
Déluge de courriels après la publication, jeudi et samedi, de l’histoire de Manuel Campeau, Manuel contre les loups (et la suite), victime de harcèlement quand il a étudié à la Polyvalente Sainte-Thérèse, de secondaire I à secondaire IV. Des courriels touffus, pleins d’émotion et de rancœur, écrits par des victimes et leurs parents, en puisant au plus profond de leurs tripes.
Je suis sorti chamboulé de la lecture de ces courriels. On parle de blessures qui ne se referment jamais complètement, des séquelles qui résonnent encore longtemps après la fin de l’adolescence, qui minent encore la vie des victimes. Manuel, ce n’est bien sûr qu’un cas d’acharnement parmi des milliers. Mais si je me fie aux expériences que ces lecteurs ont bien voulu partager avec moi, le cas de Manuel reflète bien ce que vivent les victimes de bullying en général.
Permettez que je lance quelques observations, en relisant ces courriels et en vidant mes calepins de notes:
– Évidemment, le bullying a toujours existé. On nomme désormais cette intimidation organisée, on lui a donné une étiquette et la sensibilisation existe, ce qui n’était pas le cas, disons, quand j’étais au secondaire, dans les années 1980. Fort bien. Mais dire que le phénomène a toujours existé, c’est le banaliser. Un tas de saloperies ont « toujours existé », du racisme au sexisme en passant par l’internement systématique des gens souffrant de maladies mentales. Ce n’est pas une raison pour ne pas s’insurger.
– Peu avant la publication de l’histoire de Manu, quand j’en parlais autour de moi, le réflexe de bien des gens était de demander « Mais qu’est-ce qu’il a, ce jeune ? », manière de dire que Manuel doit bien avoir un petit quelque chose qui provoque les méchancetés. Au début, j’expliquais le primaire difficile pour cause de trouble de l’hyperactivité et de déficit d’attention… Puis, à la fin, je ne donnais plus ces détails. Parce que c’est une question stupide. Un ti-cul va se faire intimider pour mille raisons, toutes mauvaises, qui ont à voir avec la dynamique des loups : nerditude, boutons, lunettes, trop grand, trop gros, pas assez beau, mal peigné, mal habillé… À la fin, je ne répondais plus à la question pour la même raison qu’en 2011, personne ne se demande quelle était la longueur de la jupe de la fille qui subit un viol.
– La mère de Manu m’a dit un truc capital (je paraphrase) : peut-être que c’est dans la nature d’un groupe de fesser sur celui qui traîne de la patte, mais c’est la responsabilité des adultes de s’assurer de limiter le bullying. Fort juste. Et je comprends que nous en sommes aux débuts de la sensibilisation du « milieu », à ce sujet, je comprends que les directions et les profs font leur possible. Je comprends, juré, craché, mais…
– … Mais ce n’est pas une raison pour faire des bêtises, directement ou par omission. Refuser de parler d’« agresseurs » quand un ti-cul se fait crisser des taloches, se fait insulter à répétition et se fait balancer dans une poubelle, c’est du laxisme (et je dis laxisme par pure charité chrétienne). De la violence, c’est de la violence, qu’elle soit physique ou psychologique. Et le fait qu’elle soit commise par des adolescent(e)s, dans un contexte scolaire, n’excuse absolument rien. Donc, je veux bien que le « milieu » ait une mission éducative, mais mettre les victimes et les agresseurs sur un même pied est mal avisé, injuste et contre-productif : c’est jouer le jeu des agresseurs.
– Ce qui me fascine dans les histoires que j’entends, c’est qu’on tolère dans les écoles secondaires des choses qui ne seraient jamais, jamais, jamais tolérées dans des milieux de travail. Si, au travail, en revenant de la cafétéria, un de vos collègues vous traitait de « grosse salope » ou vous envoyait une mise en échec à la Zdeno Chara, personne ne banaliserait. Tout le monde trouverait normal que votre employeur sanctionne le type qui vous a traité de grosse vache et tout le monde trouverait normal que vous portiez plainte contre le collègue qui vous a étampé dans le mur. Les patrons qui tolèrent ce genre de comportement peuvent être poursuivis, devant les tribunaux administratifs du travail. Traduction : pourquoi c’est toléré quand ça se passe dans une polyvalente ?
– Je lis les témoignages de victimes et de leurs parents. Et je me dis que pour envoyer un message vraiment fort, pour sortir certaines directions de leur torpeur, il faudra une poursuite au civil, un jour. Il faudra mettre dans le box des témoins des agresseurs, des directeurs, des profs. Il faudra les mettre devant leur laxisme, devant leurs lâchetés, devant leurs omissions. Il faudra qu’une commission scolaire paie quelques dizaines de milliers de dollars en dommages et se paie un procès très public pour que les mentalités changent vraiment. La sensibilisation ne suffira pas.
– Il n’y a absolument aucune raison, dans le cas de Manuel, pour qu’en secondaire II, ses parents n’aient pas été invités à une rencontre avec deux de ses tortionnaires, alors que les parents des petites brutes, eux, l’ont été ! La Commission scolaire de la Seigneurie des Mille-Îles a 1) refusé de me laisser parler aux profs en question 2) refusé d’aller leur poser la question à ma place. J’en déduis que c’est parce que la réponse aurait mal fait paraître ces profs, l’école et la CSSMI. Au-delà de la bêtise de ces deux profs, l’épisode traduit la banalisation du bullying, dans le milieu scolaire. L’agresseur a le droit d’être flanqué de ses parents dans une rencontre portant sur le harcèlement, mais pas la victime ! Aberrant.










dcsavard
27 juin 2011
12h26
La dernière fois que je suis allé renouveler mon permis de conduire, il y avait au bureau de la SAAQ plein d’affiches pour rappeler aux gens que la violence au travail et l’intimidation n’était pas tolérée. Il s’agit là d’adultes capables de se défendre à plus forte raison en milieu scolaire où les enfants sont des enfants et donc vulnérables la violence, l’intimidation, la discrimination et le rejet ne devraient pas être tolérés.
chantal prévost
27 juin 2011
12h29
Ma fille a vécu l’enfer au secondaire. Nous avons déménagé à St-Nicolas alors qu’elle débutait son sec II. Elle n’avait aucun problème particulier,, c’était même une première de classe. Elle n’avait jamais connu de problème auparavant à l’école. Mais pour une raison qu’on ignore, quelques jeunes se sont mis à l’écoeurer. Et comme ils ont vu que ça la blessait, cela a augmenté. C’est devenu insupportable. Et les profs ne réagissaient pas. Cela a culminé jusqu’au jour où lors d’un cours de musique, ceux qui la harcelaient, ce sont mis à lui lancer des boulettes en papier. Elle a terminé le cours avec plein de boulettes autour d’elle et jamais le prof n’est intervenu. Nous la voyions déprimer à vue d’oeil. Finalement, un matin, elle pleurait et ne voulait plus aller en classe. Comme elle avait de bonnes notes, on l’a immédiatement changé d’école et envoyé au privé, où elle a pu enfin comme elle disait apprendre tranquillement et sans peur au ventre. N’ayant aucune de nouvelle de la direction suite au changement d’école, j’ai contacté le directeur pour une rencontre pour le sensibiliser à tout ce qu’elle avait subi et sur ce que d’autres également vivaient. IL m’a exprimé son impuissance et rien n’a été dit ou fait. J’étais furieuse. Ma fille a maintenant 28 ans, elle enseigne au collégial mais de vous lire, me remet dans le même état qu’à l’époque. Il peut bien y avoir pénurie de prof au secondaire, c’est la jungle. Merci
alien1
27 juin 2011
12h29
La seule façon de responsabiliser des intervenants qui se défilent devant leurs responsabilités est une action en justice. Il faut que plus de parent entreprennent des procédures en justice pour que ça bouge, obtenir que les victimes soient protégés ou qu’ils soient dédommagé financièrement pour les inconvénients d’une relocalisation de la victime dans une autre école et le suivi psychologique.
madmaf
27 juin 2011
12h34
Et c’est (entre autres) pour ça que mes gars ont appris le judo et le jiu dès 4 ans.
Quand chacun est arrivé au secondaire, ça n’a pris qu’une seule bousculade et une clé de bras (et un étranglement dans le cas de l’autre) bien sentis sur les leaders pour que les tapons comprennent qu’il valait mieux aller voir ailleurs.
La violence ne règle rien? Ça a réglé les possibilités de bullying pour mes gars. Malheureusement, il semble que ça n’a pas aidé Manu car il ne s’en est pas pris au leader, ce qui laissait le leader en position d’ordonner aux autres de frapper.
Aucune espèce de pitié pour les bullys. Aucune.
rogiroux
27 juin 2011
12h41
Une autre chose qu’il ne faut pas oublier:
L’intimidateur est rarement seul et il tient son pouvoir du groupe (spectateurs)
qui le laisse agir sans intervenir pour faire cesser le harcèlement.
orangefrog55
27 juin 2011
12h51
Je crois qu’une partie du probleme viens du silence du reste de l’ecole. Pourquoi est-ce que l’on ne valorise pas au pres des jeunes la solidarite et la non tolerance de l’injustice. Pourquoi est-ce que les autre regarde en silence, je serais la maman le plus fier du monde si mon garcon allait se mettre entre Manu et les loups pour leur dire de le laisser tranquille. Si un le fait d’autre suivront. Il y a dans toute les ecoles des ados qui on un “standing” au pres des loups qui pourrait venir en aide aux victimes. Est-ce qu l’on en parle, quand on parle de Bullying, pas sure. Les ecoles doivent valoriser je genre d’action, je crois que c’est la difference avec le bullying d’hier et d’aujourd’hui, il n’y a plus de solidarite entre jeunes. Maintenant on vie chacun pour sois et les victimes n’on qua s’arranger avec leurs loups.
miotang
27 juin 2011
13h06
Pour avoir trainé dans quelques comités ici et là dans les écoles et aussi connaître le millieu de l’éducation (plus précisément le côté administratif), il y a beaucoup de pensé “magique” dans les directions d’école.
On ne veut pas de problème. On en veut tellement pas, que on les ignore, encore pire, on les cache, poussent sous le tapis.
Pour avoir demandé une intervention de la part de la direction d’une école primaire, parce qu’un groupe de garçon s’amusait à “zigner” les petites filles dans la cour d’école, j’ai vécu un calvaire avec la directrice qui niait complétement ce comportement, même si les intervenants de l’école et plusieurs parents s’étaient mis de la partie. Il n’y avait pas de problème à l’école, et nous n’allons pas en inventer !!!
Au secondaire, même problème. La directrice semblait membre des apôtres de l’amour infini. Pour régler le problème d’intimidation, elle a imposé comme solution, l’uniforme. Pour elle, les personnes intimidés étaient responsable de leurs sort, car ils étaient différent. Nous ne sommes pas loin de la jupe courte des victimes de viol.
Mio
csoucy2
27 juin 2011
13h13
Ost…Que les etres humains (????) sont mechants! Oblige de dealer a tout les jours avec eux…Comme l’epee de Damocles!!!
belette-lachinoise
27 juin 2011
13h15
Merci!
Parmi les harcelé(e) : trop souvent ceux qui sont soupçonnés d’être gays. Parfois, cela mène au suicide. Dans une polyvalente dont je taireai le nom, un groupe de jeunes tatas (je suis polie) avait décidé d’attendre un jeune gay à la sortie de l’école pour le tabasser. Heureusement, ils ont été dénoncés et la direction est intervenue.
Pourquoi est-ce un sport de tabasser les gays?
Combien de ces jeunes qui se suicident n’ont pas eu plus de soutien que Manuel?
Ça va prendre QUOI pour que les gens comprennent?
philgra
27 juin 2011
13h19
En tant que parents, je poursuivrais les parents de ces jeunes, les profs, la direction et la commission scolaire. Je ne suis pas très riche, mais mes enfants, on touche pas.
À ce titre, je conseille le film Klass (http://www.imdb.com/title/tt0988108/) Ça chavire en tabarnouche. Une leçon pour tout ceux impliqués de prêt ou de loin à ce genre de problème.
emilemazola
27 juin 2011
13h23
J’ai été prof au secondaire dans les années 70 et j’avais utilisé une stratégie pour mettre fin au bullying dont était victime un des mes élèves.
J’avais remarqué que les vrais durs, les tofs, ne s’en prennent pas aux plus faibles (c’était la règle à cette époque). Les bullies étaient des ti-culs forts lorsque en groupe mais chieux en culotte lorsque seul.
J’ai donc demandé à mon dur de dur de protéger la victime. Ce qu’il fit avec trop de “passion” si bien que les ti-culs agresseurs se sont retrouvés avec des dents en moins. Le message avait passé…
Un peu “limite” comme plan d’intervention mais le résultat avait été un succès.
Mais c’était à une autre époque, l’époque où les adultes intervenaient face à l’injustice. Nous avions du COURAGE ce que n’ont pas les intervenants du milieu scolaire actuel plus préoccupés par leur image que par la sécurité de tous leurs élèves.
Lâcheté des adultes…
piedoq
27 juin 2011
13h36
pourquoi c’est toléré quand ça se passe dans une polyvalente ?
parceque les jeunes sont semi adultes et que la responsabilité est mal déléguée dans le sens ou on dit pas aux enseignants spécifiquement , votre responsabilité est de veiller à la sécurité de tous les élèves, on les prend pour des grands car ils peuvent prendre le transport en commun par exemple sans supervision , alors qu ils ne le sont pas tout à fait encore , ils sont dans une zone grise au niveau de la responsabilité sociale , rine n empêche un adulte sur la rue à dire à une bande de jeunes qui en agressent un autre de le lâcher et pourtant on le voit rarement , peut être un tribunal scolaire pourrait être efficace
plpilon
27 juin 2011
13h37
Un truc sur l’intimidation à l’école, dans ce contexte, serait le stricte minimum que la CSSMI pourrait faire… Hélas : https://bv.cssmi.qc.ca/portail/render.userLayoutRootNode.uP
_admin
27 juin 2011
13h38
Et quand les profs agressent les élèvent ? (les cas de racisme, ça se protège bien entre collègues).
Doit-on éduquer les profs ou les enfants en premier ?
julianus
27 juin 2011
13h45
L’histoire de Manuel, c’est pour beaucoup la mienne, en plus, pour moi, mon vécu de “Reject” a commencé à la maternelle, a continué au primaire ou certaines années furent pires que d’autres mais le pire fût sans conteste le secondaire.
Je me souviens surtout du “Deux poids, deux mesures” qui régnait. Si moi, je stoolait, j’étais un stooler et une moumoune. Pas les loups. Moi, la “moumoune”, je me suis jamais permis de pleurer, mais les loups (pourtant des “vrais gars” eux-autres) braillaient de rage à la moindre claque sur la gueule!
J’en ai gardé une piètre opinion des professeurs, une persistante adophobie (j’ai refusé de bonnes positions parce-qu’elles exigeaient de travailler avec des ados), et une misogynie qui a pris du temps à disparaître (les filles se pamaient tous pour l’écoeurant en chef de l’école en plus de mentir pour lui) .
Par contre, ce que je retire de mon expérience, c’est que pendant que les “Loups” (cas désespérés aux yeux des profs)s’acharnent sur les “Rejects” (élèves sans intérêt aux yeux des profs)et bien ils laissent tranquilles les chouchous des profs d’où la tolérance de ceux-ci pour le bullying.
Que ce soit toujours le même qui mange des coups, çà finit par faire parti du paysage, au point que si le Reject finit par se défendre, alors il chambarde le moudus vivendi voir l’ordre “naturel” et çà c’est INACCEPTABLE aux yeux des profs!
Le plus drôle c’est qu’à la fin du secondaire, les profs ont implicitement reconnu mon vécu de “reject” en m’offrant une plaque de “Maitrise de soi” car je n’avais pas participé à des “mouvements de masse”….
Comme si le lynché pouvait faire parti des lyncheurs!
Mais bon, sur une note optimiste, les choses se sont un peu améliorées: il y a20 ans, une professeure du Collège Français avait mordu un élève qui avait lui-m^me mordu un élève qui lui foutait des coups de pieds dans le ventre. TOUT les commentateurs ont pris le bord de la professeure, TOUS se fichaient que le petit jeune recevait des coups de pied dans le ventre! Maintenant les commentateurs prennent du bord des rejects.
Et les Rejects comme Manuel peuvent compter sur leurs parents, alors que pour moi, ce n’était pas le cas, mon père ayant été un loup et ma mère ayant une confience totale pour les profs…
apollon.
27 juin 2011
13h57
J’ai été un ado assez baveux et arrogant, je l’avoue.
Je n’étais pas gros, ni “tough” mais j’étais plutôt malin et j’étais disons dans une bonne gang.
Je pense que l’on a un certains plaisirs, lorsqu’on est jeun, à ridiculiser les autres.
fogel
27 juin 2011
13h57
Dans un groupe d’individu, il y a toujours une hiérarchie social qui finie par se mettre en place. Les plus fort frappe sur les plus faible ainsi de suite jusqu’en bas de la pyramide. La différence entre les enfants et les adultes c’est que les adultes sont pas mal plus hypocrite comparativement au enfants lorsqu’il applique le bullying… C’est un problème de société a tous les niveaux.
manz26
27 juin 2011
13h59
Moi j’ai été victime de “bullying” durant mes premières années du Secondaire; le plus triste c’est que certains de mes agresseurs, avaient été mes amis au primaire. Je m’en suis quand même bien tiré; étant doué à l’école; j’aidait beaucoup des “loups” plus féroces que ceux qui me harcelaient. En bon français; à force de manger des taloches des autres ils ont fini par me laisser tranquille.
Mais quand même. Ça laisse des marques. Je suis tombé par hasard sur un de ceux qui m’harcelait et je l’ai confronté sur le pourquoi est-ce qu’il était comme ça sur mon cas; sa réponse; il voulait faire sa place, quitte à écraser les autres…
Je dois beaucoup à mes parents mais la fameuse attitude du “Ignores-les, ils vont finir par te laisser tranquille” n’a fait qu’empirer les choses. Il faut leur faire face les confronter ces bully. C’est la seule chose à faire. Raisonner avec eux est inutile.
Je pratique les arts martiaux et le combat amateur et je vous garanti que je vais apprendre à mes enfants comment répondre aux bully quitte à avoir à le faire physiquement.
Petite histoire en finissant: Le fils de 8 ans d’un de mes amis se faisait toujours pousser au sol par un “grand” de 10 ans à l’heure du dîner. Le grand prenait plaisir aussi à en pousser d’autres enfants mais bon, la direction de l’école ne faisait rien. Mon ami exaspéré, a dit à son fils de ne pas se laisser faire, que dans la vie il faut se défendre. Un jour le téléphone sonne au travail ; C’est la directrice de l’école qui demande à parler à mon ami. À l’heure du dîner le grand à encore poussé son fils au sol… mais cette fois-ci son fils à répliquer et lui a envoyé un coup de boîte à lunch et a péter les deux dents d’en avant du grand!
