le titre est « Outliers – The Story of Success – de Malcom Gladwell – Éditions Little, Brown » « Ce livre m’a été suggéré par un ex-collègue de travail qui est américain et vit au Connecticut où après sa retraite a décidé de s’impliquer personnellement et financièrement auprès d’une école financée exclusivement par des bénévoles. Cette école choisi des étudiants venant de milieux défavorisés dont les parents n’ont pas les moyens financiers de faire étudier leurs enfants dans une « bonne » école. Cette école de « défavorisées » se classe maintenant parmi les meilleures écoles du Connecticut. Cette situation démontre comme le livre « Outiers » qu’une personne avec un certain niveau d’intelligence peu mieux réussir qu’une autre personne beaucoup plus intelligente. C’est souvent une question de « chance » pour avoir été au bon endroit au bon moment, ou SURTOUT d’avoir su provoquer cette « chance » en ayant pris les bonnes décisions….c’est-à-dire ne pas avoir laissé passer le train d’opportunité.
mrcrowley
10 décembre 2011
10h17
Comme un autre lecteur l’a déjà mentionné, Outliers de Gladwell traite exactement de ce sujet, et est à lire absolument si le sujet vous intéresse. En gros,il y dit que le facteur chance est primordial, mais qu’il faut aussi savoir en profiter. La chance ne suffit pas, mais le travail et le talent non plus.
ligulaire
10 décembre 2011
10h29
Inspirant!
En vieillissant, on a de plus en plus peur de prendre un nouveau train, même s’il passe lentement.
Il faut continuer d’essayer de nouvelles routes.
J’ai un vieil ami d’origine asiatique qui est toujours prêt à monter dans un nouveau train. C’est mon idole.
J’essaye, j’essaye!
ellge
10 décembre 2011
10h40
Laurent G.
goodstuff
10 décembre 2011
11h03
Il y a trois types de gens:
1) Ceux qui regardent passer la parade
2) Ceux qui sont dans la parade
3) Ceux qui ne savent pas qu’il y a une parade
Moi je suis dans la parade… et je l’enseigne à ma fille de 10 ans
Et vous quelle type êtes-vous ?
Alain T.
OwenNolanRyan
10 décembre 2011
11h44
Je crois que, bien plus que le facteur chance, c’est la capacité d’être heureux en toutes circonstances qui a de l’importance. Je dirais même qu’on choisit d’être heureux ou malheureux. Il ne s’agit pas d’une leçon bébête de “pensée positive”, ni du fait d’accepter gentiment son sort. Je pense vraiment qu’on peut apprécier la vie qu’on mène, quelle qu’elle soit, tout en cherchant à l’améliorer.
ellge
10 décembre 2011
13h15
Ô, les sages paroles… les belles pensées…
Méditons cette fable à la morale tirée.
On s’extasie bien fort sur les nobles desseins,
De remettre à sa place cet encombrant destin,
Qui lie chacun de nous bon gré, mal gré,
Depuis que le hasard voulût que l’on soit né.
Mon wagon apparaît au sommet du terre-plein.
Les pièces sont assemblées, on peut lâcher le frein.
C’est le seul moment qu’on ne maîtrise pas,
Alors que toute une vie, il influencera.
Devant moi tant de voies, de brouillards,
De chemins lumineux qui ne mènent nulle part.
Me voilà lancé dans cette gare de triage,
Et je roule, inconscient des premiers aiguillages.
Des volontés aimantes les actionnent pour moi.
On trace le chemin que l’on croit bien pour moi.
Des convois s’assemblent, une vie se prépare.
On me dit que mon train n’admet pas le retard.
Quand semble suffisant le nombre de mes bagages,
Je manipule enfin mes propres aiguillages.
Choisir le bon convoi n’est pas une science exacte,
Car une fois accroché, il dirige nos actes
Et nous mène, impuissant, vers la prochaine gare
Où l’on pourra peut-être prendre un autre départ.
Tandis que l’on avance, les voies se multiplient,
Se dédoublent, s’entrecroisent, à ce destin nous lient,
Persuadés que nous sommes de notre bon choix,
Nous voilà emmenés. C’est la bonne, cette fois.
On y croit. On espère, grisé par la vitesse,
Les expériences nouvelles et notre cœur en liesse.
Pourtant, la destination s’éloigne encore.
Emprunter ce chemin est à nouveau un tort.
