Patrick Lagacé

Patrick Lagacé - Auteur
  • Patrick Lagacé

    Patrick Lagacé aime le journalisme : « Cette profession permet de vivre des aventures et d'être payé pour le faire », dit-il.
  • Lire la suite »

    Mardi 1 novembre 2011 | Mise en ligne à 11h21 | Commenter Commentaires (83)

    Évidemment qu’il y a un droit au placard, Yves. Mais…

    Samedi, j’ai commis une chronique dans la foulée de la montée de lait de l’humoriste canadien Rick Mercer, à propos du suicide d’un jeune gay d’Ottawa. En gros, dans Les alliés involontaires, où étaient cités la journaliste Judith Lussier et l’humoriste Dany Turcotte (tous deux gais), je disais ceci: en restant dans le placard, les personnalités homosexuelles envoient un message, bien malgré eux: cette orientation sexuelle est honteuse. Mercer allait plus loin : les gais qui ne s’affichent pas, disait-il à son émission de la CBC, ne peuvent plus rester cachés.

    Qu’on se comprenne bien : je n’appelais pas au outing forcé de qui que ce soit. Le téléphone arabe dont parle Judith dans son blogue laisse entendre aussi qu’Urbania se préparait à révéler que X est lesbienne. Pas du tout. J’ai abordé la question avec Judith : Tu vas pas, petite sacripante, jouer aux charades pour que seul un Zimbabwéen soit incapable de deviner de qui tu parles ? Réponse : non, pas du tout. Heureusement, je lui aurais donné une fessée.

    Ce matin, dans sa chronique, Yves Boisvert répond à la mienne. Extrait :

    Mais en même temps, bien des choses n’ont pas changé complètement. On ne gagne toujours pas de concours de popularité dans les écoles secondaires en étant suspecté d’homosexualité. C’est justement pour ça qu’il faut demander aux adultes gais de se déclarer tels, nous dit-on. Sauf que pour plein d’adultes aussi il y a un coût ou la crainte d’un coût à se déclarer gai. La vie n’est pas un grand Tout le monde en parle où l’on s’échange des câlins entre gens raisonnables. Je me vois mal réclamer des autres l’obligation d’être un Martin Luther King de la machine à café. Il existe un droit de ne pas sortir du placard, pour un million de raisons. Parce qu’on a peur. Parce qu’on ne l’a pas dit à sa famille. Parce qu’on n’a juste pas le goût d’être un symbole.

    Ben non, Yves, il n’y a pas d’obligation à être un MLK de la machine à café, on le sait. Ben oui, c’est dur, pour un million de raisons de ne pas s’afficher, en 2012. Mais si nous sommes pour tomber dans l’exagération des métaphores des droits civiques américains, parfait, allons-y : quand Rosa Parks a décidé en 1955 qu’elle n’allait pas céder sa place à un passager blanc dans ce bus de l’Alabama, elle a posé un geste un million de fois plus brave qu’un politicien, qu’un artiste, qu’un journaliste, qu’un prof, qui décident de sortir du placard, ici, au Canada, en 2012. Alors je comprends que ce soit dur de s’afficher, mais dans le grand ordre des choses, dans le grand totem du courage, cesser de cacher son homosexualité en 2012, en ce pays, convenons que nous ne sommes pas dans certaines eaux plus glorieuses.

    Évidemment qu’il y a un droit à ne pas sortir du placard, Yves. Mais ce faisant, on contribue — bien involontairement — à ce climat qui fait qu’aujourd’hui, en 2012, dans ce pays ouvert et tolérant, les homosexuels sont encore surreprésentés dans les statistique de suicide. Que le bullying de jeunes dans des écoles comme celle de Jamie Hubley touche mille fois plus l’orientation sexuelle que la négritude. Je répète, au cas où le téléphone arabe ferait des siennes : ces gais cachés dans le placard CONTRIBUENT à ce climat, je n’ai pas dit qu’ils créent entièrement ce climat.

    Safety in numbers, disait le guide en Afrique du Sud. C’est ce qui explique pourquoi les bêtes dans la savane se déplacent en troupeau: pour faire face aux prédateurs plus efficacement. Un gnou égaré a plus de chances de se faire bouffer par une bande de lionnes que s’il se déplace avec mille de ses congénères. Pour les homosexuels, je prétends que c’est la même chose : plus il y a aura de gais sur le radar quotidien des jeunes — profs, directeurs d’école, concierges, flics, athlètes, politiciens, etc, etc, etc — moins la stigmatisation des Jamie Hubley de ce monde sera tolérée.

    AJOUT : Yves répond avec l’exemple, fort intéressant, d’un rugbyman hétéro qui combat l’homophobie à sa façon.


    • Salut Patrick,

      J’avais voulu hier soir émettre le même genre de réponse à Yves Boisvert, mais il est impossible d’en faire ainsi pour une chronique.

      Merci pour ta mise au point,
      Hunter

    • @ patrick Lagacé ~

      La seule faille dans votre argument est que, même si les homosexuel(le)s sortaient tous du placard en même temps, ils/elles resteraient quand même une minorité et, de ce fait, une cible pour tous les petits – et grands! – frustrés de ce monde qui ont besoin de rabaisser ceux qu’ils considèrent comme *différents* pour se donner l’impression d’être quelqu’un!

      Et si vous pensez que ça craint à l’école, imaginez un peu ce qui peut se passer dans une famille ou le paternel n’est pas très chaud à l’idée que fiston n’est pas comme lui…

      Y’en a encore plusieurs qui le prennent… personnel!!

    • exactement !!!!!

    • D’un autre côté, M. Lagacé, votre collègue a raison : la faute est du côté des hétéros. Logiquement, ce serait à eux de changer, pas le contraire.
      Si tout le monde était en dehors du placard, cela ne garantirait pas une nouvelle harmonie et la fin de l’intimidation. Le phénomène est global donc les changements doivent être globaux.

    • En 1957 l’auteur de science-fiction Theodore Sturgeon publiait la nouvelle «Le Singe vert», titre original anglais «Affair with a Green Monkey».

      Le «singe vert» du titre, fait référence à une expérience scientifique réalisée dans les années ‘50, où un singe «normal», parfaitement intégré à son groupe, est retiré de son groupe social, teint en vert puis réinséré dans son groupe.

      C’est le même singe, tout ce qui a changé c’est sa couleur.

      Immédiatement, les membres de son groupe se ruent sur lui et le tuent…

      Cette expérience est une des premières démonstration du caractère inné animal, irréfléchi et instinctif du racisme, et par extension de l’homophobie.

      Chez le primate comme chez l’humain son TRÈS proche cousin, la différence amène un réflexe bébête, animal, instinctif de rejet et d’agression.

      Dans sa nouvelle, Theodore Sturgeon nous illustre et dénonce de façon humaine et avec un certain humour, le rejet d’un individu que tous croient homosexuel, mais qui s’avère en réalité être un extraterrestre aux valeurs et au comportement différent des nôtres.

      Le «punch» de l’histoire, que je ne dévoilerai pas ici, doit être pris au second degré, mais toute l’histoire est un vibrant plaidoyer au droit à la différence et une dénonciation sans équivoque du réflexe bête et primaire de l’agression face à la différence.

      J’ai lu cette nouvelle dans les années ‘60, et je peux dire que c’est cette lecture qui a fait de moi un humain tolérant, ni raciste ni homophobe, bref cette petite histoire sans prétention a sans doute changé ma vie et fait de moi un être meilleur.

      Cette courte nouvelle (une cinquantaine de pages), facile à lire pour nos ados, devrait être au programme de français et de morale, dans toutes les écoles du Québec, lecture suivie de commentaires et de discussions.

      Je crois sincèrement qu’une telle initiative aiderait beaucoup à faire évoluer la conscience de nos enfants et aiderait à réduire le nombre de cas de «bullying».

    • Je ne suis pas du tout d’accord avec vous car vous présentez la révélation de l’homosexualité comme une ou la solution. Comme si ça réglait tout. La personne qui se fait intimider ou harceler parce que certains pensent qu’elle est homosexuelle ne sera pas nécessairement mieux traitée parce qu’elle s’est dite telle. C’est même dangereux, comme idée. Est-ce qu’on ne peut pas penser que l’ado s’est suicidé en se disant : “ben voyons, j’ai révélé mon homosexualité, et le harcèlement, les insultes n’ont pas cessé. Au contraire! Ça empire. Et je ne suis pas plus heureux ni mieux dans ma peau.”?