Bon, son fils a eu de la retenue, et il a dû lui expliquer que ne pas se laisser faire ne veux pas nécessairement dire de foutre un coup de boîte à lunch à l’autre mais curieusement, le “grand” n’a plus poussé personne à la récré… Moralité de l’histoire; quand la direction attend trop, quelqu’un fini toujours par être bléssé.
mlleopinion
27 juin 2011
14h00
Je suis en relations de travail depuis plusieurs années… Et je ne peux qu’abonder dans le même sens qu’un des commentaires cités par M. Lagacé. Si il était démontré en milieu de travail qu’un-e employé-e ait utilisé des mots disgracieux à l’endroit d’une-e collègue, il y aurait mesure disciplinaire sur le champ, allant de la réprimande verbale, à la suspension. Le harcèlement est pris TRÈS au sérieux en milieu de travail, et la gestion est imputable de promouvoir et d’assurer un milieu de travail sain et exempt de harcèlement.
Et si par malheur un employé était victime de violence physique, la police débarquerait, on renverrait l’agresseur chez lui sur-le-champ sans salaire, et de sévères mesures disciplinaires seraient données, allant de la suspension au congédiement.
Et si le gestionnaire refusait d’agir, la haute-gestion s’en mêlerait et le sermonnerait sérieusement!
Pourquoi les écoles tolèrent le harcèlement et la violence physique me fâche royalement. Les victimes en porteront les séquelles toute leur vie…
Les auteurs de certaines tueries au cours des dernières années, étaient des victimes de bullying. Ça n’excuse en rien leurs horribles gestes, mais ça nous démontre que le bullying vient pourrir la vie des victimes au point d’en faire éclater quelques-unes qui commentent alors l’irréparable…
Si les tueries ne sont pas un choc assez puissant pour que les écoles et la société agisse, qu’est-ce que ça prendra???
fortress
27 juin 2011
14h12
C’Est drôle, dans le monde des adultes on appelle cela une agression et que ce sont des enfants, ce n’est qu’un jeu, ce n’est pas sérieux…. 2 poids 2 mesures
domr2
27 juin 2011
14h18
Je suis ”flabergasté” pour employer une de vos expressions M. Lagacé.
Comment est-ce que la direction de la Polyvalente Sainte-Thérèse a pu demeurer sans rien faire!
Inviter Manuel et ses tortionnaires et leurs parents sans que Manuel puisse lui aussi avoir ses parents à ses côtés, aiye!!! Où est le jugement de la direction et les profs de cette polyvalente?
Ils mériteraient un procès au civil.
Je ne souhaite jamais passer par là, mais j’ai deux jeunes enfants et si un jour une situation semblable se produisait, je vous guarantie qu’il ne resterait plus grand chose de la direction de l’école après que mon avocat leur soit passé dessus. Des parents pibull ça existe, alors attention à votre manque de jugement chers professeurs et directeurs incompétents.
alain blais
27 juin 2011
14h20
j’ai vécu une histoire semblable. y avait rien a faire. parents,enseignants… tous semblaient complices. ou en tout cas n’ont rien fait. comme c’était en gaspésie le changement d,école était impossible. la polyvalente la plus proche était très loin et pas accessible en transport scolaire évidemment. j’ai subi pendant 5 ans. je m’en suis jamais vraiment remis.
ce bullying gaches des vies. certains vont trouver la force d,avoir une vie normale. moi j,y arrive difficilement. bonne chance a manuel
-alain blais
vitaebella990
27 juin 2011
14h20
Il est effectivement incompréhensible que les membres du personnel de la Polyvalente et de la Commission scolaire n’aient rien fait pour faire cesser cette situation. Ou du moins, rien fait de productif. Je ne souhaite pas généraliser puisqu’il doit y avoir plusieurs Directeurs/Directrices d’établissements scolaires ou professeurs qui prennent de bonnes mesures pour faire cesser ce genre de pratiques dans leur établissements mais il est dommage de constaster que les « premières lignes » n’arrivent pas à faire cesser, dans plusieurs cas, le harcèlement ou l’intimidation dans leur école.
Cela dit, ils ne sont peut-être pas assez outillés ou n’ont pas les compétences nécessaires pour prendre des mesures efficaces étant donné l’ampleur que peuvent prendre certains cas d’intimidation à l’école. Lorsque cela est le fruit d’un ou de quelques individus, cela circonscrit le problème mais lorsqu’on parle de dizaine d’individus, cela complexifie l’intervention des membres du personnel.
ladymara
27 juin 2011
14h28
J’ai plus inquiétant encore. Mon neveu à 6 ans et viens de finir la maternelle. Durant toute l’année, un autre élève de sa classe l’a agressé physiquement pour aucune raison autre que mon neveu est plus introverti que d’autres enfants. Prend la casquette pour la lancer sur le toi de l’école (1 seul étage), agrippage pour le pantalon au point de déchirer le dit pantalon, poussage, etc.
La solution de l’école pour se petit bully de 5-6 ans. On fait un dessin d’excuses pour la victime. Eh bien, semblerait que seule la victime (mon neveu) ait compris le message. Quand on lui demande qu’est-ce qu’on fait quand on dit des méchancetés ou qu’on fait mal à un ami, il répond “On s’excuse et on ne recommence plus.” Son bully lui recommence. S’excuser, semble-t-il, n’est pas assez pour qu’il comprenne le message.
Le plus inquiétant, c’est que 2 semaines avant la fin des classes. Le petit “voyou” (désolé, je n’ai pas d’autre mot pour ce genre de comportement) veut passer avant mon neveu à la fontaine. Pour une fois, mon neveu s’affirme et lui dit clairement non, d’attendre son tour. Eh bien, l’autre enfant le prend à la gorge pour l’étouffer. Mon fait se qu’on lui a dit de faire, soit ne pas frapper et d’aviser une surveillante ou un professeur. Devinez quoi, mon neveu est aussi puni. Il n’a rien fait, pas de coup, pas de pinçage, rien et il est puni pour s’être fait prendre à la gorge. C’est quoi le message ? Fait le tapis et laisses passer les p’tits bully à la fontaine ou autre sinon c’est que tu cherches le trouble. Et c’est quoi l’avenir de ce jeune s’il prend ses camarades à la gorge à 6 ans ? Autres questions, ou cet enfant a-t-il appris à prendre à la gorge ainsi ? Que font les parents de cet enfants et que lui enseignent-ils ?
Ça va être beau au secondaire.
sim_car
27 juin 2011
14h36
Je ne peux pas dire que j’ai été victime de beaucoup d’intimidation au secondaire, mais ce que je m’aperçois c’est que les adolescents sont dans une Pyramide au secondaire. Les cool en haut et les nuls en bas.
Les loups n’ont qu’une façon de ressortir du groupe. C’est décrasser les faibles ou les différends. Pour se lever au-dessus des autres il faut écraser les autres. Si tu te remue encore ils vont t’écraser encore pour rester au-dessus des autres. Moi j’ai choisi la manière passive soit d’arrêter de bouger et j’ai pu me relever tout en étant low profile et indifférent face au loup. C’est la façon dont j’ai pu terminer mon secondaire en paix.
Ce que j’ai pu aussi constaté c’est que les loups souvent ne survivent pas au Cégep. Il y a trop de loups pour se démarquer et monter dans la société. Un règne ne peux que durée 2 ans ou trois an donc les loups s’affaiblissent car ici ce sont les résultats scolaire qui importe et personne n’est évaluer s’il est cool décrasser un autre loup pour être au-dessus de la mêlé et la majorité crois au respect de la société.
Par contre, je croix personnellement que certain parent installe des boucliers au primaire sur leurs enfants, mais trop c’est comme pas assez. Il faut apprendre à esquiver des coups, mais on ne peut vaincre une armé seul.
Malheureusement, je crois le phénomène de loup ne s’arrêtera jamais. Il se perpétue d’années en années. Les loups ont des frères, des cousins et des enfants plus tard.
Je ne pense pas qu’aucun adulte peut affirmer qu’il ne doit pas s’affirmer un peu chaque jour pour garder une forme de respect des autres.
belisaire
27 juin 2011
14h40
Difficile d’écrire à ce sujet. Mes mains tremblent de colère quand il est question de “bullying” et des forts qui font justice, des faibles qui subissent et des spectateurs qui regardent – comme à la télé…
teamstef
27 juin 2011
14h50
Se pourrait-il que les écoles ont maintenant tellement peur qu’elles préfèrent subir les foudres des parents d’une victime plutôt que celles des nombreux parents des “bullys”? C’est toujours plus facile affronter un lapin qu’une meute de loups!
marylene007
27 juin 2011
15h04
Je ne crois pas que la situation va s’améliorer ni même changer tant et aussi longtemps que les professeurs et surtout, la direction, ne seront tenus responsables. En tant que gestionnaire, j’aurais perdu mon emploi mille fois si un de mes employés avait vécu 1% de ce que Manuel a vécu. Au delà du phénomène, c’est l’incompétence flagrante de la direction de cette école ainsi que de ses professeurs qui me fascine dans votre récit. Dire que mon plus vieux va commencer l’école l’an prochain. Ça promet…
s.b.
27 juin 2011
15h10
Patrick Lagacé dit: “L’agresseur a le droit d’être flanqué de ses parents dans une rencontre portant sur le harcèlement, mais pas la victime ! Aberrant. ”
Mais non Patrick, tu n’as pas compris que c’était Manuel l’agresseur dans toute cette histoire??! Pffft! ;-)
tracteur
27 juin 2011
15h24
To protect the sheep you have to catch the wolf, and it takes a wolf to catch a wolf. Are you a sheep, or a wolf?” Alonso Harris interprété par Denzel Washington dans le film Training Day (2001)
oreole
27 juin 2011
15h26
Des trucs!
Le respect de l’autre dans ses différences.. ! Tout le monde n’a pas les même forces ni faiblesses. Il faut apprendre au petits a ne pas juger…
J’ai lu le papier de Patrick Lagacé avec une boule dans la gorge, car j’ai vécu des choses semblable, mais il ne faut pas croire que ca s’arrête aux Jeunes. J’ai vécu une situation semblable dans mon milieu de travail .. au point ou j’ai presque perdu mon emploi dans lequel j’ai toujours fait mon boulot. Tout s’arrange avec le temps mais les blessure ne guérisse jamais.. les mauvais souvenirs reste gravés!
Le seul truc que je peux donner ( Je me répète) c’est le RESPECT souvent c’est de là que ca part!
Merci!!
montrealaise
27 juin 2011
15h39
Ce n’est pas aussi facile que vous semblez le croire que d’arrêter des harceleurs.
Je passe par la bande pour vous en faire comprendre la raison:
– si vous allez voir la police pour dire que monsieur X régulièrement ne fait pas son Stop à telle intersection, la police ira-t-elle flanquer un ticket à monsieur X ? Non. Pourquoi?
– Saviez-vous que des jeunes se mettent ensemble pour faire accuser à tort un élève (ou un prof) qu’ils n’aiment pas?
Le personnel d’une école ne peut punir un élève que sur de simples accusations et… les vrais harceleurs sont rusés. Ils procèdent quand ils sont certains de ne pas pouvoir se faire prendre.
C’est quoi votre nouvelle chasse soutenue aux enseignants, Patrick Lagacé? Vous avez pourtant quitté le Journal de Montréal depuis plusieurs années.
nininou
27 juin 2011
15h39
Mon Dieu que l’histoire de Manuel a remué des souvenirs…Ce n’est pas d’hier les histoires d’harcèlement. Je me rappelle mon primaire dans Rosemont, 1960, j’avais 9 ou 10 ans, les grands de la classe, qui avaient, j’imagine, redoublé et reredoublé de classe, m’enquiquinaient sans cesse. On me marchait sur les talons dans les escaliers, on me bousculait, m’insultait. Un jour, ma mère a envoyé ma soeur me chercher car je n’étais pas rentré… Mes tortionnaires m’avait attaché après la clôture de l’école. Les profs n’ont rien vu, mon père a pété sa coche auprès de la direction, mais rien n’a changé, bien au contraire. On m’a, en guise de représailles, collé la langue sur la clôture en plein hiver… Pourtant, j’étais grand, mais maigre au possible, et vulnérable. Je me laissais faire. Comme je le regrettre maintenant!
J’ai maintenant 60 ans et je m’en rappelle comme si c’était hier.
J’ai toujours été attentif avec mes enfants, les poussant à me révéler le moindre problème à l’école, leur disant que si un tortionnaire leur faisait la vie dure, de me le dire pour trouver une solution. Je ne voulais pas que le même sort leur arrive. Ce n’est pas arrivé à ce que je sache, ils étaient plutôt de style leader.
J’en suis tellement heureux.
tracteur
27 juin 2011
15h40
C´est moins drôle pour l´agresseur quand la victime réussit à se venger ou du moins se défendre!
kirkpitaine
27 juin 2011
15h53
Je suis absolument d’accord avec tout ce que vous dites; je n’ai jamais compris pourquoi ce type de comportement était banalisé et toléré dans nos écoles. Nous sommes responsables, collectivement, du bien-être de nos jeunes. Qu’est-ce qu’on attend pour intervenir? Pourquoi est-ce si difficile de sévir contre les coupables? Nous ne sommes pas dans la jungle, et pourtant le message est clair : pour vivre en paix, il faut se débrouiller avec ses troubles. Bravo…
vlrglqqf
27 juin 2011
16h10
Dans les cours d’école la meute est toujours à l’affût, elle se crée dès l’instant où un gang de gars se reniflent entre eux. C’est dans leur nature de fonctionner en groupe pour la force du nombre (pouvoir). Constamment aux aguets, ils dépistent le plus faible d’entre eux, donc la proie potentielle qui va leur permettre le carnage. Comme des loups qui flairent le sang, c’en est fini, c’est la curée! Ils deviennent fous et certains peuvent même se tuer entre eux.
Un jour j’ai failli avoir des problèmes quand j’ai oser traîter tout haut deux enfants de “p’tits criss” dans un autobus de la STCUM. Plein à craquer j’avais une place assise et j’ai vu de mes yeux deux enfants (de connivence) écraser brutalement le pied d’une dame debout qui s’était mise à hurler de douleur. Ce jour-là je serais aller jusqu’au bout de l’histoire de ces deux p’tits criss. Mais la dame en question m’a presque supplier de n’en rien faire parce que je sentais qu’elle avait peur à cause de tout le processus de porter plainte, de son identification etc.
Pis moé aujourd’hui, j’sus encore en criss rien que d’en parler!
alain blais
27 juin 2011
16h11
@montrealaise: wow. vous aviez rien a dire sur le sujet alors vous parlez d’un sujet complètement différent?? ça n’a rien a voir.
chasse aux enseignants??? allo???
c’est pas parceque m. lagacé dénonce certains enseignants qu’il est en croisade contre l’ensemble des enseignants. utilisez donc votre cerveau avant d.écrire n’importe quelle idiotie.
jeanfrancoiscouture
27 juin 2011
16h24
@tracteur,27 juin 2011,15h40:«C´est moins drôle pour l´agresseur quand la victime réussit à se venger ou du moins se défendre!»
++++++++++
En effet! Et c’est encore mieux quand une victime potentielle a deux grands frères pas mal plus âgés, (jeunes adultes, en fait) qui passent le message que: «Si jamais un enfant de ch… touche à notre petite soeur…….!»
evid
27 juin 2011
16h39
@montrealaise : “C’est quoi votre nouvelle chasse soutenue aux enseignants, Patrick Lagacé? ”
Sans vouloir défendre PL, parlé d’intimidation et soulevé des questions sur l’inaction CRASSE des enseignants et de la direction lorsque des enfants et des ados sont sur le bord du suicide, il était temps!
Pour avoir été victime d’intimidation parce que j’étais “trop” gentil. Je comprends tellement ce garçon. Je suis encore plein de rage quand je pense à mes agresseurs.
verret
27 juin 2011
16h47
Malgré que j’eus pu être le candidat idéal, je n’ai jamais trop eu à subir ces tactiques d’intimidation moi-même, mais j’ai fait mon primaire au privé chez les soeurs. Pas de travailleurs sociaux ou de psycho-éducateurs chez les soeurs, entendons-nous… Juste des soeurs.
Sauf que les Filles-du-Coeur-de-Marie, malgré leur nom pas rapport, disposait d’une bonne dose de gros bon sens. Quand la problématique de l’intimidation s’est montré le bout du nez, elles ont instauré le poste de “président de classe”. Un élève était désormais élu par ses pairs pour négocier avec la direction. Il devait tout autant négocier le retour du ballon chasseur confisqué que relayer le discours de la direction auprès des siens.
Cette approche communautaire bilatérale forçait une responsabilisation et une solidarité, et jetait un éclairage neuf sur les capacités d’individus sans grande valeur préalable (j’ai été élu parce qu’on me croyait capable de tenir tête aux soeurs). J’ai été président de classe en 6e année, et les bullies potentiels devaient passer par moi pour récupérer leur ballon. Cette instauration artificielle de rapports de force inverses peut renverser la vapeur en donnant à la cible de choix une position d’autorité. Évidemment, pour que ça marche, il faut qu’on valorise publiquement et activement ce que les jeunes ne valorisent pas d’emblée (mais qui les servira leur vie durant).
Stephane Paradis
27 juin 2011
16h52
Oui, l’intimidation a toujours existé. À l’époque où j’en ai été victime, le fléau n’avait pas encore de nom officiel. Heureusement, on s’intéresse de plus en plus au (grave) problème. Je crois qu’il faut lancer un message clair, autant chez les jeunes que dans leur famille: TOLÉRANCE ZÉRO. Pas réduire la violence de 10% ou de 18,467%. Z-É-R-O. Intervenir immédiatement. Ne jamais laisser le bobo s’encrasser. Arrêter de se cacher la tête dans le sable de la cour d’école. Dans les écoles primaires où j’anime des ateliers sur le sujet, combien d’enfants se lèvent en pleurs et disent tout haut qu’ils en ont assez… Victimes, témoignons et déNONçons. Générons l’émotion. Brasser la cage (positivement) de nos petits et de ceux qui ont mission de les protéger. Que nos élus en fassent (enfin) une véritable priorité. Avant qu’il ne soit trop tard… P.S. Merci Patrick pour oser ces mots, ce ton.
denigreur
27 juin 2011
16h53
@montrealaise
Des accusations menés en bateau par un groupe d’élèves, ça arrive combien de fois ?
Du bullying, il y en a dans chaque école, chaque année, chaque ville, chaque région. C’est pas comme si c’était un bonhomme 7h surévalué.
C’est pas une chasse aux sorcières envers le corps enseignant, c’est de dénoncer une omerta qui règne. Si votre exemple de coup monter de fil en aiguille est vrai, il est aussi vrai qu’un minimum d’enquête serait aussi effectué normalement.