On change les plans, les envies, le trajet,
On laisse derrière soi remords et regrets,
Et on tente une fois de plus la chance,
Sur une voie de traverse, vers une autre espérance.
Car le temps est compté quand on avance toujours,
Et les choix limités le long de notre parcours.
Malgré le bon vouloir et toute notre énergie,
Force est de reconnaître que le destin nous lie,
Par la façon même dont notre wagon est fait,
Et qu’il serait stupide de toujours le nier.
Mes illusions s’étiolent. C’est un simple constat.
J’attends la prochaine gare et le prochain départ.
Je remise des rêves, j’en dépoussière certains,
Et me dis, j’en suis sûr, qu’il y a encore des trains
Qui peuvent m’emmener vers des joies, des amis,
Un travail gratifiant, une vie épanouie.
L’amour du prochain adoucit notre peine,
Quand on réalise alors que toute lutte est vaine
Contre un destin tracé et longtemps renié.
On puise ainsi la force de taire cette vanité,
Qui nous empêche toujours d’aller à l’essentiel,
De changer de regard, d’apprécier le soleil.
Les chemins sont nombreux, les paysages variés.
Le trafic encombré ou la voie dégagée.
On passe dans des tunnels, sur des ponts élevés,
Mais très peu ont accès aux riantes vallées.
Ne pas trop rechercher à regarder au loin,
Nous permet un peu mieux d’accepter ce destin.
Laurent G.
fraymonjo
10 décembre 2011
13h18
Beaucoup mieux décrit que j’aurais pu le faire, mais exactement ce que j’ai cru dès ma jeunesse. Quand le train passe, il faut embarquer, car il ne repassera pas. Et je l’ai dit souvent à mes enfants. À date, l’adage a porté ses fruits, pour moi et pour les miens.
patatipatata
10 décembre 2011
13h21
La chance , c’est avant tout une bonne génétique,la santé morale.physique et un certaine volonté à faire quelque chose de sa vie.
melio
10 décembre 2011
13h45
oh comme votre vie est un sujet pertinent et oh combien intéressant M Lagacé. Merci ! Oh Merci ! de nous entretenir de vous si périodiquement. Votre vie est … palpitante ! Elle mérite pleinement tout l’espace médiatique qu’elle occupe. Merci. Oh ! Merci ! SVP pourriez-vous encore nous raconter l’épisode de votre pierre au rein ? Juste une foi encore ! Allez, nous vous en supplions !
legorf
10 décembre 2011
13h59
Tu quittes l’école à 15 ans, c’est certain que le train ne passera pas souvent devant toi ou, quand il passe, ce sera un express qui ne s’arrête pas, impossible de sauter dedans.
Une chose est certaine, les chances ne sont pas égales pour tout le monde au départ. Mais avouons que nous vivons dans une des sociétés les plus égalitaires au monde. Ça pourrait être mieux, ça pourrait aussi être pire.
Ceci étant dit, certains n’ont n’arrivent pas à évaluer leurs chances de réussite (bonnes ou mauvaises). Mais la base reste, ne pas se fermer à peu près toutes les portes en décrochant.
La vie est une somme de petits moments. Les compétences sont une somme d’heures d’études et/ou de travail. Ce que je garde comme souvenir de l’école, c’est que ceux qui arrivaient toujours à l’heure aux cours, préparés aux examens, etc … et ce depuis le primaire, sont ceux qui aujourd’hui ont le mieux réussi dans la vie (au travail hein, ça en fait pas des gens plus heureuz pour autant).
Et il y a les autres, qui “foxaient” leur cours pour aller fumer un joint, qui n’étudiaient pratiquement jamais ou tout juste à la dernière minute, qui faisaient tout sauf écouter le prof en classe, qui ne faisaient pas leurs devoirs … J’ai sincèrement beaucoup de misère à éprouver de l’empathie pour ceux qui, à chances égales au départ, ont simplement joué le jeu de la paresse et du plaisir à court terme vs. l’investissement pour le plus long terme.
La cigale et la fourmis, c’est encore d’actualité aujourd’hui. Cette fable est intemporelle.
walt68
10 décembre 2011
14h01
Je trouve la théorie du train assez ringarde et cliché, mais c’est ça la vie. Ce qui m’impressionne toujours, c’est d’entendre des histoires portant sur des gens qui ont occupé des postes d’envergure en ne sachant pas vraiment dans quoi ils s’embarquaient… et de là, ils réussissent, contre vents et marées, à vaincre les difficultés pour réussir à s’acquitter avec brio de leurs besognes.
re_re...