    • On a jamais mis en doute qu’une personne homosexuelle doive s’identifier comme telle pour défendre LA cause….

      Je crois au contraire, que l.orientation sexuelle des autres est tout simplement pas de nos affaires. Hétéro, gais, lesbienne, transgenres ou aux poteaux de téléphone, je m’en fous royalement et ça devrait être l’attitude de tous. Ça ne l’est pas présentement? et après?

      Je baise pas ma blonde en public alors pourquoi devrais-je endurer une exposition exhaustive des french-kiss provocateurs des autres orientations pour le simple but de me forcer à les accepter? Le bon goût, le civisme et le respect de la sensibilité des autres n’ont-ils plus le droit d’être?

      Ah un tel est sorti du placard…..et après?…On s’en fout. Maintenant que vous êtes sortis du placard, faites comme nous-tous, restez dans votre chambre à coucher.

    • J’aime bien le fait qu’yves Boisvert n’ait pas tendance à écrire tout ce qui lui passe par la tête sans vraiment approfondir le sujet comme le pratique Patrick Lagacé.

      Aucun hétéro ne peut imaginer ce que représente “sortir du placard” pour un gai. Alors, je suggère aux gens de se garder une petite gêne avant de dénoncer les gais qui restent dans le placard.

      C’est bien répéter ad nauseam être gai comme le fait Dany Turcotte mais ne mettons pas tous les gais dans le même bateau.

    • j’adhère davantage au propos plus nuancés de M.Boisvert! Votre point de vue est trop minimaliste pour faire figure de solution. à une problématique compliqué on applique des solutions simples (très conservateur comme approche et aussi très peu de chance de succès). Cela dit, je ne suis pas contre la vertu. Évidemment, personne ne devrait subir d’intimidation (Intimider un intimidateur constitue t-il de l’intimidation?).

    • C’est parce qu’ici il y a deux niveaux. Ce qui sert à faire évoluer “la cause”. Et le niveau personnel.

      J’ai un ami qui ne veut pas dire aux gens qu’il a le cancer. Pourtant, il ramasse de l’argent pour la cause. C’est que tout le monde n’est pas un exemple. C’est là où est la question. Pas la question gaie en général, celle de M. Boisvert. L’exemplarité. Personne n’a à se conformer à une vision de ce que devrait être un gai. une personne ouverte, à l’aise, qui parle beaucoup.

      On a ce droit de dire ce qu’on veut. On révèle les pans de sa personne auxquels on veut bien que les autres puissent avoir accès.

      Dans la vie, des gens s’affichent et d’autres non.

      Tout le monde n’est pas un exemple.

    • Damn if you do,damn if you don`t. Même si la société a beaucoup évolué je ne crois pas qu`il soit réaliste que tous ceux qui veulent sortir du placard le fassent. Même en 2011 il y a encore des colons qui vont juger et injurier pour des questions de racisme,d`orientation sexuelle , par pur sexisme ou pour des tout ou des riens.

      Il reste de nos jours des extrémistes de tous genres pour qui leur vérité est la seule qui est bonne mais de plus il y a des réalités quotidiennes qui ne changent pas dépendant d`avec qui tu es.

      Je vous donne un exemple précis. Une amie découvre que sa fille a une blonde. Pas de probleme avec papa et maman mais les ados de son âge étant des ados, sont crus et particulierement méchants entre eux autres. La problématique n`est donc pas si simple que ca de dire sortons tous du placard et les préjugés tomberont. Individuellement c`est une toute autre réalité beaucoup plus subtile et incidieuse.

    • Hier sur “V”, Stéphane Gendron* a prétendu que Patrick Lagacé ne sait pas de quoi il parle. Grosso modo: “S’il avait sucé une queue, il parlerait autrement”, a-t-il dit tout de go. Très mal à l’aise, Caroline Néron ne savait plus comment s’asseoir. Pis moé non plus!

      Faire son coming out est un long processus intérieur. Je ne me souviens plus si j’ai fait le mien ou pas puisque tout le monde le savait, sauf moi évidemment. En fait, longtemps j’ai nié la chose. Il y avait une théorie à mon époque qui voulait qu’on pouvait guérir de cette maladie en se mariant, avoir des enfants e tutti quanti. C’est vous dire!

      De nos jours les gens qui osent le faire méritent le respect, je les admire révérencieusent. Parce qu’il faut avoir du”guts” pour faire son coming out. Et savez-vous quoi? Il en faut autant pour se suicider. As the world turn…

    • Moi aussi, j’adhère davantage aux propos de Yves Boisvert (après vous avoir lu tous les deux).

      Quant vous dites que les gais qui restent dans la placard contribuent au climat d’intimidation en ajoutant qu’ils ne créent pas entièrement ce climat, ben c’est une fausse nuance.

      Dit-on des jeunes filles légèrement vêtues qu’elles contribuent à créer un climat propice au viol? Ben non! Ce sont des victimes sans équivoque et les violeurs sont des criminels sans équivoque. Pourquoi nuancer le comportement de ceux qui persécutent les gais?

      Et peu importe toutes les nuances que vous pouvez apporter M. Lagacé, en définitive, en vous lisant, le ou la jeune homosexuel, ce qu’il va ressentir, c’est une pression indue pour sortir du placard et un sentiment de culpabilité.

    • Allons donc ! Et si je te disais, Patrick Lagacé, que si tu dévoiles publiquement être homosexuel, toute ta vie va être immédiatement chambardée. Tu seras invité à toutes les tribunes… MAIS certains de tes ‘fans’ vont se détourner de toi et, demain, un passant risque de t’apostropher et de t’appeler Patrick ‘l’agacé par les gays’ en te pointant du doigt et en riant… Tu ne penses pas que tu y réfléchirais deux fois avant de ’sortir du placard’ ? Ne verrais-tu pas, alors, les choses sous un autre angle. Ben oui ! C’est ce qui pourrait arriver, MÊME EN 2011 !

      Avant de ’sortir du placard’, il faut y songer, il faut MESURER les conséquences que cela aura dans ta vie, dans ton entourage, dans ton travail, et sur la rue si tu es une personnalité connue…

      Certains homosexuels qui sont ’sortis du placard’, n’y ont pas trouvé leur compte mais d’autres y ont trouvé soulagement (de ne plus se cacher) et même le respect ! Dans quel camp serais-tu Patrick ?

      Juste pour voir, Patrick, fais juste essayer d’annoncer à une personne significative, par exemple ta mère, ton père, ton oncle, ta tante, ta grand-mère… que tu es gay. Et puis, dans les jours suivants, ‘check’ donc tout l’amour qu’ils vont te porter et les attitudes qu’ils auront envers toi ! Tu vas avoir de belles surprises, Patrick !

      — Et je ne sais pas pourquoi j’écris directement à Patrick Lagacé. Il s’en fout. Il vit dans un monde imaginaire où “tout le monde il s’aime, et tout le monde il est gentil envers les gays, en 2011”. Bons rêves, Patrick !

      Note de fin de commentaire : Le troupeau de bison n’a pas pesé lourd devant les carabines winchester… jusqu’à ce que des lois protègent les troupeaux de bisons.

    • D’un côté comme de l’autre je comprend les arguments, mais le fait reste que si homosexuel ont un choix à faire (divulguer ou non leur orientation) cela continuera à être vu comme étant marginal, comme si c’étais normal de cacher leur orientation pour X raisons.

      Alors qu’en tant qu’hétéro j’ai jamais vue quelqu’un se poser cette question de divulgation ou d’essayer de camoufler leur orientation.

      Donc juste le fait de le cacher ou de choisir de ne pas le dire donne comme message que c’est anormal ou bizarre. Moi c’est ce que j’en comprend.

    • “(Intimider un intimidateur constitue t-il de l’intimidation?).”

      Posez-vous la question suivante:

      Doit-on tolérer l’intolérance??

    • Ceux qui contribuent le plus à l’homophobie sont tous ceux(majoritairement hétéro) qui se taisent alors qu’ils sont témoins de propos ou d’actes homophobes. Mettons la pression sur une dénonciation collective et quotidienne de l’homophobie plutôt que sur des sorties de placards.

    • On oublie une chose dans le dossier. Personne ne vit son homosexualité de la même façon. Il n’y a pas d’âge pour le comming out et certaines personnes ne sont pas mentalement prêtes à le faire. Avant de le faire savoir à la terre entière, il faut d’abord l’accepter pour soi-même et ensuite en parler à ses proches.