S’il y a des suicides chez les jeunes, c’est pas nécessairement parce que leur parents ne les laisse pas sortir dépassé 9h le vendredi vous savez ?
Personnellement, j’ai été victime de bullying. Mon truc pour m’en sortir ? Être bon dans les sports et un coup de poing sur la gueule. La violence ne règle rien ? Pffff
tipoporapido
27 juin 2011
17h03
Ici, au Lac St-Jean, la disparition de David Fortin a fait plus pour la cause que n’importe quelle activité de prévention! Mais il a fallut ce drame! Aujourd’hui, je peux vous dire que les deux écoles secondaires de la ville ont une politique de tolérance zéro, ce qui n’empêche pas cette violence d’exploser sur le net et dans les parcs. J’adore ton idée de poursuivre les commission scolaire. Moi, un téléphone au DG de la commission scolaire et miraculeusement, le lendemain, j’avais rendez-vous avec la direction de l’école et deux cadres! C’est à celui qui crie le plus fort et les commissions scolaires, détestent recevoir des appels des parents. Alors go, harcelez vos directions d’école, vos commissaires scolaire, vos DG! J’imagine qu’une mise en demeure ferait un bel effet!!
incubus
27 juin 2011
17h22
Il n’y a que trois manières de sortir de ce cycle infernal, Patrick : Mourir, partir, ou devenir plus dangereux et imprévisible que les agresseurs qui t’attaquent, que tu imposes le respect. L’écoute et les violons, ca ne marche que dans la théorie et chez ceux et celles qui regardent les gens avec des lunettes roses.
Une fois que t’es marqué comme reject, c’est la fin. La seule manière d’en sortir, c’est de changer de place ou devenir dangereusement prêt à te défendre. C’est plate, c’est violent, mais c’est comme ca. Tu es dans une dynamique de violence et ce n’est pas des petits mots doux que ca va arrêter.
Dans mon cas, ca a magiquement arrêté le jour ou l’intimidateur a compris que j’étais tout à fait sérieux que j’allais écraser une chaise sur son dos et que je me foutais qu’il en sorte paraplégique ou pas. C’est quand il a reculé devant toute la classe et qu’il a eu peur, que les autres ont arrêté.
vlrglqqf
27 juin 2011
17h23
J’ai été longtemps révolté et rebelle parce que j’étais le mouton noir de l’école. Je sanctifiais toutes ces insultes et humiliations pour devenir un saint, tel Dominique Savio (c’est la glorieuse époque de la pré-révolution tranquille au Québec). J’étais un bon élève obéissant et parfois on me citait en exemple. Pourqoi étais-je si ostracisé? Pour expliquer la ou les raisons du fait que j’étais hors norme, on me disait alors: c’est sûr, tu vas devenir prêtre un jour.
Parfois il m’arrive encore d’avoir le feu au cul et de vouloir tout casser. Le type qui me harcelait le plus vit toujours aujourd’hui et demeure quelque part dans la B… Il est certain que si on se rencontrait un jour lui et moi, je fracasserais tous les records de vengeance et de cruautés psychologiquement parlant. Mais qui sait? Peut-être qu’une fois vidé de ma hargne, je me sentirais comme dans le temps écrasé par la culpabilité! C’est l’une de mes grandes faiblesses… aujourd’hui, même si je suis retraité depuis un bon moment.
julianus
27 juin 2011
17h24
@manz26
C’est des histoires comme la vôtre qui font
drstrange
27 juin 2011
17h25
J’y ai tellement goûté dans mon enfance en beauce qu’à mes enfants je dirai: «Choisi le plus gros, celui de qui tout-le-monde a peur, et tape dedans devant tout-le-monde avec tout ce que tu trouveras. Mais de grâce, ne le tues pas».
Et je serai derrière lui devant la direction d’école lorsque la sanction viendra. J’ai trop été brisé pour ressentir la moindre pitié devant ces sadiques gratuits et volontaires. Aujourd’hui, à 35 ans, à chaque fois où j’entre dans un endroit publique, je passe mon temps à me demander si j’ai l’air fou, si j’ai quelque chose qui cloche et à me convaincre que ça n’a aucune importance et que je ne suis pas pire qu’un autre. Je suis pourtant bel homme à ce qu’on dit…
incubus
27 juin 2011
17h26
J’ai oublié de ajouter : Tu es dans une dynamique de violence ET de survie, quotidienne. Tu ne penses plus en terme de bien ou de mal, tu penses en terme de ne pas avoir mal une autre journée de plus.
latour
27 juin 2011
17h33
“on tolère dans les écoles secondaires des choses qui ne seraient jamais, jamais, jamais tolérées dans des milieux de travail”. C’est bien là le noeud du problème.Pouquoi cette tolérance presque criminelle dans nos écoles?
bozappa
27 juin 2011
17h41
Les baveux
Ça se pense bien plus fin que les autres…………Un Baveux.
Ça se prend pour le nombril du monde……….. Un Baveux.
Si ils savaient les pauvres diables,
Que des Amis c’est préférable,
Ils agiraient peut-être un peu mieux……………..Les Baveux.
Ça donne jamais de chances à personne…………..Un Baveux.
Il y a juste ses idées qui sont bonnes……………….Un Baveux.
Ça vit renfermé sur lui même,
Dans la terreur et dans la haine,
Même si aimer c’est merveilleux……………………Un Baveux.
Ç’est bon pour partir une bataille…………………….Un Baveux.
Mais c’est bien rare que ça se chamaille………………Un Baveux.
Ç’est bien fantasse avec ses chums,
C’est une chance pour lui de passer pour homme,
Car seul c’est doublement peureux…………………….Un Baveux.
Ça aime à paraître important……………………….Un Baveux.
Ça se pense bien intelligent……………………………Un Baveux.
Ça veut toujours impressionner,
Espérant qu’en étant montrés,
Ils auront l’air un peu moins niaiseux…………………Les Baveux.
Si vous ne voulez pas devenir…………………………Un Baveux.
Il suffit de ne pas agir………………………………….En Baveux.
Sachez toujours vous entourer,
De gens qui aiment et sont aimés,
Vous verrez vous serez beaucoup mieux……………..Qu’un Baveux.
Paroles et musique : Réal V. Benoit Le 12 février, l971
latour
27 juin 2011
17h50
@emilemazola “J’ai donc demandé à mon dur de dur de protéger la victime.” Pourquoi pas des escouades étudiantes, bien entraînées et encadrées, d’anti-bullies? Ça peut sembler farfelu mais, si des jeunes sont dangereux pour leurs pairs, les autres jeunes doivent faire partie de la solution. Une polyvalente est une ville et une ville doit avoir un service d’ordre.
marc_g
27 juin 2011
18h02
Poursuivre en justice, c’est facile à dire, mais encore faut-il trouver des témoins qui accepteront de témoigner…
jmchevalier
27 juin 2011
18h02
@drstrange
Je connais ce que vous vivez; je ne pouvais pas m’exposer aux inconnus sans avoir peur. Je m’en suis guéris par la danse; on peut se sentir tellement gauche en la pratiquant qu’on finit par relativiser et je ne me sens plus jamais vraiment gêné, même quand j’ai l’air fou.
julianus
27 juin 2011
18h02
@manz26
C’est des histoires comme la vôtre qui font que j’ai du mal à avoir du respect pour les enseignants et directeurs d’école!
Heureusement le bully dans votre histoire n’a pas conclu de l’intervention de la directrice qu’il pouvait attaquer le petit gars à volonté, et j’espère que ce dernier
n’a pas conclu qu’il n’avait pas le droit de se défendre comme pour moi.
Moi, mes parents me disaient de me défendre…jusqu’à ce que les profs téléphonent pour se plaindre que j’ai fait mal à quelqu’un… en me défendant.
Malheureusement, mes parents ont réagi exactement comme si j’avais été l’agresseur. Comme il n’y avait jamais moyen de me défendre sans que les profs le sachent ou qu’on m’attende à 4 ou 5 le soir, bien, je me laissais faire en disant surtout rien à mes parents. Mon père m’a dit que si j’en mangeais, il m’en donnerait une à son tour. Donc, j’avais tout intérêt à éviter les bagarres (contre 4 ou 5 loups, donc une défaite assurée) à tout prix!
Je vivais l’enfer toute la journée, je ne voulais pas que çà continue le soir.
(Plus tard, ils m’ont dit qu’ils voulaient que j’apprenne à ne pas me faire prendre et si nécessaire je devais mentir… Difficile quant le loup va brailler au prof et que c’est SA version qui arrange les Profs! Etant Aspie à une époque où personne ne connaissait le syndrome d’Asperger, j’avais besoin qu’on me mette les points sur les ”i”, pas qu’on me force à deviner!)
J’ai appris le judo complètement pour rien, sachant que je n’aurai pas le droit de m’en servir (En fait, je me suis servi de mon coude une fois où je croyais ma vie en danger… Résultat: Deux heures de retenu, et ma gueule cassée par la meute un soir plus tard)
J’étais une petite souris qui allait vite chercher ce qu’elle avait besoin à l’école avant d’être bouffé par des serpents.
Les rares fois où ma mère a appelé pour se plaindre, les profs et directeurs répondaient que c’était à moi à m’adapter au groupe pas l’inverse, que c’était pareil pour tout le monde (mon oeil!), que je devais apprendre à régler çà en adulte sans violence (Comment? C’était à moi de le savoir!!!).
Des fois, j’ai envi d’écrire à mes profs et directeurs pour leur dire leur 4 vérités!
latour
27 juin 2011
18h03
@apollon “J’ai été un ado assez baveux et arrogant, je l’avoue.” Et un peu bully peut-être? Si oui, qu’en pensez-vous, maintenant?
boom25
27 juin 2011
18h20
Je vais raconter ma petite histoire:
J’ai vécu l’intimidation pendant tout mon secondaire. Pas de la petite intimidation. Chaque jours, la même bande de voyous me faisaient vivre les pires misères. Ils jetaient mes livres et mes cahiers le long des escaliers et les répandaient jusqu’en bas, me hurlaient des noms dans la grande salle, me lançaient toutes sortes d’objets pendant les cours. Tous les jours, je marchais dans les couloirs et je recevais un coup de poing dans le ventre venant de quelqu’un que je n’avais pas le temps de voir dans la masse. Ces voyous non seulement passaient leur temps à me chercher toute la journée pour m’intimider, mais entraînaient les autres élèves avec eux.
Chaque jours pendant 5 ans, sans arrêt…Quelques fois, la colère, la peine et la frustration (des situations qui se passaient devant les professeurs qui faisaient semblant de ne rien voir) devenait tellement forte que j’avais des idées de suicide ou même d’homicide. Je rêvais que j’arrivais dans la grande salle avec un fusil et que je réglais leur compte à tout ceux qui faisaient de ma vie un enfer.
Heureusement, ma force de caractère m’a fait passer au travers de cette expérience et m’a empêcher de commettre l’irréparable. Aujourd’hui grand et fort, personne ne se serait douté le passé que j’ai tenté longtemps de dissimuler. Ironiquement, le chef de la bande d’intimidateur est aujourd’hui coach de vie et aide les gens dans leur cheminement personnel mais ne s’est jamais excusé.
Les directions d’écoles ont une grande responsabilité mais surtout les parents. Ceux qui sont parents d’intimidateurs et qui refusent de voir la vérité ou pire encourage leurs enfants à faire leur place en écrasant les autres. Pensez à ceci vous qui lisez ces lignes. Si vous receviez un appel de l’école disant que votre fils ou votre fille a massacrer un autre élève par plaisir, prendriez vous le temps de le punir?
Les victimes nous avons une lourde charge sur les épaules. Nous sommes responsables si nous nous faisons intimider. Nous sommes responsables si nous dénonçons. Nous sommes responsables si nous ne dénonçons pas. Nous sommes responsables si nous nous vengeons et répondons à nos agresseurs. Ce poids ne devrait pas être porté par les victimes…
latour
27 juin 2011
18h20
Une question,en passant:pourrait-on avoir de moins grosses écoles ou, tout au moins, des écoles avec des fenêtres,des fenêtres qui s’ouvrent? Il y a peut-être dans la conception même des polyvalentes des facteurs de troubles sociaux. J’ai, il y a longtemps, visionné avec mes étudiants un film de l’ONF dont le titre est Ratopolis.Ça traite d’une expérience de surpopulation chez les rats. Le parallèle avec les humains est l’objet du film.
LockeHobbes
27 juin 2011
18h23
Ce qui me frappe c’est comment beaucoup de parents sont prêts à poursuivre les directions et les profs pour protéger leur enfant. J’ai lui la violence enfouie des victimes prête à exploser. J’ai lu que la seule réponse à la violence c’est la violence.
C’est bien sûr tout à fait légitime de vouloir le bien de ses proches ou de soi-même
Mais je n’ai lu beaucoup de commentaires prônant la SOLIDARITÉ avec les victimes et la COLLABORATION avec les écoles, les profs et les autres parents pour amener les enfants à ne plus considérer l’intimidation comme acceptable.
Et si le problème sous-jacent venait que l’on croit, plus ou moins consciemment, qu’il est NORMAL que les forts dominent les faibles? Qu’un enfant qui ne se défend pas ne MÉRITE PAS qu’on le protège COLLECTIVEMENT?
Et si le fait que le bullying s’accroit avec les années illustrait la perte des valeurs de solidarité et de compassion envers ceux qui ne sont pas nos proches?
latour
27 juin 2011
18h35
@ladymara “il est puni pour s’être fait prendre à la gorge. C’est quoi le message ?” Le message ,c’est que le ou la responsable manque de conscience professionnele et ne veut pas de “trouble”, tout simplement.C’est comme ça.
smartguy
27 juin 2011
18h47
Force est de constater qu’il y a un peu de darwinisme dans tout cela. Les jeunes se jaugent, une hiérarchie s’établit. Oui, vous dites “les loups”, et c’est cela, une meute avec une hiérarchie.
est-ce bon, mauvais ? Autant juger la Nature. Les faibles d’hier deviennent parfois les forts de demain. Les victimes sont souvent pires tortionnaires quand elles peuvent se venger… sur plus faibles qu’elles. C’est triste, mais la vie est dure. Fort heureusement, sinon nous serions encore dans les caves de Lasco.
latour
27 juin 2011
18h50
@virgiqqf “Dans les cours d’école la meute est toujours à l’affût, elle se crée dès l’instant où un gang de gars se reniflent entre eux”. On ne peut pas être plus clair, on comprend à vue de nez. Mais qu’en est-il des oestrogènes? il ya certainement des “bitches” parmi les filles. Si la femme est égale à l’homme, elle l’est en tout, même dans la méchanceté.
latour
27 juin 2011
19h11
“la directrice qui refuse d’entendre le mot «agresseurs» (PL,23 juin). C’est qu’elle ne se voit pas comme une directrice d’école, mais comme une gérante d’usine à diplômes. Ce n’est pas en offrant plus d’argent aux profs que François Legault va améliorer le système. Nous avons un grave problème collectif de responsabilisation, et de sens moral en fait.
patlemay
27 juin 2011
19h21
Vous croyez vraiment que la direction peut faire quoi que ce soit? Vous pensez que punir les agresseurs va faire cesser l’intimidation? Vous vivez dans le monde des Câlinours ma parole!
C’est simple pourtant: dénoncer son agresseur veut dire être taggué de stool, ce qui veut dire encore plus de raisons pour être sur le dos de la victime, et ce, avec l’accord d’encore plus de monde. Ce n’est plus un cercle vicieux, c’est une spirale descendante!
Et comme on veut éviter de punir injustement, un prof ne va sévir que s’il a des preuves ou s’il prend l’agression sur le coup. Comme les agresseurs sont souvent très wise, une victime sait très bien qu’elle a bien peu de chance qu’une dénonciation donne quoi que ce soit, en plus de subir encore plus de sévices.
Et même si la dénonciation donnait quelque chose, les agresseurs sont souvent des abonnées aux punitions, expulsions et copies. La direction risque de bien les faire marrer avec leurs “conséquences”.
On regarde ça avec un oeil extérieur, on s’insurge, on crie à la banalisation. Mais demandez-vous de quoi ça a l’air sur le vrai terrain. C’est pas un film américain avec les méchants qui ont un accent russe d’un bord et les gentil de l’autre!
Dites-nous ce que, concrètement, l’école devrait faire. Ça veut dire quoi, tolérence zéro? On expulse un élève à vie? À partie de combien d’insultes? Ou de taloches?
Personnellement, je vais tout faire pour que mon gamin n’aie pas un profil de victime. C’est plate à dire, mais les loups attaquent les proies blessées en premier…
Ça et des cours de kung-fu.
latour
27 juin 2011
19h34
Copie du courriel envoyé à la directrice de la polyvalente Sainte-Thérèse: “Je reste sans voix. J’ai vécu ces horreurs au secondaire mais j’osais espérer que des profs mieux éduqués seraient plus conscientisés. Je me suis trompé”.
dcsavard
27 juin 2011
19h34
@belette_chinoise,
mais le jeune était-il vraiment gay? Je veux dire, les jeunes peuvent très bien avoir inventé ce prétexte de toute pièce. J’ai une nièce qui à l’école parlait d’un autre élève en disant qu’il était gay, quand nous lui avons demandé de préciser ce que ça signifiait, elle a simplement répondu que c’était parce qu’il était bon à l’école. Parce que sérieusement, je ne pense pas que les élèves soient au courant des pratiques sexuelles des autres, surtout que l’étiquette apparaît souvent bien avant que le jeune n’ait même eu des relations sexuelles. L’idée étant simplement de trouver quelque chose à lui reprocher pour taper dessus, et dire qu’il est gay, c’est gagnant pour ce genre de comportements débiles.
brack
27 juin 2011
20h15
Pourquoi quand je lis les commentaires de certains qui ont appris à leur enfants à se défendre, je n’arrive pas à me sortir de la tête et si ils n’ont simplement transformé leur enfants en loup????
C’est comme le commentaire «to protect sheep against wolf you have to be wolf» et bien si tu deviens loup pour protéger les brebis tu vas simplement remplacer le loup.
maya26
27 juin 2011
20h28
drstrange a raison. Ce qui est à retenir, c’est que ça laisse des marques difficiles à cicatriser. Pour l’avoir vécu, je peux dire que ça reste en nous très longtemps… La confiance en soi et aux autres est dure à reconstruire.
Je pense que les adultes en position d’autorité dans les écoles devraient ressentir la même responsabilité qu’un policier ou un responsable de la santé. Tous à leur manière doivent veiller sur les gens. C’est leur responsabilité. Non, leur DEVOIR.
venus1972
27 juin 2011
20h50
Mon fils a commencé sa maternelle cette année et a été victime de deux plus vieux. Ça a pris une semaine pour que je lui sorte les vers du nez, que des plus grands lui faisait peur et qu’ils le menaçaient à la récréation. Le matin j’ai fait parvenir un message au professeur et le soir, les deux garçons avaient été rencontré avec sanction. Il y a eu même un suivi dans les semaines suivantes. À l’école de mon fils c’est tolérance zéro et ça me rassure.
