Patrick Lagacé

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  • Patrick Lagacé

    Patrick Lagacé aime le journalisme : « Cette profession permet de vivre des aventures et d'être payé pour le faire », dit-il.
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    Lundi 21 mars 2011 | Mise en ligne à 14h16 | Commenter Commentaires (129)

    La montée de lait du jour : la « Madamisation » des médias québécois

    Mer-morte

    Stéphane Baillargeon, du Devoir, remporte la palme de la montée de lait du jour, si j’en juge par le feu de broussaille qu’il a provoqué sur Twitter et sur Facebook. Le terme « Madamisation » englobe tout le pan de la production médiatique (radio, télé, journaux) qui donne dans le lifestyle, si je puis dire. Je vous en cite quelques extraits, mais il faut vraiment le lire au complet pour saisir le propos du chroniqueur…

    Premier extrait :

    Ici, le désir de rejoindre l’équivalent contemporain de la «madame au foyer» (y compris dans sa version homme rose) formate les grilles de programmation des médias généralistes pendant la journée. Ce qui donne donc Deux filles le matin et Tout simplement Clodine à TVA et L’après-midi porte conseil à la Première Chaîne de Radio-Canada.

    Comme quoi, souvent, une matante se terre dans chaque madame. Comme quoi, dans les médias, la matantisation double la madamisation. À preuve, ces innombrables reportages consacrés la semaine dernière au retour de Céline Dion à Las Vegas.

    Mais la madamisation des médias peut-être entendue dans un autre sens. Il s’agit alors d’une perspective faisant envisager tous les problèmes du monde à partir du point de vue d’une certaine madame choyée, hors du foyer, la bourgeoise friquée et culturobranchouillée.

    Second extrait :

    L’après-midi, à la télévision d’État, d’autres néodames patronnesses jugent l’état du monde vu d’Outremont, ou tout comme. Pendant la semaine de relâche, une de ces lionnes-tigresses-cougars se demandait quoi faire avec son adolescente pendant que ses amies voyageaient en Europe.

    Sur Twitter, la sexologue Jocelyne Robert, qui commente souvent les sujets les sujets Homme/Femme, avait ceci à dire : Je hais les mots “matantisation” et “madamisation”. Parlons-nous de “mononclisation” pour tout ce qui est mossieurisé ? Sans oublier : Texte archicaricatural. Ton méprisant? Oui. Juste? En partie. Dérangeant.

    Sur la page Facebook de Cécile Gladel, journaliste pigiste, on peut lire quelques répliques salées. Marie-Claude Ducas, rédactrice en chef d’Infopresse, commentant un statut de Cécile : Mais quel rapport avec une supposée “madamisation” des médias??” Je saisis mal le fond du propos, et je trouve aussi quelque chose d’énervant dans le ton. Je me promets bien de revenir là-dessus si je finis par trouver le temps. J’ajouterai que j’apprécie énomément Stéphane comme chroniqueur d’habitude. Mais là, il s’est un peu égaré, à mon avis…

    Édito-minute : Le fond est pertinent : il y a des questions à se poser sur la multiplication de « l’art de vivre » dans nos médias. La forme est pédante : c’est le « style » Baillargeon, il regarde tous les sujets en montant dans un escabeau, c’est à dire de haut. Or, dans le cas qui nous occupe, c’est la forme qui irrite l’imaginaire des commentateurs, bien plus que le fond. L’étiquette « Madamisation » fait image, bien sûr, mais occulte l’idée portée par le chroniqueur.


    • Le target marketing “dame du foyer” est, de loin, le plus prisé et le plus payant pour les annonceurs.

      Comme ces annonceurs financent a presque 100% les grilles de programmation, il est logique que cette grille contiennent un tres grand pourcentage d’emission destinées a ce public cible.

    • À quand une analyse savante de la « mémèrisation » de la société québécoise, et en particulier de sa composante masculine, depuis les années 1960-1970 ?

    • Nous sommes une société matriarcale de boomers dominants aux abords de la retraite.
      C’est l’opposé que serait étonnant.
      Oui, on se matantise.

      Toute la programmation de TVA est basée là-dessus…
      Céline Dion est l’idole des matantes. Pas étonnant que TVA y soit tant attaché…

    • Tout à fait d’accord avec Baillargeon.. On peut aussi parler de la “madamisation” du monde scolaire !!! surtout en direction d’école .. Ce qui donne les résultats que l’on a !!!

    • ouin. La madame était pas contente!

    • c’est un fait que l’homme un tantinet macho (dans le sens fier d’être un homme , pas abuseur dénigreur de femmes) n’as plus sa place dans notre société et surtout au Qc ou je qualifierais ces pseudo féministe d’androgynes pour ne pas dire de xénophobe (oui nous les hommes sont différents de vous mesdames) , rien a voir avec le féminisme européen et asiatique que je connais bien .
      ici a la minute ou on essaye de dfaire avancer la cause des hommes on est automatiquement étiquetés misogyne , quelqu’un pourrais comprendre que l’affirmation de l’homme ne se fait pas tout le temps en affrontement avec l’affirmation des femmes ? juste a voir la discrimination abusive dont les hommes sont victime quand viens le temps de décider de la garde en cas de séparation au quebec on a deux sexe , des hommes et des personnes

    • C,est évident et ca me tombe sur le rognon gauche!!! Ces matantes qui connaissent tout, enfin, tout ce qui se passe sur l’avenue Bernard!

    • M. Baillargeon a un certain courage…aborder le thème féministe/matantisation/castration de l’auditoire c’est comme discuter de l’Holocauste, de n’importe quel angle, tu te fais ramasser.

      Réflexion sur un sujet annexe: “Quelle serait la réaction des matantes si à la télévision, il y a avait 800 annonces par jour de pilules pour donner le goût de baiser à ces dames dans le style Cialis/Viagra…ça pi abaisser un homme à la performance de son engin c’est tout comme!!”

    • Excellent article en effet, mais j’ai aussi aimé un des commentaires qui décrit La Presse comme un journal “madamisé” avec plus de columnist(e)s que de journalistes.

    • Je comprend que la forme ait pu choquer mais il reste qu’il a parfaitement raison. Je relève cet extrait:

      “Cette madame des médias paraît plus obsédée de reconnaissance que de connaissance.”

      Bingo. Ça explique beaucoup de choses, entre autres que certaines formes d’information sont quasi inexistantes dans les médias généraux, même si elles sont fondamentales à notre compréhension du monde. L’information scientifique, entre autres, n’intéresse pas la proverbiale madame (ou monsieur). L’important c’est d’avoir la reconnaissance de ces ami(e)s quand elle mange bio et qu’elle achète des produits “verts” ou “naturels”.

    • Perso, je trouve la forme intéressante et le fond très pertinent. Je me pose la question à savoir à quel point le phénomène médiatique (s’il en est un) colle à la réalité socio-cullturelle du Québec d’aujourd’hui? Je conviens que les termes matantisation ou madamisation peuvent écorcher plus d’une oreille, mais à défaut d’avoir trouvé mieux, ils expriment tout de même assez bien l’essens du phénomène…

      Par quel(s) terme(s) politicaly correct pourrait-on remplacer tout ça? Je me le demande parce que je crois que les réflexions sur le fond sont de mise et j’espère qu’on continuera à en parler encore dans quelques heures…

    • Tiens c’est marrant, votre “post” s’est affiché dans mon RSS comme je finissais de lire l’article!

