Patrick Lagacé

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    Patrick Lagacé aime le journalisme : « Cette profession permet de vivre des aventures et d'être payé pour le faire », dit-il.
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    Mercredi 30 novembre 2011 | Mise en ligne à 15h48 | Commenter Commentaires (76)

    Confessions d’un guignol de l’info

    Mon collègue Stéphane Baillargeon, du Devoir, dénonçait récemment « le business autopromotionnel de la compassion » qu’est la Guignolée annuelle des médias montréalais, dans une de ces chroniques piquantes dont il a le secret. J’en cite un long extrait, l’intégrale de la chronique intitulée Les guignols de l’info étant réservée aux abonnés :

    « Une centaine d’entreprises des communications s’adonnent au grand jeu. Toutes les radios. Toutes les télés, y compris les spécialisées. Beaucoup, beaucoup d’imprimés. La rare unanimité d’un monde réputé en guerre ouverte fait que sur le site la grandeguignoleedesmedias.com, le logo de canoe.ca jouxte celui de radio-canada.ca, que Le Journal de Montréal se tient solidairement à côté de La Presse, comme le journal Métro et 24 heures, rivaux gratuits du transport en commun.

    Chacun déploie des trouvailles. La Presse met aux enchères un souper avec un chroniqueur-vedette, une journée au bureau avec trois patrons, etc. Radio-Canada confectionne des lots luxueux et les soumet aux mises: une soirée champagne, une sortie en Rolls-Royce, un traitement VIP en collaboration avec le magazine Elle-Québec. L’an passé, l’émission C’est bien meilleur le matin a amassé près de 68 000 $ avec ses paquets-cadeaux.

    Le jour G, environ 500 bénévoles, dont beaucoup d’animateurs et de journalistes, prennent les intersections d’assaut pour stimuler les dons des automobilistes et des piétons. »

    Avant de m’inscrire en faux contre les arguments du journaliste du Devoir, je souligne que j’ai déjà partagé son aversion pour l’idée même de la Guignolée des médias. Il y a dix ans de cela, je chroniquais chez Jean Lapierre à CKAC et j’avais tenu à peu près les mêmes propos. Le porte-parole de la Guignolée, Vincent Graton, se trouvait justement dans les locaux de CKAC, quand il a entendu mes propos piquants. Son caractère bouillant l’a fait atterrir en studio, où il espérait me trouver pour m’engueuler. Heureusement, j’étais au téléphone…

    Bref, j’ai déjà été cynique face à la Guignolée. Je le suis beaucoup moins. Pour une raison bien simple : je ne vois plus l’événement comme un truc binaire, charité c. politiques publiques ; charité des Fêtes c. charité à l’année. Vaut mieux aider un peu que ne pas aider du tout.

    À tel point que ça fait trois ou quatre ans que La Presse me soumet aux enchères, avec d’autres collègues, pour l’événement. Mais chaque année, je me sens bizarre d’être ainsi mis à la disposition du plus offrant, comme si j’étais une sculpture disponible via une vente aux enchères de Sotheby’s. Chaque année, je suis fasciné de voir que des gens paient des centaines de dollars pour passer quelques heures avec un gars qui ne fait rien de plus qu’écrire dans le journal. Ces quelques heures, c’est quelques centaines de dollars de plus dans les goussets de la Guignolée.

    Est-ce que la personne qui paie 2000$ pour aller pédaler avec Foglia aurait donné cette somme à un organisme de charité, pour Noël ?

    Je n’ai aucun moyen de le savoir.

    Je soupçonne cependant que non. Pas autant, en tout cas.

    « Seulement, écrit encore Baillargeon, est-ce vraiment le rôle des journaux, des radios et des télés de se prêter à cette grande mascarade dégoulinante de généreuses intentions?
    Bien sûr que non, ce n’est pas notre rôle. Notre rôle est d’informer. Ce n’est pas notre rôle d’aider les pauvres. Mais, comme ils disent à Shangaï : « So what ? » ! Au final, c’est 2,75M$ que la Guignolée des médias réussit à amasser. C’est 2,75M$ de plus que si les médias disaient « Désolé, c’est pas notre rôle, nous, on ne fait qu’informer… »

    Mais là où Baillargeon frappe dans le mille, c’est quand il note que « Le business autopromotionel de la compassion devient franchement gênant quand on le rapporte au réel intérêt pour le sujet le reste de l’année. La firme de courtage en information Influence communication calcule que la pauvreté a dix-huit fois moins de poids médiatique que les recettes et la cuisine. »

    Tout est là. Comme le reste de la société, les médias ne se soucient plus tellement de la pauvreté. Nous couvrons le sujet de façon anecdotique, ponctuelle, pas comme le scandale social qu’il est. Pendant les campagnes électorales, les élus escamotent la question, qui fait à peine partie des programmes des principaux partis. Ce qui prime, c’est la classe moyenne, surtout la classe moyenne, juste la classe moyenne. Ce qui compte, c’est moins la justice sociale (et celui qui en parle se fait traiter de communissssssss) que le crédit d’impôt pour la réparation des tondeuses.

    Là-dessus, Baillargeon a raison : nous serions mieux placés pour amasser des sous pour la Guignolée si la couverture des phénomènes systémiques qui causent et aggravent la pauvreté était, le reste de l’année au cœur de nos projets rédactionnels. Ce n’est pas le cas. Là-dessus, nous avons un examen de conscience à faire.


    • Je n’embarque pas dans ces scénarios caritatifs qui ne sont que du tape à l’oeil et font plaisir aux Gouvernements qui n’ont pas à faire leur travail durant ce temps. Chaque fois qu’il y a du brassage médiatique, autour d’un évènement pour s’occuper de nos pauvres, j’entends au fond de moi une chanson de Jacques Brel à propos des Dames Patronnesses. Nos institutions caritatives maintenant savent faire du “branding” pour s’occuper des démunis.

      Non, je n’embarque pas là dedans. Le seul et unique organisme de charité, auquel je souscris, est la Maison Michel Sarrazin de Québec qui permet des soins palliatifs à des gens en fin de vie du à un cancer et qui seraient seuls autrement sans cette maison qui fait un si bon travail.
      Gilles Pelletier, Québec

    • Le côté plein de la coupe dira que c`est l`intention qui compte !

      Mais l`autre côté lui donne raison au questionnement sur la visibilité donnée à cet évenement parce que c`est bientôt nowellll…Oups ! Rectitude politique oblige c`est bientôt le temps de fêtes…

      Tout cela quelques jours seulement apres avoir mis fin à une occupation publique qui se faisait accuser de ne plus être qu`un ramassis d`indignes. Les mêmes indignes ,ceux qu`on ne saurait voir, deviennent subitement importants et aimés. Et puis satisfaits de notre grand coeur et de notre infinie compassion nous retournerons à la maison se faire un bon feu pendant que les bénéficiaires eux retourneront ou on les veut bien…

    • J’avoue que je trouvais tout çà un peu poche avant. Surtout que je n’aurai jamais les moyens de m’offrir un des ‘lots’ mis aux enchères.
      Sauf que là je me dis, ben cou’donc, c’est un moyen d’amasser de l’argent et pleins de gens en profitent.

