
La une du Devoir.com, ce matin : Enquête sur la construction – Charest ne tranchera pas avant des semaines. Premier paragraphe du texte d’Antoine Robitaille : Québec — Après avoir indiqué hier matin qu’ils étudieraient les propositions de commission d’enquête «mixte» du patron de l’Unité anticollusion Jacques Duchesneau, Jean Charest et ses ministres ont refusé hier de dire jusqu’à quand ils se donnaient pour trancher.
C’est le plus fascinant de tout le débat sur les enjeux de collusion en construction : le formidable talent de ce gouvernement pour évacuer la pression. Ces scandales, pour Jean Charest, sont des tempêtes dans lesquelles naviguer. Et il a raison : périodiquement, depuis deux ans, deux ans et demi, bang, une nouvelle sort qui pousse tout le monde — médias, associations, opposition, etc — à réclamer-une-commission-d’enquête. Ladite commission est réclamée à hauts cris. Le gouvernement fait n’importe quelle singerie pour nier l’évidence, sans alliés véritables sauf le maire de Laval qui, lui aussi, s’y oppose.
Et la tempête passe. Et ladite commission est réclamée avec moins de vigueur. Et le Canadien connaît une folle série de trois victoires. Et un tsnumani au Japon. Et, là, Occupation double s’en vient, le froid aussi, il y aura de belles soirées de télévision prochainement…
Et le calme va revenir, jusqu’à la prochaine révélation, jusqu’à la prochaine tempête, quand les moussaillons de M. Charest vont revenir sur le pont du navire libéral, comme M. Jean-Marc Fournier avec son brio habituel, pour dire n’importe quoi en espérant que la tempête passe. Le pire ? Ça marche.
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