      Pour ma part, ça s’est fait tard dans ma vie. Mentalement, l’acceptation de ma situation s’est faite tardivement. Durant se questionnement, je n’étais pas à la recherche de modèles. Par contre, j’aurais aimé voir moins de blagues homophobes à la télévision et dans ma famille. Bien souvent, ce genre de blagues ne réflètent pas la pensée de celui qui le dit… mais celui qui en est affecté le prend au sérieux. Pensez au blagues de blondes, aux blagues racistes, etc.

      Je considère plus important de voir des artistes hétéros prendre la défense des gays. C’est là un véritable symbole d’ouverture et de tolérence. Pour le reste, l’homosexualité sera réallement accepté lorsqu,on cessera de parler de coming out.

    • En accord avec Yves Boisvert, je ne partage pas votre opinion. L’intimidation n’a pas de sexe et d’orientation sexuelle, sa cible peu importe pourvu que ça marche et que les intimidateurs aient le dessus pour se valoriser. Est-ce qu’il faut absolument afficher son orientation sexuelle, sa religion ou autre bébittes du genre? NON C’est quoi cette crise qu’il faut sortir du placard absolument en 2011 et non 2012 comme vous le mentionnez, on est pas encore au 1er janvier.

      Pour moi, être dans le placard est de s’afficher avec une personnalité contraire à nous afin de passer comme les autres. Quand le respect d’autrui reviendra-t-il à la mode?

    • Mr Boisvert a répondu à votre chronique pour montrer qu’il y a deux faces à la médaille. Vous lui répondez pour quoi au juste pour lui dire que vous avez plussssse raison?

      Vous marquez un point, Mr Boisvert marque un point… mais répondre à sa chronique… je trouve ça très décevant pour tous les homosexuels qui font le choix éclairé de rester dans le placard. Un peu de retenue pour cette chronique aurait été souhaitable.

      Je suis souvent d’accord avec vos chroniques. Souvent, mais pas cette fois-ci.

    • J’ai un oeu de difficulté avec votre nouvelle image de grand vertueux et de redresseur de tord que vops vous donnez. Lorsque vous expliquez votre sorti contre le ministre en disant que vous, vous êtes droit et honnêtes. Donc si on ne pense pas comme vous on est un bandit.

      En bref vous nous dites que si on comprend que le outing le règlera rien, qu’il faut respecté la volonté de chacun et bien on est pour l’homophobie.

      Est-ce tous les afros-américains qui ont refusé de se lever du bus pour laisser la place à un blanc en Alabama? Non, une seule qui avait cette force en elle, elle était soutenu par Martin Luther King…

      Plusieurs ont même surement continué à se lever après que la cours suprème est rendu ces lois caduques. Je ne leur jeterai pas la première pierre leur disant que ce faisant il milite pour la ségrégations.

      À vous lire on se croirait dans un mauvais épisode de papa a raison.

    • Dans un des ses épisodes classiques, Seinfeld affirmait: “One’s sexual preference is nobody else’s business but his own”. Qu’on sorte du placard ou non, une fois qu’on va s’être rentré ça dans la tête, il n’y en aura plus de problèmes.

    • Chaque individu a un million de raisons bien personnelles de décider si oui ou non il va se déplacardiser. C’est pas à vous de les évaluer. De plus, la tolérance n’arrivera jamais grâce au nombre d’individus qui s’afficheront publiquement. Au contraire, les homophobes pourraient très bien réagir plus négativement en s’élevant contre “l’envahissement de la place publique par des hordes de méchants homosexuels”. Vivre et laisser vivre Monsieur Lagacé.

    • Deux phrases dans le texte, plus nuancé, de Monsieur Boisvert:

      “Ça me semble un peu paradoxal de faire peser sur les homosexuels le poids de guérir les arriérés de leur homophobie.”

      “Il n’y a pas de devoir universel d’héroïsme.”

      Tout est là.

    • On semble oublier que l’histoire qui a tout commencé n’est pas celle d’un jeune qui avait honte de sa sexualité mais celle d’un jeune qui a eu le courage de sortir du placard. Ensuite, son esprit a été brisé par le bullying jusqu’à ce qu’il se suicide.

      La vie des homosexuels s’est grandement amélioré mais pour les endroits où ça n’a pas changé, c’est encore le Moyen Âge. On ne peut forcer, ou même juger les célébrités gais qui considèrent que leur vie n’est pas dans un contexte propice à un coming out.

    • @ Patrick

      J’ai comme l’impression que vous vous êtes étouffés dans votre café en lisant la chronique de Yves Boivert… Ceci dit, j’adhère plus au propos “nuancé” de m. Boisvert.

    • Autre chose:

      Il est plus facile pour un artiste établi ou une personnalité connue de se déclarer homosexuel. Personne n’aura l’audace de venir l’intimider directement au vu et su de tout le monde.

      Pas sur qu’on peut en dire autant d’un kid à l’école
      pris à partie entre deux rangées de casiers…

    • Le débat est intéressant, mais personne ne s’intéresse aux bullies. Vrai qu’ils sont bien plus difficiles à cerner, mais il vaudrait mieux leur apprendre le respect plutôt que de forcer les sorties de placard ou de glorifier l’homosexualité. Mauvaise solution au mauvais problème…

    • je suis simplement heureux de voir que 2 de nos populaires blogueurs se permettent de parler ouvertement- à visières levées- de ce sujet longtemps tabou.
      Il n’y a pas très longtemps, on parlait de ” fifi . et de ” tapette “.

      En 2011, de plus en plus- on respecte la différence,
      yves graton

    • J’ai un ami, même 2, que je soupconne d’etre gai depuis plus de 10 ans.
      Ils sont dans le placard. Lun des deux fait meme semblant d’etre straight, mais j’ai su récement de source plutot sure (son chum) qu’il est effectivement gai.

      Quand j’ai su cela, ça m’a un peu blessé, pas parcequ’il est gai, mais parcqu’il ne pas pas accordé suffisament de confiance pour me le dire.

      J,ai voulu le confronter pous lui soutirer les vers du nez, puis je me suis ravisée.

      Puis j’ai réfléchi, et je me suis dit qu’après tout c’est son affaire, et quand il fait semblant d’etre straight, moi je fais semblant de le croire.

      Quand il sera pret, il le dira.

    • Je suis d’avis que les 2 ont raisons. M. Boisvert, en disant que les homosexuels connus du public n’ont pas à porter tout le poids de la lutte contre l’homophobie. C’est lourd, très lourd. Et les conséquences de leur sortie sont limités quand leur carrière (poste, fonction, etc.) est bien établie, contrairement au “nobody” qui vit dans son village sur la Côte-Nord.

      D’un autre côté, déclarer son homosexualité permet de la “démocratiser”, et je pense que si on attend un changement de comportement de la part des hérétosexuels, bien que ça soit “eux”, le “problème”, ça risque d’être long, trop long.

      Dans ce sens, je partage l’avis de M. Lagacé. Si les joueurs professionels de hockey homosexuels déclaraient ouvertement leur homoxualité, je pense que ça contribuerait à la luttre contre l’homophobie. Le jeune gai qui joue aura au moins une réplique à lancer s’il se fait baver: un tel est gai, et il est quand même devenu un joueur de haut niveau.

      Je pense que pour que les mentalités changent, il faut un peu brasser la cage, et ce n’est pas forcément agréable, mais les homosexuels sont les mieux placés pour le faire.

    • Je ne suis pas d’accord avec vos arguments. Ce sont les hétérosexuels qui doivent changer leur mentalité. Je n’ai pas choisi d’être gai, je n’ai pas choisi d’être différent de la majorité. Si j’avais pu, j’aurais sans doute choisi la simplicité. Il m’a pris beaucoup de temps à m’accepter moi-même et à faire accepter à ma famille et à mon entourage qu’il est correct et normal d’être gai et de m’accepter comme tel.

      Ce sera long mais on doit renverser la vapeur. On ne peut accepter l’intimidation des jeunes homosexuels. Ce qu’ils vivent est un processus déjà difficile. Ajouter le fait d’être discriminé doit être un film d’horreur au quotidien pour ces jeunes. J’ai la chance de ne pas être efféminé et de ne pas avoir subi d’intimidation.

      On doit dénoncer cette violence et donner des peines graves à ces petits (et grands) morveux. Je n’ai pas de recette magique mais on doit agir plus.

      Mais à ceux qui veulent sortir les gais du garde-robe, ce n’est pas de vos c***** d’affaires. Militez contre l’intimidation, parlez-en, qqchose mais mêlez-vous de vos oignons parce que je crois que vous en avez manqué un bout.