10 décembre 2011
14h39
Salut!
Moi, cé FranK!
Dj’ai faite pas mal dé cash avec li prêt usuraire! Qué voulez-vous, aider les autres, cé dans ma nature!
Mais pour monter le bon biseness y faut un peu plus qué di talent pis de l’intelligence comme moé! Y faut des bons zamis et pouvoir persuader les gens! Y faut aussi savoir faire sauter les choses autant que savoir sauter sur les bonnes occasions! Le timing bonhomme, le timing c’t'important pis ça, c’est ça qui faut que tu fasses bonhomme si tu veux que ça marche!
Moé chus riche pis chu la preuve que si tu fais comme moé, pis ti travailles fort comme moé, tu vas l’awère passe c’est ça la recette de mon successs story!
sonlunch
10 décembre 2011
15h33
Moi, ceux qui écrivent dans les blogues comme si on était tous des ados attardés et demeurés, pas capable !
T’es pas en train de ” chatter ” , sort de tes 13 ans re-re-re et re-re, ou bien t’es pas dans le bon train !
rogiroux
10 décembre 2011
15h33
l y a trois types de gens:
1) Ceux qui regardent passer la parade
2) Ceux qui sont dans la parade
3) Ceux qui ne savent pas qu’il y a une parade
…
Et vous quel type êtes-vous ?
4) Un des types qui organisent la parade!!
omni-tag
10 décembre 2011
15h50
Y a ceux qui taponnent avec le train (même pas TGV) et il y a ceux (et celles) qui se balladent en navettes spatiales comme Madame Julie Payette.
Non mais sérieusement, c’est pas une histoire de train : Tu sais ce que tu veux, tu entrevois comment l’obtenir et t’as l’énergie pour foncer ? Alors t’est un gagnant. C’est aussi simple que ça.
kakousse
10 décembre 2011
15h55
D’accord avec «patatipatata» (10 déc-13h21) …
La chance est étroitement relié à tes talents, ton environnement social-familial (on est déjà chanceux d’être né ici … non ?), reste à développer le discernement qui te permet de faire des choix judicieux … (quand sauter !) … d’accepter de mettre les efforts et d’assumer les conséquences de chaque choix que l’on fait … Que retiens-tu de tes choix ? … Le négatif ou le positif ? …
omni-tag
10 décembre 2011
15h55
@ Goodstuff,
Quoi il y a une parade ? Je savais pas. J’aime pas les parades. Et je ne suis pas du genre à “parader”, j’ai franchement mieux à faire.
gerarlam
10 décembre 2011
15h59
Il y en a beaucoup qui , pour differentes raisons, ne trouvent jamais le chemin pour se rendre à la gare.
mercador
10 décembre 2011
16h18
Facile de reconnaitre ceux qui regardent le train passer dans les commentaires hehehe
lecteur_curieux
10 décembre 2011
17h36
Bien oui l’histoire de la parade ou du train… Il peut bien y avoir aussi des gens qui ne sont pas du tout intéressés par cette parade…
Ou qui veulent pas du tout embarquer dans ce train qui passe. Qui vous dit aussi que c’est pas ceux dans le train qui auraient pas avantage à débarquer ?
On s’arrange aussi pour pas être juste à côté du train car c’est bruyant avoir ce bruit près de sa maison.
Il y a aussi la-dedans un certain discours de motivateurs ou de vendeurs ra-ra-ra… Qui se croient peut-être des gagnants mais qui sont souvent ridicules. Le ridicule ne tue pas, certes.
Chacun sa vie. Il y a quand même des simplistes qui veulent résumer les choses entre gagnants et perdants. Voyons donc… Bien sûr, une attitude positive vaut mieux qu’une attitude négative.
Cela veut pas dire que la vie d’un autre est faite pour vous.
matuqueestuneperruque
10 décembre 2011
18h01
.
J’ai pensé à ça dans les dernières heures… et je me suis dit que la MALchance, c’est aussi de se fouler la cheville sur la petite ca**ce de marche dénivelée et mal déneigée, en se rendant sur la plateforme d’embarquement. Ou bien simplement de subir les pelures de banane laissées par l’insouciance des autres, par exemple. Cela dit, je trouve toujours votre correspondant d’adoption asiatique pas mal sympa.
matuqueestuneperruque
10 décembre 2011
18h04
.