Par contre, j’aimerais bien qu’il apprenne les arts martiaux pour pouvoir se défendre…
clodepomier
27 juin 2011
21h06
Solution: que les parents dont les enfants sont victimes se regroupent et mettent leurs ressources en commun. Ça n’en prend qu’un pour ouvrir une page facebook. Je suis sûr que M.Lagacé se fera un plaisir de relayer l’information. Engagez un ou des avocats et poursuivez une école pour non-protection de votre enfant. Envoyez des mise-en-demeure. Harcelez à votre tour, ce sont vos enfants. Vous avez aussi le devoir de le protéger sinon votre enfant va vous en vouloir de ne pas l’avoir appuyé.
tendrement
27 juin 2011
21h17
@smartguy
Je vous conseille comme lecture un peu de Marquis de Sade pour avoir un autre point de vue sur le traitement que l’on peut réserver à la nature.
Alexandra Ventura
27 juin 2011
21h23
Si seulement toutes ces petites brutes prenaient conscience de tout le mal qu’ils font… Même plusieurs années plus tard, je ressens encore les contre-coups de mon passé de personne intimidée. Comme plusieurs l’ont mentionné plus haut, j’ai dû utiliser la force physique pour enfin me faire respecter. Je me rappelle avoir rencontré l’un de mes bourreaux dans le bureau de la psychologue de l’école. Elle lui avait demandé pourquoi il se moquait de moi, ce à quoi il avait bêtement répondu: «Bah, chez nous, on n’est que des gars, et tout le monde se niaise.» Et devinez quoi? Cette rencontre n’avait rien donné, en fin de compte…
Çe qui m’amène à parler de ces jeunes cons qui se font une gloire d’avoir intimidé dans leur jeunesse et qui blâment les profs pour leurs dérapages (non mais vous vous foutez de moi?). À lire ici sur le blogue d’un parfait idiot:
http://lolcommetuveux.com/2011/04/intimidation/
Ce petit crétin n’a rien de mieux à dire, pour sa défense, que
«Je savais donc qu’en intimidant quelqu’un, je serais puni. Je connaissais les limites à ne pas franchir, parce qu’on me les indiquait rapidement. Selon moi, à ce jeune âge, je m’en prenais à des gens protégés par ce fameux système. J’étais prêt à en payer le prix, parce que c’était drôle, l’intimidation.
Un jour, ce système s’est mis à mal fonctionner. Il jouait en ma faveur, moi, le gars qui intimide. Et c’est là que je pointe du doigt les professeurs. Plus spécifiquement, les jeunes enseignantes dans la vingtaine qui se savaient de potentielles cibles et qui devaient passer une année complète avec de jeunes cons qui n’allaient pas les épargner au premier faux pas.»
Voilà le truc. Les jeunes trouvent ça DRÖLE de rire des autres. De les insulter. De les bousculer. Mais moi, voilà, j’ai fait des années de thérapies après le secondaire pour me guérir de mes démons. Parce que j’ai fait une dépression. Plusieurs tentatives de suicide. Phobie sociale. Et j’en passe. Aujourd’hui, je n’ai aucune confiance en les gens, surtout les filles. Je suis comme une bombe à retardement.
Merci à des abrutis comme M. Cooper de glorifier ce style de vie et de le propager.
Enfin bref, pour en revenir au sujet, si le Code criminel pouvait incriminer ces petites brutes et leurs parents une fois pour toutes, ce serait déjà un bon pas dans la bonne direction..
gasston
27 juin 2011
21h45
Heureusement qu’on a des écoles privées. Ma fille n’a absolument aucun problème. Vous allez dire qu’elle fait partie d’un groupe « populaire », c’est vrai. Par contre je lui demande parfois si d’autres élèves moins « populaires » sont victimes d’intimidation, la réponse est non. Je la crois. École très bien gérée. Vive le privé en éducation!
cath30
27 juin 2011
21h49
J’ai 30 ans, un bacc, une maitrise, une bonne job, un chum et pleins d’amis. Mais j’ai vécue tout cela, au primaire dans mon cas. L’enfer, je venais d’une autre école et on m’a prise en grippe, je ne sais pas pourquoi. Plus sensible que la plupart, je me montrais blessée quand je me faisais écoeurer, alors ils en rajoutaient et ça n’a pas eu de fin pendant 3 ans. Mes parents n’ont jamais rien vu, je leur cachais, mais les profs, ils ont tout vu, et je n’étais pas la pire. Ils n’ont jamais rien fait pour m’aider. Il m’a fallu passer au secondaire dans une grosse poly pour en sortir en quelques années. Je ne me plains pas je m’en suis sortie, mais je n’étais pas obligée de passer par cela. C’est vrai que ça marque, même encore, sur la confiance en soi et le doute continuel. J’ai plusieurs amis professeurs maintenant et ils font la police quant à ce problème. Est-ce que c’est le cas de la majorité des prof? Je ne sais pas, c’est assez tabou. Mais ce n’est pas vrai que les enfants sont obligés d’être ostracisés de cette façon pour réussir et se faire une carapace. Je peux vous dire que je vais surveiller sérieusement les humeurs de mes futurs enfants et les sortir de cet enfer s’ils le vivent!
apollon.
27 juin 2011
22h04
Apprends à te défendre ou meurs….
Voilà ce que mon grand-père m’a dit en 1994 lorsqu’il avait été témoin de la scène dans laquelle j’avais été violenté dans un match de soccer…
Depuis ce jour, je n’ai JAMAIS été intimidé ou apeuré par un individu…
ps: j’avais 12 ans à l’époque…..
aquaserge
27 juin 2011
23h08
Merci Patrick pour parler de ce sujet qui est, il faut le dire, assez délicat. J’ai été victime de choses semblable pendant mes 5 et 6ième primaire (en 1974-5) bref, il a longtemps. Moi aussi Commission Scolaire Des Miles-Iles. Un peu en secondaire 1, puis, je me suis fait discret. Durant ces années: multiples coups en récréation avec plusieurs “Témoins”. Un épisode où “une gang” de filles M’ont “pèté la yeule!” et j’en ai … oublié. Ce que je n’est jamais oublié c’est ce sentiment de rejet social qui est le principal handicap que j’ai maintenant; beaucoup d’années plus tard. Et je ne parlerai pas des pensées suicidaires. Je suis aujourd’hui encore un asocial grâce à vous, charmants compagnons scolaires.
houlebe
27 juin 2011
23h12
Je lis plusieurs commentaires qui généralisent toutes les situations, comme “un coup de poing et c’est réglé”.
Chaque situation est différente et n’a pas toujours la même solution. Par exemple, si tu es une fille et que tu es victime d’intimidation par un groupe de “bitch”, ne va surtout pas les attaquer! Elles ne réagissent pas comme les gars, la situation ne va que se détériorer. Tu dois plutôt te trouver des alliés au plus sacrant…si possible ou changer de milieu (je sais, c’est extrême, mais maudit que c’est souvent bénéfique). Je généralise ici, car la situation peut favoriser aussi une confrontation ou une autre solution.
La solution miracle n’existe pas, car tous les individus ne réagissent pas de la même façon. Ce qui est important c’est que la direction de l’école et les parents concernés soit au courant et qu’il y ait un budget pour qu’un intervenant s’occupe du suivi. S’il y a un intervenant pas trop humaniste (l’humaniste aime tout le monde, même l’agresseur) qui est chargé de suivre de près les cas d’intimidations dans une école, il y a plus de chances que l’on trouve une solution adéquate au problème et que les agresseurs soient punis.
Les directions sont souvent absentes dans les écoles et les enseignants sont surchargés et n’ont pas vraiment la formation pour dealer avec un grand nombre de loups qui s’attaque à une brebis.
On a besoin d’intervenants qualifiés qui ont le droit de suspendre un élève et dont le mandat n’est pas de sauver l’agresseur, mais la victime.
eriame
27 juin 2011
23h26
Du jardin d’enfants a la fin du secondaire j’ai frequente 15 ecoles sur plusieurs continents en raison de l’emploi de mes parents (Six autres lors d’etudes post secondaires mais cette fois de mon propre choix).
Les seules ecoles j’ai trouve ca difficile etaient au Quebec, en France et dans certains colleges francais (j’etais pourtant nee au Quebec et le francais etait ma langue maternelle) on aurait dit que la majorite des profs se foutaient de tout ce qui ne faisait pas partie de leur “cursus”, lassaient faire les baveux (on m’a meme violee) malgre les plaintes des parents et ne faisaient rien pour aider. Malgre ca, j’ai toujours ete vers les nouveaux afin de leur faciliter la tache. Meme a l’universite, au Quebec, certains nouveaux arrivants me faisaient des commentaires a l’effet que j’etais la seule qui allait vers eux…
Ailleurs, meme dans les endroits ou l’on n’avait jamais vu de cheveux blonds et ou j’ai du apprendre a parler langue et a l’ecrire, les profs aidaient a l’integration et les eleves collaboraient. L’excellence etait aussi bien vue alors qu’ici on parle souvent d’elitisme avec dedain des que quelqu’un excelle.
prof_mal_lunee
27 juin 2011
23h44
Je rejoins le commentaire de Patrick sur le parallèle avec le mileu de travail. La Loi sur les normes reconnaît le harcèlement psychologique comme une cause de poursuite contre l’employeur, qui a l’obligation de fournir un milieu de travail exempt de harcèlement, ou du moins de faire tout ce qui est en son pouvoir pour l’éviter et régler le problème s’il y a lieu (voir http://www.cnt.gouv.qc.ca/en-cas-de/harcelement-psychologique/index.html#c8480).
Les cas de bullying correspondent exactement à la définition de harcèlement psychologique. Qu’est-ce qu’on attend pour rendre les directions d’écoles tout aussi responsables que les employeurs??? Si on reconnaît que le harcèlement psychologique a des conséquences graves chez des adultes, comme la perte d’estime de soi, la dépression et même le suicide, comment ça se fait qu’on ne reconnaît pas les mêmes conséquences chez les victimes adoslescentes? Au contraire, les conséquences sont encore PLUS graves puisqu’ils sont en pleine construction de leur identité et de leur estime de soi.
Une poursuite en dommages-intérêts (basée simplement sur la responsabilité civile de l’art. 1457 CCQ) contre les agresseurs, leurs parents, les profs et la direction de l’école aurait de très bonnes chances de réussite selon moi.
Malgré les beaux discours de tolérance zéro, le harcèlement psychologique en milieu scolaire n’est PAS encore pris au sérieux. De la même façon que la société considère moins grave de lever la main sur un enfant que sur un adulte, de la même façon que les sentences pour agressions sexuelles sur un enfant sont moins sévères que sur un adulte… La souffrance des enfants, en général, n’est pas prise au sérieux. Il est grand temps que cela change.
janina
27 juin 2011
23h45
“on tolère dans les écoles secondaires des choses qui ne seraient jamais, jamais, jamais tolérées dans des milieux de travail”. Quelle haute opinion du monde du travail vous avez! Voyons donc! il y a autant de harcèlement moral dans le monde du travail qu’à l’école. C’est fait plus hypocritement mais c’est au moins aussi stressant vu que c’est le gagne-pain qui en dépend. Et c’est tellement dur à prouver. Mais quand on interroge les gens, les chiffres sont très élevés chez ceux qui se disent victimes de harcèlement au travail. Donc, c’est un problème de fond, quelque chose qui touche aux racines de la nature humaine dans son fonctionnement social.
jolico
27 juin 2011
23h51
Va falloir ressortir les bonnes soeurs de la boule-à-mites! J’peux vous dire que j’ai connu des bonnes soeurs qui en auraient tassés dans leur coin, des bullies! Mais nous avons retiré tous les droits du monde de l’éducation à … à éduquer quand les parents ne le font pas! Faudrait surtout pas qu’un(e) prof claque une règle sur les mains d’un élève de nos jours!
Et combien de parents ne se doutent même pas que leur enfant est une victime? “Ah ma chérie, qu’est-ce que tu as fait du beau cartable-stylo-machin que je t’avais donné?” Réponse: “Je l’ai perdu.” Puis le “speech” sur la responsabilité… Sans même penser une minute qu’il se pourrait qu’on l’ait obligée, cette petite, à donner ses belles affaires. Sans prendre la peine de demander: “Tu les as bien perdus? Ce n’est pas quelqu’un qui t’a obligée à leur donner?” Les victimes de ces bullies en ont souvent très peur et se font dire ce qu’on va leur faire si elles parlent. Parents, entendez les messages silencieux, voyez les signes invisibles!
armani.
28 juin 2011
00h04
“Apprends à te défendre ou meurs….”
la base, quoi ?
dcsavard
28 juin 2011
06h28
@gasston,
j’ai étudié à l’école privée et l’ostracisation existe là aussi. Désolé, mais ce phénomène n’est pas l’apenage de l’école publique.
Jean-pierre_V
28 juin 2011
06h47
27 juin 2011
21h17
@smartguy
Vous faites référence à la grotte de Lascaux; si vous réfléchissez un peu à l’évolution, ce ne sont pas les brutes épaisses (paléolithique, chasse) qui se sont imposés mais bien les plus malins (néolithique, agriculture-élevage). Je me demande bien ou vous allez chercher votre “smart”.
Les enfants font ce qu’ils apprennent. Même si ça ne se traduit pas par des violences physiques, on a qu’à regarder la quantité d’exclus dans les sociétés occidentales pour constater qu’il ne s’agit que d’une reproduction d’un système plus grand qu’eux. S’élever en rabaissant l’autre est une chose qui est peut-être propre à l’homme mais ça ne veut pas dire qu’il faut y laisser libre cours.
J’ai déjà été l’agresseur (ça a pris surtout la forme de violence psychologique) et j’aimerais pouvoir demander pardon. Avec le recul, je reconnais que j’ai reproduit ce que j’avais appris. Mais j’ai payé aussi; et je me suis fait “niaiser” en masse et sans raison par la suite.
Je félicite le jeune d’en avoir parlé. C’est difficile de demander aux parents ou à quelqu’un de plus fort de nous défendre; ça veut dire qu’on est pas capable de le faire soi-même. La situation décrite où le jeune n’a pas pu bénéficier de la présence de ses parents lors de la rencontre avec les profs, ses bourreaux et leurs parents est complètement aberrante.
Malheureusement, pour les p’tits baveux, les parents et les réunions avec les profs, ça marche pas. A la limite, leurs parents vont peut-être leur donner une taloche pour les avoir forcés à se pointer à l’école et même pas pour leur geste. La seule et unique option devant du monde comme ça, c’est le langage qu’ils connaissent: la violence et l’humiliation. Probablement que si j’ai des enfants, ils vont apprendre les arts martiaux le plus tôt possible. Ils vont apprendre à ne pas avoir peur de taper et à taper aux bons endroits.
En tout cas, de mon côté même si parfois j’aimerais revoir certaines personnes et leur rendre ce qu’ils m’ont fait; j’ai la satisfaction d’être heureux aujourd’hui d’avoir un bon estime de moi-même plutôt qu’un égo surdimensionné. J’irais même jusqu’à dire que de me faire niaiser m’a pousser à aller chercher une force à l’intérieur de moi-même plutôt qu’à espérer la trouver dans le regard des autres. Peut-être parce que j’étais pas LE reject numéro un et que je n’ai pas été trop affecté. Malgré tout, il y a eu des claques qui se sont perdues.
madmaf
28 juin 2011
06h52
@ brack
Avec les bullys, il n’y a pas de place pour les bons sentiments. La maxime à adopter est: “Tu cherches le trouble? Tu vas le trouver”.
La victime ne devient que rarement l’agresseur. La victime est en mode survie et ne veut que voir la menace quitter son quotidien
Danye
28 juin 2011
07h37
A voir le nombre de réactions à ce sujet, on comprend que nous sommes plusieurs à y avoir été confrontés dans nos vies!
J’ai vécu une situation plus ou moins facile à gérer comme parent lorsque mon jeune a commencé à se faire harceler par un plus grand et gros que lui au primaire. Ça faisait déjà quelques mois que ça durait, tous les professeurs étaient au courant du problème (mon fils n’était pas sa seule victime) mais n’intervenaient pas ou le faisaient mais sans résultat.
Un jour, décidant qu’il en avait assez, mon fils s’est défendu! Il a offert son petit poing sur la gueule au gros en question! Du haut de ses 4pi 2po, 60 lbs mouillé, il a décidé d’essayer de se faire respecter!
Je n’approuve pas la méthode bien sûr mais imaginez un peu la confusion des sentiments … Fierté, je l’avoue sans lui dire à lui, déception que ça ait dû se rendre à la violence entre jeunes, et en plus, j’ai eu droit à un appel de la direction de l’école et mon fils a été mis en retenue quelques jours pour son geste. Il a aussi dû écrire une lettre d’excuse à son agresseur!
Tout de même amusant non?
Comme parent, on ne peut pas valoriser le règlement des conflits par la violence mais ça me semblait plutôt un geste de désespoir de la part mon fils.
Il n’a plus jamais été intimidé à partir de ce jour, n’a plus jamais été violent non plus, et le message a été envoyé aux autres durs à cuire qui ont compris qu’il pouvait se défendre.
Dommage tout de même qu’un jeune doive s’affirmer de la sorte pour se faire respecter.
Ça me fait me demander, comme pour nous les adultes souvent, est-ce si mal que ça de finir par se faire justice à soi-même quand on constate le peu de support qu’on obtient des gens qui sont supposément là pour nous défendre et nous protéger? Je me pose sérieusement la question …
dcsavard
28 juin 2011
08h10
@jolico,
le problème avec les bonnes soeurs, c’est qu’il y en a aussi dans le lot qui étaient elles-mêmes des tyrans (bullies).
@tous,
au fait, est-ce trop demandé d’utiliser la terminologie française pour désigner la chose? Bully=tyran, bullying=tyraniser, etc. En fait, je pense même que la version française est beaucoup plus évocatrice que la version anglaise.
lagrenouille
28 juin 2011
08h24
J’ai travaillé en éducation; au secondaire et au collégial. J’y ai vu des situations où des élèves ET des profs étaient victimes d’intimidation et de violence. Chaque fois, j’ai constaté beaucoup de réticence à essayer de régler ces situations, de la part des directions, et j’avoue que chaque fois, ça m’a jetée par terre. Il m’est même arrivé de travailler “dans le dos” de mes employeurs pour offrir de l’aide aux victimes (qui étaient, sinon, laissées seules à elles-mêmes, parfois dans des situations de crise qui auraient pu TRÈS MAL se terminer). La violence, ça fait toujours peur, surtout aux gestionnaires, tellement que la majorité d’entre eux préféreront fermer les yeux et faire l’autruche plutôt que de régler le problème…
Pour ceux qui comprennent l’anglais, voici un lien vers un épisode de “Dateline” qui s’intitule “My kid would never bully”. Très très intéressant pour comprendre les dynamiques du bullying: http://www.msnbc.msn.com/id/3032600/
isacyb
28 juin 2011
08h42
Je suis dégoûtée par l’attitude de ces profs et directions d’école, sensés protéger des enfants, et qui manifestement ne pensent qu’à eux et qu’à éviter des tracas administratifs. Ça me révolte. Le cas de David Fortin était très sérieux, pourquoi le milieu continue cet aveuglement? Il va en falloir combien de Manuel et de David? Ces gens sont complices d’agressions répétées sur des enfants. Il faut que ça cesse.
patophe
28 juin 2011
09h00
La problématique est très complexe.