    • J’ai observé chez des gays une masculinité factice surdimensionnée et un déni de surface fait de mépris pour les autres gays. C’est très probablement un moyen de défense qui les protège eux, mais qui au total est néfaste. Vaudrait mieux qu’ils affichent une façade plus soft, en attendant mieux. Un pas à la fois pour certains.

    • Le plus bizarre dans tout cela, c’est qu’il semble y avoir beaucoup d’hommes qui tentent au moins une fois dans leur vie une expérience homosexuelle, une farce de gars somme toute. Jeremy Irons a avoué qu’un de ces jours il tentera l’expérience, juste pour voir… Par la suite les gars ont un mal fou à se démêler mentalement. On les voit parader avec une blonde, une brune, une noire mais jamais avec une grisonnante à moins que ce soit leur mère! C’est ce qui se produit dans le monde du sport de contact ou viril ie. le foot, le hockey et tous les autres.

      On se souvient de Jamie Salé et David Pelletier championns aux jeux olympiques d’hiver en 2002. Réjean Tremblay dans un grand élan de fierté comme canadien avait écrit dans un journal en parlant de Pelletier: “… et ce n’est pas une moumoune”.

    • Mon cher Lagacé vous avez tout pour Lagacé, mais vous êtes dans le champ avec l’affaire Allaire. Sortir du placard n’est pas une obligation et ce n’est pas nécessairement une utilité selon la profession ou le métier que tu pratiques. De la discrimination il y en aura toujours, et ce, dans tous les domaines… même journalistiques! Je crois personnellement que la préférence ou le choix dans ses rapports sexuels demeure personnel à chaque individu. Je crois que c’est déplorable ce qui est arrivé à cet adolescent. J’aimerais savoir si vous êtes allé au tout profond de cette histoire. Il y a surement de l’intimidation en cause, mais personnellement il y a aussi le fait de savoir garder sa place je ne porte pas un jugement, mais il y des gaies qui se sont fait pété la gueule par leur manque de jugement ou pour avoir oser être allé trop loin dans leur démarche. Il y a une question que je me pose; si, un de tes amis ou connaissances décide de sortir du placard en ta compagnie, te mettant une main sur la cuisse comment réagirais-tu? Après tout, t’as une belle gueule mon pat la patate! T’as beau être gaie, mais admettons que tu sois psychologue crois-tu que tu devrais aviser tes clients que tu es homosexuel… je ne sais pas si tu conserverais ta clientèle ou que tu es une avocate spécialisée dans les causes de divorces. Hum chez pas! Une chose est certaine un besoin d’éducation se fait sentir à tous les niveaux concernant la sexualité pas juste au niveau de la discrimination.
      Bonne fin de journée.

    • Les débats sur “Sortir du placard” de Patrick Lagacé et Yves Boisvert m’interpellent personnellement. Je dois sortir “temporairement” du placard pour écrire ces lignes. Il est très rare que j’écris des commentaires dans des blogues.

      Je n’ai pas choisi d’être homosexuel, comme je n’ai pas choisi la couleur de yeux ou la couleur de ma peau. Je n’ai pas à être fiers d’être gai tout comme je n’ai pas en avoir honte. Mon homosexualité fait partie de ma personalité, cela a pris des années avant de comprendre cela et me déculpabiliser de mon orientation. Ayant été élevé dans un milieu conservateur et catholique, l’homosexualité a toujours été perçu comme quelque chose de pervers et déviant, même je sais qu’il ya eu des homosexuels dans ma famille. C’était un sujet “tabou”, on en parlait pas, être homosexuel c’était comme avoir une maladie honteuse contre nature.

      Jeune, je me suis fait traité de nombreuses fois de “fif”, de “tapette”, j’étais tellement bon au hockey ou au handball qu’on me mettait toujours comme gardien de but. Je me souviens que le prof d’éducation physique disait aux autres élèves “Allez vous pourrez fesser comme vous voudrez en visant à la bonne place, on va faire de lui un vrai gars”. Malheureusement, je suis toujours aussi pourri en sports, sauf pour garder les buts. Cela m’a pris du courage et de la persévérence pour passer à travers ces quilibets. Il a fallu prouver aux autres garçons de mon âge qu j’étais meilleurs d’autres domaines pour me valoriser face à ceux-ci. Il a fallu croire en moi.

      Mes parents, aujourd’hui décédés, n’ont jamais su mon homosexualité, ma famille immédiate n’est joujours pas au courant. Je ne vois la nécessisté de le faire, je risque d’avoir du du mépris, du rejet des commentaires défavorables. Wouache, “une tapette”!

      Mon milieu de travail a été mis au courant parce qu’un collègue de travail a vu ma photo dans le magazine “Fugues”. Sur le coup, j’étais choqué, ayant peur de ne plus avoir d’avancements ou de promotions. Dans le fond, un gros poids qui pesait sur moi a été enlevé, cela m’a libéré d’une certaine culpabilité face à mes collègues.

      Je comprend très bien vos arguments à tous les deux, ils sont valables, ils me rejoingnent.
      On ne doit pas avoir honte d’être homosexuel, mais je ne vois pas la nécessité de l’affirmer haut et fort d’être gai, de le crier sur tous les toits. Je n’ai pas choisi d’être homosexuel, je le suis et je dois vivre avec cela comporte. Il y plusieurs facettes de la vie que je ne pourrai jamais vivre, des emplois que je ne pourrais jamais occuper, des postes électifs que je ne pourrai jamais occuper. Même si je suis un homme “semi-public” qui peut être reconnu dans la rue dans ma communauté, je ne m’affiche pas comme gai parce que ça ne vous regarde pas, c’est personnel. Je ne veux pas être identifié à des clichés encore négatifs. Même si la société a évoluée, elle n’a pas tant évoluée que cela. “Le monsieur de l’église, un gai, quel pervers, il vit dans le péché”. Non pour cela je ne veux pas sortir du placard.

      Être gai c’est vivre sa vie autrement tout en étant un être humain à part entière. C’est aussi construire un monde meilleur, être partie prenante de la société.

      Je trouve triste que que le petit Jamie Hubley s’est suicidé et que d’autres jeunes le fassent encore aujourd’hui. C’est une jeune vie gâchée. Que de belles choses qu’il aurait pu réaliser ce jeune homme.

      La vie est tellement belle, elle vaut la peine d’être vécue peut importe notre orientation sexuelle. On a tous quelque chose à donner, il faut vivre pleinement sa vie.

      Je retourne à mon placard.

    • D’accord avec monsieur Boisvert.

      Cette décision de sortir du placard appartient à la personne et à nulle autre. Elle n’a pas de compte à rendre.

      Dire aux homosexuels de sortir du placard diminuerait les risques d’homophobie est plutôt facile en fait (surtout de la part d’un hétéro…). Les gens de races noires ne se cachent pas parce qu’ils sont noirs. Ils sont souvent en groupe. Et pourtant, ça n’empêche pas cette population d’être victime d’actes racistes, d’avoir des conditions de travail inférieurs, de subir les regards désaprobateurs des racistes…

      Il est prouvé que plus les gens s’affichen et les moeurs se libéralisent et plus certaines personnes luttent farouchement de toutes les manières possibles pour pas que l’homosexualité soit accepté.

      Car en bout de ligne, tous les gais savent que le mot “tolérance” en lui-même est une erreur. Qu’est-ce que ça veut dire? Souvent c’est le “je te tolère, mais ne m’approche pas…” ou bien le “Je te tolère, mais je ne veux rien savoir de tes affaires…” ou mieux : ” Je te tolère, mais je ne te veux plus comme ami, ou comme fils…”.

      Bref, personne n’a à juger de la vie des autres, ni de leurs décisions. Encore moins un texte sur un blog quelconque.

    • Lorsque Rosa Parks a posé son geste, ça n’impliquait qu’elle.

      L’homme ou la femme homosexuelle qui fait son coming out met le “spotlight” sur son/sa conjoint(e).

      Et, aussi étonnant que celà puisse paraître, il y a des personalité publiques, hétéros comme homos, qui préfèrent ne pas faire la couverture du 7 jours.

      D’ailleurs, vous en aviez déjà parlé du droit à la vie privée, dans une chronique précédente. Un artiste qui se fait abordé à l’épicerie, genre, et si je me souviens bien, vous trouviez que ça allait trop loint.