    • Au départ la cause est bonne, mais quand on y pense , tout ces artistes, animateurs, comédiens ou autres de la communauté artistique, n’auraient qu’à faire un don eux mêmes, et ils pourraient ramassé pas mal d’argent, au lieux de se planter sur le coin des rues, dans un acte de bénévolat, ou dans un acte de regardé moi je ramasse de l’argent . Si ces gens en donnent en plus et bien bravo.

      Si on était au courant des salaires de tout ces artistes , animateurs de radio, de télé, acteurs, et des humoristes au Québec, on serait probablement surprit de voir qu’il y en a un paquet qui gagne dans les six chiffres et quelques uns qui le dépasse. Ce qui est loin d’être le cas de ceux qui donnent. Monsieur et madame tout le monde qui vont travaillés le matin.

    • Moi ce que je déplore, c’est que ca s’adresse au mieux nantis de la société. Donner 1,000 $ pour aller souper avec un journaliste sportif c’est de l’argent en masse. Ca doit couter environ 20-40$ pour le repas par personne fait que donner 1,000 $ pour cela faut être vraiment riche. Les lecteurs de La Presse n’ont pas ces moyens dans la plupart des cas. Et tant qu’à donner ce montant pour un souper et que La Presse en tire tout le mérite je préfère donner directement à la Maison du Père ou à tout autre organisme sans but lucratif et ainsi faire une vraie bonne action.
      La Presse et PKP peuvent donner cela sans créer de trou dans leur portefeuille corporatif (2,75 $). Donc qu’ils donnent et arrête de faire passer son “personnel” pour des prix.

    • Oups 2,75 M$ plutôt

    • Pourquoi y-a-t’il tant d’enfants qui ont faim, pourquoi le gouvernement ne s’occupe-t’il pas des problèmes de pauvreté? Si le gouvernement faisait sa job comme il faut, nous n’aurions pas besoin de Guignolées. Au lieu de mettre l’argent dans les armes, les guerres en Irak ou en Afghanistan, par exemple, ces milliardsde $ pourraient soulager bien des familles démunies.

    • En fait, je ne paierais pas pour passer du temps avec vous. Oh, à la limite je vous paierais la première broue si vous m’honorez de la deuxième tournée… Pas que je ne vous apprécie pas. Mais franchement un de mes amis écrit aussi bien que vous (pas dans les médias) et c’est ce que ça me coûte pour passer du temps avec lui!

      Pour revenir au pic de générosité du temps des fêtes, il y a effectivement une effervescence dans le business du don. Oui, le business. Il faudrait faire une liste de toutes les sollicitations qui assaillent un individu dans l’année. En partant du quêteux ordinaire, en passant par l’étudiant qui veut financer son voyage humanitaire au Honduras, du sportif qui veux financer son équipe, de l’école qui veut plus d’équipements, d’une religion qui veut votre bonheur, de votre Alma Mater qui tente de vous convaincre que votre diplôme vaudrait plus si nous pallions au sous-financement, de la fondation de toutes les maladies possibles et pour terminer avec cette grande guignolée apothéotique où votre gang va causer une congestion sur tous les ponts un beau matin.

      Y a-t-il quelqu’un pour me convaincre, qu’en plus de 53% de mon salaire que je remets à l’État pour redistribution aux plus démunis, je doive me saigner pour autrui dont 40% ne paie pas d’impôt sur le revenu? Mes neurones miroirs de l’empathie n’ont plus de tain.

    • Rien n’est parfait et incidemment il serait merveilleux de rêver que tout au long de l’année les médias fassent le procès des causes de la pauvreté plutôt que de ne sortir une seule fois montrer le beau linge. Ceci dit, reconnaissons que les sommes amassées sont des plus utiles.
      Il ne faut donc pas bouder son plaisir de donner et de jouer le jeu, il y a des gagnants finalement.

    • …Je comprends ceux qui se posent des questions, non pas sur la collecte de fonds en tant que telle mais sur les «enchères de la charité» et tout le tintouin qui entoure ce type de quête racolleuse.

      Quand j’étais à Montréal, je ne manquais jamais de contribuer à la Guignolée ainsi qu’à Centraide. Par contre, j’ai toujours été quelque peu perplexe voire rébarbatif devant cette histoire «d’encan des célébrités». Ce n’est pas que je n’aurais pas eu les moyens de tenter le coup sur un «lot» présentant un intérêt. C’était juste que je trouvais étrange la tournure que cela prenait.

      Je ne connais pas le profil financier complet du lectorat de La Presse ni celui des auditeurs de la SRC mais je connais celui du contribuable Québécois. Avec quelque chose comme 2-3% des contribuables qui déclarent des revenus supérieurs à 100K$,et un bon 60% sous les 30K$ j’ai toujours été mal à l’aise avec ces appels à la fois aux lecteurs d’un grand journal et aux auditeurs d’une radio publique à s’intéresser à des «produits» avec des mises débutant déjà à mille dollars et plus.

      J’entendais hier matin sur la Première chaîne des remarques à l’effet qu’une mise de 4000$ sur un lot quelconque, et dont j’oublie le détail, était tout à fait insuffisante. Et le reste de la démarche me semble à l’avenant.

      Je comprends la bonne volonté derrière le geste mais j’ai comme l’impression que l’aspect «marketing de la charité» est en train de prendre le dessus. Tout ce tintamarre qui entoure les «gagnants» de tel ou tel «lot humain» peut porter à penser que ceux qui ont les moyens de miser de telles sommes sont davantage à la recherche du «quart d’heure de gloire» de Warhol qu’un reçu de charité.

      Et il y a des fois où je me dis que le bien ne fait pas de bruit et que le bruit ne fait pas de bien.

    • Je suis solidaire pour tous les actes de charité, toutefois, si on estimait le coût publicitaire de cette charité et qu’on le donnait en argent sonnant et trébuchant a ceux qui en ont besoin???
      Et si ces grands qui se mettent aux enchères donnaient déja aux oeuvres ce qu’ils estiment bon??
      Et si ces compagnies qui nous volent chaque fois..encore plus de nos maigres pécules limitaient leurs budgets de communication pour en donner???

      Au fait , l’argent ramassé par tous les organismes caritatifs est il dépensé d’un coup ou dort il le plus souvent dans des comptes en banque???

    • La plupart de ces ventes aux enchères récolterait les même montants si elles n’étaient pas liées à la guignolée.
      Si les gens sont rendus à ne plus donner sans rien recevoir en retour, la solidarité n’existe plus.

      Mais bon, je suppose que c’est mieux de marchander l’aide aux démunis que de pas en avoir du tout.

    • Stéphane Baillargeon a bien résumé ce que je pense de ce “freak show médiatique” qu’est “La Grande Guignolée des médias”. Non mais quelle belle bande d’hypocrites vous faites vous les médias. Ça se “bitche” et se tire dans le dos à qui mieux mieux, et soudainement pour 1 journée on est “tous beaux et gentils”.Le lendemain (2 décembre) la SRC et TVA vont recommencer à se “bitcher” pendant que les médias de Gesca et de Québécor vont poursuivre leur petite “gué guerre” par chroniqueurs interposés.