D’un côté, les jeunes de type “Clef dans le cou” qui n’ont aucun respect de l’autorité et que les parents protègent contre les “Méchants” profs qui leur enlèvent du beau “temps de qualité”.
De l’autre, des professeurs et directeurs d’institutions désabusés et intimidés eux mêmes.
J’ai été une brebis, sans aucune malice, je ressentais de l’incompréhension face aux comportements violents que l’on me faisait subir. Les humiliations répétées ne me faisait que me dévaloriser un peu plus chaque fois. Je n’ai jamais eu cette agressivité qui m’aurait permis de casser la gueule du boss.
Ma solution: l’humour. Au secondaire, une de mes tortionnaires entre aux toilettes alors que je pissait aux urinoirs, craignant une action de sa part, je lance la discussion avant lui en lui lançant une joke. Il en a rit tellement qu’il a oublié de m’écœurer…
Mais , le mal était fait. J’ai maintenant 45 ans et tout mon comportement est moulé sur ce réflexe: Tout le monde est un loup en puissance, reste sur tes gardes, fait le clown pour être accepté et ne laisse personne se rapprocher trop près de toi, il pourrait te faire mal encore plus.
Je n’ai pas la solution….
tipoporapido
28 juin 2011
09h04
@gasston
L’école privée n’est pas à l’abri même que c’est encore pire. Pensez-vous que les directions vont mettre leur culotte quand les parents paient cher pour y inscrire leurs petits chérubins? Les pires histoire d’horreur dont j’ai eu connaissance (métier oblige) venait du privé.
Lu sur un blogue, la solution d’une école de Québec: les agresseurs accompagnés partout dans leurs déplacements, admit à l’école seulement pour leurs examens. Ça c’est conséquent. C’est vrai que la victime a été lapidé, ça fesse!!! Ce que je constate c’est que la victime devient un problème pour l’école, les profs et les directions. Pas les harceleurs, leurs parents ne téléphonent pas pour se plaindre, eux!!! Ce n’est pas la première fois que le phénomène est dénoncé par un média, on lit, on réagit sur les blogues et on passe à un autre appel. À quand une vraie action, genre on n’envoie plus nos enfants à l’abattoir. Si tous les parents le faisait à la rentrée, ça pédalerait dans les Commission scolaire et au ministère. Mais bon, je sais, je rêve là.
mgpk
28 juin 2011
09h05
Je crois que l’intimidation nous concerne tous, comme citoyens. Il faut être vigilants et enseigner la solidarité à nos enfants. Les loups sont des leaders qui auraient sans doute pu devenir positifs, mais qu’on a laissés devenir des crapules.
Mon fils et iun ami ont défendu en 3ième année un ami d’enfance qui était victime d’une meute depuis plusieurs mois, par solidarité qu’on leur a suggérée un peu. Ils ont réuni quelques gars et ont juste dit à la meute: vous ne l’écoeurez plus, plus jamais, c’est notre ami. L’agression venait des pairs, d’autres pairs sont intervenus. 5 ans plus tard, l’ami intimidé poursuit son cheminement scolaire sans difficulté et nos gars sont fiers d’avoir pris le parti d’un ami, qui sera lui aussi toujours là pour eux au besoin. Nos gars ne seront pas des loups, même s’ils sont forts et populaires; je crois qu’ils ont autant appris et grandi dans cette situation que leur ami.
L’école a bien sûr un rôle à jouer, mais la régulation des comportements par les pairs offre une piste de solution. Pas toujours faisable, sans doute, mais qui vaut la peine d’être explorée. Si on en faisait une question de responsabilités collective?
folkso
28 juin 2011
09h15
Le problème c’est la manière de faire…Je connais des profs (primaires et secondaires) qui voudrait intervenir mais qui sont pris dans la bureaucratie du ministère. ILs voudraient, par eux-mêmes convoquer les parents des 2 parties, discuter, convoquer les jeunes des 2 parties etc… Mais non voyez-vous c’est trop simple…
IL faut s’asseoir et déterminer le problème avec le prof la direction psycho etc…ON s’entend dans une grosse poly il y a pas un cas et l’agenda de ces gens n’est pas toujours facile à concorder! Une fois la problématique nommer, alors là on doit faire un plan d’intervention, encore une fois avec touts ces intervenants! Et le plan concerne la victime pas les “prédateurs” alors que la base du problème ce sont les “prédateurs dans l plupart des cas!!!
APrès 5 ans de primaire (dont une de redoublé) ma fille a finalement eu un”diagnostic” on DEVRAIT PEUT_ÊTRE avoir le plan pour décembre de la prochaine année….Ensuite faut voir si ça marche….J’imagine que le problème sera règlé en 2027…..ET en plus même si ses notes font qu’elle ne passe pas son année comme elle a déjà redoublé on ne peut plus le faire donc elle monte …Elle sera au secondaire avec de très grandes lacunes et fera encore rire d’elle parce qu’elle ne suit pas….
Merci au Profs qui donnent le plus qu’ils peuvent mais qui sont empêchés par la direction de faire plus!!!!!
mlleopinion
28 juin 2011
09h32
@Jolico: Je suis allée dans un collège de bonnes soeurs. J’ai été victime de bullying pendant une année de mon secondaire (dieu merci les bully-bitches ont décidé que le collège privé c’était ‘pas assez cool’ et elles ont quittées en gang pour la poly publique! Ça m’a sauvé, malgré que cette année a laissé des séquelles terribles qui me suivent encore!!!).
Laissez-moi vous dire que les bonnes soeurs, n’ont RIEN fait. Elles ont fermé les yeux comme tous les autres profs. En fait seule une des profs, laique, a discuté du problème avec ma mère à une rencontre de parents. Ça n’a rien donné, mais bon, elle a essayé!
Une des bonnes soeurs aimait me ridiculiser en classe. J’étais mauvaise en maths, et elle me donnait des pichnottes sur la tête quand j’avais des mauvaises réponses, devant toute la classe bien sûr! Les bully-bitches s’en donnaient à coeur joie, et ça ne faisait que renforcer le fait qu’elle pouvait m’en faire baver. Pourquoi pas, si la bonne soeur le fait aussi?!?
il y en avait une autre en première année du secondaire qui nous traitaient de tous les noms: vers à chou si on bougeait trop, écervellée si on n’avait pas la bonne réponse, etc. Au moins elle, elle le faisait à toutes les filles de la classe… pas juste à moi!
Alors les bonnes soeurs, je vais vous dire qu’elles n’étaient pas mieux que les autres. Certaines étaient même mesquines, et nous traitaient comme dans les années 30!
louisepic
28 juin 2011
09h54
Étant moi-même mère de deux jeunes filles (14 et 18 ans) je n’arrive pas à comprendre l’attitude des parents des “agresseurs”. Ou sont-ils? Comment interviennent-ils auprès de leur bully chéri? Comment excusent-ils ces comportements?
Mes enfants n’ont heureusement jamais vécu pareil cauchemar. Ma plus grande a reçu quelques appels téléphoniques désobligeants au secondaire. Ceci a duré quelques jours, et en tant que parents nous sommes montés immédiatement aux barricades. Il était HORS de question que nous allions ignorer ce type d’insultes sournoises et lâches. J’ai communiqué avec un prof de confiance, une rencontre a eu lieu avec les deux demoiselles en question et fin de l’histoire. C’est important de dénoncer l’injustice et ne pas rester silencieux devant l’abus. Notre situation c’est réglée rapidement et facilement, mais dans d’autres circonstances nous n’aurions pas lâcher prise.
Également, je me rappelle une fois avoir entendu de la part de ma plus jeune “qu’une telle” à l’école était “loser” et que personne ne voulait être son amie, et bien j’ai fermement averti ma fille que si elle participait à ça, la “loser” c’était elle point. J’ai toujours refusé que l’on juge les autres aussi différents puissent-ils être. C’est une valeur familiale et sociale fondamentale.
Si un de mes enfants aurait été un “agresseur”, je ne prendrais jamais sa défense. Comment défendre l’indéfendable???
francoissimon
28 juin 2011
10h10
Et dire qu’il ya en a qui affirme encore que l’Homme est fondamentalement bon, qu’il est juste corrompu.
Mes jovialistes, vous autres!
Réclamons donc une commission parlementaire sur …sur …. l’hommerie.
elfreako
28 juin 2011
10h13
J’ai vécu ma graduation d’une école PRIVÉE (une des mieux gérée et plus performante au Québec) comme une sortie de prison. Désolé mais pour mes fils, ce sera le judo à quatre ans et une boîte à lunch en métal.
lemig
28 juin 2011
10h20
Question : Le phénomène du bullying est-il aussi puissant dans des écoles où sont postés des policiers en permanence, ce qui est le cas dans la ville de Québec?
La situation que vous décrivez, monsieur Lagacé, mériterait que le ministère de l’Éducation enquête sur ce qui s’est passé dans cette école pour en faire un cas-type. J’y mêlerait même la police parce que l’école agit en autarcie. Elle a horreur de voir la police se mêler de ses affaires… Elle agit comme une société à l’intérieur de la société, ce qu’elle n’est pas.
==
Un été, mon fils et un ami (ils avaient 7 ou 8 ans) étaient intimidés régulièrement dans le parc aménagé dans la cour d’école. Quand ils voyaient arriver les loups, ils quittaient le parc. Un jour, à la sortie du parc, suivis par deux loups, ils ont croisé une auto-patrouille et en ont parlé au policier. J’y suis allé. Le policier assis au volant, discutait avec les deux petits monstres. Je suis arrivé comme un loup et me suis mis à les intimider devant le policier qui a d’abord tenté de me raisonner avant de menacer de m’arrêter.. Je me suis alors tourné vers lui en lui disant que c’est justement ce que je voulais entendre : si je risque l’arrestation, pourquoi les deux p’tits criss ne sont pas déjà assis dans son char parce que c’est exactement ce qu’ils avaient fait à mon fils… Ça ne vous tenterait de leur payer une ride et d’aller les reconduire à la maison. Il me semble que de voir son enfant entrer dans la cuisine escorté par un policier, ça réveille un parent!
Là-dessus, j’ai tourné les talons, suis partis avec fiston et son ami… Je ne sais pas ce que le policier a fait.
vikii
28 juin 2011
10h32
Durant mon primaire, je faisais parti d’une gang plutôt cool. Nous avons bien eu quelques différents, mais pas de bullying. C’est à l’arrivée du secondaire que ça s’est gâté. Mes anciens amis du primaire, pour faire leur place, ont été très rapide à se retourner contre certains d’entre nous et à faire la loi avec leur gang de bum. Gros problème, c’était aussi régulièrement les préférés des enseignants… donc, personne d’intervenait réellement. En secondaire 2, nous avons eu une vague de suicide à mon école. Ça a réveillé plusieurs personnes, mais le problème est resté. Pourquoi ? Parce que supposément que c’était “normal” et dans le “cycle normal des choses”.
Pour m’en sortir, j’ai été plus wise. La violence ou la vengeance ne fonctionnait pas vraiment alors j’ai décidé de m’impliquer à fond, dans la radio, les comités, l’improvisation, DJ pour les danses, les soirées artistiques, le waterpolo etc. D’après moi, c’est ça la solution, s’impliquer le plus possible au secondaire car …
1) On rencontre de nouvelle personne, souvent très ouverte
2) On devient un élément important pour l’école
3) Plusieurs loups, cessent de vous importuner, car vous faites peut-être partie de leur équipe/comité/regroupement/
4) On se fait un nom, une place sans avoir eu recours à la violence.
En secondaire 3, les loups m’ignoraient au lieu de m’écoeurer. Pas le choix, je n’avais pas du tout le profil d’une victime et ils s’attaquaient à d’autres. En secondaire 4, à force de m’impliquer je devenais plus influente dans l’école. Dans les comités, on côtoie les profs et la direction notamment, alors j’ai commencé à convaincre mes amis de se tenir aussi avec les plus “rejets” en partant le comité d’échecs et de jeux.
Finalement, les loups se faisaient plus discrets et on fini par se manger entre eux. Plusieurs professeurs n’ont jamais rien fait… mais ceux dont j’ai les meilleurs souvenir sont justement ceux qui sont intervenus en s’impliquant dans les activités parascolaires, en aidant les jeunes, en punissant les bourreaux. Je pense notamment aux professeurs d’anglais qui ont été éduqué à l’école anglophone et qui proposant des présidents de classe et en passant par les jeunes pour faire l’autorégulation. L’idée étant que pour les professeurs et la direction, la meilleure façon de réduire l’intimidation c’est de créer des instances pour que les jeunes s’impliquent et rencontre d’autres personnes et par conséquence, se créer une petite gang pour sortir de la solitude et du carcan de victime.
oroy90
28 juin 2011
11h07
Moi je viens de Verdun et du a mon incompétence dans les sports, tout mon primaire j’ai été victime de Bullying. Au secondaire mes parents m’ont envoyé dans une école privée pour garçons ou j’ai vraiment trouvé ma branche…merci Patrick-Karl, D’Halweenn, Robichaud, Gairémie et Vincent R. Ensemble nous avons su dire NON au Bullying et au confesse des Curés…mais ça c’est une autre histoire!!
prov5
28 juin 2011
11h25
Les enfants sont méchants. Ils le sont tant qu’ils n’ont pas souffert, tant qu’ils ne savent pas ce que c’est. Ils le sont parfois aussi en toute connaissance de cause. Pourquoi y a-t’il autant de guerre et de massacres? Parce que c’est humain! … sujet phylosophique…
L’esti de dicton d’adulte “laisse les faires, arrête de réagir ils vont te laisser tranquille” c’est stupide, ne dites pas ça à vos enfants. Un enfant normal réagi à la provocation. Les bullys sont intelligents, ils savent que l’autre est affecté, ne pas réagir en fait une victime parfaite. Ils veulent voir ça exploser, rien ne les empêchent…
Les autres dans la classe n’ont pas la confiance en eux pour réagir, ils veulent voir de l’action. Lors d’une bataille ils forment un cercle autour, les filles aussi! Pour voir un gars se faire prendre la tête à deux mains pour la taper sur le ciment. Pendant que les adultes passent regarde sans réagir, eux aussi intimidé par le nombre de jeunes. Souvenir du secondaire…
Entièrement d’accord avec M. Lagacé, ça ne serait pas toléré dans un milieux de travail. Ça serait une poursuite directe aux droits de la personne, droits du travail etc.
Harcèlement quotidien: Il y a des jeunes de 11 ans qui pensent au suicide.
Les adultes qui ont le pouvoir et font les règles pourtant, ne font rien et recommandent de ne pas réagir… Face à leur inaction ils recommandent même de ne pas se défendre “La violence n’est pas une option ça ne fait pas de solution”. Saint-Augustin disait “À une loi injuste nul n’est tenu d’obéir”. Un cours de karaté à partir du primaire ça change des choses. Maîtrise de soi, confiance en soi, faire face etc. Et quand c’est nécessaire, ça sert.
La violence est devenu nécessaire par la nuisante inaction des adultes. Parfois les jeunes n’ont pas l’occasion ou le physique pour se défendre. Ils grandissent avec le mal de coeur et commettent parfois des actes tels que la tuerie de Dawson ou reste simplement avec un mal de vivre chronique.
Entièrement d’accord avec M. Lagacé, ça n’est pas permis dans un milieu de travail, pourquoi à l’école?
J’ai hâte qu’il y ait des actions judiciaire dans les écoles pour négligence.
Je crois que les enfants sont des personnes et que la charte des droits devrait s’appliquer. La déclaration des droits de l’homme etc.
Le droit de vivre dans la dignité et la sécurité.
ladymel
28 juin 2011
11h37
Malheuresement l’homme est un loup pour l’homme et même si nous avons évolué depuis l’âge des cavernes, il reste intrinsèquement dans nons gènes des relants de notre époque «brute épaisse». En fait, le monde est un paradoxe assez flagrant surtout au Québec: on doit tous être égaux mais la performance et la réussite sont valorisées à n’importe quel prix… Alors ce n’est pas un secret de policihnel qu’il existe encore aujourd’hui des brutes dans les écoles. Bien sûr certains proviennent de famille disfonctionnelles, mais peut-être que d’autres proviennent de familles où la réussite doit se faire surtout au prix d’en écraser quelqu’uns au passage.
Malgré tout cela, le phénomène de «bullying» a prit des proportions alarmantes et tous les intervenants: parents, directions, professeurs et les jeunes doivent travailler dans le sens de réduire au maximum les agressions.
ladymel
28 juin 2011
11h45
Pardon pour les erreurs suivantes: «malheureusement», dans «nos» gènes, «polichinel», «disfonctionnelle». Promis je vais me relire la prochaine fois :)
isadora
28 juin 2011
12h23
La meilleure défense reste souvent l’attaque…flairer les loups, les voir venir d’avance, et ne pas leur laisser le plaisir, ne serait-ce qu’une fois, d’avoir le dessus , car, assoiffés de pouvoir, ils en redemandent éternellement.
ydubois
28 juin 2011
12h24
_admin :”Doit-on éduquer les profs ou les enfants en premier ?”….. Les parents !!! Tout problème part de là…. Ce qu’on apprend à la maison est répétée à l’école.
alien :”qui se défilent devant leurs responsabilités “… Et quelles sont elles, leurs responsabilités ? D’accord pour une dénonciation des cas problèmes, mais tenir responsable un prof pour le comportement des étudiants dont sa charge est d’enseigner et non pas d’éduquer ….. La pomme, ne tombe jamais loin de l’arbre….Pour côtoyé des enseignants de tous les niveaux, je peux vous dire que c’est pas fort comme parent de nos jours !….Pour le 3/4 du temps c’est toujours la faute à l’enseignent jamais les parents. Pas besoin d’être un génie pour faire des enfants ! Pour en faire des adultes productifs et responsables c’est autres choses… En cas d’échec ?? C’est les profs, la direction, les politiques, les voisins. D’accord, dénonçons l’intimidation mais, les poursuites civiles….Directe aux parents qui sont légalement responsables de leurs morveux !
vlrglqqf
28 juin 2011
12h28
@ latour 27 juin 18h50
Mais oui les “bitches” sont là elles aussi! Elles sont plus subtiles, plus ratoureuses itou. Les cas classiques: celles qui par jalousie ou par vengeamce accusent un prof d’attouchement sexuel. Ça, ça me scie en deux!