PS: La chance tourne. Toujours.
goodstuff
10 décembre 2011
18h05
@rogiroux
C’est vrais!! j’ai oublié ce type, celui qui organise la parade…..
J_Pedro
10 décembre 2011
19h07
Moi, je préfère le facteur Cheval au facteur Chance.
Ferdinand Cheval, facteur de son métier, livrait le courrier à pieds : 33 kilomètres par jour.
Avec les pierres qu’il ramassait lors de ses tournées, il a édifié le “Palais idéal”.
Il a consacré 33 ans de sa vie (10 000 journées) à cet ouvrage, aujourd’hui monument historique à Hauterives, Drôme, France.
Il n’a pas attendu le train.
Il a nourrit son train-train quotidien avec la vigueur de son rêve opiniâtre.
Lien : www.facteurcheval.com
teddybear
10 décembre 2011
19h10
La vérité c’est qu’on a un destin a suivre et faut faire avec, tu viens au monde beau et grand,tu vas réussir, tu viens au monde petit, handicapé, ben faut faire avec, l’important c’est pas de prouver de quoi aux autres, c’est de se prouver de quoi a soi-meme.
re_re...
10 décembre 2011
19h25
@sonlunch
Vous aviez pourtant deux options et vous avez sélectionné la pire!
re_re...
10 décembre 2011
19h49
@lecteur_curieux
”Qui vous dit aussi que c’est pas ceux dans le train qui auraient pas avantage à débarquer ?”
À 300 km/h ou à 1 km / h il y a autant de choses qui se passent! C’est juste quelles sont différentes!
C’est certain que ceux qui étaient dans le Titanic étaient ”In”! The top! La référence!
Ya des mongols…la la la!
de François Pérusse!
truteau1659
10 décembre 2011
22h13
La chance n’existe pas,ce n’est que préparation et opportunité .
claude-t
11 décembre 2011
10h24
La chance n’existe pas ? comme si je pouvais tout tout tout controler ? voyons donc.Il y a tellement de facteur extérieur à moi sur les quels je n’ai pas de prise, j’ai beau me préparer le mieux possible, le résultat n’est pas garanti à 100%.
Dans ma vie souvent la chance s’est présentée à travers les gens et les évènements.La suite c’est mon affaire.
dequecest
11 décembre 2011
11h41
Est-ce le train de Josélito?
belette-lachinoise
11 décembre 2011
12h59
Un éditorial que je trouve extrêmement intéressant sur le supposé manque d’entreprenariat des jeunes Québécois.
http://www.cyberpresse.ca/debats/editorialistes/francois-cardinal/201112/09/01-4476429-la-conciliation-entreprise-famille.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B50c_place-publique_1085214_section_POS2
Moi aussi les drettistes qui disent que si t’es pauvre c’est toujours ta faute me tombent sur les rognons. parce que ce n’est tout simplement pas vrai. Ce n,est pas si simple que ça.
Le plus choquant c’est leur refus obstiné de s.attaquer aux causes de la pauvreté.
Et Mme Lysiane Gagnon a raison quand elle dit que l’analphabétisme est une des principales causes de la pauvreté. Oui oui, ici au Québec! Je ne mets pas le lien sinon mon interventioon ne passera pas.
belette-lachinoise
11 décembre 2011
13h31
Voilà
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/lysiane-gagnon/201112/09/01-4476399-indigence-intellectuelle.php
PiBlay
11 décembre 2011
14h13
Jacques Ménard a sorti un nouveau livre : “Réussir: Aller au bout de ses rêves”
Plus de 20 québécois de divers horizons racontent comment ils ont été chanceux de réussir. Car il y a des gens qui réussissent au québec. Jean-Coutu, Kent Nagano, Celine, Turcotte etc.
“J. Ménard à d’abord souhaité offrir aux jeunes et aux moins jeunes un accès privilégié, intime même, à des gens dont les succès ont le pouvoir d’inspirer et de motiver chacun à trouver sa voie.”
Je ne l’ai pas encore lu, mais j’attend ma copie. J’apprécie les interventions de Jacques Ménard, je trouve que c’est un leader positif.