      “une envoyée spéciale sur son propre nombril de privilégiée” MDR!

    • L’ami Baillargeon vient-il juste de s’apercevoir dudit phénomène ou est-ce que la marmite vient de sauter , la vapeur étant devenue trop intense ?

      Dites-lui de regarder tous les téléromans et d’ici et d’ailleurs, les séries qui passent au canal Addik, Séries+ et cie.

      Il va en avoir pour son argent !

    • Oh! Une querelle de média au sujet des média…

      On devrait demander à Oprah (papesse de la télé) ce qu’elle en pense.

      Mieux encore… Lire un bon livre!

    • La matantisation du peuple québécois dans les médias est une évidence. Lisez les chroniques de Mme Lortie ici meme dans CyberPresse, des billets completement déconnectés de la réalité.

      Mais attention, il ne faut pas décrier ce phénomène, on pourrait se faire traiter de misogyne par les emasculatrices !

      Bravo a ce journaliste qui a eu le courage de dire ce qu’il pense…

    • Je ne vois pas du tout où se situe la fameuse montée de lait ,dans ce texte de Stéphane B.Quand je lis les paragraphes,j’y vois plutôt une analyse pertinente,fort bien articulée et ma foi assez juste.Pour autant que l’on s’y tienne aux émissions concernées,par contre-les lionnes,et autres émissions de matantes.Parce que les médias ce n’est pas juste ça,à ce que je sache.Au fond,si Stéphane se sent comme une matante en écoutant deux filles le matin,il devrait peut-être tout simplement changer de chaîne et se trouver une émission de monsieur,genre la boxe à Rds!Mais moi ce qui me tanne le plus,c’est le ton médiocre qu’est celui de Musique Plus depuis quelques années.Là on parle d’enfantisation,de crétinisation à outrance,phénomène bien pire que la madamisation puisque s’adressant d,abord et avant tout à notre jeunesse.Il fût un temps où Mp était une chaîne intelligente.Plus maintenant.

    • Rien à foutre de la forme.

      C’est un texte d’opinion, et en prime la forme cadre avec le fond. On ne va pas écrire contre la culture des apparences d’un ton posé et plastique. Dès qu’un texte s’exprime sur un autre ton que “Pardon Madame la Marquise” on lui cherche des poux dans la forme.

      Vraiment, rien à foutre de la forme.

    • Je crois que le terme «madamisation» est ce qui provoque dans les propos du chroniqueur car il fait sexiste et dévit le débat. Or ce que souligne M. Baillargeon est pertinent, mais ce cache derrière un texte sans retenu pour les attaques faciles contre la femme.

      Le fait est que les émissions se consacrent aujourd’hui à ce que l’on appeller «fell-good» qui comprend des émissions culturels, cuisines, etc. Il n’y a plus d’émission où l’on débat vraiment, où l’on cherche à comprendre une problématique, non ce sont des émissions où tu peux t’asseoir dans ton salon et écouter à moitié et te faire plaisir à ne pas réfléchir.

      Les émissions du genre, franchement martineau, le vrai négociateur de TVA ne sont pas des émissions à débat, mais des débats où le protagoniste qui anime contrôle tout et l’on écoute sa pensée encore une fois sans possibilité de revers de la médaille. Donc encore une fois, on ne nous demande pas de réfléchir mais d’écouter la sainte parole du protagoniste.

      L’une ou l’autre de ce type d’émissions nous demandent une chose: ne réflichissez pas.

    • La madamisation des médias n’est que le reflet de la madamisation de la société, tout simplement. Je suis un homme semi-rose, semi-macho…lol….et je sens cette madamisation qui me fait d’ailleurs souvent décrocher de nombreux médias. Ce n’est pas qu’au Québec qu’on peut constater ce phénomène. Et ultimement, je ne suis pas convaincu que ce soit une mauvaise chose! Après le règne masculin, peut-être est-ce le temps de tester la madamisation….qui sait?

    • « C’est la madamisation qui se déploie sans gêne en avant-midi, à la Première Chaîne, quand une forte odeur de Paris Match imbibe tous les sujets traités, surtout les plus lourds. Rendus aux plus légers, les propos empestent le prout-prout-ma-chère, une sorte de mégaclique du Plateau en palabres dans un salon de Saint-Lambert.»

      Tellement d’accord avec cet article.
      En lisant ce passage, j’ai tout de suite pensé à la madamisatrice en chef, c’est-à-dire l’insupportable Christiane Charrette.
      Celle-là même qui n’est pas capable de s’exprimer de façon cohérente, de poser des questions courtes et claires et qui montre quotidiennement son inaptitude à comprendre les enjeux sociaux, économiques et politiques.

      Mais cela importe peu, madamisation oblige, on préfère parler « people » avec l’éditorialiste du Paris-Match, ou à la femme du délégué général du Québec à New York (John Parisella) pour qu’elle nous parle des cours de Yoga qu’elle se tappe et du nouveau resto qu’elle a essayé (à nos frais ?), ou à la panoplie de chroniqueurs (tous de La Presse) comme Marie-Claude Lortie pour nous entretenir de la nouvelle huile d’olive qu’elle a découverte lors de son dernier voyage en Italie…beurk…. !!!

      Chapeau M. Baillargeon… !

    • Alors c’est Marie-France Bazzo ou Anne-Marie Dussault qui se promène avec un chien de sacoche. Siouplait, je veux savoir.

    • Le terme de “madamisation” est mal choisi, sans doute (malgré que l’on comprenne parfaitement à quoi il réfère), mais Dieu qu’il a raison sur le fond !

    • Hihihi. Du crêpage de chignon…

    • J avoue que, jusqu’à un certain point, il a raison quand il parle des émissions qui se donnent un air culturel et qui sont archi plates sont servies à tous les réseaux le matin et au début de l’après-midi. (tout comme toutes les traductions cucul des soap américains qui sont servis en reprise). Il a un peu exagéré le monsieur dans le choix de ses mots et cela risque fort bien de lui coûter quelques amitiés ou relations fort utiles…. À première vue, son commentaire semble très misogyne. Pauvres femmes qui l’entourent, elles n’auront pas le loisir de le zapper, comme elles pourraient le faire avec la télé…
      Melf (maman trentenaire, bien dans sa peau et qui ne consomme aucun magazine ni émissions culturelles de ce genre parce que c’est d’un ennui…)

    • Que dire de la Lagacisation des médias ?

      Jean Émard

    • Ah, 1000 fois merci de faire écho à ce débat ! Pour mémoire, voici le commentaire que j’ai publié sur le site du Devoir, suite à l’article de Stéphane Baillargeon:

      Stéphane,
      je t’apprécie énormément comme chroniqueur en général, mais là, à mon avis, tu erres un peu pas mal… Je ne suis vraiment pas sûre de comprendre en quoi consiste au juste cette supposée “madamisation”… et encore moins le lien qu’il y aurait à faire avec la disparition du magazine Madame. J’aurais tellement à écrire et à questionner. Parce que, ceci dit, ça touche à des questions intéressantes. Je suis moi-même en deadline, et je n’ai pas le temps de me pencher là-dessus intelligemment aujourd’hui. Mais je me garde cela pour plus tard. Soit ici, soit sur mon blogue (et sans doute les deux…) D’ici là, attention à ne pas te tailler une réputation de misogyne, ce serait dommage.
      À bientôt,
      Marie-Claude

    • Eh bien!, M. Baillargeon s’est perdu ou pendu avec sa “Devoirisation”.