Il existe une commune complicité à croire d’abord la version de la fillette plutôt que celle du prof. Plus tard une fois la vérité avouée, le pauvre prof asscusé à tort aura bien du mal à s’en remettre. Rarement on ne parle du “comment” ces profs arrivent pour fonctionner à nouveau dans la vie. J’en ai connu un parmi ceux-là qui est devenu une loque humaine avec les années.
Injuste et dégoûtant!
doumguy
28 juin 2011
12h30
Une école est un endroit publique. Qu’on foute des caméras aux endroit propice si on est trop radin pour se payer des surveillants.
kurtz
28 juin 2011
12h36
J’ai été témoin de nombreux cas d’intimidation dans ma vie et de tous les cas, je n’ai observé que deux manière de faire cesser cela à court terme:
la police ou les coups de poing sur la gueule.
Toutes les autres approches: explications, excuses, rencontres de parents, indifférence, profil bas, plus d’amis, éviter les loups, etc. ne font que différer le moment où ça recommence.
À long terme, développer la confiance en soi des jeunes leur permet de ne pas paraître faibles et détourne d’eux l’attention des débiles baveux. À très long terme, la prévention pourra changer un peu les mentalités et les pratiques des écoles.
Mais à court terme, c’est ben plate, mais c’est le langage de la peur qui fonctionne avec ceux qui ne parlent que cette langue. Peur de la police et des conséquences réelles, pas scolaires, peur de se faire battre et d’avoir mal.
Ça ne marche pas toujours, mais rien d’autre ne marche mieux, c’est la vie.
jacquesr1957
28 juin 2011
12h39
Étant un ancien directeur adjoint et directeur d’une école secondaire, je me fais un devoir de vous transmettre mon opinion, suite à vos deux articles intitulés Manuel contre les loups, parus dans La Presse, des 23 et 24 juin 2011 et suite à l’article Blessé par un camarade d’école: un ado de Cowansville a reçu une roche par la tête, paru dans La Voix de l’Est, le 21 juin dernier.
En lisant tous ces articles, je me suis dit, pour une nième de fois, que cela n’avait aucun sens qu’on puisse encore, aujourd’hui, laisser le champ libre à des harceleurs, à des agresseurs et je n’ai pas peur d’utiliser ces mots, quoiqu’en pense la directrice de la polyvalente de Sainte-Thérèse et le directeur de l’école secondaire Massey-Vanier, à Cowansville, qui protège (?) même l’élève-harceleur en précisant qu’il n’a pas suspendu l’élève en question parce qu’ «Il n’avait pas d’antécédents de violence ou d’intimidation et que son geste n’était pas planifié» et, étant donné “que les élèves du secondaire étaient en période d’examens, cela rendait la question du retrait de l’intimidateur encore «plus délicate».
Je crois sincèrement que ces deux directions d’école, comme beaucoup d’autres, au niveau de la violence à l’école, manquent d’initiatives, d’idées, de courage, de volonté, de visions ou, si vous préférez, ces directions d’école ne jouent pas, selon mon humble avis d’ex-gestionnaire d’école, leur rôle comme il se devrait. Qui plus est, une communicatrice professionnelle de la commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles avoue même leur impuissance, en affirmant que «s’il y avait une formule magique en matière de violence, on ne serait pas en train de se parler.»
Et moi d’y répondre: «Mais, oui, madame, il y a au moins la décence de TOUT FAIRE pour que l’élève-harcelé arrête de se faire écoeurer, harceler, intimider, insulter, frapper…». Lorsque j’étais dans la direction d’une école secondaire, de 1993-2003, j’ai mis en place un plan d’actions pour contrer la violence à l’école, qu’elle soit dirigée contre un autre élève ou contre un membre du personnel, lequel plan j’avais nommé “Le Cercle du Mieux-Être”. J’avais mis en place ce plan d’actions, suite à une lecture d’un article paru dans le Reader’s Digest, lequel parlait d’un projet pour contrer le bullying scolaire dans une école australienne. La particularité de ce projet était de réagir IMMÉDIATEMENT, lorsqu’il y avait du bullying ou de la violence, et non pas attendre avant que cela ne devienne presque incontrôlable, comme semble le dire la directrice de l’école Sainte-Thérèse; de plus, cela impliquait toutes les personnes concernées par ledit bullying.
En voici les grandes lignes et je vais prendre l’exemple de l’élève de l’école Massey-Vanier qui s’est fait garroché des roches par 3 autres élèves, pour illustrer le plan d’actions:
1. Aussitôt la violence prouvée (qu’elle soit verbale ou physique), j’aurais retiré les élèves-harceleurs de leur classe, les aurait isolés et appelé leurs parents, les avisant de venir chercher leur enfant, suspendu pour la fin de l’année scolaire, dans ce cas-ci (ou pour un minimum de 10 jours scolaires, pendant l’année), pour avoir fait preuve de violence envers un autre élève (je réagissais exactement de la même façon pour de la violence envers un membre du personnel de l’école) et ce, examens ou pas;
2. en juillet-août, dans ce cas-ci, les élèves seraient obligés de revenir à l’école, chacun accompagné par un de ses parents, pour y reprendre leurs examens;
3. en août, avant le début des classes, j’obligerais les élèves-harceleurs à revenir à l’école, avec leurs parents, pour rencontrer, séparément, la direction de l’école ainsi qu’une personne-ressource, spécialisée en relation d’aide, en fonction à l’école ou à la commission scolaire. Une autre rencontre obligatoire avec la même personne-ressource serait également prévue, en début d’année scolaire, avec chacun des élèves-harceleurs, pour un suivi d’aide plus personnalisée.
4. de plus, une invitation serait faite à l’élève-harcelé ainsi qu’à ses parents, pour qu’ils assistent également, sur une base volontaire, à ladite rencontre dont l’objectif se veut on ne peut plus positif, car autant l’élève-harcelé que les élèves-harceleurs se doivent de vivre et d’apprendre à vivre dans un milieu de travail scolaire le plus sain possible, favorisant ainsi les meilleures conditions d’apprentissage scolaire.
5. quelques messages préventifs seraient également transmis, à la fin de la rencontre: advenant une récidive des élèves-harceleurs, à l’école, ceux-ci seraient automatiquement suspendus et ce, jusqu’à ce qu’une demande d’expulsion de l’école soit analysée par la commission scolaire; advenant, par contre, une récidive des élèves-harceleurs, à l’extérieur de l’école, la direction recommanderait aux parents de l’élève-harcelé de porter plainte à la Sûreté du Québec et se ferait un devoir d’aller à la cour expliquer la violence dont ont fait preuve, à l’école, ces élèves-harceleurs.
6. …
Il me semble que si les écoles adoptaient une telle façon de faire ou toute autre politique ferme et dissuasive de tolérance zéro de la violence à l’école, il s’agirait alors d’un tant soit peu d’un minimum de respect et d’empathie envers les élèves-harcelés. À lire et à entendre encore de tels témoignages d’élèves-harcelés, je crois sincèrement qu’il y a des directions d’école qui ne font pas leur travail comme il se doit! Pour avoir été moi-même directeur adjoint et directeur d’une école secondaire, il n’y a aucune excuse de la part de la direction pour ne pas avoir un tel plan d’actions ou même une telle politique au niveau de la commission scolaire!
Finalement, j’aimerais m’adresser à l’ensemble des directions d’école au Québec, tant au primaire qu’au secondaire: «Si vous ne vivez aucune violence à votre école, je vous en félicite grandement et il serait alors intéressant, par l’intermédiaire de votre Fédération, de partager vos bons coups avec vos pairs. Par contre, si vous vivez de la violence à votre école et que vous n’avez pas encore mis en place une telle politique de tolérance zéro de la violence à l’école, j’ai une dernière question pour vous: «Vous attendez quoi pour défendre les élèves-harcelés et non pas les élèves-harceleurs? Un suicide d’un ou d’une élève écoeuré(e) de se faire écoeurer! “»
Jacques Robert
re_re...
28 juin 2011
12h48
Les lois qui définissent une sociétés sont des codes qui reproduisent grossièrement un autre code qui est le même pour tout les êtres vivants.
Ceci dit. je sais par expérience que l’uniforme peut avoir des effets positifs pour diminuer la discrimination mais l’éducation axé sur le respect des différences a un effet plus durable.
Mais rien ne constitue une solution globale et la vie impose ses lois.
gardeur
28 juin 2011
12h53
En 2e de primaire, j’arrivais en plein milieu d’année d’une autre école et en plus, j’avais le malheur d’être gros. Je suis devenu instantanément la cible. Je me souviens mon père qui me disait « Ignore les !! ». Mais un jour, où j’en eu ai un trop, je suis arrivé à la maison en pleurant. Le paternel ma dit « J’ai une autre solution pour toi mon gars. Mais il va falloir que tu sois vite et courageux!… Spot le plus grand et fort de la gang, puis casse-lui la gueule ! Mais assure-toi de le faire avant que lui ne le fasse sinon cela va être pire ! » Le lendemain matin au premier « HEY ! Grosse patate… » Je me suis retourné et je lui ai mis mon poing sur le nez… Par chance, c’était le plus grand et il est entré dans l’école en pleurant. Il n’a jamais porté plainte, trop gêné de s’être fait casse la gueule par le petit gros. Par après, il est devenu mon ami et mon défenseur.
Je suis contre la violence, mais des fois….
freefinger
28 juin 2011
13h08
Pas que je ne veux banaliser le taxages à l’école.. Mais faudrait par contre commencer par faire ménage aux Commissions scolaires et directions des écoles publiques d’abord et avant tout si vous voulez que le taxage commençent à diminuer.
J’ai une situation de ma fille de 6 ans qui perdure depuis décembre 2010. Un touché à ses parties génitales par un autre garçon de sa classe que nous avons raporté à la professeur mais elle a déclaré que ma fille n’a pas été touché car elle ne l’a pas vue.. Wow.. Une chance que les policiers ne traite pas les victimes d’abus sexuels de cette façon.
Ensuite une sortie non-autorisée par les parents à un endroit strictement défendu pour leur âge qui a laissé des contusions assez importantes au visage de mon enfant suite à un manque flagrant de règles de sécurité bien affichés par notre ville qui interdisait les carpettes, demande le port d’un casque, demande de descendre assis à cause de l’angle de la pente qui peut faire atteindre des vitesses assez fortes pour des enfants mais qui indique clairement que des enfants de moins de 10 ans devraient être accompagnés d’un adulte. On s’entend qu’ici on croit bien que les adultes responsable vont quand même utiliser leur gros bon sens poru comprendre que si les parents ne savent pas que leurs enfants vont à cette pente, ils ne devraient pas le faire pour eux! Surtout qu’un enfant a déjà perdu la vie il y a quelques années à ce même endroit de là les pancartes à profusions et règles bien affichés.
Mais les professeurs ont décidé que les enfants de 5 ans et 6 ans pouvaient glisser à plein ventre, sur une carpette sans casques protecteur vu qu’ils étaient des adultes… 4 adultes pour superviser 60 enfants.. Bravo.
Après multiples plaintes et rapport déposé par le Protecteur de l’élève qui dicte que nous devrions avoir approbation de notre demande de déplacer notre fille vers une autre école de notre choix, le directeur qui a pouvoir discrétionnaire sur la situation s’embête et ne veut pas nous accorder la dérogation immédiatement de façon à qu’on puisse avoir une certaine conscience tranquille pour l’année qui s’en vient et pouvoir vendre notre maison pour aménager à quelques rues pour être dans le quartier attitré à l’école, il veut nous faire suer à la 3ième semaine d’août, date auquel les enfants vont reprendre les classes!! Belle gang de personnes compétentes qu’on a dans nos écoles!
Après avoir diriger le tout vers le cabinet de la ministre, vu que ceci n’est pas médiatisé et aucune marche n’est organisé madame la ministre ne répond pas au courriel et laisse faire des gens sans aucun pouvoir nous rapeller et nous dire que c’est au Président et DG de notre Commission scolaire d’agir.. WOW! J’ai vraiment hâte aux élections soudainnement pour faire sortir se dossier dans les média dès qu’elle affirmera qu’elle fait suivi et prends des décision quand des choses graves arrivent dans les écoles.
Et oui, j’ai une avocate qui attend juste mon mot pour apporter ça au civil.. J’attend aussi de distribuer le tout aux médias… Ça s’en vient!
freefinger
28 juin 2011
13h14
@prov5 en ce qui concerne ton commentaire d’avoir hâte qu’il y a action judiciaire contre les écoles pour négligence.. Je suis totalement d’accord avec toi.. Ils sont responsables, mais quand ils agissent comme des idiots aucune sanction ne leur ait imposée!
Ils sont directement responsables des blessures de ma fille, pourtant ils traitent ça comme si c’était un accident… Un accident est une situation qui ne peut être contrôlé parfaitement qui arrive soudainnement. Dans ma situation, si les professeurs savaient lire, ils n’auraient pas dû aller là où le groupe d’âge de mon enfant n’avait pas d’affaire à y être.
Pourtant.. Aucune sanction mérité contre les profs, contre la direction et contre le DG qui ont tous le nez haut dans les airs et reçoivent leur gros chèque de paye…
Hâte de voir si Legault va vouloir réformer tout ça, abolir les Commissions Scolaires et laisser le vrai pouvoir aux comités de parents tel que de foutre à la porte un directeur fandant incompétant qui accepte que ses profs prennent des chances sur nos enfants..
Marie-Josée Viau
28 juin 2011
13h20
Il y n’y a pas une policière en permanence dans cette SUPER école???? Et Oui…
L’année dernière, j’ai parlé à la policière pour savoir si des incidents de violence ou autres étaient survenus et elle m’a répondu: “Aucun incident ne survient ici, nous apprenons aux jeunes à se respecter!!!!!” Suite à sa réponse, je me suis dit alors pourquoi y a -t-il une présence policière si tout va bien? J’ai donc décidé d’inscrire mon fils à une école privée. Manque de transparence et d’encadrement! Non merci!
kliff
28 juin 2011
13h53
J’ai été victime de moqueries dans les deux écoles secondaires que j’ai fréquentées. J’étais un peu joufflu à cet âge (ce qu’on peut être laid quand on est ado) et on ne manquait pas de me le faire remarquer. Mais ça ne durait que quelques semaines, mes aptitudes sociales m’ont sauvé, si je puis dire ça comme ça. Après ces dures mais brèves épreuves, j’avais des dizaines d’amis -même scénario dans les deux écoles-, y compris parmi ceux qui me raillaient à mon arrivée; ces derniers se sont même excusé.
Aujourd’hui, je suis plutôt bel homme (ce sont les femmes de mon entourage qui me le font remarquer, en toute modestie :P) j’ai un bon emploi, une vie sociale épanouie. Mais je me rappelle souvent comment je me suis senti lorsque j’ai traversé ça, ça m’avait blessé et je suis encore tout remué quand j’y pense. Et pourtant ça n’a duré que quelques semaines et c’était plutôt léger (que des quolibets, aucune agression physique, vol de lunch ou trucs du genre) Alors je ne m’imagine même pas ceux qui subissent ou ont subi du “vrai” bullying. Quel enfer.
vaghalam
28 juin 2011
14h26
Je pense que ce numéro pas très comique mais si vrai a sa place dans la discussion :
“Pourquoi Jean-Francois Mercier ne veut pas d’enfants”
http://www.youtube.com/watch?v=HAjpCcHsejU
Ca donne vraiment à réfléchir….
montrealaise
28 juin 2011
15h17
gasston
“Vive le privé en éducation!”
- – - – -
Mon frère est allé à Brébeuf et il a vu plein de choses tenues secrètes.
Son ami allait à Notre-Dame: même chose.
Mon fils va au public, école secondaire St-Luc; je le questionne souvent sur la qualité de vie à l’école, le harcèlement, le bullying, etc.. C’est harmonieux et fraternel. Pourtant, ils proviennent des 4 coins du monde, ils sont de toutes les couleurs, parlent une trentaine de langues différentes et toutes les tendances religieuses y sont présentes ainsi que l’athéisme. Ils auraient toutes les raisons du monde de s’affronter et ils ne le font pas. Rien à signaler sauf de petits incidents presque anodins.
Privé ou public… cela a peu à voir.
m.c.presse
28 juin 2011
15h49
Merci Patrick d’avoir raconté l’histoire de Manuel, je suis bien contente qu’il ait dénoncé, et fière de lui! Combien de jeunes, après des années de rejet et de souffrance ont tout gardé à l’intérieur et on choisi de mettre fin à leurs jours, parce que c’était devenu insupportable?
Patrick tu mentionnes qu’un tel comportement (traiter quelqu’un de grosse salope) ou se faire plaquer dans un mur ne serait pas toléré dans un milieu de travail. En effet, des gestes aussi spectaculaires ne le seraient pas, mais la violence ne se limite pas à des gestes aussi flagrants.
Je dirais même que dans la majorité des cas, la violence est surtout psychologique et beaucoup plus mesquine et sournoise (surtout chez les filles!!) Notamment; des regards condescendants, des éclats de rire lorsqu’on passe près d’elles, des insultes murmurées, des rumeurs sur le dos des rejets et bien sûr de l’isolement social ! Comment alors prouver cette violence? Comment prouver qu’on nous regarde de haut, qu’on pouffe de rire à son passage ? J’ai vécu mon lot de violence psychologique au cours de mon enfance, la pire période fut de l’âge de 9 à 14 ans. J’ai eu la malchance d’avoir un frère qui agissait en loup. Les insultes, je les subissais à l’école, dans l’autobus, à la maison… sans répit.
C’était infernal, je pleurais chaque nuit, me cachais dans les toilettes à la polyvalente, j’ai souvent pensé au suicide. Mes parents disaient de les ignorer et que tout ça allait magiquement cesser, ce qui n’a jamais fonctionné.
J’ai finalement changé d’école, en secondaire 3 pour le privé, j’y étais pensionnaire.
Ma vie a radicalement changé! J’ai enfin pu m’épanouir, me faire des amies, vivre quoi ! Enfin, un endroit où la réussite scolaire était valorisée, enfin les profs, surveillantes, religieuses s’intéressaient à notre sort et ne toléraient jamais la violence physique, ni le harcèlement. Il y en avait quand même, faut pas croire aux miracles… j’ai été témoin de cette même ‘’bitcherie’’ sournoise dont d’autres souffraient. J’aurais dû, mais je ne les ai pas défendues, j’avais trop peur que ça se retourne contre moi et que je redevienne une rejet.
Mais aujourd’hui, après des années de thérapie, j’ai réussi à me reconstruire une estime personnelle, à développer des relations sociales (sans toujours redouter que les gens me manipulent ou se tournent contre moi) mais à quel prix?!
Pour moi, changer d’école a été salutaire, je n’aurais sûrement pas survécu à tout mon secondaire si j’étais resté à cet endroit, dans ce puits de haine et de rejet.