      Je suis bien d’accord avec le geste posé par blogueur “gillesfpelletier”. Moi ma cause c’est la “Maison l’Auberivière” qui vient en aide aux personnes itinérantes en leur fournissant nourriture et réconfort. À chaque année, je leur fait parvenir une modeste contribution en me disant que ça pourra au moins aider un de ses “écorchés de la vie” à avoir un repas chaud.

      La pauvreté n’est pas un phénomène “d’une journée” et pour lequel les médias et les artistes essaient de se donner bonne conscience en organisant une “grande messe de la pauvreté”. Les médias devraient en parler tous les jours afin de nous sortir de notre confort et de notre indifférence. Regardez votre réaction quand vous voyez une personne quêter sur le coin d’une rue. Vous détournez la tête et vous ne lui versez (évidemment) pas un sou. Et soudainement, lors de”La Grande Guignolée des médias”,vous avez le “coeur sur la main” et verser du fric dans la chaudière de l’artiste ou du journaliste planté sur le coin de la rue. PITOYABLE.

      Désolé de crever votre bulle mais votre hypocrisie me lève le coeur. Bravo à monsieur Baillargeon pour avoir dit tout haut, ce que pense bien des québécois au regard de ce “freak show” bas-de-gamme.

      Gilles Morissette
      Québec

    • Monsieur Jeanpeutpu, je devrais aller prendre une bière avec vous, je partage 100% votre point de vue.
      Le texte de M.Lagacé dit: “ce qui prime, c’est la classe moyenne, surtout la classe moyenne, juste la classe moyenne.” J’espère qu’elle prime sacrement, C’est elle qui paye pour les pauvres et… les riches. Elle se fait baiser sans amour à tour de bras.

    • Je donne beaucoup aux organismes de charité, et j’ai les reçus pour le prouver. Cependant, je déteste quand on bloque ou ralentit la circulation pour placer au beau milieu de la rue une personne (anonyme ou célébrité) armée d’une chaudière chargée de me forcer la main. Il doit y voir moyen de recueillir des fonds ou dons sans “achaler le peuple!”. Organisez des journées “portes ouvertes”, n’importe quoi, mais, de grâce, enlevez-vous du chemin!

    • Je me suis fais un ami dans mon nouveau village perdu au milieu de nulle-part.
      Il travaille 15 heures par jour. Il ramasse de la “ferraille” et va la revendre. Il est bûcheron de métier, alors il bûche, parfois pour 4 sous. Il aide tout le monde mal pris. T’as besoin d’aide ! Tu lui téléphone. Il est là!
      Il est sur le BS.

      Je l’invite à souper de temps en temps. Surtout à la fin du mois. Je sais qu’il n’a plus rien.

      Cet homme m’apprend tellement de choses ! De par sa bonté évidente et parce qu’il sait ce que la survie représente.

      Je suis heureux que mes impôts aident ces gens.

      C’est tout.

    • On devrait prendre le 2,75millions, le détourner à toutes les années pour l’investir à la bourse, surtout dans l’armement pis l’pétrole. Au bout de quelques années juste redistribuer la plus value aux pôvres, finie la Guignolée, au moins ça obligerait les médias à être plus créatifs pendant cette période et nous d’être moins hypocrites p.c.q dans l’fond, les pôvres, on s’en câ..ce!

    • Et voilà on dilue l’important entre un lot d’insipides âneries… Durant combien d’heures nos grands commentateurs vont-ils s’époumoner à commenter l’un ou l’autre fait divers sans importance alors que l’on accordera, généralement, que quelques instants pour passer en catimini ce qui importe et pourrais faire la différence. Et oh! par ailleurs il ne faudrait certes pas déprimer les “consommateurs” déjà fort éprouvés, avec des portraits vibrants de l’absolue réalité parfois trop lourde à avaler, cela pourrais ralentir leurs ardeurs et donc déplaire aux acheteurs de campagnes publicitaires ” faut pas faire peur au monde” . Il est un excellent livre qui est paru, aux Intouchables si je ne m’abuse, sur l’histoire du journalisme et de l’information ou il est clairement établit que ce sont, dans la plus large proportion, toujours les mêmes histoires, les noms changent, les lieux aussi, de faits divers sans conséquences que l’on nous présente en rafale ” propagande du vain et ridicule relatif” tant et tellement que cela escamote totalement, ou presque, ce qui est significatif. On va par exemple parler durant des semaines d’une pauvre personne disparue, pendant que de par le monde par centaine de milliers, à chaque mois il en disparait… à cause de la guerre, de la famine, de l’injustice et la misère. Mais ça, en rafale ça déprimerais trop les gens ou encore, les pousserais peut-être en trop grand nombre à s’indigner dans les rues… on ferme les yeux on continue nos vies d’autistes tranquillement. Dans le film Amen, de costa-gavras ou l’action se déroule durant la deuxième guerre mondiale, il est une scène édifiante ou un jeune curé arrive au vatican et raconte qu’il à vu des juifs se faire brûler par centaines de milliers, le cardinal à qui il partage la chose lui dit : “ne dites jamais ce chiffre il est trop grand les gens ne vous voudrons pas vous croire”.

    • @ ceux qui on les moyens de critiqués.

      Et si on demandait a ceux qui recoivent un peu plus grace a la Guignolée des médias?? Vous pensez qu’ils feraient la fine bouche ? Peut importe la raison pour laquelle c’est organisé, c’est le résultat qui compte 2.75 millions de raisons.

      Pierre Kavanagh

    • Mes dons de charité sont faits en bonne partie: Moisson Montréal, Le Bon Dieu dans la rue, le Club des petits déjeuners, la Tablée des chefs et Cuisiniers sans frontières. J’ajouterai peut-être Amnistie internationale.

      Désolée mon beau Patrick, pour avoir la chance de manger avec moi, il va falloir attendre LOL.

    • Je nomme les organismes pour inciter d’autres personnes à faire comme moi.

      La clientèle des banques alimentaires a augmenté de 26% par rapport à 2010.

      La guignolée c’est juste à Noël. Les enfants vont à l’école le ventre vide toute l’année.

    • Yesss! Y vont avoir de la dinde pour le 25 décembre!
      Y va rester juste 364 autres jours à se poser des questions sur les causes de cette pauvreté!

      Pour les références aux impôts payés, votez pour un gouvernement qui va construire une infrastructure informatique afin d’établir une vraie transparence des dépenses et un pouvoir qui va lutter contre l’évasion fiscale et vous allez payer moins d’impôts car la corruption sera moins facile.

    • absolument d’accord avec votre conclusion…et bien content de vous l’entendre dire

    • quand je me questionne à savoir si j’exprime bien le fond de ma pensée, je lis alors les courriels de jeanfrancoiscouture et je balbutie :
      ” c’est exactement ça que je veux dire ”
      bravo.
      yg

    • “À tel point que ça fait trois ou quatre ans que La Presse me soumet aux enchères, avec d’autres collègues, pour l’événement. Mais chaque année, je me sens bizarre d’être ainsi mis à la disposition du plus offrant, comme si j’étais une sculpture disponible via une vente aux enchères de Sotheby’s. Chaque année, je suis fasciné de voir que des gens paient des centaines de dollars pour passer quelques heures avec un gars qui ne fait rien de plus qu’écrire dans le journal.”