      Une fois le coming out exécuté, tout les “spots” sont fixés sur cet individu, et c’est la chasse à “qui est le conjoint”.

      Ce n’est pas qu’une question d’être ou ne pas être sorti du placard publiquement, je crois, mais bien de protéger sa vie privée.

      Parce que là, vous avez exactement la même position qu’André Arthur du temps où il faisait de la radio. Et là, encore, vous étiez contre les intrusions dans la vie privée. Mais ici, vous prenez la porte arrière pour arrivez au même objectif: mettre de la pression sur des personalités publiques et leur famille.

      C’est vrai que je ne suis pas gai, alors p-e mon jugement est-il entaché par cette réalité qu’est la mienne. Mais je me mets à la place de ces gens et je me demande: Pourquoi? Pourquoi est-ce que du fait de mon orientation, j’aurais l’obligation de faire la première page du 7 jours/Semaine/Lundi et autre revues à potins? Pourquoi? N’est-ce pas là une autre forme de discrimination?

    • Je crois comprendre le combat des homosexuelle pour se faire reconnaitre comme personne à part entière, moi même étant jeune j’ai mangé de la merde parceque j’étais différent. Ce qui me dérange le plus est que 30 années plus tard rien n’a changé dans nos école, en socièté, toujours le même combat, si ce n’est pas parceque vous êtes pauvre s’est parceque vous êtes homosexuelle ou rond etc, etc… Cette valeur qui est le respect d’autri n’est elle bonne que dans nos bouche, existe t’elle vraiment, tant d’enseignements peuvent influencer son application. fondamentalement l’homme cherche à être unique, différent, mais il n’accepte pas que son voisin le soit. Sa serait déja un début au respect, être différent de la masse ce n’est pas une faute sa s’appelle l’évolution

    • Il sera toujours difficile d’etre homosexuel. Les homos sont une minorité. Toutes les minorités éprouvent des difficultés. Francophones dans le Canada tres majoritairement anglophone. Des noirs dans un milieu essentiellement blanc. On le regrette, cela ne devrait pas etre ainsi, mais c’est comme cela. Monsieur Lagacé se trompe lourdement à mon avis.

    • M.Lagacé, les minorités visibles sont très…visibles et pourtant sont encore victimes de discrimination et de racisme de la part de la majorité.

    • Que les personnalités publiques fassent leur coming out ne changera rien à au fait que des jeunes ne s’acceptent pas et songent au suicide. Ca n’a aucun rapport.

      Voulez-vous ben me dire pourquoi tous les gays devraient s’afficher? C’est pas des affaires de personne tout ca. Les gays sont à leur affaire. Ce sont les pédos qui dérangent, mais le public tend à mélanger gay et pédo. Pourant, il y a un monde de différence.

      Si quelqu’un ne veut pas sortir du placard, pourquoi en parler? Ca change quoi dans notre quotidien? Rien. On nait gay comme on nait noir, arabe ou canadien. Y’a ben assez de Turcotte qui nous casse les oreilles toutes les semaines avec son homosexualité et qui voudrait que tous les gays fassent comme lui sans avoir mon voisin ou mon neveu sur le dos en plus.

      Chacun sa vie.

    • Le processus d’acceptation de l’homosexualité est déjà en branle.

      Selon moi, ni M.Boisvert, ni M.Lagacé sont dans le tort. Ils semblent tous deux posséder une partie de la solution.

      Le problème à mes yeux est bien plus une question temporelle. On cherche la solution qui va changer les moeurs du jour au lendemain. Cette solution est utopique.

      On perçoit clairement un changement de perception, du moins sur une masse considérable.

      Dans quelques années, décennies ou siècles, les livres d’histoire enseigneront aux jeunes qu’il était jadis déshonnorable d’être homosexuel et que notre époque fut celle de l’illumination.

      On réalise peu à quel point en quelques années nous sommes en train de transformer une idée ancrée depuis des millénaires de civilisation.

    • C’est quoi votre problème de vouloir savoir l’orientation sexuelle de tous et chacun?
      Ne reste t-il pas quelques jardins secrets en 2011?

      Avez vous vraiment besoin de savoir si un tel ou son voisin fréquente l’église?
      Mes voisins sont ils musulmans, Témoins de Jéhovah? Font ils des trips à 3?
      Ma voisine est elle sado-maso? (Ça ca me plaîrait :-)

      Si l’orientation sexuelle avait une couleur, on parlerait de racisme.

      J’ai des amis gais, des échangistes, des blancs, des noirs, des cathos (peut-être des scatos aussi), des juifs. On s’en fout.

      Si des gens se suicident à cause qu’ils sont dénigrés, c’est qu’ils ne sont pas bien dans ce qu’ils vivent. Le fait de sortir du placard, ne sera qu’un baume temporaire sur leurs blessures.

      J’étais ostracisé à l’école, parce que petit. Aujourd’hui 50 ans plus tard je suis encore petit, mais bien dans ma peau.

      Jeune, je voulais mourir. Un chance que je n’étais pas noir et gai en plus.

    • Parlant de Rosa Parks,
      Les gais sont une minorité.

      Les « bullies » sont une minorité itou mais ils se nourrissent de la lâcheté des autres.

      Qui sont ces « autres » ?

      Les responsables de l’autorité d’abord. Occupés côté comptabilité.

      Et puis ceux qui ont appris que ça ne sert à rien de s’opposer aux « bullies » à moins de se désigner pour cible.

      Naguère, une femme violée n’était qu’une « agace » qui méritait son sort.

      Un élève intimidé, c’est une chance.

      Pendant que les « bullies » lui accordent leurs « faveurs », les lâches passent inaperçus.

      C’est la masse qui fait bouger les choses. La bougie d’allumage fut la petite couturière de Montgomery.

      Les « Freedom Riders », c’était le tissu de la société américaine : blanche et noire.

      Certains ont été injuriés ou matraqués.

      Comme dirait Falardeau : « La dignité, c’est pas pour les sans-cœur ! »

    • Je suis d’accord avec vous Mr Lagacé, les journaliste,les artistes,les politiciens,les juges et avocats ont un devoir moral de sortir du placard,évidemment cela peut nuire a leur carrière mais qu’ils avouent une fois pour toute qu’ils sont souverainistes.
      Oups ! je me suis trompé de placard !
      Mais il y en a tu assez de placards…Tout le long du corridor, à gauche, à droite,c’est mêlant.
      P.J.Audette

    • Je suis d’accord avec certains aspects de vos points, M. Boisvert et M. Lagacé. Par contre, et je dis ça avec la plus grande gentillesse, je crois que ceux qui ne sont tout simplement pas prêts à sortir du placard, leave them the f*** alone. S’ils sont bien dans ça, chapeau. Et il ne faudrait pas leur faire porter la misère du monde sur les épaules.

      Dans mon cas, c’est une connasse au secondaire -en qui je m’étais confié- qui l’a dit à plusieurs personnes. J’ai été chanceux, ça a passé sans remous étant donné que j’étais un sportif. Mais dans un milieu plus rural et moins ouvert disons ça comme ça, je doute fort que ça aurait passé aussi facilement. Idem pour les environnements de travail.

      @Jtor1
      Tu parles que tu ne baise pas ta blonde en public, ce que je trouve tout à fait correct (!). Après, tu te plains que des gais s’embrassent en pleine rue? Il est où le lien? T’embrasses pas ta blonde en public alors?

      @cequjenpense

      Bien d’accord! Le nombre de fois où j’ai vu des enseignants faire comme si de rien était, c’est désolant en cr****. Et ce sont ces personnes qui forment notre jeunesse, trouvez le lien…

    • @rogiroux “un kid à l’école
      pris à partie entre deux rangées de casiers…” Exbullies et autres homophobes: mettez-vous à sa place et réfléchissez.

    • il ne faut pas placer sur les homosexuels (souvent victimes de harcèlement par le passé ou dans le présent) la responsabilité de dénoncer l’homophobie et de servir de modèle aux autres homosexuels. je suis désolée, mais vous blâmer ainsi les victimes, qui n’en ont pas besoin.

      voir aussi ici (en anglais): http://www.womanist-musings.com/2011/11/perennial-problem-with-well-meaning.html

    • @larousse_estdouce. “Si les joueurs professionels de hockey homosexuels déclaraient ouvertement leur homoxualité”. Ils “passeraient au cash”. Imaginez l’attitude des machos homophobes dans les douches. Même chose dans les autres sports de groupes.

    • @J_Pedro “Un élève intimidé, c’est une chance.