Je pense à tous ceux qui n’ont pas eu cette chance de pouvoir changer d’école et qui ont dû endurer… ou qui endurent toujours que ce soit à l’école, dans l’autobus ou à la maison.
fa514
28 juin 2011
16h13
Ces agresseurs, donnez leurs le nom que vous voudrez, ne sont que le reflet du monde dans lequel nous vivons.
Ces «agresseurs» sont organisés de la même façon que les organisations qui nous dirigent.
Commencer par l’ONU jusqu’à la plus petite organisation, vous allez vous rendre compte que la violence est présente dans toutes ces organisations.
Regarder les membres du conseil de sécurité(les plus puissants), comment ils fessent sur les états les plus faibles.
C’est comme ça jusqu’à la plus petite organisation où se trouve des humains, dans la garderie.
Aller dans les garderies, vous remarquerez la même violence.
Il n y a pas de solution miracle.
La seule solution est la résistance.
Dans un monde idéal, la violence va disparaître.
jack-the-ripper
28 juin 2011
17h06
Au primaire, au secondaire, on m’a craché dessus, on m’a battu, on m’a volé mes affaires… jusqu’à ce qu’un jour j’utilise mes poings. Ça s’est arrêté net.
rien_de_grave
28 juin 2011
17h25
@Apollon 13:57
Non, le plaisir que l’on a à ridiculiser les autres ne vient pas du fait que l’on est jeune, mais bien parce que l’on se sent minable!
rien_de_grave
28 juin 2011
17h36
@ tracteur
15h40
Tellement vrai…. un bon coup de poing bien placé est beaucoup plus efficace que tous les beaux discours de ces T.S. castrantes qui n’ont pour but dans la vie que d’empêcher les garçons d’être des garçons et de pouvoir ainsi se défendre!
Seulement deux fois dans ma vie j’ai frappé quelqu’un! Les deux fois pour mettre fin au harcèlemnt dont j’avais commencé à être victime! Plus jamais entendu parler de ces deux gars!!
latour
28 juin 2011
17h56
@montrealaise “Privé ou public… cela a peu à voir”. Vous avez raison, il y a des petites brutes même dans les grands collèges. Et le jeune pensionnaire harcelé ne peut pas retourner à la sécurité de sa famille, le soir venu. J’en sais quelque chose, ayant fréquenté les deux types d’établissements.
cdonben
28 juin 2011
18h23
C’est peut-être du populisme… mais… ça m’inquiète sérieusement de savoir que des directions d’école peuvent ignorer le problème ou faire “abstraction” de la problématique.
Les écoles sont publiques, les directeurs d’école sont embauchés par des commissions scolaires qui sont des instances publiques et démocratiques.
Pour avoir travaillé avec des directions d’école et des enseignants, il est arrivé très souvent d’entendre que l’ensemble des responsabilités éducatives revenaient aux parents. Maintes reproches fait aux parents pour avoir “omis” d’inculquer la discipline ou le respect ou, ou, ou… à leur enfant.
Toutefois, une responsabilité est imputable à l’école, PROTÉGER NOS ENFANTS.
Si ma fille se faisait agresser par n’importe qui à l’intérieur des murs de l’école, je crois que je poursuivrais jusqu’au dernier adulte responsable de sa sécurité pendant qu’elle est sous leur responsabilité.
Et comment peut-on faire confiance à des adultes qui ne prennent pas leur responsabilité de protection?
Moi je confies ma fille à l’école à chaque matin.
Je m’attends à ce qu’elle revienne le soir en un seul morceau, heureuse ou non de sa journée, avec de nouveaux apprentissages en poche ou non, avec des frustrations ou non, mais en UN SEUL MORCEAU.
Vous pouvez faire le message à la maman de Manu?
Elle aura des dizaines, voire des milliers d’appui si elle décide de poursuivre ces adultes qui avait le devoir de protéger Manu.
Et dite surtout à Manu de ne pas lâcher.
Un jour il se félicitera d’être aller jusqu’au bout, malgré tout.
Bonne chance Manu!
litchi
28 juin 2011
18h25
Je crois bien que vous avez ouvert une boîte de Pandore M. Lagacé. Tous les témoignages précédents ne sont que la pointe d’un gigantesque iceberg. Après 33 ans dans les écoles, je pourrais vous en raconter des anecdotes sur la violence des enfants, des jeunes et des adultes.
Mais je me limiterai à deux histoires qui ont un même point commun: le port du couteau.
La première histoire se déroule dans une école primaire. Une élève de 6e année vient me voir pour me rapporter qu’un élève de sa classe a un couteau en sa possession. Il l’aurait montré à plusieurs élèves à l’heure de la récréation. Je remercie l’élève et lui promet de m’en occuper. Je me rend au casier de l’élève et je trouve le fameux couteau: un gros canif avec une lame de 10cm. Je retourne à mon bureau téléphoner à la mère pour lui faire part de la situation et lui demander de venir chercher le couteau. Elle refuse de venir m’accusant de faire un drame avec pas grand chose. J’ai dû invoquer la loi des jeunes contrevenants pour la faire réagir. Elle s’est finalement présentée à mon bureau avec son fils de 17 ans, un grand et gros gaillard qui s’est mis à m’insulter et à me menacer. J’ai dû l’inviter à sortir de l’école de lui-même sinon je devrais en référer à la police. Il est finalement sorti emportant le couteau avec lui. Pour faire une histoire courte, lorsque je suis sortie de l’école 1 heure plus tard, il y avait une large éraflure, de l’avant à l’arrière de ma voiture.
La seconde histoire se déroule dans une école secondaire. Une enseignante me raconte avoir eu vent qu’un de ses élèves de 15 ans serait en possession d’un gros couteau de chasse à lame crantée. Je demande assistance au policier éducateur de l’école qui me répond que ce type d’intervention ne fait pas partie de son rôle question de lien de confiance. Avec la surveillante d’élèves, nous fouillons le casier de l’élève en question: rien. Nous nous rendons à sa classe et demandons à l’élève de nous suivre à mon bureau avec son sac d’école. Chanceuses, l’élève accepte de vider ses poches et son sac. Nous mettons enfin la main sur le couteau qui était bel et bien comme on me l’avait décrit. J’avise la mère de la situation et que son fils serait suspendu. Je l’invite à venir me rencontrer avec le jeune 3 jours plus tard pour lui remettre le couteau et participer à une rencontre de réintégration (application stricte du code de vie de l’école). Madame me demande de remettre le couteau à la police. Son fils ira le chercher au poste en compagnie de son père à qui il a emprunté un de ses couteaux de chasse, sans permission bien entendu. Trouvant l’idée très bonne, je communique avec le service de police. Deux agents se présentent à mon bureau. J’ai dû discuter avec eux plus d’une demi-heure avant qu’ils n’acceptent finalement de repartir avec le couteau. La raison? Comme il était impossible de prouver que le jeune avait des intentions criminelles, le couteau ne pouvait alors être considéré comme une arme. C’est quand je leur ai dit que j’irais moi-même porter le couteau au poste de police qu’ils ont fini pas accepter de l’apporter avec eux. Quelques jours plus tard, alors que je sortais de l’école un peu après 19h, j’ai retrouvé les pneus de ma voiture dégonflés.
contribuablecentriste
28 juin 2011
19h39
J’aimerais entendre ce que les agresseurs (Bullys) ont a dire. C’est pas de l’ironie ou du sarcasme, je serais vraiment curieux de les entendre. Après tout, ils sont parmi nous, dans la société.
verret
28 juin 2011
19h58
Lors de mon secondaire, ce qui me frappait au privé versus ce que mes amis au public me racontaient, c’était la persistance du groupe et le sentiment d’appartenance qui se développait du fait de rester dans le même local (au public, les groupes se décomposaient souvent pour migrer vers des locaux différents d’un cours à l’autre). Chacun de nos groupes se voyaient quant à lui attribuer un tuteur, un super-prof responsable de la cohésion du groupe au-delà du volet purement académique.
Y avait-il de l’intimidation? Oui, évidemment, sauf que, 25-30 ans plus tard, je corresponds et échange toujours avec certains souffre-douleur de Sec. 1, 2 ou 3, avec qui je vais au resto à chaque conventum (réunion d’anciens). La rédemption restait donc plus que possible et jamais une rupture complète n’a été consommée avec ces “victimes” (qui variaient par ailleurs d’une année à l’autre – il faut dire aussi que les groupes étaient rebrassés et répartis autrement à chaque année). Ces jeunes faisaient partie de la famille et on ne pouvait pas les larguer purement et simplement.
Au secondaire comme au primaire, nous élisions un conseil de classe (ou carrément un conseil de niveau en 4 et 5) et devions vivre avec nos choix. Une structure démocratique existait néanmoins qui nous permettait de parlementer avec les autorités (des Sulpiciens pourtant pas naturellement commodes).
Je crois personnellement, et bien humblement, que la problématique de l’intimidation peut être grandement atténuée par le renforcement d’appartennace au groupe. Ça passe par des classes stables et des profs responsabilisés face au groupe qui leur est imparti. L’éclatement de l’espace-temps, avec des groupes recomposés dans des lieux variables n’encourage pas cette prise de conscience de la nécessité de la solidarité. Il faut encourager la stabilité, puisqu’en découle une certaine loyauté.
C’est trop facile de fesser sur quelqu’un quand tu ne le vois que trois ou six heures par semaines. Quand il est là tout le temps, viendra bien le jour où tu te retrouveras avec lui ou elle en équipe pour des travaux et que tu seras à même d’apprécier ses forces.
apollon.
28 juin 2011
20h00
@ rien_de_grave
J’allais au privé pendant le secondaire et laisses-moi te dire que les bullys n’étaient pas des tough, ni des bums dans la vie.
Pour la plupart, c’était des gars relativement petits et ayant d’excellentes notes scolaires.
Je pense qu’ils éprouvent simplement un malin plaisirs à avoir une cible à ridiculiser, point final.
m.david
28 juin 2011
21h45
Bonjour
Je lis avec énormément d’intérêt les commentaires. Ce que je trouve déplorable c’est que tous les profs de toutes les écoles sont maintenant des incompétents qui n’agissent pas. À lire certain gérant d’estrade ici tout est de la faute de l’école exclusivement. Je suis enseignant dans une grande école secondaire. Depuis plusieurs années j’enseigne à un groupe de “loup” comme plusieur se plaisent à les nommer. J’ai eu des groupes d’élèves en troubles graves du comportements. J’ai travaillé sans relâche avec eux les habiletés sociales afin qu’il change de stratégie pour entrer en relation. Avec certain j’ai eu beaucoup de résultat et avec d’autres, très peu. Il y a une constante que j’ai eu la chance d’observer. Ceux avec qui j’ai eu des résultats avaient des parents présents qui travaillaient avec l’école (faire confiance et être conséquent). J’ai travaillé avec toute sorte de direction d’école (des très impliqués et des incompétents) et pourtant le résultat est toujours le même, le parent doit être au centre des interventions.
Pour ma part j’ai travaillé très fort pour que des élèves fassent des plaintes auprès de la police pour faire cesser les situations. La plus grande crainte de ces élèves étaient les représailles car les loups, malgré une arrestations avaient droit de sortir de la maison car maman et papa ne voulaient pas gérer ces situations. De plus, notre système étant très bien fait, la commission scolaire est dans l’obligation de scolarisé tous les jeunes de 16 ans et moins et pour changer un élève d’école la procédure est lourde (beaucoup trop lourde). J’ai moi-même eux droit à de l’intimidation de la part de certains de mes élèves (je suis enseignant). J’ai judiciarisé certains évènements et surtout j’ai décidé que jamais personne ne m’empêcherais de faire respecter mes droits.
J’aimerais beaucoup dans l’avenir que les solutions arrêtent de passer seulement par l’école, c’est toute la société qui est concerné. Je veux dire par là que si quelqu’un subit de l’intimidation il faut agir, la parents de l’agressé peut faire une plainte et ce même si la direction d’école est immobile, ça fera bouger les choses. Il faut que toutes les couches de la société soit impliqué dans la recherche de solution, il faut que cesse le travail en vase clos. Une école est un endroit de vie, elle doit être à l’image de la société.
Merci
legorf
28 juin 2011
22h18
@vaghalam
Je ne l’avais jamais vu, effectivment, excellent numéro.
daniellebe
28 juin 2011
22h27
Dans une meute, il n’y a pas de quartier pour celui qui traîne la patte, parce qu’il met la meute en danger. Mais quand on parle d’humains, le faible, le traîneux de patte, n’est pas toujours celui qu’on pense. C’est souvent le leader lui-même, un être méprisable dont le seul but dans la vie est de rabaisser l’autre à son niveau. C’est souvent un petit délinquant, un dernier de classe qui cherche à se faire valoir. Son seul don, c’est de savoir charmer les serpents et au lieu de l’utiliser de façon constructive, il s’en sert pour amener les autres à faire la job sale à sa place.
De même, celui qui est attaqué n’est pas nécessairement le plus faible, mais c’est à peu près toujours celui qui ne se défend pas, puisqu’on peut se payer sa gueule allégrement et sans risque.
Si j’avais la chance de recommencer ma vie, je m’empresserais de ne pas écouter mes parents et de sacrer mon poing dans le front du premier bully que j’ai rencontré. J’aurais peut-être écopé de quelques soirs de retenue, mais les suivants y auraient pensé à deux fois et j’aurais sans doute eu beaucoup moins de rage à évacuer dans ma vie d’adulte.
Quant aux profs et aux directeurs, sans mettre tout le monde dans le même panier, j’ai souvent observé qu’ils approuvaient le bullying, surtout en se taisant, mais parfois en rigolant de ce qui se passait, et même en alimentant le feu avec des commentaires assassins. Quelle honte.
pierrettepaquette
28 juin 2011
22h29
Les loups flairent les plus faibles ! Quand j’étais au secondaires, j’étais sociable et j’avais plusieurs amis, mais j’étais petit et j’ai eu de l’acné. En terme d’écoliers du secondaire, j’étais comme un lépreux dans le temps de Jésus. Les quelques taupins qui se sont aventurés à m’intimider ont manger quelques bonnes tapes sur la gueule. Moi, je me suis fait collé des retenues, pas mes taupins, mais au moins, j’avais la paix et les taupins voulaient tout d’un coup être mes amis.
Comme ils disent : quand un loup te fait chier, devient un loup plus méchant que lui et bouffe le.
domperrro
28 juin 2011
22h40
il faudrait peut être commence par la basse y a tu des parents pour éduqués c est jeunes brutes épaisses, je viens d une grosse famille et malgré tout mes parent nous ont inculque le respect des autres pourquoi maintenant avec des familles de 1 ou 2 enfants ne sont ils pas capables,si les parents de c est brute n y arrivent pas, pourquoi pas une école militaire vu que c est que quelques individus ça ne devrait pas être trop dur de cerne le problème, après une ou deux plainte enyeye en dedans loin des ti parents gâteaux,
felicio_di_parma
28 juin 2011
22h42
J’ai été au privé et je peux vous confirmer une chose : il y avait de l’intimidation et du harcèlement !
La seule différence est que ces baveux sont bons à l’écoles !!!
philivan
29 juin 2011
01h19
Dans les cas de bullying comme cela est survenu à la Polyvalente Ste-thérèse (étant donné l’incompétence des 2 profs concernés et de la direction), il n’y a qu’une solution possible, c’est la plainte (au criminel) portée auprès de la police municipale pour que les responsables (d’actes ou de refus d’agir) soient poursuivis au criminel (et même possiblement ensuite au civil). Si la direction de l’école n’est pas capable d’agir de façon sensée, il faut la congédier et la remplacer par des gens compétents. Arrêtons de tolérer que nos enfants et nos petits-enfants soient victimes de sévices à cause de l’incompétence et de l’insignifiance de quelques profs et dirigeants d’école qui ne sont pas capables d’exercer leur profession.
guigui23
29 juin 2011
06h45
D’entrée de jeu, je trouve le phénomène du “bullying” dégueulasse et je comprends très bien le ravage de la vie de la victime.
Peut-être que mon commentaire va se perdre au travers des 100 interventions. Mais je trouve une chose dans tout ça. On condamne (avec raison) les agresseurs, on condamne aussi les professeurs et les directions d’école, mais je n’ai lu aucune, je dis bien aucune solution. C’est bien beau de rager, c’est bien beau de pester, mais dans le concret, on fait quoi ? Qu’est-ce qu’on fait avec les agresseurs et le troupeau qui les suit ? On les expulses de l’école, on les suspends, on fait des copies ? On fait quoi ? Je ne dis pas que ce qui est fait présentement, l’aveuglement intentionnel est correct, je dis simplement que de mon côté je n’ai pas l’expertise nécessaire pour juger de la façon de tenter de régler le problème.
Est-ce qu’avoir un tas de loup à l’extérieur du réseau scolaire serait une bonne chose, alors que nous avons déjà un taux de décrochage records ?
Cessons-donc de rager et trouvons des solutions.
montrealaise
29 juin 2011
10h54
Mon commentaire (15h39) a suscité plusieurs réactions négatives. Je prends une part de responsabilité parce que je “garroche” des messages vite faits sans prendre le temps d’expliquer ma pensée.
Voici donc une explication de texte :)
1. Je ne nie pas le phénomène de bullying. Il est tentaculaire. Il faut cependant comprendre que «Ce n’est pas aussi facile que vous semblez le croire que d’arrêter des harceleurs.»
2. Pourquoi l’exemple de la police? «– si vous allez voir la police pour dire que monsieur X régulièrement ne fait pas son Stop à telle intersection, la police ira-t-elle flanquer un ticket à monsieur X ? Non. Pourquoi?»
L’exemple de la police est pour montrer qu’on ne peut accuser quelqu’un seulement sur dénonciation. Les conséquences seraient horribles pour tout le monde. Il y aurait beaucoup de fausses accusations juste pour écoeurer ou se venger de quelqu’un. La police serait poursuivie pour des milliers de dollars de la part de ceux qui auraient été arrêtés pour un délit X qu’ils n’auraient pas commis ou dont on ne pourrait pas prouver qu’ils l’ont commis.
Il en est de même pour le personnel des écoles. Il ne peut sévir que sur simple dénonciation. Il peut observer, questionner, enquêter, etc. mais pas sévir sans preuve. De là ma conclusion, toujours à 15h39:
«Le personnel d’une école ne peut punir un élève que sur de simples accusations et… LES VRAIS HARCELEURS SONT RUSÉS. Ils procèdent quand ils sont certains de ne pas pouvoir se faire prendre.»
ladymara
29 juin 2011
10h56
@ guigui23
Je vous invite à lire jacquesr1957 qui lui a, non seulement une piste de solution, mais une solution dont il a pu vérifier les résultats et l’application. Il nous faut plus de Jacques Robert, des directeurs et des enseignants qui font leur travail par vocation et pas parce que c’est une job. J’appelle ça des éducateurs.