    • Médamisation aurait été plus approprié. Comme dans une médame. Un sous-genre de la madame que je fuis comme la peste. C’est terrible, j’ai (un tout petit peu) honte, mais je suis d’accord avec lui. Je ne me sens pas du tout attaquée en tant que femme par ses propos, arrogants mais justes. Les shows de chaise de médames, les émissions de blah-blah de médames, pas capable. L’importance accordée à Céline, pas capable. La vacuité du cahier Vivre de La Presse les jours de semaine, sauf exception (ex. les textes toujours intéressants de Mme Galipeau), de moins en moins capable.

      Et il me semble qu’on emploi le terme mononcle pour se moquer de ce qui est ringard non ?

    • J’imagine que ce sont justement ces mêmes “madames” qui réagissent aussi fortement.

      C’est vrai qu’on s’en fout du retour de Céline. Je comprends que TVA y ait donnée une très large couverture étant donné les liens entre Péladeau et Angélil, mais Radio-Canada n’y était pas obligée.
      Mais bon, il faut bien caresser la clientèle des “matantes” dans le sens du poil.

    • Oh il y en a qui se sont senties visées !! c’est que ça doit être un peu vrai ! En fait je suis entièrement d’accord. Quand ce qui se fait de plus viril a Radio-Can est “des kiwis et des hommes”, on se rend bien compte que cette chaîne ne s’adresse pas a la gent masculine.

    • “la madamisation des médias (…) une perspective faisant envisager tous les problèmes du monde à partir du point de vue d’une certaine madame choyée, hors du foyer, la bourgeoise friquée et culturobranchouillée.”

      DONNEZ-LUI UNE MÉDAILLE ! Stéphane Baillargeon ne se trompe pas. Bientôt on va nous parler des catastrophes au Japon ou en Lybie sous l’angle de “Décore ta vie”. Les vraies émissions et médias écrits “d’intérêt public” disparaissent alors qu’on développe des iPad à profusion.

    • Depuis quand lisez-vous Le Devoir M. Lagacé ? Un journal qui utilise trop de mots compliqués, selon ce vous avez déjà dit à la télé il y a quelques années…( cela avait découragé nombre de gens autour de moi: un journaliste qui a peur des mots, du vocabulaire, bord**…)

    • Sur le fond, il a peut-être raison, mais une chose est sûre, on se passerait du mépris dans son commentaire.

      Section art de vivre, section sports, section auto…different strokes for different folks.

    • Dans le mille!!!!!!! Bravo Stéphane.

    • Excellent texte… et je comtpe bien utiliser de nouveau le concept “Madamisation”, doublé des concepts de “banlieusardisation” et “grinchardisation”, que je trouve très appropriés à la société québécoise !!!

    • Pour une fois, je suis d’accord avec un journaliste du Devoir. La madamisation ? Une expression fort juste. On pourrait aussi dire la moumounisation, la quétanisation,la féminisation, la castration, l’imbécilisation des médias.Tout cela pour plaire aux bourgeoises du Plateau et aux snobs de banlieues.

    • La madamisation des médias est également très présente dans les médias écrits. Surtout dans les éditions de fin de semaine où certains cahiers ont l’air de magazine féminin, autant dans les sujets que dans l’esthétique: grands dessins de style scrapbooking et typographies à preuve, ce qui dénote un manque d’efficacité journalistique au niveau de l’approche des textes. Le contenant avant le contenu au niveau de l’espace occupé.

      On remarque également une tendance à échelonner des “dossiers” sur plusieurs jours afin de se conformer à l’une des tendances féminines, soit l’écoute de téléromans.

      Cette approche s’oppose à l’utilisation du web qui se veut encore assez effectuée par la gent masculine au niveau de la recherche d’informations; les autres médias conscients du départ de leur lectorat masculin cherchent donc à captiver les femmes.

    • Tout à fait d’accord avec monsieur Baillargeon. La matantification touche tous les milieux mais surtout le milieu culturel. La littérature en est pleine. Il aurait néanmoins dû mieux expliciter le terme. La matantification n’a pas de sexe, homme et femme peuvent se “matantifier”. La culture du confort à tout prix (film grand public, littérature de masse, chiclitt, autofiction, salon du livre, correspondances d’Eastman, etc.) c’est ça la matantification de notre culture. Lorsque tout le monde rit lors d’une représentation de Hamlet, il y a un problème…c’est une tragédie on ne rit pas, mais la matante préfère rire, s’amuser, se relaxer…voilà où la lettre de monsieur Baillargeon aurait dû mener.

    • ah bon ……………………

    • A travers tout le babillage autour de “madamisation” que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt sur le Devoir, je n’ai retenu qu’une phrase d’une abonnée Nasboum à 09h52 qui se lit comme suit: c’est l’enbourgeoisement kétaine de nos médias.

      En passant, on ne sait toujours pas qui a inventé ce maudit kétaine, ce néologisme on ne peut plus typiquement québécois. Faut-il comprendre que le madamistion ait réussi à donner à ce mot si honni toute la dignité régionale qu’il contient?

    • Il a raison. Pour qui est fait la télé? Les femmes. Les mères qui consomment.
      Même l’information est devenue féminine. Vous écoutez le Téléjournal? C’est à majorité féminine
      A TVA, on fait dans le Human Interest.
      Le Québec est sans doute la société la plus féménisée au monde. Mais on en discute très peu. Sujet tabou. Comme l’immigration. Comme l’ethnicité. Comme le lobby gay.
      Tout ce qui est tabou au Québec va directement sous le tapis. On veut pas de chincanes… (le syndrome du référendum de 1980!)
      Place au Banquier et au CH. C’est pas dérangeant….

    • hihihi! Trop drôle …. et si juste! À la SRC, on peut affirmer y voir une certaine “véroniquecloutiersitation” matin, midi, soir, fin de semaine et dimanche en sus. Comme pour “le gros Giguère”, est parfate! ;p))

    • Tiens… Ça me rappelle votre entrevue des Francs Tireurs avec Paul Toutant qui soulignait «la mode des chroniqueures culturelles jeunes et cutes».

      On sent comme une tendance au «ras-le-bol» envers le manque de critique, le «tout l’monde il est beau, tout l’monde il est gentil», que ça provienne des hommes ou des femmes.

      C’est son choix du mot «madamisation» qui fait controverse alors qu’on devrait plus s’inquiéter de la «prozacisation» culturelle de notre société.

    • “Madamisation” et “matantisation”. Ah! Excellent! J’aime bien “mononclisation” aussi.

      En ce qui me concerne, je n’ai qu’une opinion sur le sujet : si ces médias existent, c’est parce qu’il y a une demande.

      La solution : débranchez vos télés!

    • En passant, je comprends les télédiffuseurs de viser le public féminin.

      Pendant que la femme écoute la télé, le gars lui, est sur le net…

      (Ouch!)

    • Je le trouve plutôt drôle le terme moi.