Agent005
11 décembre 2011
17h54
Le facteur chance existe bel et bien, n’en déplaise à ceux qui pensent que la performance et l’acharnement sont les SEULS CRITÈRES qui mènent à la réussite.
Lisez la bio des personnages comme JFK, Steve Jobs, Richard Branson, etc…et vous réaliserez qu’ils ont tous eu de la chance et des opportunités dans leur jeunesse.
meria
11 décembre 2011
18h15
À truteau1659. “La chance n’existe pas,ce n’est que préparation et opportunité .”
La chance et la malchance existent. Et ça n’a rien a voir avec les décisions qu’on prend ou pas, de monter dans le train ou pas, de rester dans le train ou de le quitter, de préparer son affaire ou pas, de saisir les opportunités ou pas. La malchance frappe aussi parfois ceux qui font toutes les bonnes choses. La chance frappe aussi parfois ceux qui ne font pas les bonnes choses.
renaudb
11 décembre 2011
21h07
L’école privée, vraiment Patrick !?! Là je commence à comprendre. La Presse, etc. Vraiment…
mystere2
11 décembre 2011
21h23
Allégorie superficielle qui aurait sa place dans un livre de croissance personnelle. On ne décide pas du corps ni du cerveau avec lequel on nait, ni même de nos parents et de l’éducation qu’ils nous ont donnée.
Woody Allen a fait un film sur le sujet de la chance et la réussite dans la vie, Match Point. Beaucoup plus intelligent, et plus vrai. La bande-annonce ici : http://www.youtube.com/watch?v=ckADlHBxKR4
jeanfrancoiscouture
11 décembre 2011
22h38
@PiBlay,11 décembre 2011,14h13;
Allez jeter un oeil sur la critique que Nathalie Petrowski a faite de ce livre la semaine dernière. Elle a un point de vue intéressant sur à la fois l’auteur et l’objet de son livre.
soli
11 décembre 2011
22h43
Lettre quétaine, pour un billet quétaine
Le succès professionel et personnel repose sur une combinaison de chance, de talent, d’efforts, de curiosité, d’ouverture d’esprit et d’intégrité d’une personne.
ilea
12 décembre 2011
09h41
Parfois le train passe très vite, mais j’ai couru après. Couru et couru, et au moment où je m’essoufflais, il a ralenti et j’ai sauté.
Morale de l’histoire: gardez la forme, ça peut être utile…
michelz
12 décembre 2011
10h51
@ellge
Wowwww!
gtremblay54
12 décembre 2011
10h56
À monsieur ou madame Cabinator: votre commentaire manque de maturité.
scotch
12 décembre 2011
12h38
Quelle fable simpliste qui ne fait que culpabiliser ceux/celles qui ne réussissent pas. Si la vie était aussi simple, il n’y aurait pas autant de perdants (es) sur la terre. Comment se fait-il qu’il y a moins de femmes chefs d’entreprise? Comment se fait-il qu’au Québec l’entreprenariat n’est pas au rendez-vous? Comment se fait-il qu’il y ait plus de journalistes masculins vedettes que de journalistes femmes vedettes? Il faut qu’une femme journaliste soit aller dans des zones de guerre pour mériter le respect dans sa profession. Pourquoi les enseignants majoritairement de sexe féminin sont moins bien protégés par leur syndicat que les syndicats dits masculins? Pourquoi les femmes obtiennent plus de respect lorsqu’elles font un travail traditionnellement masculin? Lorsqu’elles étudient en science? etc.
gizthewizz
12 décembre 2011
13h08
D’accord avec kakousse
La chance est étroitement relié à tes talents, ton environnement social-familial (on est déjà chanceux d’être né ici … non ?), reste à développer le discernement qui te permet de faire des choix judicieux … (quand sauter !) … d’accepter de mettre les efforts et d’assumer les conséquences de chaque choix que l’on fait … Que retiens-tu de tes choix ? … Le négatif ou le positif ? …
J’ajouterais que, dans la vie, lorsqu’il y a des situations qui nous dérangent au point de ne plus l’accepter, on change de train et l’on fait les efforts pour ne plus revivre ces situations.
Giz
doumguy
12 décembre 2011
13h28
Et si la chance, au fond c’était la capacité d’évaluer vite et bien la vitesse du train?
re_re...
12 décembre 2011
14h14
Je couvre le volet gaspillage de ce thème!
Pour certains, juste tenter d’évoluer dans un monde ou Occupation double trouve un large public est déjà presqu’une damnation!
