Patrick Lagacé

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    Patrick Lagacé aime le journalisme : « Cette profession permet de vivre des aventures et d'être payé pour le faire », dit-il.
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    Jeudi 28 avril 2011 | Mise en ligne à 12h11 | Commenter Commentaires (17)

    Foliewood : la vie hors de Louis-H.

    J’ai chroniqué l’an dernier sur Clé 56, ce projet de web-documentaire réalisé par Alexandre Hamel, à propos de la vie des patients de l’hôpital Louis-Hippolyte-Lafontaine, communément appelé Louis-H., oui, cet hôpital-là. Pour les gens aux prises avec des troubles psychiatriques. Clé 56 mettait en vedette des patients, dans leur quotidien, avec la bénédiction – audacieuse – de l’établissement. Alexandre présente une suite à Clé 56, il s’agit de Foliewood, sur la vie de patients dans des résidences rattachées à Louis-H. La vie avec des troubles psychiatriques, hors des murs, quoi. Lancement jeudi le 5 mai. Hâte de voir le résultat final.


    • tenez nous au courant

    • La musique de cette bande-annonce est insupportable. C’est sûrement voulu et fait exprès pour nous rendre dingues, mais c’est une mauvaise idée: je n’ai pas pu dépasser une minute d’écoute malgré un vif intérêt pour le sujet.

      De grâce, produisez une bande annonce qui a du bon sens!

    • https://www.facebook.com/foliewood

      Vous êtes tous et toutes invités à l’avant-première le 5 mai: https://www.facebook.com/event.php?eid=168093813248865

      Sortie officielle de la websérie: septembre 2011

    • Superbe la bande sonore aux influences des chants autochtones. Bien en contexte.

      Bravo, ce documentaire suscite mon attention.

      A voir

    • @pipirocksteady Moi aussi j’ai eu du mal à me rendre jusqu’à la fin. 30 secondes de ce huuuuuuum huuuuuuuum, aurait suffit.

    • Bonjour Patrick. J’ai travaillé comme pabau centre hospitalier Douglas dans les années 80. Une expérience inoubliable. Mon grand-père a passé la deuxième partie de sa vie à St-Jean-de-Dieu. J’ai visionné les 6 capsules de Clé 56, merci pour ce rappel, j’ai raté votre texte de mars 2010. À douglas à l’époque, le passe-partout était la 2052 ! J’ai hâte de voir la suite.

    • J’ai conservé cette clé à l’allure très ancienne. Le modèle original qui n’avait pas changé dans les années 80, a probablement été conçu au début du 20 ième siècle. J’ai conservé cette clé, elle symbolise ce merveilleux souvenir de ce travail.

    • Le sujet est fort intéressant.

      Par contre, je n’irai pas à Louis-H pour en savoir plus. Un , jour si ça passe à la télé, sans doute que je vais y jeter un coup d’oeil intéressé.

      Trame sonore …… hummmmm.

      Gossante, disons.

    • Mais qu’est-ce que c’est que ce bruit de fond en forme de trame sonore d’un mauvais film de science fiction? Et ce narrateur qui aurait intérêt à suivre des cours de pose de voix?

      Nonobstant l’intérêt du sujet, j’ai coupé après 45 secondes. Plus capable! Dommage.

    • “la vie de patients dans des résidences rattachées à Louis-H. La vie avec des troubles psychiatriques, hors des murs, quoi.”

      La désinstitutionalisation en somme . Pour ma part a MTL, j’ai pas trouver que c’était un succès, ces pauvres gens qui déambulent dans les rues,l’air hirsute, qui prennent pas leur médication, qui fouillent dans les poubelles, a mon avis ils seraient beoucoup mieux en sécurité a l’intérieur des murs.

    • selon les standards Einstein était considéré fou, l’avoir interné aurait été pure folie non?… si tout le monde était à l’intérieur des murs,…vous parleriez à Wilson. (le ballon dans Cast away).

    • Saviez-vous que lors de la crise du verglas, certaines personnes désinstitutionnalisées, ne voulaient plus réintégrer leur domicile malgré le rétablissement du courant? En effet, pendant les jours où on les avait abritées dans des arénas, elles avaient enfin parlé à quelqu’un, elles avaient été nourries sainement et régulièrement, on leur avait offert des spectacles gratuits, on les avait diverties. Elles avaient enfin eu du plaisir à vivre. Et elles ne voulaient plus retourner chez elles, dans la solitude et l’oubli.