    • Tiens, tout ça me rappelle un peu “Premiers éléments pour une théorie de la jeune fille” de la défunte “revue” française Tiqqun (que M. Baillargeon devrait fort apprécier d’ailleurs). Où les auteurs (ou plutôt non-auteurs, dans le style anonyme de Tiqqun) se défendent bien de quelque misogynie – et comptaient même des femmes dans la rédaction de l’essai – mais où finit par y aparaître malgré tout quelques clichés malheureux, signes d’un hermétisme résiduel entre les sphères sociales dites “féminines” et “masculines”.

      Évidemment – et de la même manière que dans l’essai de Tiqqun, on ne s’attaque pas à la femme, mais bien à ce que promeut, comme “style de vie” et “idéal”, une certaine presse féminine non seulement toujours bien établie, mais en gain de vitesse avec la multiplication des plateformes. D’ailleurs, autre parallèle avec Tiqqun: là où M. Baillargeon parle de la matante version homme rose, Tiqqun parlait de la “jeune fille masculine” et de “jeunefillisation” (qui dans ce cas-ci ne s’attaquait pas du tout d’ailleurs aux hommes effeminés, ni aux hommes roses, mais bien aux gros bras huilés, faux-bronzés qui pullulent dans les salles de gym).

      Mais l’agacement chez certain(e)s avec le terme “madamisation” marque bien plus une lecture partielle/superficielle, lecture en diagonale de mots-clef (endémique de nos jours) qu’une véritable critique. L’article est très clair. “Madamisation” ne se réfère pas dutout à une simple “féminisation” mais bien à une tangeante, dans le style du magazine “Madame”. C’est très clair.

      Alors exit les commentaires de style “parle-t-on de mononclisation?”. Vous manquez le propos. d’ailleurs, pour votre curiosité, on assassine (souvent avec raison) et dès qu’elle se présente, la mononclisation dans les médias. De la réaction condescendante de certain(e)s commentateurs (trices, surtout) envers le sport professionnel et sa couverture médiatique (souvent sous couvert d’une justifiée critique de la violence au hockey par exemple, mais transpirant la plupart du temps un certain mépris pour “les affaires de gars”; ou encore la réception générale de la critique – ici tant masculine que féminine – de la programmation de chaines télé comme V, qui est une critique, plus implicite, mais plus répendue, d’une certaine programmation mononcle-tondeuse-garage-BBQ, et qui, loin de n’être le fait que d’un marginal article dans le devoir, transparaît sur toute la largeur des médias québécois.

      Critique d’ailleurs salutaire de cette brutalisation médiatique de type masculin, d’une trivialisation massive, confinant à un univers banlieusard fermé et sans horizon. Peut-être faudrait-il seulement que quelqu’un couvre, d’un trait, les deux pendants – masculin et féminin – de ce penchant réactionnaire, ce “lifestyle” années 50 (version 2.0, comme on aime TANT écrire aujourd’hui), où chaque sexe a ses propres médias faisant la promotion de fonctions sociales et d’attitudes qui lui sont “appropriées”.

      Dans une société traditionellement patriarchale, jamais complètement libérée des inégalités, il est normal et sain que les espaces exclusifs masculins soient plus généralement critiqués – et que la critique de ceux-ci semble transparente, que celle des espaces exclusifs féminins – tout comme l’existence d’espace exclusifs noirs ne sont PAS le simple pendant inverse d’espaces exclusivement blancs. Mais il est sain, dans ces espaces dédiés – aux femmes, aux noirs, etc. – de porter un regard critique, à savoir si ceux-ci sont porteurs de forces progressives et anti-discriminatoires, ou si au contraire, comme c’est le cas des médias attaqués dans l’article de M. Baillargeon, ceux-ci ne font que renforcer les stéreotypes traditionnels de genre, et de classe, et de race.

    • Dans un sens, je suis en accord. D’un autre… il y a de la ”mononclisation” aussi.
      Il est vrai qu’ont est bombardé de ”choses” de filles, parfois insignifiante/inintéressante seulement parce que c’est ”cool” ou ”tendance” et que tous le monde doit le savoir!
      D’un autre il existe aussi beaucoup de chose similaire pour les hommes.

      Pour moi … les médias deviennent comme la nourriture.
      Les compagnies ajoute plein de sel/sucre (non nécessaire) à nos aliments ”parce que c’est ce que les gens veulent”, bien sure parce que ça vend, même si ce n’est pas nécessairement bon pour la santé!
      Idem pour les médias (FORTEMENT la radio), on ajoute du sel et du sucre, parce que ça vend, parce que ça donne des codes d’écoutes, même si à première vue c’est VRAIMENT inutile. Les chaînes téléviser regorge d’émissions insignifiantes… aux demandes de leurs auditeurs… (féminin ou masculin)

    • Votre billet du jour est savoureux et ça m’a fait penser que l’on ne parle jamais des “zommes mémères” qui jacassent de sports sur certaines chaînes. Parfois, on aurait juste à remplacer le sport, comme matière à discussion, par le tricot et on ne verrait pas de différence puisque nous aurions affaire à du monde en pantalons!
      Cou donc, après toutes les guerres de religions et de renégats du pétrole, vas-t-on maintenant fomenter une nouvelle guerre des sexes? Dites-me-le . . .
      Gilles Pelletier, Québec

    • Pour Radio-Tralala, parfaitement d’accord. Ce ton perpétuel de “Je ne suis pas experte mais…” me tape. Et tous ces “expert” qui passent pour nous dire que manger, comment, ce qui est bon ou pas, à quelle heure les enfants devraient faire la sieste ou combien de pas pour qu’une promenade soit “profitable”, j’en peux plus.

      Tout tourne autour de ce qu’on devrait faire pour avoir une vie plus riche… Ça prend un méchant vide intérieur pour avoir besoin de ça! Du nombrilisme vain et malsain, voilà voilà.

      Des panels pour ou contre le savon vert, des dégustations de bière d’épinette, comment utiliser le lait maternel pour faire une vidange d’huile (pour les messieurs), valeur comparée des planches à découper, les effets de la révolution en Libye sur les derniers choix de couleur de la chambre à coucher, et tout ça sur le ton détaché nécessaire pour ne pas se casser un ongle. Ouf!

    • Il a raison, le Québec a un modèle de féminité différent des autres. Ici, les femmes les plus populaire a la TV sont des matantes – même Céline Dion a l’air d’une matante. Aux Etats-Unis, c’est des femmes comme Lady Gaga, Britney Spears, Kim Kardashian, Christina Aguilera. Ce n’est pas la même chose, les femmes sont sexy et macho. On devrait être comme les Américains. A l’époque de Marjo, Diane Dufresne et Nanette Workman, on était comme ça nous aussi.

    • Ben le monsieur a juste a ne pas écouter la tv le matin et l’après-midi. Le soir, il fera le plein de testostérone en écoutant le gros cave à un gars le soir. Il peut aussi nager dans le bonheur en regardant le football, la boxe pis les coups-de-pieds dans face dans les jeux extrêmes.

      Franchement, il y a assez de choix (trop même) avec les zillions de canaux à notre portée pour faire son choix sans se sentir la pupille offusquée.

      Pis lâchez-nous donc avec les matantes ! C’est quoi ça une matante ? La version moderne du club des varices du canal 10 ? Voyons-donc, le monde a changé et les “matantes” travaillent presque toutes, sont instruites, actives et ne porte plus de bas de nylons ravalés dans leur gougounes en phentex…

      Mare des stéréotypes…

    • La veulerie serait aussi un bon qualificatif.