      Ah bon, vous répondez quelque peu à mes interrogations. Entre autres, à savoir comment on se sent lorqu’on est mis aux enchères de la sorte.

      Pour plus de détails, voir mon commentaire de 9:27 sur le blogue de votre collègue Marie-Claude Lortie. Enfin, si ça vous intéresse…

    • Le danger, il vient notamment de ce que les bénéficiaires de ces services caritatifs sentent qu’ils y ont droit sans condition, au point de se plaindre ouvertement, comme des consommateurs qui auraient payé de leur propre poche pour ce qu’ils reçoivent gratis.

      Ce que tu reçois gratis, ça demande un simple merci, empreint d’humilité.
      Point final.

      En ma qualité d’employé d’une entreprise qui donne vraiment beaucoup, je vois des courriels de plainte arriver qui me font sérieusement rusher. Des bénéficiaires indirects de notre générosité envers des organismes redistributeurs locaux viennent se plaindre chez nous, avec un aplomb désarmant et une hargne hallucinante, de leur absence de contrôle personnel sur la nature de ce qu’ils reçoivent.

      Ma grand-mère appelait ça des “quêteux montés à cheval” et je commence à lui donner raison.

    • “Est-ce que la personne qui paie 2000$ pour aller pédaler avec Foglia aurait donné cette somme à un organisme de charité, pour Noël ? ” ll faudrait lui poser la question.

    • “une soirée champagne, une sortie en Rolls-Royce”. Une loterie, quoi! Une loterie aux lots luxueux en contradiction totale avec le combat contre la pauvreté.

    • imandiaz

      30 novembre 2011
      18h50

      Nul ne peut tenir toute la misère du monde dans ses mains.

      En sauver un….. un seul !

      Pensez-y !

    • @q.terreux 18h47

      Voilà ce que c’est la charité. Point. Je vous lève mon chapeau.

    • Quelques notes:
      - C’est Shanghai pas Shangaï;
      - Ceux qui disent que c’est la job du gouvernement, juste une note, le gouvernement c’est nous pas le voisin;
      - Il n’y a rien de commercial pour les médias de faire cet événement. Ils n’y gagnent rien. Tu n’a aucun avantage quand tes concurrents font pareils;
      - Les études montrent qu’année après année, le Québec est bon dernier au Canada pour la charité, en pourcentage et en montant. À $609 nous sommes même loin de l’avant-dernière (Ile du Prince Edward à $959). Donc loin derrière l’Alberta ($2274), La C-B ($1820) et l’Ontario ($1772). De plus les Canadiens sont loin derrière les américains. Comparativement aux États américains, le Manitoba arriverait au 35e rang. En fait les gens du Utah ont donné 10 fois plus que les Québécois.

    • Les zartisses et communicateurs n’ont pas le choix: il faut le faire, un point c’est tout.

      Laissez-moi tout de même trouver ironique que certains artistes ruinés et miséreux soient sollicités pour participer à ce cirque de la charité. J’en ai vu tant dans l’autobus, mal habillés en hiver, hâves et tout de même souriants…

      Monsieur Boisvert, je vous apprécie de plus en plus. Vous avez le sens de la rigueur et un certain courage.

      Le sens de ces enchères est probablement tout petitement humain : le plaisir de donner pour un repas avec une personne que l’on lit chaque matin ne serait rien s’il n’y avait en même temps un merci implicite. Oui, la charité comme tout autre geste a parfois besoin d’un auditoire, non pour se vanter mais seulement pour se sentir apprécié.

      N’importe quel parent le sait, le mot merci est une denrée rarissime et il fait du bien en ta. Si donner peut correspondre à une folie en même temps, c’est toute notre adolescence qui remonte en nous. D’accord, ce n’est pas “grand” mais c’est humain et gentillet.

      Je vous remercie de faire la pute, monsieur Boisvert. Je vous permets même de sortir un peu plus le genou de votre magnifique jupe bien fendue. C’est cute.

      Ceci dit, qui a dit que l’industrie de la charité ne sert pas les intérêts de quelques capitalistes ? C’est une évidence plate.

      Ils sont fuyants, se cachent derrière leurs faiseurs d’image, ils foutent leurs employés à la porte dès que ceux-ci essaient de se syndiquer, ils sont débrouillards mais surtout combinards, ces petits bums de ruelle en complet trois-pièce, mais ce n’est pas une raison pour ne pas embarquer dans leur jeu quand ça peut aider.

      Laissons-les se parer de beaux sentiments à quatre piasses la livre et faisons au mieux. De toute façon nous voyons bien que l’empereur est nu, à moins de faire partie des râleurs imbéciles… n’est-ce pas jeanpeutpu ? À toi en particulier : tout le monde a un ami qui écrit mieux que les journalistes. Ceux-ci écrivent vite et sous pression, ils commettent des bévues plutôt savoureuses. Je comprends que tu n’aies aucun besoin de partager un repas avec l’un d’entre eux. Moi non plus. Je veux seulement te faire remarquer que si l’on prélève 53% de ton salaire, c’est que tu manges bien tous les jours. Tant mieux!

      Mais voudrais-tu je te prie aller roter ailleurs que dans ma face ? Je suis contractuel et je n’ai aucun droit à l’assurance-chômage ni au BS. Je n’ai jamais demandé d’aide parce que d’autres en ont plus besoin que moi. J’ai faim et c’est à coup d’acharnement que je nourris mes trois enfants, parfois à mes dépends. Eux ça va, à part le fait qu’ils vivent avec un père sur la brèche et que ça les inquiète mais ça ne nous empêche pas de nous marrer en masse. Par contre je ne suis pas sûr qu’ils te trouveraient le moindrement intéressant, que tu n’en puisse plus ou pas. Deux mots. L’un commence par F et l’autre par y.

      Eh que ça fait du bien d’en replacer un des fois!

    • S.V.P., Laissez les faire, cela leur fait tellement de bien

    • J’ai parfois l’impression qu’aujourd’hui, les gens ne donnent rien à moins d’avoir quelque chose en retour (une bébelle) ou que leur nom apparaisse quelque part (regardez-moi).

      Cela leur prend un grand gala ou une grande fête où ils peuvent participer (en remplacement de la messe ?)

      Bien sûr, c’est mieux que de ne rien donner…

    • En même temps, tant qu’on guignole, le gouvernement sait qu’on en a encore plein les poches, et qu’il peut encore en pomper sans assumer son rôle.

      Bon, je suis bénévole, j’ai toujours été bénévole. Mais à titre individuel.
      Quand ça devient une institution dont l’État peut être sûr, on s’enlève quelque chose, il me semble.

    • J’ai encore en mémoire un commentaire de ma grand-mère il y a une vingtaine d’années au sujet du lait distribué dans les écoles, elle qui a élevé 10 enfants avec très peu de moyens sans rien demander à personne. “Y a pas un enfant au Québec qui n’a pas les moyens de déjeuner le matin. C’est une question de priorité de la part des parents”.

      Prenez la circulaire et faites le calcul: un oeuf, 2 tranches de pain et 250ml de lait par jour pour environ $3.50 par personne par semaine. Eeuuh, combien au juste le paquet de cigarettes qu’ont les moyens de s’offrir ces “pauvres”?

