Patrick Lagacé

Archive, septembre 2011

Jeudi 29 septembre 2011 | Mise en ligne à 6h25 | Commenter Commentaires (168)

Construction : le plus fascinant…

Bob-photo

La une du Devoir.com, ce matin : Enquête sur la construction – Charest ne tranchera pas avant des semaines. Premier paragraphe du texte d’Antoine Robitaille : Québec — Après avoir indiqué hier matin qu’ils étudieraient les propositions de commission d’enquête «mixte» du patron de l’Unité anticollusion Jacques Duchesneau, Jean Charest et ses ministres ont refusé hier de dire jusqu’à quand ils se donnaient pour trancher.

C’est le plus fascinant de tout le débat sur les enjeux de collusion en construction : le formidable talent de ce gouvernement pour évacuer la pression. Ces scandales, pour Jean Charest, sont des tempêtes dans lesquelles naviguer. Et il a raison : périodiquement, depuis deux ans, deux ans et demi, bang, une nouvelle sort qui pousse tout le monde — médias, associations, opposition, etc — à réclamer-une-commission-d’enquête. Ladite commission est réclamée à hauts cris. Le gouvernement fait n’importe quelle singerie pour nier l’évidence, sans alliés véritables sauf le maire de Laval qui, lui aussi, s’y oppose.

Et la tempête passe. Et ladite commission est réclamée avec moins de vigueur. Et le Canadien connaît une folle série de trois victoires. Et un tsnumani au Japon. Et, là, Occupation double s’en vient, le froid aussi, il y aura de belles soirées de télévision prochainement…

Et le calme va revenir, jusqu’à la prochaine révélation, jusqu’à la prochaine tempête, quand les moussaillons de M. Charest vont revenir sur le pont du navire libéral, comme M. Jean-Marc Fournier avec son brio habituel, pour dire n’importe quoi en espérant que la tempête passe. Le pire ? Ça marche.

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Mardi 27 septembre 2011 | Mise en ligne à 18h36 | Commenter Commentaires (68)

La bande-annonce d’un roman ? Oui, chérie…

Ma camarade journaliste Isabelle Dubé s’est fendue d’un roman, Pas ce soir chérie, j’ai mal à la tête sur un champ inexploré des relations hommes-femmes : la panne de désir masculine. Pour souligner le lancement du livre, on a accouché d’une bande-annonce pour le livre, un outil de plus en plus utilisé, me semble-t-il, pour faire parler d’un roman.

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Mardi 27 septembre 2011 | Mise en ligne à 11h58 | Commenter Commentaires (37)

Bonjour la police politique, bonjour la tablette

Tablette

Ainsi donc, le capitaine Éric Martin, numéro 2 de l’Escouade Marteau, la plus visible et la plus connue des escouades de la Sûreté du Québec, a décidé de convoiter un autre poste, dans une escouade moins visible et moins connue, consacrée au crime organisé autochtone. La SQ jure ses grands dieux qu’il ne s’agit pas d’une démotion, d’ailleurs le capitaine Martin a postulé de plein gré, nous dit-on.

Pour se faire une tête sur cette affaire, au fond, ça dépend de ce à quoi on prête foi.

Si vous croyez les porte-parole officiels et les communiqués de presse, eh bien Éric Martin a un jour décidé d’aller combattre le crime organisé autochtone, alors qu’il était le chef opérationnel de l’Escouade Marteau. Comme ça, par hasard, par goût de nouveaux défis.

Si vous croyez les journalistes qui ont sorti l’histoire, qui ont des sources policières non officielles, le genre de sources qui ne portent pas des lunettes roses, eh bien le capitaine Martin a sérieusement emmerdé sa hiérarchie en accordant une entrevue à Fabrice de Pierrebourg, en février dernier, entrevue où il expliquait en mots très clairs les contours du stratagème déterré par la SQ en matière de financement de caisses politiques par le fric de la construction et des firmes de génie-conseil. Ayant sérieusement emmerdé sa hiérarchie avec le genre de propos qu’on ne retrouve jamais dans un communiqué de presse, Éric Martin se serait fait emmerder à son tour, ce qui a mené à sa demande de « promotion ».

Croyez qui vous voulez.

Personnellement, je crois que c’est proprement extraordinaire qu’un homme qui dirige les enquêteurs de l’Escouade Marteau – l’escouade la plus « hot » de la SQ présentement, l’escouade dont on attend tant de résultats –, choisisse de réorienter sa carrière vers le crime organisé autochtone, domaine policier tout aussi noble mais salement moins en vue que la collusion dans le monde de la construction…

Ah, ça me fait penser: samedi, j’écrivais sur un sujet tout à fait de circonstance, le rôle de la SQ comme police politique chargée de de ne jamais, jamais, jamais emmerder ses maîtres politiques, qu’ils soient péquistes ou libéraux. Titre de la chronique : Bonjour la police… politique.

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