    • On parle en fait de postmodernité : c.a.d. relater la nouvelle en fonction de moi, mon bien-être, ici et maintenant. Toutefois, faire le lien entre le fait que l’information soit prémâchée, aseptisée, simplifiée et “jazzée” pour faire branché et des caractéristiques féminines semble effectivement sexiste.

      Pour ma part, il y a longtemps que je critique cette tendance des médias à jouer au magazine. D’ailleurs La Presse tombe exactement dans ce panneau avec ses diverses sections (mon toit, mode, gourmand, et j’en passe). Que de section que je passe en coup de vent, car c’est bien de l’encre pour peu de choses…

      Les émissions du matin et de l’après midi, comme ces sections de journal, ne sont que du remplissage, à mon avis.

      Finalement, pour ce qui est de Céline, sans en être particulièrement fan, je trouve qu’il est normal qu’on traite abondamment de son succès à Las Vegas. Il faut reconnaître que c’est exceptionnel. De plus, c’est la grande amie de Julie Snyder, alors PKP la placarde à la grandeur de ses médias.

    • Mononcle, matante, madame so what ceux qui aime pas faite autre chose et regarder ce que vous aimez, un client pour chaque produit, il est qui lui pour jugé ce que les gens regarde.Vraiment tanné quond laisse ces bien pensant de notre societé décider ce qui est bien ou non.

      Je peux continuer à lire ma presse?

    • Tout ce qui me vient c’est “P’tit chr… de frais chier” Ouf! j’appelle ça un texte puéril et incompréhensible, je dois être trop matante cou donc!!

    • Bha, j’pense que le fait qu’on passe plus de temps a regarder la tivi qu’a parler a nos enfants, notre douce moitie, nos voisins, etc. et bien plus grave. Les montees de lait pour des niaiseries, c’est rien de nouveau. Parlons pas de ce qui compte vraiment, c’est dur sur le coco.

    • Madamisation les heures-médias consacrées -ad-nauseam- à la mise en échec très virile de Paccioretty et aux réactions en chaîne qu’elle a suscitée?

    • Qu’est-ce que votre collègue Lortie en pense ?

    • Je suis allée lire l’article original. Génial!
      Absolument!
      Depuis le temps que je me demandais à qui diable s’adressaient ces émissions alors qu’aucune femme possible n’a de telles préoccupations (tellement empruntées!) comme celles exprimées.
      Cet article éclaire tout: il s’agit de la Madame, joignant le grand vide au grand moi, et qui s’assure que personne ne puisse s’identifier à elle, confirmant ainsi son unicité….

    • ah là non,il n’y a absolument rien dans mon commentaire qui mérite d’être modéré…

    • @ vlrglqqf-21 mars 2011-16h01

      Sur l’ origine du mot «kétaine».

      Mot originaire de Saint-Hyacinthe. Fin 19e siècle, vivait la famille Keaton, dans la paroisse Saint-Monique de Saint-Hyacinthe.

      Famille bouc-émissaire, connue pour être des «pas gentils, pas propres, pas de goût, pas de classe, etc……»….critères subjectifs mais bon…..

      Pour insulter une personne, les maskoutains disaient : «espèce de Keaton», ou «t’ es dont Keaton».

      Le «Keaton» a été déformé en «kétaine».

      La paroisse Sainte-Monique est mieux connue sous le nom de Kétaineville.

      Voilà pour la petite histoire du mot kétaine.

    • Je ne crois pas avoir rien écrit d’odieux. J’ai simplement mentionné que la forme du texte, objection principal du blogueur et de certains autres selon qui elle serait “pédante” (?), a bien à voir avec le contenu qu’il met de l’avant.

      Vu d’ici, cette modération a tout d’aléatoire.

    • Ces comme le combat de ces supposé féministe qui sont en fait seulement des bourgeoises. Il te font croire que le combat ces homme contre femme . Au lieu de te rappeler que ces riche contre pauvre. La pauvre petite monoparentale qui travaille debout devant sa petite caisse au Iga du coin n’a pas du tout les même préoccupation que ces bourgeoises. Qui nous parle d’égalité entre homme et femme pour la distribution des chaises au parlement mais qui en fait ne prennent que la place de leur père bourgeois a la retraite ces pas la petite prolétaires qui va en profiter. Elle vont au boulot mais oublie qui gardent leur enfants et nettoie la maison ces encore la prolétaire. Alors le faux combats femme contre homme sa existent pas. Une femme riche a plus de valeur dans notre société qu,un homme pauvre.

    • “Il a raison, le Québec a un modèle de féminité différent des autres. Ici, les femmes les plus populaire a la TV sont des matantes – même Céline Dion a l’air d’une matante. Aux Etats-Unis, c’est des femmes comme Lady Gaga, Britney Spears, Kim Kardashian, Christina Aguilera. ” wwwwww

      ===

      Tu fais des choix arbitraires pour tenter de forcer ta conclusion.

      Que dirais-tu de comparer nos “matantes” avec les “matantes” américaines comme Oprah Winfrey, Martha Steward et (eux aussi) Celine DIon, etc ?

      Jean Émard

    • Ah, bon!

    • @ dip-a-dee-doo : Une matante, c’est “la version moderne du club des varices du canal 10 qui travaille, est instruite, active et ne porte plus de bas de nylons ravalés dans ses gougounes en phentex…”.

      L’équivalent du gros épais, mais pognée dans ses propres stéréotypes, quoi. Avec une toute fine et si belle justification auprès de la vaste littérature qui a su étaler des slogans comme “Tous les hommes sont des violeurs en puissance”, entre autres…

      Ça ne sert à rien de grimper dans les rideaux, ma pauvre dame. Ben oui, les matantes existent. Si vous vous sentez visée, c’est votre problème. Pour ma part je ne m’identifie pas aux machos… Je les trouve rigolos, souvent suants, et en général je les évite… mais j’aime bien apprendre que le CH a gagné la veille, et pourquoi pas ?

      Reconnaissez que “La fosse aux lionnes”, qui a déjà été une émission plus qu’intéressante, est rendue aussi bas que “c’est ben épouvantable ce qui se passe dans le monde… un autre ti-beuscuit ma chère?” De quoi pleurer en comptant ses calories. Ils ont enlevé le “fosse” mais ça n’a pas gagné en réalité pour autant.

      Vous savez, il est possible de déplorer ces émissions qui tournent autour de la plus totale vacuité sans pour autant souhaiter voir plus de lutte extrême ou de vroum-vroum.

      Je n’ai jamais été capable de préférer la fiche mâle ou la fiche femelle. Même pas pensé à en faire une fine analyse. Je branche et j’allume mes lumières, c’est tout.

    • Bonjour. Très bon texte de Stéphane Baillargeon. La madamisation évoquée est bien réelle mais ne sévit pas autant que la matantisation.

      La matantisation fait des ravages partout. Dans les syndicats, notamment. Avez-vous avec quelle vigueur la petite madame Carbonneau a défendu les employés en lock-out du JdM, à la Ville de Montréal où le syndicat des cols blancs sert de carpette à l’employeur, etc.

      Que dire du système d’éducation, la réforme, la non-activité physique (adieu ballon chasseur, trop violent)…

      Dans mon journal préféré, La Presse, que je me contente maintenant de lire sur le web, ne voulant pas payer pour les nombreux cahiers “people/lifestyle”.