    • @q.terreux 18h47

      Je vous lève mon chapeau moi aussi. Votre commentaire tout simple m’a touché droit au coeur.

      J’ai aussi un ami dans la même situation et qui est toujours prêt à aider les gens qui en ont besoin. Même avec seulement quelques dollars dans ses poches, il réussit à donner un ou deux dollars à des itinérants sur la rue car il se dit que lui, même s’il est sur le BS, il a au moins la chance d’avoir encore un toît sur la tête. Quand il voit quelqu’un qui n’a rien à manger alors que lui vient de s’acheter une simple baguette de pain pour son repas du midi, il lui en donne la moitié. Il m’aide aussi à faire des travaux chez moi alors que je n’ai pas les moyens de le payer. Mais, à l’occasion, je mitonne de bons petits plats simples qu’il apprécie. Bref, c’est l’homme le plus généreux que je connais. Et aussi un vrai système D sur deux pattes. Il est capable de faire beaucoup avec peu. Et il m’apprend beaucoup, tout comme votre ami le fait avec vous.

    • En réaction à ce blogue, je n’ai qu’un seul mot:”Centraide”… J’ai donné pendant plus de 25 ans et suite aux révélations apparues cette semaine concernant les coupures que Centraide a effectués envers certins organismes qui pourtant avaient fair leurs preuves, je me barre de toute forme d’action caritative. Le “Power trip” qui sévit actuellement chez Centraide n’annonce rien de bon du côté de la Guignolée… Triste constat que d’avoir à s’en remettre au Gouvernement pour qu’il fasse sa job… Moins d’enquêtes coûteuses et plus d’investissement dans la pauvreté peut-être?

    • @q.terreux

      Veux bien, mais une certaine notion d’efficience doit néanmoins prévaloir. Je comprends mal pourquoi votre ami qui échappe au fisc devrait m’émouvoir. Si ton village ne t’offre plus de perspective d’emploi, ben, déménage où ya d’la job!

      Si le marché existe pour le noir, il existe tout autant pour le transparent. Suffit de faire changer une couple de règles.

    • jenfrancoistrottier

      Je seconde tout ce que vous dites. On est un peu dans le même bateau.

      Le problème avec la charité, c’est quand on est obligé d’en demander, on perd sa dignité. Et on perd aussi son pouvoir de choix et c’est dure à accepter.

      Verret est sans s’en rendre compte (et sans l’avoir demandé) dans une situation de pouvoir. Le pouvoir décisionnel que les pauvres n’ont plus.

      Le pouvoir de la dame patronnesse qui juge les «ingrats».

      Je comprends votre côté de la médaille et vous n’avez pas tort, mais comprenez le leur.

    • c’est que quand

      c’est dur à accepter

    • Et c’est ce que je n’aime pas dans la tendance de la droite à vouloir remplacer le mandat social de l’État par la charité privée. Les donateurs de drette imposent leur morale aux gens (quoi? vous vous êtes acheté des cigarettes?… mais quand c’est ton seul plaisir…). C’est souvent fait d’une manière extrêmement humiliante (mais pas toujours).

      Quand c’est l’État qui redistribue, c’est impersonnel, des fois trop d,ailleurs. Il n’est pas censé y avoir de discrimination. L’État représente les citoyens solidaires qui s’entraident.

      Il y a place encore pour la «charité» (j’haïs ce mot… souvent beaucoup d’hypocrisie, de jugements). mais pas pour TOUT faire.

    • La guignolée des médias, comme toutes les collectes de fond un tant soit peu sexy, est à la pauvreté ce que le proxénétisme est à l’amour.

      Si on se souciait des exclus au Québec, on cesserait de gémir continuellement – y compris dans les médias qui pratiquent la compassion à l’approche des fêtes – contre le taux d’imposition fiscale trop élevé, les taxes, les assistés sociaux, les marginaux.

      Si on se souciait des exclus, on demanderait à payer plus d’impôt, pas moins, en sachant très bien que la meilleure redistribution qui soit, c’est celle de l’État, qui pourrait alors fournir : de meilleurs soins de santé, un meilleur système d’éducation, des pensions de vieillesse plus généreuses, augmenter l’aide sociale, mettre plus d’argent dans le fond de lutte à l’itinérance, et tutti quanti.

      Mais non, on trouve toujours qu’il y a trop d’État, trop de BS, que les étudiants sont des profiteurs, les fonctionnaires des gras durs, que les impôts sont trop élevés. C’est un leitmotiv repris par tous les chroniqueurs, sauf Foglia qui reste fidèle à ses valeurs.

      Mais tous ces hypocrites sont bien content de se sentir mieux en versant une petite dime à la cause de leur choix (dont 40 à 80% va en frais d’administration, sauf chez Centraide) en se disant qu’il font leur possible et qu’au moins “ça ne sert pas aux pauvres à se payer une bière”.

      Désolé de gâcher le party, mais jamais je ne donnerai quelques sous à un animateur de tv hyperactif dans le métro parce qu’il fait “sa” journée pour la bonne cause.

      Ma façon a moi de contribuer à la société et à lutter pour l’égalité des chances, c’est ne cherchant jamais aucun échappatoire fiscal, pas même par des REER. Je ne veux pas sauver d’impôts. Je serais même prêt à en payer plus, si on me présentait un véritable social-démocrate comme chef de parti.

      Et en passant, juste pour prévenir les commentaires idiots, je fais partie de ceux qui en paient beaucoup parce qu’ils gagnent beaucoup.

    • @louisjean et autres – La guignolée des médias est quelque chose d’assez récent, mais le besoin de guignolées se fait sentir depuis longtemps. “La première guignolée québécoise aurait été organisée par la Société de Saint-Vincent-de-Paul, une organisation charitable catholique, en 1861 ou 1862.” (selon Wikipedia) Il y en aura toujours, des démunis, et certains sont vraiment victimes de tragédies que nous ne souhaiterions à personne.

      @verret – ce que vous racontez de gens qui se plaignaient de ce qu’ils avaient reçu de vos employeurs ne me surprend pas. Ayant travaillé il y a très très longtemps dans les services sociaux du milieu juif (un CSSS juif à part existait alors), je me souviens justement une époque de Noël où un monsieur est venu quêter à nos bureaux. Il n’était pas juif, se promenait en auto, demandait à une collègue de l’aide et vu qu’il n’était pas du tout “desservable” par ce CSSS, elle essayait quand même au maximum de l’aider en lui suggérant les banques de nourriture en existence, etc. Le bonhomme répondait presque toujours qu’il était allé à cette banque-ci, cette banque-là, mais qu’ils n’avaient rien d’intéressant… Disons que ma collègue était bien plus patiente que moi vis-à-vis ce genre de personne, car elle avait trouvé moyen de lui dégoter 50$ d’un fonds spécial d’urgence. Quant à moi, il n’aurait absolument rien eu! On disait chez nous: “à cheval donné, on ne regarde pas la bride…”

      @subtil2×4 – De nos jours, ce n’est pas nécessairement une faute de priorisation de la part des parents, mais une totale ignorance de comment budgeter, comment préparer de la nourriture à petit prix, comment déterminer que le sac de chips à 1,29$ coûte bien plus cher au poids qu’une bonne vieille patate. Votre grand-maman avait plein de GBS, trop de parents de nos jours n’ont pas reçu ce don en cadeau. Une grosse poche de flocons d’avoine, des bananes à 0,50$ la livre, une douzaine d’oeufs, du pain (mais pas le tranché épais! ça ne dure pas et ça engraisse plus!), deux litres de lait, puis de l’eau du robinet, ça peut bourrer bien des creux du déjeuner. Pour les autres repas, des carottes, des pommes de terre, du chou, de la viande hachée en spécial, ça nourrit assez bien. Pour des gâteries, un gros sac de farine, du sucre, du beurre acheté à 2,99$ la livre en spécial (ou de la margarine au pis aller), et encore des oeufs, un peu de vanille, et le tour est joué. Bien meilleurs que les biscuits “cheap” à 2,99$ le sac!