Le vulgaire pense souvent que si tout le monde pensait comme lui, les choses iraient probablement mieux sur la terre! Ce qu’il ne réalise pas est que si tout le monde pensait comme lui, on en serait encore à l’âge de pierre!
Qu’on me comprenne bien, je n’ai rien contre ce qui est mérité par la volonté et les gestes posés, j’ai un bémol sur ce qui est considéré comme bon ou mauvais sur ce que devrait être le but de l’individu et comment on juge ceux pour qui cette vision des choses est autres.
Un changement de perception ne serait que bénéfique pour la société en général car elle pourrait mieux utiliser ses ressources humaines.
doumguy
12 décembre 2011
14h20
Et si la chance, au fond c’était de trouver quelque chose d’intelligent à faire, une fois qu’on est dans le train?
BMW.X5
12 décembre 2011
17h20
La chance, les opportunités, le travail et la persévérance sont les facteurs clés.
sultitan
12 décembre 2011
17h34
Frère: ta chance, ce n’est jamais de la réelle chance, si elle ne profite pas à moi aussi.
tikobrahey
12 décembre 2011
17h44
@ellge
Merci beaucoup.
maniacs
12 décembre 2011
20h33
@Umichal
Quelle beau texte, il fut plaisant a lire!
Pour l’histoire du train c’est bien beau, le chapeau peut faire a certain. Mais au bout du compte, c’est d’une histoire simpliste qui base sont fond sur des préjugers, comme-ci pratiquement nous égal et que nous avons tous les même chances…
Nous sommes 7 milliards d’individu sur la terre et c’est 7 milliards de chemin différents, le train ne passera pas pour tout le monde. Quoi que l’on dise
Zac.Posen
12 décembre 2011
21h58
Certains viennent au Monde avec une capacité intellectuelle et un niveau de créativité supérieurs.
Prétendre que le travail et l’acharnement sont les critères qui mènent à la réussite ne signifie rien.
observateur63
12 décembre 2011
22h19
J’aime bien ton commentaire Hyde…
Il y en a beaucoup qui ont des billets de faveur pour le fameux train…
Cela me fait penser quant je travaillais pour une firme d’ingénieur bien connu de Québec où le fils d’un sous-ministre du gouvernement du Québec est débarqué un bon matin avec un poste dans l’entreprise…Je peux vous dire que ce n’était pas pour sa compétence…Bien sûr cela se passait dans les année de la crise financière des années 80 où les jobs étaient rares même dans mon domaine (informatique) alors les fameux billets VIP, ils ne sont pas pour les pauvres!
PS: je viens d’un milieu modeste avec mère monoparentale (décès de mon père à l’äge de 8 ans) où ma mère a dû retourner travailler dans une job de misère avec 6 enfdants à charge à la maison je peux vous affirmer qu’on apprend vite que la vie est injuste…Oui je considère que j’ai quand bien réussi ma vie mais le chemin, je pense, a été beaucoup plus ardu que pour d’autres…
Le meilleur exemple de mon propos est Justn Trudeau….fils de de feu Pierre-Eliot Trudeau
stridulation
12 décembre 2011
23h04
@scotch
Une certaine droite aime bien faire croire que la réussite est seulement une question de travail et de détermination personnelle. Ils ont toujours des cas individuels sous la main pour supposément le démontrer – Martineau se livre au même exercice dans sa chronique d’aujourd’hui.
Pourtant, suffit de regarder le portrait d’ensemble, pas juste des cas individuels, pour se rendre compte que si on nait dans un certain milieu, si l’on est du mauvais sexe, si l’on n’a pas le profil psychologique recherché – notre culture apprécie plus les extravertis fonceurs que les introvertis timides – si l’on est né dans un milieu pauvre, les chances sont fortes que l’on n’accède jamais au paradis béni de la « réussite », et que l’on travaille toute sa vie dans des jobines, si on travaille.
C’est la réalité des gens ordinaires. Certains préfèrent croire aux contes de fée. Il faut plutôt se demander qu’est que la collectivité peut faire pour améliorer la mobilité sociale, au lieu de culpabiliser les individus. Faciliter l’accès aux études, à la culture, par l’intermédiaire de bibliothèques publiques, c’est bien, mais il faudrait faire plus.