      Au téléjournal de 18h00, une vraie honte, 50% de contenu human interest…

    • Il me semble que le concept de V se veut justement une réponse à cette matantisation. RDS reste aussi assez masculin. Canal D aussi. Et Historia. Le concept de LCN se veut aussi plus masculin depuis quelques années (opinions tranchées).

      Pour ce qui est de Radio-Can et TVA, c’est un peu normal qu’il vise la ménagère, car c’est elle la véritable cible des publicitaires. C’est le même phénomène en France aux USA (à la différence qu’aux États-Unis le marché est suffisant pour alimenter du contenu masculin, moins rentable)

    • “…souvent, une matante se terre dans chaque madame”. Et un mononcle dans chaque monsieur.

    • Pas juste Clodine ou 2 filles le matin. toutes les émissions sont matantes à mort. Ricardo, Les Lionnes, C’est ca la vie et tous les téléromans où les hommes sont des mauviettes violettes et les femmes des fonceuses. Meme dans le stupide Providence, les hommes sont tellement roses qu’ils déteignent.

      Le Québec est féminin. Dans les hopitaux, les garderies, les écoles, sur la route, chez les policiers, les pompiers, les truck drivers, en médecine ou en droit, les femmes dominent,

      Où sont nos mâles?

    • Ouf! Quel déferlement dans le cyberespace!

      Mais au fait, est-ce qu’avant de donner dans l’anathème, on a lu la chronique au complet ou s’est-on contenté d’extraits qu’on s’est fait mettre sous les yeux avec force agitation d’un chiffon rouge?

      Quelqu’un a-t-il remarqué que l’expression «madamisation des médias« a été soufflée à l’oreille du chroniqueur par «une collègue féministe» du Devoir? Et aussi qu’en conclusion, il affirme, sans réserve aucune, que Mesdames Bazzo et Dussault ne font «jamais» dans la madamisation?

      Bien sûr qu’entre les deux, il a soufflé pas mal fort dans les overalls. Mais il ne faudrait quand même pas «jeffilionniser» Robitaille, c’est à dire le faire juger sur la base de quelques extraits soigneusement choisis, à la manière de TLMeP.

      Au moins, il y en a qui se sont exprimées avec autant de modération et d’intelligence que peut le permettre «Touïtteur» qui, avec ses misérables 140 caractères se prête si bien à l’imprécation tenant trop souvent lieu d’argumentation.

      Par exemple, la sexologue, Madame Robert qui, sans céder à la tentation de l’injure et tout en déplorant le choix des termes, trouve qu’il y a là, en «partie», quelque chose de juste. Et c’est aussi mon avis car s’agissant, entre autres, des «Lionnes», il m’arrive d’avouer une certaine perplexité face au contenu et à la méthode.

      Bref, et comme le diraient les défunts RBO: C’est «à suire». Incontestablement.

    • Excellent texte de Baillargeon.
      Par contre, rien de nouveau.
      De nombreux intervenants ont mentionnés cette problématique dans les mois/années passées… Et presque systématiquement, ce sont fait descendre dans les médias. Je pense rapidement à Mailloux et Arthur au Québec et Zemmour en France.
      Peut-être simplement que pour une fois la forme semble mieux passer que leurs discours souvent crus… bref, esperons que celui-ci puisse contribuer à un changement.
      Il est à noter que cette problématique n’est pas propre au Québec, mais à la majorité des contrées occidentales. Simplement qu’ici, nous en sommes plus affligés que la moyenne.

    • Et cette pub débile du gars qui doit faire un plat à sa femme pour aller jouer au hockey ? Inversez les rôles, et vous avez un beau scandale. http://savignac.wordpress.com/2011/03/20/vh-steamers-publicite-sexiste/

    • Personnellement, Céliiiiiiiiine ne me fait pas défaillir d’admiration et le blablatage de filles, je m’en passe allègrement, préférant regarder le show de Bob Vila et consorts et le émissions de chasse et pêche quand il y en a. On pourrait aussi couper à 95% les émissions de cuisine qu’on en aurait encore plus qu’assez (mais ça, ça intéresse les gars qui cuisinent, donc c’est correct j’imagine!)

      Ce que les responsables de la programmation ont remarqué, c’est qu’encore aujourd’hui en l’an de grâce 2011 supposément évolué côté égalité des sexes, c’est encore les matantes qui restent à la maison avec les flos et Tarzan qui va gagner la croûte parce que nos machos ne voudraient certainement pas se faire entretenir par une femme. Et ce sont encore dans l’immense majorité des cas, les matantes qui s’absentent du travail quand les flos sont malades. Donc la programmation vise les matantes: c’est normal. Personne ne va écouter un show de char ou d’outils à 11 heures le matin.

      Par contre, Tarzan a droit à des subtilités intellectuelles du style 110% et à ses 124 différents sports télévisés qu’il peut regarder sur toutes les maudites chaînes dès qu’il a fini de roter son souper. Les matantes sont priées de se fermer la gueule quand les boys regardent leurs sports en gueulant et en se grattant le paquet. Et d’aller faire la vaisselle.

      Il existe deux inventions toutes récentes, les antennes satellites et le bon vieux “kawble”.

      Je suggère donc à monsieur Baillargeon de se faire installer l’une ou l’autre et de regarder ce qui lui plait. Et de garder ses commentaires insignifiants pour lui. TOUTE la programmation en général est moche à l’os et semble s’adresser à des crétins finis. Hommes ou femmes.

    • La plus belle pointe du texte de Baiilargeon: Et pourquoi on n’en a pas des belles affaires comme à Copenhague? Allo Mame Lortie :)

    • C’est sûr que des pleines pages sur ces divines gosses de lemming farcies de mousse de quenouille croisées dans un restaurant tendance de Copenhague, ça finit par taper. Le virage magazine des journaux est un peu détestable (c’est un phénomène qui dépasse le Québec, par ailleurs, mais c’est particulièrement empreint de complaisance ici).

      Pour Radio-Can, on peut certainement déplorer que la course aux cotes d’écoute se soit traduite par une sorte d’estivalisation de la grille, laquelle donne l’impression que c’est désormais juillet et léger à l’année. Faut rire à tout prix! Comme chez Franco. Il faut de l’interaction comique, entrelardée de name dropping, mais sans oublier juste ce qu’il faut de références obscures pour mystifier l’auditeur un brin, histoire de le convaincre de la supériorité de la chaîne publique sans pub (sans pub pour peu qu’on accepte de croire qu’une pub pour “Les enfants de la télé” ou “L’épicerie” n’en est pas vraiment une). Suffit de garantir une masse critique d’accents rapportés autour de la table pour entretenir l’illusion de la compétence, et le tour est joué.

      Et ça s’entr’invite entre experts autoproclamés et ça nourrit l’imposture. Après ça, les patrons des groupes de presse d’ici se demandent pourquoi on se rabat sur la BBC ou sur The Economist pour les analyses un peu plus poussées.

    • @ramses2.1

      Aux Etats-Unis il y a les deux types de femmes et Lady Gaga est surement plus populaire auprès des jeunes que Oprah. Quel est notre équivalent a Lady Gaga et Britney Spears ? Il n’est pas étonnant que les jeunes délaissent la culture Québécoise.

    • Le monsieur Baillargeon connait mal la Femme. Il devrait savoir que toute femme a besoin de beaucoup, de beaucoup d’espace.