      Quand on a tout ce qu’il nous faut et un peu plus, on peut quand même choisir de donner quelque part.

    • La classe moyenne et ses tondeuses, elle vient faire quoi dans la bizness de la charité, le cynisme change de place, autrefois c’était la guignolée, maintenant c’est contre la classe moyenne qui s’en prend selon vous, aux méchants communissss. Vous M. lagacé qui être une vedette des médias, pourquoi pas animer un Chanel poverty, vous seriez vraiment chouette à culpabiliser à longueur d’année la classe moyenne qui paie plus que sa large part d’impôts de toutes sortes. Ce serait une bonne façon d’augmenter le poids médiatique de la pauvreté.

    • Je trouve le cynisme ambiant assez déprimant. Que ce soit par rectitude politique, par charité chrétienne, par calcul d’image ou juste pour faire comme les autres, un don est un don. C’est pas parce qu’ils en ont besoins le reste de l’année qu’ils en ont moins besoin à Noel.

      Mais on est très efficace pour se trouver des excuses pour pas contribuer…

    • Pourquoi déverser ici son fiel, quand il était d’abord question de charité, de don, de partage.
      Si nous trouvons le moyen employé malhabile, ou autre, pourquoi ne pas fournir plutôt une idée, le début d’une façon différente de faire (ne serait-ce qu’afin que le blogue soit agréable à lire, constructif par exemple !).

      Je ne suis aucunement en désaccord avec la Guignolée annuelle des médias montréalais, même que je trouve plutôt sympa que cela se fasse au milieu de la rue une matinée de semaine.
      Je suis persuadé que les intentions de vous tous, des médias, sont louables et spontanées,
      et qu’il n’y a pas de plan tordu derrière cet événement somme toute plutôt festif !
      Seulement pour faire suite à ce que vous écrivez vous-même ici haut :

      Monsieur Patrick Lagacé pourquoi ne prendriez-vous pas à votre charge, dès maintenant
      1er décembre 2011, le projet de rédiger, environ deux fois par semaine, vos chroniques en traitant de phénomènes systémiques qui causent et aggravent la pauvreté :
      ce serait plus que chouette, ce pourrait être “éveillant” – Coriolan G.

    • Une personne d’origine haitienne travaillant dans le milieu communautaire m’avait déjà dit:“ìl ne faut pas donner du poisson aux gens qui ont faim mais plutôt leur montrer à pêcher“ .Tant qu’à moi,elle a bien raison..

    • Le fm93 est un média participant. Son animateur du matin Sylvain Bouchard est réputé pour ses propos acerbes contre les démunis. Cette station fait preuve d’incohérence, d’une éthique à deux vitesses.
      La grande guignolée des médias est-elle fière d’y être associée?

    • Bonjour,

      Tout de même curieux qu’on associe « la Guignolée annuelle des médias montréalais » à la générosité alors que l’appellation de cette activité relève du plus pur égoïsme, comme si ce n’étaient que les gens du milieu des médias qui donnaient.

      Monsieur, les médias font appel à la générosité du grand public.

      Dans ce cas, pourquoi pas plutôt : « La Guignolée annuelle des médias et du ««« grand public »»» montréalais » ??? Avant de nous demander de donner, commencez donc, vous gens des médias, à partager votre supposée générosité.

      Daniel Verret (nadagami)

    • Avec l’installation a demeure des Conservateurs dogmatiques à Ottawa, la notion de charité va prendre de plus en plus la place de la justice sociale et d’un meilleur partage des richesses collectives. Dans ce contexte, la guignolée des médias vient renforcer davantage cette pratique du moyen-âge qui voulait que les seigneurs et les puissants fassent manger le peuple affamé dans ses mains et malheur à ceux qui voulaient se révolter contre ces pratiques humiliantes.Comme résultat final, ça donne bonne conscience à tous ces participants et une plus grande notoriété aux artisans des médias mais ça ne règle en rien la masse de plus en plus pauvre chaque année.Les traders,banquiers, opérateurs financiers sont toujours les grands gagnants du système et rien ne semble les arrêter dans leur course aux $.

    • “…charité c. politiques publiques …” Je trouve votre citation, au contraire, toujours très d’actualité. Pas seulement pour l’implication des médias dans la guignolée mais de la présence de toutes sortes de corporation dans la charité, charité étant pris ici au sens large du terme. Ma fille a été malade pendant plusieurs années. Il y a du soutien durant toute l’année mais c’est vrai que durant le Temps des fêtes, ça déborde. Un enfant malade n’a pas besoin d’un 8e toutou dans son lit. Mais comment, en tant que parent, ne pas sourire et dire merci à la gentille madame avec son chapeau de père Noël qui vient “soutenir” les enfants malades durant cette période de l’année si cruelle pour un enfant malade….Par moment je ne trouvais aucune autre solution que de me sauver de la chambre de ma fille et me faire remplacer par un autre membre de ma famille. Car si on a la désobligence de refuser le cadeau et dire “non merci” ça fait de nous des pas fines, des anti-sociales et lorsqu’on vit 12 mois par année dans une chambre d’hopital avec son enfant, les étiquettes sont parfois difficiles à endosser. On ne veut surtout pas provoquer un tort qui nuirait à notre enfant.

      Cette longue tangente pour expliquer que la charité est malheureusement bien mal soutenue et gérée. Et oui les entreprises utilisent la maladie et la pauvreté pour se faire une belle image sociale. Il y a bien d’autres façons de se faire une image, et la pauvreté vend moins bien que dit la firme ?? Alors demandez donc à n’importe quelle firme de ne pas s’impliquer dans un secteur de charité, rien que pour voir pour le fun ??? De quoi auront-ils l’air ?? Ça fait partie du “package” la charité.

      J’ai déjà participé à une distribution de panier de Noël avec dans l’idée de remettre un peu de ce que j’avais reçu par le passé. Une autre participante de la distribution se frustrait que la personne qui recevait notre panier n’était pas courtoise et ne nous remerciait pas bien bas, tel qu’enseigné dans nos cours de religion par les bonnes soeurs, les pôôôvres qui remercient bien bas les gentils riches qui donnent quelques miettes pour se faire bonne conscience. J’ai bien rigolé en me souvenant que j’avais eu la mauvaise idée de refuser le 8e toutou…!