      Monsieur Hamel, merci de les rappeler à notre “bon” souvenir.

      PS. Les commentaires sur la trame sonore sont ici, bien futiles

    • @teddybear :

      Je me souviens de cette désinstitutionalisation, début années 70, je crois.
      Déjà l’on se demandait comment gérer tout ça, ce qui arriverait des patients, etc.

      Le manque d’argent pour ces gens, a surpassé la raison.

      Et il m’arrivait, lorsque je travaillais au centre ville, carré Phillips, de payer des Burger King à 2 pour 1, à des gens hirsutes, sous médicamentés, plutôt que de les voir manger le 2e que je venais de jeter à la poubelle.

      Commentaire très triste, mais tellement réaliste.

    • @filibrindacier,

      Ne mêlez pas tout. Être hors norme ne fait pas d’un individu un malade mental. Il y a des individus qui doivent être internés s’ils ne peuvent pas accéder à des médicaments efficaces.

      Valérie Fabrikante est un exemple parfait de génie qui nécéssitait l’internement.

    • @tous ceux qui critique la trame sonore; vous avez les oreilles bien sensibles…n’auriez surement pas enduré les cris, les hurlements et autres bruits dérangeants d’un hôpital psychiatrique.
      @lalionne: vous avez tellement raison, je travaillais dans un refuge pendant le verglas (équipe de crise) et nombreux étaient ceux et celles qui s’y trouvaient bien mieux qu’isolés dans leur petite chambre. Hâte de voir ce documentaire!

    • J’aimerais souligner l’excellente initiative de l’hôpital Louis-H-Lafontaine d’avoir permis à un jeune cinéaste de filmer ce qui se passe entre ses murs, ainsi que le point de vue humain que ce jeune cinéaste donne aux soins prodigués et aux gens atteints de maladie mentale de cet hôpital. En effet, bien des choses ont changé depuis les années 60. Aujourd’hui, Louis-H se donne pour mission de réintégrer les gens atteints de maladie mentale dans leur vie de tous les jours après leur hospitalisation. Il n’est plus question de contentions, d’électrochocs ou tout autres trucs barbares de l’époque, pour des oui et des riens, et plus question non plus de garder des patients contre leur gré. Le personnel est empathique, chaleureux et dévoué. Oui, il y a eu dérapages avec la désinstutionnalistion mais maintenant, je crois, que l’on tente de revenir à un juste milieu mais encore faut-il que le milieu psychiatrique ait les moyens pour le faire, la psychiatrie étant, à ce que j’en sais, le parent pauvre de la santé.

      Tant mieux pour les patients qui peuvent retrouver leur famille, leur travail, leurs amis et une vie normale après l’hospitalisation, c’est ce que Louis-H promouvoit aujourd’hui. Mais d’autres, malheureusement, ont besoin de maisons adaptées à leurs capacités de réinsertion dans la société. Jusqu’à quel point sont-ils isolés, par contre, je ne sais pas.

      Ces capsules démystifient beaucoup les soins donnés dans cet hôpital et, j’ose l’espérer, lèvent les tabous sur les personnes atteintes de maladie mentale. Je considère comme une excellente idée de sortir ces nouvelles capsules dans le cadre de la semaine de la santé mentale. Ne jamais oublier que personne n’est à l’abri….

      Je voudrais également profiter de l’occasion pour souligner l’excellent travail des journalistes Katia Gagon et Hugo Meunier pour leur bouquin “Au pays des rêves brisés.” Ce bouquin m’a remuée jusqu’au plus profond de mes entrailles. Merci à vous, journalistes et chroniqueurs, d’oser parler de ce sujet très tabou.

      PS: petit commentaire mesquin de ma part, la bande sonore on s’en fout. Tant qu’à moi, elle ne fait que donner qu’un tout petit aperçu de ce qui peut se passer dans la tête d’une personne atteinte de maladie mentale…. Un petit bourdonnement incessant et fatigant qu’on ne peut, malheureusement, pas arrêter.

    • Merci pour ces capsules. J’aime bien l’approche libre et bon enfant du cinéaste.
      @dequecest, bien d’accord avec ton petit commentaire mesquin…;-)

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