      Donc, à la télé, à la radio et dans son milieu de vie, la femme doit se sentir comme dans sa garde-robe. (Plein de superficialités)

      Tandis que l’homme, son milieu de vie doit être comme son garde-manger. (Plein de conchoneries)

      Ça s’appelle: la complémentarité des sexes.

    • Vive Laurent Ruquier et Catherine Barma, les concepteurs de “On est pas couché”.
      A quand des émissions aussi punchées au Quebec?

      http://on-n-est-pas-couche.france2.fr/

      N.B. Les termes matantisation, madamisation sont sexistes puisqu’ils laissent entendre que les femmes en general sont guimauves.

    • @ chdaigle 17h29

      Merci pour l’historique du mot kétaine.

    • Bravo a M. Baillargeon y en reste un avec des couilles, pus capable des matantes partout qui nous disent comment s habiller, manger agir et bien souvent qu elle n ont pas leurs places, je me souvient d un article de la revue Selection qui s intitulait comment dresser son homme, des poodles calvaires

    • Bah! On devrait surtout parler de *médiocratisation* et de nivellement par la base, peu importe le sexe et l’age. Si ce sont surtout des femmes d’un certain age qui écoutent la télé, c’est pour elles qu’on va faire la programmation.

      Par ailleurs, je doute que *La poule* et *Le banquier* aient un auditoire strictement féminin et on parle encore ici de divertissement bas de gamme.

      Et finalement, des postes de télé, si on comprend l’anglais, il y a en des dizaines pour tous les goûts, sans compter tout ce qu’on peut trouver sur Internet!

      C’est pas le choix qui manque si on veut apprendre…

    • J’ai 19 ans et j’aime bien L’après-midi porte conseil quand même :@

      Quel ton méprisant, peut-être que MONSIEUR Baillargeon ferait mieux de faire de la radio-poubelle puisqu’il semble déjà accoutumé à lancer des invectives injustifiées à tous azimuts. Même si je suis d’accord avec le fait que le potinage fait légion dans les médias, j’aime toujours mieux écouter des émissions de matante que d’être un vieux grincheux arrogant, suffisant et qui passe sa vie à cracher son fiel sur des ”individus de seconde classe”

    • C’est étonnant de lire certaines personnes sur ce blogue qui félicitent M. Baillargeon d’avoir des couilles d’écrire ce qu’il a écrit, alors qu’eux-mêmes confondent le discours féministes, la femmes et l’idée de matante. Il faut faire attention à faire cette distinction car autrement on mélange tout et on dit n’importe quoi et j’aurais aimé que M. Baillargeon fasse la distinction, car le discours passent pour Misogyne (anti-femme).

      Or, il soulève l’idée que nous ne pouvons plus avoir de débat au Québec aujourd’hui et qu’il y a une pensée dominante et ambiante. Nous ne pouvons pas débattre et sortir à l’extérieur des sentiers battus et nous livrons à la télévision des émissions du type «fell-good». Toutefois, au lieu de vous plaindre, vous devriez milité pour que ça change, incité les gens qui vous entourent à faire autre chose qu’à les écouter ces foutus émissions et organisez-vous des débats, etc. je sais pas moi mais arrêter de dire le monde est pas beau, mais m’en va rien faire pour essayer de le changer.

    • L’après midi porte conseil ça ne s’adresse qu’a des gens bien nantis et petits bourgeois.Leurs conseil des Y ou conseil de famille sont constitués de gens ne représentant qu’une seule classe de la société soit du monde qui font des bons salaires et qui ne vivent pas sous le seuil de pauvreté comme moi avec moins de 15$ par jour.

    • Je suis d’accord sur le fond. Un autre exemple, c’est quand nos médias transforment un petit film issu d’une série “matante” (Sex and the City) en évènement.

    • Hahaha !

      La matantisation des médias.

      C’est peut-être ça qui explique la surabondance de publicités qui ridiculisent les hommes ?

      Si ce sont les femmes qui ont les cordons de la bourse dans le couple, c’est pas le temps de les contrarier…

    • Certaines personnes tenteront de placer ce débat dans un contexte homme-femme. Ce que ne fait pas Baillargeon. Il fait aussi référence aux hommes roses qui souffrent de madamisation. Nommément les René-Homier Roy, les Franco Nuovo.. qui tiennent non pas un discours pro-femmes ou quelque chose du genre, mais plutôt un discours de matante. Cela va dans le sens du propos de Baillargeon. Une madamisation (ou monsieurisation)des médias québécois, sans égards au sexe dans la mesure ou cela frise plutôt la sensiblerie inutile. Allez y voir du côté de Radio-Canada quand les caméras se collent aux yeux d’interviewé pour accrocher une larme et faire pleurer l’auditoire…. essentiellement féminin. TVA souffre du même mal.

      APratte
      Sherbrooke

    • La forme? Loin d’être mauvaise. Ce type a une belle plume. Étant donné la teneur de ses propos, c’était approprié qu’il ne s’exprime pas comme le fait, disons, Mathias Brunet.

      Le fond? Je ne sais pas trop. Peut-être préférerait-il que l’on aborde des sujets plus sérieux? Il n’est pas le seul. Peut-être trouve-t-il que des chroniqueurs, par ailleurs capable de rédiger des articles de fond (ex. MCL) font un peu trop dans le Martha Stewart? Possible.

      Bref, la différence entre lui et moi : il est payé pour écrire… et pour avoir un certain lectorat. Tandis que moi, tout comme les 90 commentateurs qui m’ont précédé, sommes payés pour faire autre chose. Il devrait alors profiter du fait qu’il est payer pour écrire pour… justement, écrire des articles de fond sur les sujets qui l’intéressent, et non des articles de fond sur les sujets qu’abordent ses semblables et qui ne l’intéressent pas.

      Disons que cela pourrait bien plus rehausser la qualité de la presse écrite que… de comparer MCL à Martha Stewart. Si MCL n’existait pas… faudrait que La Presse l’embauche.

      Je crois que CELA est beaucoup plus intéressant comme point de vue. Pourquoi sommes-nous intéressés à de tels sujets?

      P.S.: J’ai retenu l’exemple de MCL parce qu’il est évident que tous les gens qui interviennent ici savent de qui je parle. Et parce que, pour être franc avec vous, je ne sais pas qui anime “Des Kiwis et des Hommes”.

    • Pat, ca fait 3 ans que je n’écoute plus la télé. TOUT est rendu pour les matantes (excusez mon language, les filles), c’est mon analyse (en passant, je suis analyste de métier). Les medias spécialisés ont fait éclaté l’auditoire traditionnel et son fractionnement se réflète dans les émissions des postes généralistes (R-C, V, TVA, R-Q, CTV, Global). Les femmes peuvent bien aimer regarder ces émissions, c’est elles la clientèle cible !

      Le gars a vraiment un bon point, je me se sent comme lui haha ! J’ai du couper le cable et j’avais le gout de regarder un peu la télé… bien le matin, tu as salut bonjour, mais jusqu’aux nouvelles, y’a rien pour un gars. Et l’après-midi, a part le vieux film poche sur V, c’est juste du soap. Encore rien jusqu’aux nouvelles. En soirée, si ca t’intéresse, t’a un peu plus de choix intéressant. Mais ca te donne 2-3 choix potables en fin de soirée, sinon rien. Le gars est critique pour la télé non? il doit se taper ces shows comme 2 filles le matin ou Claudine, ou michel jasmin donc il en as plein le casque de ca! Sinon quoi? il regarde les cartoons et donne sa critique sur Scooby-doo?