Ce qui manque à bien des gens, c’est simplement quelqu’un qui va croire en eux et les appuyer. Un mentor, bref. Certains ont la chance d’en rencontrer un qui va faire la différence dans leur vie – c’est souvent ce qui s’est produit dans la vie des gens partis de rien qui ont réussi -, alors il faudrait trouver un moyen de favoriser le phénomène.
Autrefois, il existait une pratique qui s’appelait le prêt d’honneur. Une personne riche finançait les études d’un étudiant pauvre, qui devait s’engager non pas à remettre l’argent à son donateur, mais à financer à son tour les études d’un autre étudiant pauvre. Pourquoi pas la même chose pour les études, ou pour se partir une entreprise?
Vous êtes parti de rien et vous avez réussi grâce à l’aide d’un mentor qui s’est trouvé sur votre route? Rendez-donc le même service à un autre ! Pourquoi pas un site de rencontre pour mentors et mentorés?
Stéphane Thibodeau
re_re...
13 décembre 2011
07h37
”Le meilleur exemple de mon propos est Justn Trudeau….fils de de feu Pierre-Eliot Trudeau”
de observateur63
Il a le charisme d’une banane, l’imagination d’une roche et sait parler aux gens des vrais choses qui l’intéresse! Il doit sûrement travailler comme beaucoup d’autres et cultivé une qualité très recherchée de ces temps ci qui est d’être du bon bord!
Ceux qui ont vraiment quelque choses à offrir à la société ne sont pas toujours là où ils devraient être! La chance qu’ils auraient de pouvoir exprimer pleinement leur potentiel, serait une chance pour beaucoup d’autres, j’en suis certain!
rejano
13 décembre 2011
09h24
Faire sa chance, oui j’y croît. Mais occasionnellement, j’ai remarqué que lorsque je voulais sauter dans le train, celui-ci était plein!
scotch
13 décembre 2011
16h54
stridulation
12 décembre 2011
23h04
@scotch
Une certaine droite aime bien faire croire que la réussite est seulement une question de travail et de détermination personnelle. Ils ont toujours des cas individuels sous la main pour supposément le démontrer – Martineau se livre au même exercice dans sa chronique d’aujourd’hui.
Pourtant, suffit de regarder le portrait d’ensemble, pas juste des cas individuels, pour se rendre compte que si on nait dans un certain milieu, si l’on est du mauvais sexe, si l’on n’a pas le profil psychologique recherché – notre culture apprécie plus les extravertis fonceurs que les introvertis timides – si l’on est né dans un milieu pauvre, les chances sont fortes que l’on n’accède jamais au paradis béni de la « réussite », et que l’on travaille toute sa vie dans des jobines, si on travaille.
C’est la réalité des gens ordinaires. Certains préfèrent croire aux contes de fée. Il faut plutôt se demander qu’est que la collectivité peut faire pour améliorer la mobilité sociale, au lieu de culpabiliser les individus. Faciliter l’accès aux études, à la culture, par l’intermédiaire de bibliothèques publiques, c’est bien, mais il faudrait faire plus.
Ce qui manque à bien des gens, c’est simplement quelqu’un qui va croire en eux et les appuyer. Un mentor, bref. Certains ont la chance d’en rencontrer un qui va faire la différence dans leur vie – c’est souvent ce qui s’est produit dans la vie des gens partis de rien qui ont réussi -, alors il faudrait trouver un moyen de favoriser le phénomène.
Autrefois, il existait une pratique qui s’appelait le prêt d’honneur. Une personne riche finançait les études d’un étudiant pauvre, qui devait s’engager non pas à remettre l’argent à son donateur, mais à financer à son tour les études d’un autre étudiant pauvre. Pourquoi pas la même chose pour les études, ou pour se partir une entreprise?
Vous êtes parti de rien et vous avez réussi grâce à l’aide d’un mentor qui s’est trouvé sur votre route? Rendez-donc le même service à un autre ! Pourquoi pas un site de rencontre pour mentors et mentorés?