    • Monsieur Trottier, si m’injurier apporte une satisfaction dans votre vie difficile, ne boudez pas votre plaisir. J’aurai au moins fait œuvre utile. On a tous des sujets qui nous font hérisser le poil. Moi, c’est les discours misérabilistes. Vous semblez avoir manqué l’essence de mon commentaire qui voulait souligner :

      1. L’incapacité de l’État à répartir équitablement la richesse
      2. Le nombre effarant de demandes de sollicitation dont nous sommes l’objet (dans mon cas au moins 30 par semaine)
      3. Que ce nombre fait en sorte que nous nous bâtissons une carapace qui nous empêche de nous émouvoir (d’ailleurs et pour ma part, votre situation n’a pas réussi à le faire)
      4. J’ajouterai que plusieurs organismes misent sur un discours culpabilisant pour recueillir des dons (du genre : vous êtes chanceux de roter, penser qu’il y en a qui ont faim –donnez généreusement)
      5. Que ma référence aux neurones miroirs visait à souligner que la plupart des gens donnent par empathie naturelle. D’autres, pour apaiser leur sentiment de culpabilité.

      Ceci étant, je préfère de loin le don de temps par le biais du bénévolat qu’au don d’argent plus éphémère par nature. Et vous monsieur Trottier, à défaut d’argent, donnez-vous de votre temps? Finalement vous avez oublié une variante à mon pseudo : « jean peut plus », ce qui représente un encouragement à l’amélioration.

    • J’ai toujours ressenti un malaise face à ce genre de cirque médiatique. Bien sûr, on nous sort l’argument canon: ça aide ultimement des gens dans le besoin. Peu importe l’intention derrière le geste, c’est le résultat qui compte. La fin justifie les moyens.

      J’ai connu moi-même la misère. Ma mère m’élevait seule, et nous étions sur l’aide sociale. Je me souviens qu’elle a dû avoir recours à la St-Vincent-de-Paul pour me donner à manger. Je me rappelle surtout de l’air vaguement méprisant de ceux qui se sont présentés, des questions indiscrètes auxquelles ma mère a dû répondre, de sa colère et de son humiliation qu’elle a dû contenir en leur présence, parce qu’elle avait besoin de leur argent…

      Oh, ça ne se passe pas toujours de cette façon. Sur un blogue dont j’ai malheureusement perdu la référence, une mère monoparentale racontait sa rencontre avec une gentille bénévole et sa fille, qui lui apportaient un panier de Noël. Ce qu’elle a ressenti pourtant, c’était aussi la colère et l’humiliation. Derrière la gentillesse, elle a bien noté le regard que ces femmes posaient sur elle. Elle n’était plus une personne, elle et sa petite fille étaient des « pauvres », vous savez, ces bibites démunies qu’il faut aider, en se sentant tellement de bonnes personnes soi-même… Dans le panier, des trucs disparates dont il était difficile de tirer des repas.

      Ce qui manque le plus à une personne pauvre, ce n’est pas la nourriture ou des vêtements chauds mais la dignité, et c’est précisément ce que la charité lui enlève. Dans une parabole audacieuse, « Assommons les pauvres », Baudelaire décrit sa rencontre avec un mendiant, à qui il donne une raclée. Le mendiant finit par se défendre et lui rendre la monnaie de sa pièce. Étant son égal, il peut désormais partager sa bourse sans porter atteinte à la dignité de l’autre.

      Je hais la charité. Elle ne devrait pas exister, tout simplement. Tout le monde devrait être utile, dans la mesure de ses moyens, tout le monde devrait avoir en retour le nécessaire. L’abbé Pierre a un jour rencontré un homme qui allait se suicider. Au lieu de le plaindre ou de le convaincre que la vie méritait d’être vécue, il a simplement dit à cet homme « j’ai besoin de toi ». Personne ne lui avait jamais dit une chose semblable. C’est ce qui l’a convaincu de vivre.

      Si nous vivions dans une société véritablement juste, nous aurions besoin de tous. Voilà le drame de bien des gens: personne n’a besoin d’eux et ça, la charité n’y change rien. Au contraire. Elle vous étiquette comme un « exclu » aussi sûrement que le mépris de certains finfins qui disent qui les voient comme des parasites trop paresseux pour travailler.

      Je déteste tout autant l’aide sociale pour cette raison. On ne devrait pas avoir à aider les gens, mais à s’entraider. Chacun devrait avoir le nécessaire, et même un peu de superflu, parce que chacun devrait être nécessaire. Parce que chacun l’est au fond, mais nous préférons traiter les gens comme nous traitons nos objets: comme des choses jetables.

      Tellement, tellement triste, toute cette charité…

    • Je n’aurais jamais les moyens de donner autant d’argent pour passer quelques heures avec une personne comme vous. Et sans vouloir vous blesser, je n’y verrais pas tellement d’intérêt.
      En contrepartie, mon chum et moi passons beaucoup de temps à aider des personnes dans le besoin.
      Nous en avons “adopté” quelques unes que nous invitons régulièrement à souper; que nous déménageons gratuitement lorsqu’elles se font expulser de leurs logements; à qui nous trouvons des vêtements, des meubles, des jouets pour les enfants ou des articles ménagers; à qui nous montrons à cuisiner et à trouver des ressources alimentaires.
      Chaque dimanche soir, nous faisons la tournée des rues de notre cartier pour récupérer la multitude de choux gras mis aux rebuts par notre chère société de consommation. Et nous n’avons jamais de difficulté à trouver preneur pour nos trésors.
      Et quand nous, nous avons besoin d’un coup de main, il y a toujours quelqu’un parmi eux pour nous aider. C’est comme ça que nous comprenons ce qu’est la véritable solidarité sociale.

    • Moi, ce sont les enfants de la DPJ qui m’attristent. Comment se fait-il qu’ils ne reçoivent jamais leur part dans le cirque de bonté de Noël? Les médias devraient faire quelque chose pour eux.

    • L’ensemble des partis politiques au Québec même au canada au comme client la classe moyenne. C’est elle qui consomme, paye des taxes, des impôts qui utilisent le plus de service de l’État. L’ensemble des politiques se construit autour de cette classe moyenne. Un nouveau pont, nouvelle route est une demande de cette classe sociale non des pauvres. La stratégie du gouvernement n’a jamais été d’éliminer la pauvreté, mais de maintenir une classe moyenne la plus large possible pour maintenir l’assiette fiscale pour son développement. L’ironie de la chose plus que les gens veulent réduire la portion de l’État plus la classe moyenne perd son poids politique. Qui va donner le plus aujourd’hui à la guignolée des médias la classe moyenne. Qui consomme le plus les médias, moi de la classe moyenne….On a réussi encore de parler des média non de la pauvreté dans ce blog

    • En ce 1er décembre, journée de la Guignolée des Médias, je ne me pose pas de grandes questions existentielles à savoir si c’est au gouvernement de payer pour les “pauvres”, si je paie déjà assez d’impôts comme ça, si c’est un business du don qui se met en place chaque année pour une journée seulement. Non. La seule pensée de ces enfants qui n’ont pas choisi de naître dans des familles qui peinent à survivre me suffit pour donner généreusement et m’impliquer bénévolement. Point final.
      Merci de penser aux autres et de donner généreusement.