      Pendant que les « bullies » lui accordent leurs « faveurs », les lâches passent inaperçus”. Mais n’en sont pas moins coupables de lâcheté.

    • Je commence a en avoir le raz le bol d’entre parler de harcelement sexuel, d’homophobie, de placard, de garde robe…je vais surement de faire engueuler par les talibans du clavier, et tous les philosopheux de boudoirs et les fumeux de pipes, mais merde l’homme ne peut plus se defendre lui meme… il a besoin de la societe… seigneur…. un bon coup de poing sur la margoulette cela se donne……. merci et bonne journee

    • M. Lagacé.

      Je ne suis pas homosexuel, et ce n’est pas de vos affaires. Si j’écris, c’est pour tenter de vous montrer de quelle manière votre point de vue erre.

      Quand vous écrivez “…Rosa Parks… a posé un geste un million de fois plus brave qu’un politicien, qu’un artiste, qu’un journaliste, qu’un prof, qui décident de sortir du placard, ici, au Canada, en 2012…”, votre “logique” voudrait par ricochet que tous ces noirs qui n’ont pas pôsé le geste de Rosa Parks soient des lâches. C’est la conséquence ultime de l’application de votre raisonnement à cette situation. Et je m’oppose à cette vue simpliste de la réalité.

      Personnellement, je ne vois pas où est la bravoure dans le fait de sortir du placard. Ni en quoi ce geste apporterait une solution au problème du harcèlement que vivent certaines personnes. Et ceci est valable pour une multitude de situations.

      Plusieurs ici ont exprimé que le problème se trouve chez les intimidateurs, pas chez les victimes d’intimidation. Chez l’intimidateur, et aussi chez ceux qui tolèrent l’intimidation. J’abonde en ce sens. Voir à ce sujet l’excellent commentaire de J_Pedro à 18h50 aujourd’hui.

      Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées.

    • ca prend bien un blogeur hétéro et des ”célébrités” pour me dire que je dois sortir du placard.
      sortir du placard? je l’ai fait en 2008.
      perte d’emploi, d’amis et de ma famille ont suivi.
      j ai trouvé un autre emploi (difficilement) et j’y suis ”au placard”

      hors du placard? fini pour moi au travail. le mal est fait au niveau famillial.

      ceux qui (homo ou hétéros) pensent que je devrais etre hors du placard: rien a c****e de votre opinion. melez vous donc de vos affaires. ma vie est bien assez pénible en tant que membre de la superficielle communauté gaie. pas besoin de me faire sentir coupable en plus.
      merci
      bonne soirée

    • @mrzaza “les talibans du clavier, et tous les philosopheux de boudoirs et les fumeux de pipes…” Et puis quoi encore?

    • Dany Turcotte fait plus de tort que de bien, avec sa sempiternelle rangaine « Eh, j’vous l’ai-tu dit que j’étais gay ? » à TLMEP.

      On s’en câlisse-tu que t’es gay, chose ?
      T’est con, tu nous emmerdes, t’es pas drôle.

      Et c’est pas d’être gay qui devrait t’en excuser.

    • Merci azem.

      S’il y a un problème avec les gays (les Noirs, les Arabes, les handicapés, les blondes…), ce n’est pas eux qui en sont l’origine. Ce sont les WASP.
      C’est aux wasps de changer.
      C’est à nous de voter et de faire appliquer les lois pour que l’orientation sexuelle, le sexe, ou la couleur de la peau ne soient jamais utilisés pour dénigrer quelqu’un.

    • C’est n’a aucun sens cette croisade depuis quelques jours….

      De plus, vous n’avez pas remarqué qu’ils deviennent fous comme d’la marde quand ils sortent du placard avec leurs allusions constamment au sexe tels Dany Turcotte ou Daniel Pinard. J’aimais mieux leurs comportements avant même si tout le monde savait qu’ils étaient gais non avoués.

      D’ailleurs, n’importe qui le moindrement perspicace va savoir les vedettes qui sont gais ou lesbiennes, ils n’ont pas à étaler leur vie privée sur la place publique….

      Je ne mentionnerai pas un Alex Perron qui lui est fif à l’os. Ne me censurez pas pour l’utillisation du mot fif car le comportement de Perron consiste exactement à la définition de ce terme, je n’en fais pas une insulte, seulement une constatation.

    • Cela fait un bout que je tombe sur vos rubriques ou bien vos commentaires Mr Lagacé, cet rubrique ne fait que confirmez le fait que vous faites dans le “sentionnalisme”. Toujours le commentaire contraire à ce que les gens croient. Le commentaire qui attire les yeux du lecteur. En ce sens vous le faite bien.

      Je trouve qu’il est facile de lancer le fait que les homosexuels ne s’aident pas en ne sortant pas du placard. Je crois que tu as beau t’afficher et que même si il y en a 2 millions qui font leur “coming out” demain matin, le jeune ou la jeune du fin fond du Québec n’en sera pas plus aidé.

      Si son entourage laisse prévoir qu’il n’aime pas les homosexuels, ça changera rien pour cette personne. Je ne me crois pas en mesure, et vous le devriez aussi, en tant qu’hétérosexuel de dire à quiconque que lui (elle) et les autres devraient sortir du placard.

      On doit plutôt parler des ignorants à l’esprit fermé (homophobes), vous parler des homosexuels dans le sens que c’est difficile pour eux, puis vous dites qu’ils sont alliés involontaires, je devrais dire “lol”, ça irait dans le même sens des mots (alliés involontaires) que vous avez mentionnez, c’est-à-dire, stupide.

    • Bonjour monsieur Lagacé,

      Ayant lu votre billet ainsi que celui de monsieur Boisvert, je me dois de constater qu’il est impossible de ne pas avoir d’opinion nuancée sur la question du phénomène homophobe. En fait, je suis en accord avec vous lorsque vous affirmez que les homosexuels qui restent dans l’ombre peuvent contribuer à l’entretien du sentiment homophobe chez certains sujets. Le fait que plusieurs homosexuels préfèrent rester dans l’ombre envoie peut-être un message aux hétérosexuels comme quoi les gais devraient « avoir honte » de leur homosexualité ou garder celle-ci secrète « parce que ce n’est pas normal », même en 2011. Il devient ainsi plus facile pour certains hétérosexuelles d’être homophobes, étant donné que les homosexuelles leur signifient qu’ils devraient l’être, l’homosexualité étant quelque chose dont on devrait être « ashamed of ». Toutefois, comme le spécifie votre collègue Yves Boisvert, il revient aux hétérosexuelles homophobes de se défaire de se ressentiment éprouvé envers les gais. On ne devrait reprocher aux homosexuelles le fait qu’ils soient victimes d’intimidation pour ce qu’ils sont, même si, contre leur gré, ils peuvent contribuer à cette intimidation. Donc, quelle est la solution ? Enrayer une mentalité homophobe qui perdure de génération en génération dans certaines familles par je ne sais quel moyen, une mentalité étant une mentalité ? Ou bien seulement continuer à citer en référence les quelques rares célébrités homosexuelles avouées qui veulent bien servir de modèles aux jeunes gais ? En tous les cas, la solution première qui s’offre à nous est de se contenter de ce que l’on a. Parce qu’il ne revient pas à nous d’exiger des homosexuels qu’ils dévoilent leur sexualité, surtout si on ne sait absolument pas par quoi ils sont passés avant de pouvoir enfin accepter leur homosexualité.

    • C’est bien les gars (Patrick et Yves) vous démontrez qu’on peut faire du débat au québec. Qu’on peut avoir des avis différents sur un point et en discuter sans que ça devienne un débat émotif.

      Dans l’ensemble vous avez surment beaucoup plus de point commun que de divergence. Mais c’est beau de voir un débat réfléchi.