Stéphane Thibodeau
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Je suis plus ou moins d’accord avec ce raisonnement ici au Québec. Je suis plutôt à droite et j’ai eu droit à une éducation universitaire mais je remarque que les syndiqués (es) comme à la Ville de Montréal, ou à la STM, ou dans les services de police n’ont pas une éducation très élevée et ont de bien meilleures conditions de travail que par exemple dans l’enseignement. Dans l’enseignement, les candidats ont au moins 4 ans d’université et sont souvent à contrat, statut précaire comme les employés du gouvernement provincial avec des statuts occasionnels etc. Même chose pour les syndiqués d’Electrolux, ils étaient peu scolarisés et ils faisaient des salaires de 20 $ de l’heure. Le gouvernement a instauré des programmes de réorientation de carrière pour ces syndiqués (es). Ce qui n’est pas le cas pour quelqu’un qui laisse l’enseignement pour des raisons de santé, par exemple, ou juste parce que c’est trop difficile lorsque la personne n’a pas de permanence. Le gouvernement ne paie pas de réorientation de carrière pour les universitaires qui sont souvent dans certains domaines plus pauvres que les DEC du CEGEP. Il y a aussi des iniquités entre les professions au Québec et cela pénalise souvent plus les femmes. De plus, cela a aussi des incidences dans les choix de partenaire, de vie de couple. Une femme très instruite, scolarisée, va souvent faire moins d’agent qu’un homme moins instruit dans un métier bien protégé par un bon syndicat. Je ne suis pas sûre qu’une femme même si elle a besoin d’amour et d’affection va choisir un partenaire moins scolarisé qui fait plus d’argent. Il faut des valeurs communes, un niveau d’intérêts similaires selon moi pour qu’un couple fonctionne bien. Et le moins de frustrations de part et d’autre. Je pense que cela explique qu’il y ait beaucoup de femmes seules au Québec.
stremblay83
15 décembre 2011
16h18
C’est évident que la chance joue un rôle dans beaucoup de réussites professionnels.. Plus jeune, je croyais que le talent pur était le seul facteur de réussite. Mais en vieillissant, j’ai réalisé que plusieurs gens incompétents réussissaient puisqu’il savait être à la bonne place au bon moment. C’est tout.
C’est assez étonnant que plusieurs nient cette réalité.
bbbkink
16 décembre 2011
10h06
Difficile de sauter dans le train en fauteuil roulant!! Ou encore étant myope comme une taupe. Ces fables simplistes sur la prise en main de son destin,empreintes de positivisme frisant l’ésotérisme, si elles peuvent vous rassurer ou vous donner un peu d’espoir, tant mieux pour vous, mais ne soyez pas si vaniteux pour croire que la vie ne vous épargnera jamais et que votre destinée vous appartient. Parfois la gare est si délabrée que le train n’y passe même plus
bbbkink
16 décembre 2011
10h56
Comme en Irak, peut-être??
scotch
16 décembre 2011
16h12
J’ai l’impression de mettre fait passer dessus par le train. lol
scotch
16 décembre 2011
16h17
La vraie version de M. Chance plus haut est qu’il ne dit pas la vérité. En fait, il veut que sa collègue accepte le poste pour qu’elle puisse le servir au bureau et comme maitresse. Une fois qu’il l’aura bien exploitée, elle pourra retourner en Chine chez ses parents qui ne voudront plus d’elle. En effet, c’est un gars chanceux!
scotch
16 décembre 2011
16h24
mettre, oups! vendredi c’est fini. On devrait pouvoir éditer nos commentaires.
snaky
12 janvier 2012
15h12
le seul vrai facteur chance, c’est ce qu’on n’a pas choisis. L’intelligence, le niveau de talent, les habiletés, les rencontres au bon moment. Pourquoi certains naissent génies, alors que d’autres seront dans l’ombre toute leur vie. J’oeuvre dans une discipline artistique qui me passionne depuis toujours, je travaille continuellement tres fort, je ne suis pas du genre a regarder le train passer et pourtant, je ne jouis d’aucune reconnaissance et peu d’encouragements, hormis la famille et quelques amis, bien sur. Ce qui est tres decourageant par moments. Il me faut une semaine pour acccomplir ce que d’autres puevent accomplir en 1 journée…En suis-je responsable? Certains réussissent naturellement et facilement, c’est un fait. Bien sur que ceux qui reussissent on travailler fort pour y arriver, mais ceux qui mangeront les miettes restantes ne travaillent pas moins et ne sont pas moins des exemples de courage et de tenacité dans plusieurs cas. Scuzez, ca fait de bien d’en parler, meme si ya pas grand monde vont me lire.
malleduc
19 janvier 2012
22h27
Hey M. Mac Book ;) Dites-moi, le Blink, c’est le Secret revisité?? ;)