Moi aussi j’ai vécu l’intimidation, du primaire jusqu’à la fin de mon secondaire. Rien comme Manu. Des insultes, de l’isolement. Pas de physique… j’ai été chanceuse probablement. Ma sœur, la maman du petit garçon dont je parle plus haut, en a subit aussi, mais beaucoup moins. Elle s’est retrouvée avec plus d’amis qui étaient « populaire » et elle a appris à se défendre avec des mots. Bon, elle a commencé en répondant à un prof baveux, mais fallait bien commencer quelque part. C’est même un étudiant baveux qui s’est tenu derrière elle contre le prof qui la trouvait impertinente. L’autre élève (un loup potentiel, pas un Alpha, mais un loup) a fait remarquer à l’enseignant que le commentaire de ma sœur n’était pas plus désobligeant que les commentaires que lui-même faisait aux élèves à chaque classe. Elle a donc appris à se défendre en détruisant l’argumentaire boiteux des loups, sans jamais les insulter vraiment. Elle se contentait, dans un français impeccable, de pointer les faiblesses de leurs insultes ou même le manque flagrant d’imagination dans celles-ci. Un peu à la manière de la tirade des nez de Cyrano de Bergerac. J’ai beaucoup d’admiration pour elle. Elle est sortie de sa coquille et elle est montée aux barricades. Je n’ai jamais réussi… trop introvertie, comme son fils.
Ma sœur a vu ma souffrance. Aujourd’hui encore, lorsqu’elle montre des photos de moi adolescente, les gens trouvent que j’étais très jolie fille. Grande, bien faite, sportive, intelligente, à 14 ans j’avais l’air de 18. Ma sœur les regarde et leur répond tristement que je me détestais. Mes pairs avaient réussi à me faire croire que j’étais laide, que je ne méritais pas de faire parti de leur monde. Les profs de voyaient rien, eux m’aimaient bien et je gardais tout pour moi. En tant que victime, on fini par croire que c’est notre faute. Ça doit être nous puisque que, selon notre perception, tous les autres semblent d’accord sur le fait qu’on ne mérite juste pas de vivre.
Dans ma malchance, j’ai eu certaines chances. Au primaire, je me suis fatiguée d’une gang en particulier. Une fois, après l’école, le meneur (j’y reviendrai, mais pas un loser délinquant comme semble croire certain des loups) me narguait de l’autre côté de la rue. Mon meilleur ami, à l’image de mes parents, me disait de l’ignorer. J’en avais assez, j’ai donné mon sac à mon ami et avant que quiconque ait pu réagir j’étais de l’autre côté de la rue, j’avais soulevé le meneur, je l’ai assis dans la neige et je lui ai dit « Toé, c’est la dernière fois que tu m’écœures ! » Il a eu assez peur que ce fut, en effet la dernière fois. Je n’ai pas frappé, juste une fois dans ma vie, j’ai fais montre de confiance. Au secondaire, bien j’ai pris les bums, ceux qui étaient en difficulté scolaire. Pas méchant, mais leurs chandails à têtes de mort donnaient une toute autre impression. On m’avait enseigné (à la maison) à ne pas juger les gens, à apprendre à les connaitre. Je suis devenue leur aide en classe. Je ne faisais pas le travail pour eux ou à leur place. Je faisais ce que certains profs ne faisaient pas, soit par manque de temps ou d’intérêt. Je réexpliquais. Je variais l’explication pour la rendre plus accessible à leur réalité. Ces gens ne sont pas devenus des amis proches, mais j’ai gagné leur respect. C’est eux qui se sont souvent occupé de faire les gros yeux aux loups.
Pour en revenir aux loups. Il est vrai que certains sont de petits délinquants sans envergures qui rabaissent les autres pour se sentir important. Mais se n’est pas une majorité, les délinquants se contente souvent d’intimidation physique (jambette dans les couloires, coup de poing, enfermer une brebis dans un casier). Les plus nombreux, et ceux qui font encore plus de dommage peut-être sont les autres. Ils sont intelligent, rusé, c’est pour ça qu’ils sont meneurs d’ailleurs, car ils ont l’imagination que les « goons » n’ont pas (Pensez à Draco Malfoy dans Harry Potter pour ceux qui connaissent. Il a ses deux « Garde du corps » pas trop brillant pour lui servir de bras… lui il est le cerveau). Souvent petits (pas toujours), ils ont développés ce mécanisme de défense, devenir un loup avant d’en être la victime. Il ne faut pas croire qu’un loup c’est toujours grand, fort et un peu niais… c’est souvent une brebis potentielle avec une peau de loup comme protection.
minimum
29 juin 2011
12h36
L’école secondaire pour moi, c’était la fin des années 60. La discipline, même à l’école publique, y était beaucoup plus rigoureuse. J’étais, moi, étant donné mes problèmes particuliers, extrêmement vulnérable au “bullying” et je peux dire que j’ai eu de la chance de vivre mon adolescence à cette époque. Le peu que j’ai enduré n’est rien à côté de ce que des jeunes pris pour cibles peuvent vivre aujourd’hui.
Vous avez raison, monsieur Lagacé: la tendance au “bullying” de certains jeunes n’est pas curable, mais la réaction des autorités scolaires peut faire toute la différence pour atténuer le problème.
larousse_estdouce
29 juin 2011
13h18
Continuez, continuez à parler de ce phénomène répandu. Le bullying n’est pas acceptable, et ce qui est encore moins acceptable, c’est l’inaction de la direction.
Conférences, ateliers, médias, il faut que le message suivant passe: persécuter un enfant, c’est tolérance zéro.
belette-lachinoise
5 juillet 2011
11h41
Je me suis fait agresser sexuellement (!) au secondaire et harceler aussi. Je ne l’ai jamais dit personne. Surtout pas à mes parents.
Pourquoi? C’était l’époque du lancement de la pilule, de la contestation de la guerre du Vietnam, du flower power, de mai 1968. Aux yeux de ma mère, les ados (même sa propre fille) étaient des ordures responsables de tout ce qui va mal dans la société. Mon père lui n’était jamais à la maison.
Je savais que je serais blâmée pour ce qui m’arrivait.
Parents essayez de ne pas blâmer toujours vos enfants s’ils ont des problèmes. Il faut créer un climat de confiance sans ça, quand ils vont avoir des problèmes, ils ne viendront pas vous voir. Ça peut être très grave.
belette-lachinoise
5 juillet 2011
11h45
«En tant que victime, on fini par croire que c’est notre faute. Ça doit être nous puisque que, selon notre perception, tous les autres semblent d’accord sur le fait qu’on ne mérite juste pas de vivre.»
Hélas, je comprends trop bien ce que vous voulez dire, madame.
belette-lachinoise
5 juillet 2011
12h42
Une des raisons pour lesquelles je suis devenue travailleuse autonome : j,en ai eu assez des collègues (féminines!) et de leurs ragoots et commentaires désobligeants envers les autres derrière leur dos.
Sans compter deux travailleuses ayant beaucoup d,ancienneté qui se prenaient pour des patronnes et intimidaient les employées moins anciennes. Je me suis payé le plaisir de les remettre à leur place devant le groupe : «T’es pas mon boss. Mon boss est satisfait de mon travail. Mêle-toi de tes affaires.»
sgenereux
6 juillet 2011
20h05
Citation de mlleopinion:
“Les auteurs de certaines tueries au cours des dernières années, étaient des victimes de bullying. Ça n’excuse en rien leurs horribles gestes, mais ça nous démontre que le bullying vient pourrir la vie des victimes au point d’en faire éclater quelques-unes qui commentent alors l’irréparable…”
Ce qui me surprend, c’est qu’il n’y en a pas eu plus que ça…
Variation sur le même thème (en anglais):
http://lestersmith.com/2009/09/05/why-we-pick-on-the-weak-2/
prov5
7 juillet 2011
04h25
Prenons un autre exemple, celui d’une prison. Tout le monde a vu des films de prisons, ça consiste à rassembler des gens issue de toutes part de la société, ils n’ont aucune envie d’y être et la direction (les gardiens) tout ce qu’ils veulent c’est de ne pas avoir à s’en mêler.
Jusque là ça ressemble beaucoup à l’école.
La seule différence c’est que les prisonniers ont terminé leurs secondaire avant d’être condamné comme adulte.
“Ignore les ils vont s’arrêter d’eux même”
Appliquez ça maintenant à cette situation: vous êtes en cellule et votre voisin de cellule “Bouba” menace de vous sodomiser dès que les grilles s’ouvriront. Ça se répète chaque soir et les gardiens s’en contrefichent.
Pensez à ce que la société raconte: “La violence ne règle rien”
Pensez encore à ce que la société voudrait que vous fassiez, “expliquez aux autres comment vous vous sentez afin qu’ils comprennent et qu’ils arrêtent”.
Faîtes des explication à “Bouba” mettez vous à pleurer, faîte de même avec les autres prisonniers dans la cour d’entraînement.
Gageons que le lendemain il y aura toute une file de “Bouba” devant votre porte menaçant d’exploser votre petit derrière…
Vous vous plaignez aux gardes afin qu’ils contactent les parents de “Bouba” pour faire la discipline et qu’il lui explique enfin que ce n’est pas bien de sodomiser ses petits copains d’institution.
Le gardien de répondre “Ses parents sont pas venus. Désolé on ne peut rien faire de plus”…
Maintenant que la démonstration est faîte, cette fois le cuisto vous a préparé un hamburger au caca spécial pour vous, et tous attendent votre réaction… exprimez vos sentiments maintenant.
***
“Bouba” et tout les autres loup ce qu’ils aiment c’est le sentiment de pouvoir qu’ils ont sur les autres, celui de pouvoir affecter l’autre, le pouvoir de la peur, la puissance. Mais aussi ils aiment voir le spectacle d’une lavette pathétique. Étant donné la solidarité humaine, personne ne veut se mettre entre “Bouba” et sa victime de peur d’être justement la prochaine victime.
Tout ça sous le regard des gardiens.
Que vous pensez que “Bouba” est minable et stupide ne l’empêche en rien d’agir.
Ça n’a pas besoin d’être aussi extrême que l’exemple que j’ai donné, mais pour un jeune de 14 ans le genre de sentiment d’humiliation et d’insécurité est le même.
Des ados qui pensent au suicide, il y en a plein, des ados qui passent à l’acte il y en a aussi. D’autres fois c’est masqué sous d’autres formes, des fugues ou bien du décrochage scolaire, le fameux décrochage scolaire.
Le prochain ado qui se suicide à cause du harcèlement, j’espère qu’il y aura des poursuites judiciaires contre les adultes pour manque d’assistance à personne en danger. Des profs, des directeurs, des éducateurs. Qu’on en parle enfin.
Des solutions de matante du genre “Ignore-les”, “exprime tes sentiments”, on peut s’en passer.
breault.louisphilippe
22 juillet 2011
11h32
Cet article a ravivé en moi de profondes plaies. Bien sûr, avec le temps, après avoir été valorisé au travail, j’ai les ai pansées… mais quand même: à 21 ans, j’ai de la difficulté à ravaler ma salive en lisant cet article bien tourné et bien écris.
Pour commencer, je suis content de voir à quel point les lecteurs de La Presse sont civilisés. Cela me fait chaud au coeur: il y a encore des humains sur terre!
Pour bien comprendre le problème, il est important de se pencher sur ses causes. La littérature en psychanalyse nous enseigne certains mécanismes qui régissent la pensée et le comportement humain. Par exemple, afin de remonter leur estime, certains individus vont chercher à en rabaisser un autre. Naturellement, l’adolescent est en recherche constante de son identité, choisissant parmi ses valeurs inculquées et son bagage culturel et sociodémographiques. Jusque là, rien d’alarmant… mais l’humain vis en société et n’est donc pas seulement en recherche de son identité, mais aussi de sa place dans celle-ci. L’adolescence est une période de crise ou l’Homme cherche sa place, veut être aimé et accepté de son groupe d’appartenance. Ainsi, pour se remonter, certains rabaisseront toujours les autres. Ce phénomène à cours partout dans notre civilisation, mais à un impact majeur surtout en bas âge, puisque c’est à ce moment que l’Homme forge son identité propre.
Bien entendu, cette explication ne viens en rien expliquer ou excuser la nature humaine : la vie en société implique des règles à respecter, puisque le bien collectif doit primer sur le bien individuel. Cependant, cela nous met sur une piste : pourquoi un jeune ne se sent pas suffisamment à sa place, au point d’en arriver à utiliser des mécanismes de projection et de transfert pour alimenter son estime. D’une part, le milieu familial pourrait être en cause et ensuite, j’en ai presque la certitude, le système scolaire québécois est déficient.
En premier lieu, certains jeunes n’ont pas leur place dans leur propre milieu familial : familles désordonnées, raboutées, explosées. Des enfants sans père, ou sans mère. Des enfants laissé à la garderie dès l’âge de 4 ans, de 7 :00 à 19 :00 par des parents exténués, fatigués et travaillant plus de 50% des 1,440 minutes que comporte une journée.
Ensuite, ces enfant sont envoyés dans un système scolaire ou il y a plus de commissaires que d’intervenants (exagéré, mais on comprends le sens) et où par manque de courage, les professionnels font ce qui leur est le plus facile : faire l’autruche. D’abord, ils doivent être touchés par ces témoignages plaintifs, mais voyant qu’il s’agit de la pointe de l’iceberg, beaucoup trop d’entre eux reculent par peur de se mouiller dans quelque chose de plus grand qu’eux.
Je me souviens avoir passé de longue heures dans le bureau des directeurs des écoles ou j’ai passé ma jeunesse, à me faire dire : « Louis-Philippe, tu sais quand les amis [déjà, c’est comme pas mes amis, tsé!] te disent des méchancetés, il ne faut pas leur répondre. Tu les alimentes et ça fait de toi une source de problème. Contient toi et tu verra, ils arrêteront. » Et voilà, le verdict était tombé : j’étais responsable de ce qui m’arrivait. Bien sûr à cette époque, j’étais bien loin de savoir que j’étais homosexuel, mais c’est ce que l’on me répétait sans cesse : « Tapette! ». Dès lors, quand j’ai compris ce qui se passait dans ma tête plus tard dans mon existence (que j’avais l’impression de ne pas mériter) je n’ai su trouver la force de m’accepter. J’ai même pensé au suicide. Heureusement, je viens d’un milieu familial sain. Et j’ai bénéficié de l’aide de mes amis, sans qui je ne serais plus ici actuellement. Maintenant, je suis en paix avec tout ça, mais j’ai un ami qui n’est pas passé au travers. Il nous a quitté il y a maintenant deux ans… en laissant savoir qu’il ne méritait pas de vivre. Triste, mais évitable. Il était un jeune sans histoire. Il était juste différent.
Une vérité conforme au sentiment qu’éprouvent les victimes d’harcèlement :
«En tant que victime, on fini par croire que c’est notre faute. Ça doit être nous puisque que, selon notre perception, tous les autres semblent d’accord sur le fait qu’on ne mérite juste pas de vivre.»
- ladymara (dans les commentaires ci-haut)
Aussi, les enfants imitent et répètent ce qu’ils voient et entendent. Je ne suis pas un partisan du contrôle absolu, mais j’en suis un de la liberté contrôlée. Ainsi, je crois qu’ils est important de limiter le contenu violant et discriminatoire à la vue des enfants en bas âge, de ne pas céder à l’achat de jeux vidéos qui ne leur sont pas destinés, ni leur permettre d’écouter de la télévision qui ne leur est pas destinée non plus! Des parents doivent être des parents et faire leur travail : l’enfant veut toujours plus, le parent doit retenir. Et que dire de l’Internet? On parle de la violence verbale, mais la violence sur les réseaux sociaux? Quand c’est rendu que tu rapportes ton harceleur à la maison…
Les enfants usent de mots méchants à l’égard d’autres enfants, mais ces mots, ils ne devraient même pas les connaître. Les parents devraient faire attention à leur vocabulaire et tenter d’essayer d’user des bons termes lorsque ceux-ci sont curieux à propos des différences des autres. Si un enfant pointe deux hommes qui se tiennent la main, ils devraient lui répondre : « Ils sont homosexuels » et expliquer la vraie chose. Dans le métro l’autre jour j’ai entendu une mère répondre à son enfant, consternée : « C’est des tapettes. Eux tu les approches pas, sont pas normal. » Franchement! Vous avez votre opinion sur le sujet, mais reste que cet enfant à retenu cette leçon et le jour où un des ses camarade de classe aura une démarche différente, il le traitera de tapette. Vous voyez le mécanisme? Ajoutez à ça le prof avec sa classe surchargée d’élèves, avec des cas lourds, parfois sans ressources… le tableau semble moins flou maintenant.
zabigg
3 août 2011
20h52
J’avoue, bassement, que je n’ai pas lu les quelque 140 commentaires avant de réagir et que je le fais sur le très tard. Lorsque j’étais adolescente, mon acné particulièrement intense et déguelasse, disons-le, me valait le nom de « tête de snap » ou « face de pizza », et la sensibilité que je tentais de masquer par une attitude hautaine et contribuant à mon rôle de bouc émissaire facile m’ont causé beaucoup d’anxiété et ont créé en moi des complexes qui m’ont amenée à accepter la violence dans ma vie de couple, puique j’avais bien compris que je ne valais rien.
Non seulement est-ce que les enfants sont immensément cruels, mais les années d’adolescence, cette période où on se sent si mal et hors du monde, nous suivent à perpétuité.
J’ai enduré des rondes où tout le monde me traitait de toutes sortes de noms en raison de mon apparence et de mes piètres tentatives en vue de me défendre. J’ai enduré des Jeux du Québec où on a cru bon de me casser un œuf sur la tête devant les caméras de Radio-Canada. J’ai enduré les voyages en autobus où on riait de moi parce que j’avais participé à des émissions de télé communautaires pour assurer à d’autres une vie meilleure.
J’ai enduré de me faire traiter de physiquement défectueuse et inadéquate, tout simplement parce que je ne valais rien, que je ne pouvais espérer rien de mieux et que personne d’autre n’aurait aussi pitié de moi.
Ne rien valoir. Voilà exactement le résultat du harcèlement scolaire. Et ça persiste, malgré le succès, malgré la réussite.
J’ai eu 40 ans cette année. Dans ma jeune vingtaine et malgré mes cicatrices d’acné, j’ai été embauchée simplement pour être jolie et attirante et servir du café.
J’ai fini par me tailler une place de choix, à coups de 60 heures par semaine de travail, et me bâtir une bonne réputation pour la qualité et l’efficacité du matériel livré. Puis, 150 km ailleurs, je suis tombée sur un ancien camarade du secondaire à un de mes postes. Dois-je vraiment vous raconter la suite?
Le harcèlement scolaire, il faut vraiment que ça cesse. Si nous désirons véritablement nous faire passer pour une société illuminée, nous DEVONS prévenir les dommages ultérieurs immenses que la situation cause, chaque jour, et depuis plusieurs décennies, au Québec.