    • Bonjour M. Lagacé,
      je dois avouer que j’ai trouvé très intéressant de vous lire, M. Boisvert et vous, à ce sujet. Bien qu’à mon humble avis, vous ayez tous les 2 de très bons arguments, je me demande, comme plusieurs autres de vos lecteur semble-t-il, si le placard est vraiment ce qu’il y a de plus important ? Les jeunes hommes et femmes qui peuplent nos écoles peuvent être très cruels les uns envers les autres. C’est cette cruauté qui brisent tant de jeunes personnes. Plutôt que de mettre l’accent sur les gens qui sortent ou non du placard, ne serait-il pas plus bénéfique d’intervenir auprès de cette jeunesse ? Les gens parlent de plus en plus de l’intimidation subi par les étudiants. C’est une bonne chose, mais malheureusement, beaucoup des personnes avec autorité ( professeurs, directeur, travailleur social… ) ne semble pas voir ni les victimes, ni les intimidateurs. Ce sont eux pourtant qui sont en première ligne avec les parents. En choisissant de regarder ailleurs lorsque nous sommes confrontés à une scène d’intimidation, nous donnons la permission à ces jeunes de se conduire ainsi. Le problème il est là. En arrêtant ce comportement fuyant dès maintenant, en choisissant plutôt d’agir, c’est là que nous pourrons TOUS aider. Peu importe notre orientation sexuelle. Merci de votre attention et au plaisir de vous relire bientôt…

    • Disons que nous appliquons le même raisonnement que celui du blogueur, mais dans le domaine de la religion. Ce qui veut dire que pour éviter la discrimination religieuse les musulmans, les juifs, les catholiques, les baptistes, les évangéliques, les taoistes et les autres devraient s’afficher publiquement en gang afin de contrer la tendance dans la population à vouloir les maltraiter psychologiquement ou même physiquement.

      Je me demande si tous ceux qui se disent d’accord avec M. Lagacé réitèreraient leur position dans ce cas-ci?

    • Comme l’écrit si bien @cscapital: ça n’a aucun sens cette croisade depuis quelques jours….
      P.E. Trudeau, alors ministre de la justice en 1968, a fait adopter le Bill Omnibus (il y avait 120 articles sur des sujets variés).

      S’il n’a pas fait le cheminement de connaître tous les aboutissants à la “sortie du placard” un homosexuel peut devenir très malheureux de par les remarques désobligeantes, les gestes disgracieux et les regards jugeants de certaines personnes, et de sa famille et de ses amis, surtout s’il est adolescent.

      Le jeune suicidé a porté les marques d’une société trop faible pour l’aider. En 2011, des jeunes font subir des humiliations à d’autres jeunes qui affichent leur différence. Comment se fait-il qu’on ne punisse pas cette petite rapace de jeunots qui plus tard seront des citoyens encore plus jugeants, et apporteront à notre société des valeurs négatives qui retarderont son évolution. Où se cache les directeurs qui sont très bien informés de ce qu’il se passe dans leur école? On préfère se fermer les yeux, et dire aux parents qui vivent un deuil atroce qu’on est “désolé”?

      Je ne vois pas en quoi l’orientation sexuelle de quelqu’un peut en déranger un autre! Faible d’esprit celui qui pense comme tel!

    • Pourquoi n’y a-t-il pas d’écart de gravité à l’homophobie, comme il s’en est creusé un au fil du temps entre être foncièrement raciste et être un inconfortable xénophobe ?

      Est-ce que se caricaturiser encore aujourd’hui bêtement dans un défilé ou accentuer inutilement une attitude explicite aide à favoriser cette sortie placide du placard ?

      Devrions-nous tous et toutes naître bisexuels au départ et ensuite tous, sortir chacun de nos placards et faire nos choix ?

      Discriminer, c’est encore faire obstacle à l’amour.

    • moi je me pose une question!

      A-t-on encore le droit d’être incorfortable et d’éprouver des nausées devant deux barbus qui s’embrassent ( french kiss ) tout en se tapotant les fesses en public?

    • Bonjour M. Lagacé, je viens de lire ‘The United States of Canada’: absolument excellent! J’espère que vous allez en faire un billet pour que nous puissions commenter, j’en bouille d’envie :-).

    • @vlrqqglf La coanimatrice de Stéphane Gendron c’est Caroline PROULX (et non pas Caroline Néron … Pitié !)

    • Mais restez-y donc dans le placard !
      Quel exemple à montrer à nos enfants !
      C’est comme pour la religion, gardez donc ça à la maison.
      Je suis persuadé qu’un jour la société reviendra sur ses valeurs traditionnelles,et que nos descendants diront exactement le contraire de vos affirmations ici qui cherchent à endosser ce qui ne l’est pas.
      On a le droit de ne pas être d’accord,sans se faire fusiller,insulter,mon opinion est aussi bonne que la votre.

    • Plusieurs fois dans ma vie j’ai pu constater que l’homosexualité refoulée et non acceptée est un facteur important d’homophobie. On n’a pas de raison de craindre l’homosexualité de l’autre car chacun sait qu’on a pas à avoir de relations sexuelles avec tout un chacun de toute façon, hétéro ou pas.

      Je crois qu’on devrait faire comprendre et faire la promotion de cette idée tout simplement pour faire taire une fois pour toutes les bullies.

      Lorsqu’ils comprendront qu’en faisant des remarques homophobes, ils sont simplement en train de dire “j’ai un penchant homosexuel que je rejette et refoule, alors je n’ai pas d’autres moyen d’en parler qu’en le dénigrant”… lorsqu’ils comprendront celà, peut-être comprendront-ils que le problème est en eux et non chez l’autre.

      Ils trouveront peut-être alors la solution la meilleur pour eux : se taire et faire leur introspection. Leur choix leur appartiendra ensuite ; assumer ou continuer de nier, mais en connaissance de cause… et la réponse ne sera pas de nos affaires.

      Dans un milieu qui reconnais ceci de façon générale, le coming out ne devient plus nécessaire, mais le cas échéant, est plus facile et porte moins à conséquence.

      Le point vaux pour la misogynie et d’autres intolérances, mais ne vaut pas nécessairement pour toutes, comme le racisme par exemple, il ne faut pas tout confondre.

      Pour conclure, on peut dire que les gens gens à la sexualité bien assumée n’ont aucun besoin de dénigrer celle de l’autre. Personnellement, les jokes homophobes, sexistes, racistes m’ont toujours tapées sur les nerf et j’aimerais bien que les gens comprennent que s’ils ne sont pas bien avec un sujet et qu’ils ont besoin d’en rire pour le dédramatiser, ce n’est pas nécessairement le cas de tout le monde. Ceci dit, ça nous empêche pas d’en rire, mais pas de façon dénigrante ou dégradante.

    • Je pense que MM. Lagacé et Boisvert au fond pensent la même chose.
      Ce serait une bonne chose que les personnalités publiques homosexuelles le disent publiquement quand leur situation le permet. Voilà tout.
      Il ne s’agit pas de culpabiliser qui que ce soit. Que ceux qui s’en sente la responsabilité le fasse. Que ceux qui ont la vocation se lèvent, tout simplement. Nous avons besoin de héros, ils savent qui ils sont.

    • Votre comparaison avec les gnous vacille de tout bord tout côté. Si on parle d’un point de vue purement démographique, les gnous sont toujours plus nombreux que leurs prédateurs, largement plus nombreux, heureusement, puisqu’il y aurait un déséquilibre dans la chaîne alimentaire.

      Maintenant, si tous les homosexuels sortaient de placard, ils continueraient à représenter 10% de la population, donc, largement en minorité vis-à-vis leurs “prédateurs” potentiels.

    • @ twolaneblacktop 09h05

      Merci à vous de remettre les choses à leur bonne place. Et dire que j’ai eu toute la journée d’hier pour faire la correction. Mes excuses sincères à Madame Caroline Proulx.

    • Je suis d’accord avec M. Lagacé lorsqu’il avance que si davantage d’homosexuels sortaient du placard, un pas serait fait dans la lutte contre l’homophobie. Nous craignons ce que nous ne connaissons point, c’est bien connu. Si je ne m’abuse, il n’encourage pas non plus le fait de faire pression sur les homosexuels afin qu’ils fassent leur coming out!

      Avouer son homosexualité est une expérience différente pour chacun, de par l’environnement de cette personne, ses propres valeurs, sa maturité…Si j’ai su le faire rapidement et sans trop de heurts auprès de mes amis, collègues, famille rapproché, il va sans dire que je ne crie pas mon homosexualité sur les toîts (ni sur les réseaux sociaux) parce que le faire m’expose au risque que certains ignorants s’amusent à y aller de commentaires désobligeants à mon égard. Cette décision m’appartient, je choisis de ne pas être un exemple pour une masse, je me contente d’en être un pour mes proches, qui, peut-être sensibiliseront-ils à leur tour certaines personnes de leur entourage…

      Bravo aux personnalités publiques qui font leur coming out car, effectivement, ils deviennent un exemple pour les placardés comme pour les ignorants. Bravo aussi à ceux qui choisissent plutôt de faire le travail à petite échelle.

    • “mon opinion est aussi bonne que la votre.”