    • @JPDM ,voyez-vous le 6000 dollards donnés dans un état américain ne pèse pas lourd considérant les services de santé, de garde, les couts d’énergie,les frais universitaires ect.. ce n’est exhaustif,payer grace a l’impot des québécois et j’en suis tres fiere et je fais parti de la classe moyenne . Y a pas un américain qui accepterais de payer ce type d’impot pour venir en aide aux plus démunies de leur société. michel lafrance

    • Moi c’est les bébés-ours polaires qui m’attriste. Que font les gouvernements pour eux, à Noël? Et les maudits médias, ils ne font que se faire du capital de PR en se prostituant juste une petite journée par année pour la cause des bébés-ours. Pis les gros riches corporatifs sont clairement derrière tout ça. C’est pour ça que je ne donne plus d’argent à Action-Bébés-Ours. Je me sens beaucoup mieux ainsi.

      Non mais tsé.

    • Tout ça est très bien. Continuez cette mascarade payante pour nos démunis.
      Reste que je préfère fournir ma contribution à un organisme qui génère moins de coûts et qui utilise des méthodes moins fashion ou affriolantes pour atteindre le même but.

      Quand on sent le besoin d’offrir des “cadeaux” pour s’attirer la générosité des gens, ça pose question sur l’authenticité de la dite générosité.

      Mais n’arrêtez rien puisque ça semble efficace.
      En autant que ça ne nuise pas aux vrais bénévoles qui remplissent ce rôle dans l’ombre, à longueur d’année.

    • verret

      30 novembre 2011
      23h10

      Ramasser des tonnes de ferraille qui rouille dans le fond des champs et aller la revendre au prix de gros dans des centres de récup ! Vous appelez ça du travail au noir ? Cet homme est né ici. Il a une 5eme année. Il a appris à bûcher étant tout jeune. Quand il obtient un contrat de “bûchage” en hiver, l’aide sociale qu’il reçoit est coupée ou diminuée. Avec 548 $ par mois le reste de l’année, seriez-vous capable de survivre ? Seriez-vous aussi prêt à aider les gens comme il le fait sans cesse. Réparer votre tracteur ! Repeindre votre galerie ! Vous conduire au CLSC en pleine tempête !

      Désolé de vous décevoir, mais depuis que je vis dans la campagne profonde du Québec, les mots solidarité et entraide sont de nouveau dans mon vocabulaire. Ici on sait encore ce que communauté veut dire !

    • M. Lagacé, je vous trouve étrangement moins critique envers la guignolée qu’envers l’aide internationale en Haïti. Pourtant, on pourrait tracer des parallèles et se poser les mêmes questions:

      à quoi ça sert, qu’en est-il des résultats?

      Après 11 ans de guignolée y-t-il vraiment moins d’inégalités sociales?

      “je ne vois plus l’événement comme un truc binaire, charité c. politiques publiques”
      Vous étiez beaucoup plus binaire dans votre série d’articles sur Haïti…

    • Pour ma part, M. Lagacé, j’aurais bien aimé pouvoir offrir à mon fils de 20 ans étudiant en communication la possibilité de passer quelques heures avec vous, je trouve l’idée géniale, mais c’est un peu au-dessus de mes moyens.

    • L’idée est de faire un gesdte d’amour, de solidarité.

      Genre pelleter les marches du vieux monsieur d’à côté. Lui faire une surprise quand il va se lever le matin.

      Quand j’étais malade ma voisine d’en face (un dame originaire de Trinidad) venait me porter des gâteaux, muffins, beignes…. Ils étaient vraiment bons! Mais le geste était super aussi.

    • q terreux stridulation

      ♥♥♥

    • Et pelletez ses marches tout l’hiver en vous arrangeant pour qu’il ne sache pas c’est qui =)

    • On a déjà de la misère à aider correctement notre famille et nos amis, à cause de notre manque d’écoute, de notre gêne, de nos idées préconçues. Vous pensez que ça va être plus facile avec un parfait inconnu?

    • C’est comme ma sœur qui est venu «gentiment» me mettre les vieux foulards de soie lettes de ma défunte mère dans ma boîte aux lettres (8 mois après le début de ma chimio!). Mes cheveux avaient déjà commencé à repousser.

      Ou comment faire de la place dans ses tiroirs.

      LOL

    • Vous me faites bien rire vous autres les journalistes,pour vous donner bonne conscience,vous partez des gignolées,mais dans vos écrits vous etes les premiers a dénigrer et planter les plus démunies de notre société dans vos écris : que ce soit des BS,de ceux qui ne peuvent payer leurs loyer et leurs comptes d’électricitées ou des étudiants qui ne peuvent plus aller a l’Universitée depuis que Charest a pris le pouvoir depuis 10ans. Cessez donc votre hypocrisie a 5 cents..!

    • Pour les médias, c’est de la publicité peu onéreuse… et il ne faut pas oublier qu’ils se servent de l’événement pour se donner bonne conscience… avant tout.

    • Vous avez bien raison Mr. Lagacé, 2.75M$ c’est beaucoup d’argent, et je suis contente de savoir que des gens de chez nous vont en profiter. Par contre, ce que je trouve dommage, c’est que les gens soient obligés de recevoir quelque chose en échange de leurs dons… n’est-ce pas un peu contre l’idée du don lui-même… Où est passé la simple générosité, l’acte gratuit ?

    • Guignolée, c’est parent avec guignol, non ? Selon le Larousse:

      Guignol: Familier. Personne qui fait rire par ses gestes, ses grimaces.

      Familier. Personne dont le comportement ne peut pas être pris au sérieux : Ce ministre est un guignol.

      Juste un commentaire, pas un éditorial…

    • Pourquoi se fait t’on bonne conscience une seule journée par année alors que ces memes personnes souffrent de faim 364 jours par année avec leurs maigre cheque d’aide sociale de 569$.par mois.?? Et que dire autant avec tous ces travailleurs(euses) au salaire minimum qui ont moins que celui sur l’aide sociale puisqu’ils ou elles ont des depenses de deplacements et que ca lui coute de quoi pour aller travailler et se ramasse au bout du mois avec rien a manger puisque tout y a passer ds son logement et son electricitee qui accapare plus de 70% de sa paye..!

    • C’est la job de tout le monde de faire sa part pour aider, y compris aux journalistes. Moi, ce que je n’aime pas dans ce genre d’exercice c’est l’impression que derrière la bonne action se cache un plan marketing déguisé et que si tout devait se faire dans l’ombre, sans la publicité qui va avec, je ne suis pas sûre que bien des entreprises donneraient autant! Donner aux pauvres à Noël me semble un peu dérisoire… une façon de mettre un “plaster” non pas sur les plaies de ces derniers mais plutôt sur les nôtres à l’idée de voir combien, dans une société qui se dit riche, de gens se retrouvent dans une situation plus que précaire. C’est une bonne façon d’oublier jusqu’à l’an prochain!

    • Ne vous méprenez-pas, au Québec on est aussi généreux que hors-Qc, même plus et à l’année. C’est que lorsque nous faisons la charité, en biens et services, ça vient du coeur, on ne le confirme pas par des reçus d’impôts, donc non comptabilisés comme chez nos voisins, surtout lorsque ces reçus sont gonflés, c’est la coutume chez-eux et dans leurs gênes, ¨capiche¨, vous voulez un dessin.

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