
Photo Robert Skinner – Le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard
Laurent Lessard, ministre des Affaires municipales, interpellé par les journalistes sur le projet de loi privé bétonnant l’entente Quebecor-Ville de Québec, a répondu ceci, aujourd’hui :
« C’est rare qu’à l’occasion d’un projet de loi privé dont le maire de Québec décide de saisir l’Assemblée nationale, pour un volet, à savoir : si lui prétend qu’il a fait des baux, et s’il a fait des baux qu’il avait le droit de l’ouvrir, etc, il n’avait pas à respecter toutes les règles d’appel d’offres, et la prétention du ministère chez nous, c’était de dire : ça pourrait s’apparenter à un contrat de gestion d’entreprise, et là, vous n’en auriez peut être pas fait assez. Qu’à l’occasion de cette question là qui a été posée, pourquoi moi, et d’autres collègues qui sont autour de la table, c’est ça la question qui est posée. Concernant le Parti québécois sur sa position et pourquoi ils démissionnent, il faudrait poser la question à Mme Marois, mais je pense qu’elle a répondu. Je pense que ça démontre quelque chose d’autre. Il y a un autre malaise que celle-là pour laquelle la question a été posée ici, en projet de loi privé.”
Ça se n’est pas amélioré quand il s’est fait demander s’il était déstabilisé par la tempête provoquée par ce projet de loi privé :
« Les questions des lois privées, c’est toujours dans le cadre de – c’est quoi une loi privée ? C’est toujours une ville ou des villes, dépendemment c’est qui qui fait la demande, qui dit : dans un cas précis, moi, je demande qu’on précise le droit là-dessus, ou notre prétention. Et on a vu des exemples. Par exemple, la ville de Rimouski l’an dernier disait : moi, j’ai des droits même à retirer. Donc c’est des projets très local, mais qui peut avoir des portées, on le voit sur d’autres équipements un peu partout. Alors moi, je me sens à l ‘aise sur les principes. Pourquoi on se retrouve ici ? Le maire dit : il faut le préciser. »
Bref, si quelqu’un peut me décrypter ces mots opaques en forme de carambolage autoroutier, je suis preneur. Ce n’est pas la première fois, bien sûr, que je ne comprends pas M. Lessard, et que je lance un avis de recherche pour un traducteur capable de me le décoder…
Antoine Robitaille, un de mes camarades dans la grande lutte du droit du public à l’information, note fréquemment les lessarderies que commet le ministre ; le journaliste du Devoir a même relevé une déclaration de M. Lessard où celui-ci confie qu’il ne réfléchit pas…