      Naahhh! C’est pas vrai…

      Tout le monde a droit à son opinion mais toutes les opinions n’ont pas la même valeur à priori! Elles ne sont pas égales et n’ont pas le même poids. Certaines sont plus étoffées, robustes, sophistiquées et crédibles que d’autres car elles sont supportées par la logique, un raisonnement éclairé, une recherche approfondie et une solide argumentation intellectuelle.

      Une opinion sans substance et qui s’appuie sur l’ignorance et/ou les préjugés se défend difficilement et ne constitue qu’une simple affirmation qui ne peut en aucun cas mettre à l’abri de la critique (ou du ridicule ou même du mépris!) celui qui la profère.

    • @filleduroi

      1 novembre 2011
      14h51
      J’ai un ami, même 2, que je soupconne d’etre gai depuis plus de 10 ans.
      Ils sont dans le placard. Lun des deux fait meme semblant d’etre straight, mais j’ai su récement de source plutot sure (son chum) qu’il est effectivement gai.

      Quand j’ai su cela, ça m’a un peu blessé, pas parcequ’il est gai, mais parcqu’il ne pas pas accordé suffisament de confiance pour me le dire.

      J,ai voulu le confronter pous lui soutirer les vers du nez, puis je me suis ravisée.

      Puis j’ai réfléchi, et je me suis dit qu’après tout c’est son affaire, et quand il fait semblant d’etre straight, moi je fais semblant de le croire.

      Quand il sera pret, il le dira.
      *********************************************
      Je vais me faire l’avocate du diable. N’est-ce pas parce que vous aviez un intérêt?

    • Nous vivons dans une société libre.
      Ce qui est raisoonable, je crois, c’est que les personnes sont libres d’exposer leur orientation, qu’elle soit religieuse ou sexuelle.
      N’est ce pas contradictoire de demander que l’orientation religieuse soit privée et que l’orientation sexuelle soit publique?

    • J’arrive un peu tard dans la discussion.
      Il me semble qu’il y ait 2 niveaux au problème ici.
      Le bullying et l’homophobie.
      La jeune vicitime qui s’est suicidé était victime de bullying. Effacez de la planète tous les homosexuels et le phénomène va perdurer. Seule la victime va changer. Et même si tous les homosexuels de la planète s’affichaient, le bullying perdurerait. C’est une question de pouvoir plus que d’homphobie. Pas tous les homosexuels sont victime de bullying. C’est principalement ceux qui sont efféminés. Les différents.

      Le problème d’homophobie reste cependant bien criant. Je suis dans le domaine de la santé et les commentaires homophobes sont légions dans le milieu. Des adultes crachent sur les homosexuels (au sens figuré) et ces mêmes adultes sont les modèles des jeunes ados qui intériorisent cet état inférieur allégué. Alors quand on se forge une personnalité qui tente de s’affirmer au secondaire, ça a tendance à déraper…

      Donc, si c’est pour arrêter le bullying, le coming out me semble complètement inefficace. (on va transferrer le problème aux gros, aux porteurs de lunettes, aux trop ceci, trop cela….)
      Est-ce qu cela aiderait à diminuer l’homophobie. La preuve reste à faire.

    • @Anthrax “Mais restez-y donc dans le placard !
      Quel exemple à montrer à nos enfants !” Il se peut fort bien que certains de vos proches soient homosexuels. Vous venez de leur dire que vous les méprisez. L’exemple à
      donner, c’est l’acceptation des différences. Vous n’en êtes visiblement pas un, d’exemple.

    • Je n’ai pas lu les autres commentaires, je ne les lirai pas, j’en ai trop lus, trop entendus…. Mais j’ai bien lu votre indignnation par rapport au silence des homosexuels(lles) qui ne daignaient pas se commettre et qui étaient presque coupables de l’ homophobie actuelle qui accapare notre société…Ben voyons, j’ai des amis qui sont partis de la région pour aller vivre leur homosexualité parce que le milieu ne leur permettait pas de le faire, parce les parents n’étaient pas au courant, parce leurs amis, leurs grands amis, ne l’auraient pas accepté..Et les comédiens…artistes…devraient crier à tout vent leur vraie nature ..mais au nom de quoi, au juste, au risque de se faire renier…ridiculiser…humilier….peu importe où ils sont rendus dans leur cheminement..Ceux qui l’on fait actuellemnt, c’est parce qu’ils avaient les reins assez solides pour le faire, parce que ils se savaient appuyés par la population et ils ne l’ont fait pas spontanément, mais bien parce que l’on leur avait tendu la perche….alors, questionnez ceux qui ne l’ont pas fait encore..ils vous expliqueront leur raison….peut-être comprenderz-vous…Et ,faut-il souligner les programmes qui viennent du MELS pour contrer l’homophobie, le taxage, la violence, il y a des sommes d’argent prévues à cet effet, on ne s’en sert pas, on ne les utilise pas, dommage, car il y a de l’éducation à faire à ce niveau, alors, au lieu de culpabiliser ceux qui ne sortent pas du placard, il y aurait peut-être une démarche éducative à faire au sein de la société pour dédramatiser la situation et faire en sorte que l’homosexualité devienne un phénomène normal et acceptable…Alors, au lieu de crier au meurtre..informez-vous et nuancez vos propos…Merci

    • Je suis pour l’equilibre, moi. C’est a dire que ce soit dans n’importe quoi d’autre, les expositions publiques, les rassemblements de reseaux qui envahissent certains secteurs..j’ai pas l’impression que ce concepte va creer plus d’ouverture. Enfin, je pense qu’on doit etre prudent, ceci pour eviter des derapages. Par example, ce qui devient majoritaire, empeche souvent les autres “devenus differents” de s’accrocher, que ce soit d’un cote que de l’autre, on risque alors d’en faire presqu’une doctrine et ca devient fort, trop fort, helas. Je suis donc pour l’equilibre, pour des droits justes et equitables pour tous, mais jamais au detriements de d’autres aspects qui restent fondamentaux pour une societe. Faire de la place oui, mais pas tout conceder par la porte arriere, car ca le devient par la force des choses et des lois.

    • Parler de coming out volontaire à propos de Dany Turcotte, en guise d’exemple de ce qu’il faudrait faire, est assez ironique merci. M. Turcotte avait été pratiquement forcé de le faire à cause des allusions d’André Boisclair lors d’un passage à TLMP. Je suis surpris que personne ne semble s’en souvenir (sauf Yves Boisvert, justement). Boisclair, lui, a fait preuve de courage pour vrai quand il s’est affiché; la politique n’est sûrement pas un milieu aussi ouvert que celui du spectacle et des médias. Pourtant, M. Lagacé ne l’a pas cité. Pourquoi? Peut-être bien parce que cet exemple-là montre bien que tout n’est pas automatiquement simple après qu’un gai décide de s’affirmer, ce qui serait gênant pour la démonstration (et l’affirmation selon laquelle notre belle société québécoise serait tellement ouverte). Des gais dans les milieux dits culturels, plus ou moins connus de tous malgré le silence officiel, il y en a toujours eu au Québec depuis plusieurs décennies – demandez à vos grands parents. Mais un gars comme Boisclair a dû subir en coulisses des tonnes de rumeurs diffamantes qui puisaient sans vergogne aux amalgames et aux préjugés les plus démodés et les plus choquants, supposément disparus pourtant. Alors…

    • @hermy:
      “Et puis, dans les jours suivants, ‘check’ donc tout l’amour qu’ils vont te porter et les attitudes qu’ils auront envers toi ! Tu vas avoir de belles surprises, Patrick !”

      Mon dieu, elle est dont nulle votre famille pour que vous en penser si bas! Je suis très respecté dans la mienne, vous saurez.

      @vlrglqqf

      Si Caroline Néron avait eu du cran, elle aurait pu rétorquer à Stéphane Gendron “bien moi je sais ce que c’est, sucer une queue”. La première chose que les gars bullies à la petite école vont dire, c’est que t’es un être inférieur si tu suces une queue, et après ils vont chanter en criant “we want pussy!!”. Franchement c’est du gros niaisage: un pénis c’est simplement un bien gros clitoris. Je ne vois pas ce qu’il y a de plus ou moins dégradant à lécher l’un plutôt que l’autre. Je trouve que la phrase de Gendron renvoit à ce type de machoisme rétrograde et débile de niveau pré-lycéen.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • TWITTER

  • Catégories

  • Calendrier

    mai 2012
    L Ma Me J V S D
    « avr    
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28293031  
  • Archives

  • publicité