    • Madamisation, matantisation, mémérisation, les termes font images et me font sourire. Ils ne sont pourtant que des euphémismes du “politiquement correct” qui sévit insidieusement depuis une vingtaine d’années et qui nous tue à petit feu par asphixie de la pensée et censure de la parole libre. Sous cette pression du contrôle de l’esprit on voit donc naître la madamisation et son opposé dans les propos de singes incultes qui sévissent principalement dans les radios poubelles. Les deux sont vides de contenu et de profondeur…

    • Entièrement d’accord avec le chroniqueur du Devoir. Et ce qui est encore plus désespérant, c’est que ce virus de la matantisation se répand jusque dans La Presse (par exemple Madame Lortie qui devient excitée comme une puce à propos de tout et de rien, du moment que c’est capoté et «tendance») et Radio-Canada, qui a adopté Véronique Cloutier et Dany Turcotte, entre autres, deux zartistes taillés sur mesure pour le Canal 10 et ses matantes.

    • La madamisation des médias est un phénomène indéniable et insupportable…
      Donc, je n’ ai plus de télé. Fini.

      La Presse papier ? fini. Fémino-madame à l’ os. Gosse de lemming à Copenhague vous dites ?

      Je choisi mes sources d’ information sur le Web.

      Là ou la madamisation devient affolante, c’ est dans la machine étatique, parce qu’ il n’ y a pas d’ alternative à l’ état.

      Quand c’ est rendu qu’on paie des fonctionnaires de la condition féminine pour pondre La charte de la diversité corporelle, alors, moi, mon pays, je le trouve vraiment con et je n’ en ai plus rien à foutre.

    • Matantisation= qui joue sur l’émotion et le non- débat. Ce n’est pas réservé aux femmes en télé. Voici un liste des tenants de cette philosophie.
      Ricardo, les 2 kiwis, Franco Nuovo, Eric Salvail, Michel Barrette (post Hi Ha), Guy A Lepage (post RBO), Dany Turcotte et bien d’autres.
      C’est une tendance lourde qui n’est pas près de disparaître.

    • Y a-t-il plus prétentieux que ‘L’après-midi porte conseil”?
      Si oui, faites-le moi savoir.
      Émission faite PAR et POUR un petit groupe de snoooooobs et parvenus autour de Dominique Poirier.
      Ça me donne envie d’écouter Boris Vian: “J’suis snooob”

    • La Presse est victime de ce fléau. De plus en plus rares sont les reportages de fonds comme ceux sur le gaz de schiste cet été. On a de plus en plus que des articles sur le lifestyle et des opinions.

    • ENFIN!!!

      Un journaliste des médias vient ENFIN de se reveiller, ca fait des années que c’est dememe.

      Moi je l’écoute pu la télé! C’est minable !!! Les emissions de madames le matin, de cuisine en avant midi, de tite femme qui connais tout et enseigne aux matantes comment faire si, quoi qui est à la mode blabla, ensuite l’après midi les maudits vieux téléromans americain mal fait plate à mort pis qui radotte toujours la meme histoire depuis 40 ans, ensuite les nouvelles vers l’heure du souper pis après les quiz plates pis pour finir la soirées les maudits téléromans PLATE qui innove pas, avec TOUJOURS les memes acteurs pis qui ont juste 1 seul plan de caméra pour toute la durée de l’émission = (on film 2 personnes qui bouge pas, qui dialogue un en face de l’autre, WOW, quel innovation!).

      Pis on parle pas des fins de semaine!! Le samedi soir, c’est pas tout le monde qui sort pis qui fete, hey bien non, on nous met toujours les meme maudits films plate de ninja à 16h, de jeunes ados en manque de cul à 18h30, pis a 21h un film du style vin diesel (action sans neuronne). Pis le dimanche, y’a jamais rien le jour (des pubs le dimanche midi?? ALLO Quelqu’UN??) . Pis le dimanche soir, tout d’un coup c’est la grosse masquarade de toute les gros postes de télé qui ont dormis durant toute la fin de semaine. Avant c’était les beaux dimanches, asteur c’est le cirque de tva pis le pape de radio-can…

      Toute est plate à la télé!!!

    • @ baincoudon :

      J’endosse votre message à 100% et ça c’est vrai en torieux:

      “Là ou la madamisation devient affolante, c’ est dans la machine étatique, parce qu’ il n’ y a pas d’ alternative à l’ état.

      Quand c’ est rendu qu’on paie des fonctionnaires de la condition féminine pour pondre La charte de la diversité corporelle, alors, moi, mon pays, je le trouve vraiment con et je n’ en ai plus rien à foutre.”

      Merci, je suis vraiment content de ne plus me sentir seul à vivre/penser ça.

    • maudit kétaine, ce néologisme on ne peut plus typiquement québécois

      je crois que c est un dérivé de K TEL

    • @homer_simpson
      Bien d’accord avec vous,j’ai toujours aimé radio-can l’après midi mais depuis que c’est” l’après midi porte conseil ” avec la Poirier je ne suis plus capable c’est trop snob et axé sur la consommation des bien nantis.
      J’aimais bien Chantal Joli et Monique Giroux elles s’adressaient mieux aux gens ordinaires et ne nous faisait pas chier mais nous instruisait sur des sujets culturels qui n’étaient pas commerciaux.

    • J’ai rien compris de l’article…

      C’est Dussault ou Bazzo qui se promène avec un petit chien de sacoche ?

    • Moi de ce temps là ma montée de lait c’est de voir des gars prendre le temps de se coiffer avec du gel en plus pour avoir l’air de ne pas l’avoir fait.
      C’est quoi c’te mode du peigner pas peigner avec les tites couettes en l’air!!!

    • J’espère que Foglia vas nous revenir… On est rendu à aller lire les articles d’humeurs du Devoir…

    • Fallait évidemment les commentaires sur les boomers dominants de “drstrange” et puis “harry22″ avec la madamisation du milieu scolaire. Eh oui! j’suis une madame, boomer en plus (mais pas du milieu scolaire). La domination des boomers me semble plutôt à la baisse partout parce que nous sommes trop occupés soit à soigner nos parents Alzheimer, nos filles qui ont le cancer du sein à 35 ans ou bedon nos propres cancers ou autres bobos.
      Pour la madamisation du milieu scolaire, où qu’elle se trouve, comprenons bien que trop d’hommes se fichent depuis longtemps de leurs rejetons et bien peu d’entre eux accepteraient de vivre avec les salaires de misère payés dans le milieu de l’enseignement et les contraintes qui y sont subies, que ce soit de la part des administrateurs, des parents d’élèves, sans compter que les élèves sont tellement mal élevés en grand pourcentage que c’est l’enfer.
      Les hommes dans le milieu de l’éducation se sont longtemps réservé les meilleurs postes dans les universités et autres établissements post-secondaires et y ont longtemps maintenu le “plafond de verre”.
      Côté télé, je ne regarde absolument aucune de ces émissions “madamisées” car elles sont trop souvent emmerdantes. Le seul “show” de cuisine que j’aie vu et qui m’a fait rire à me rouler par terre, je ne l’ai pas vu à la télé mais à l’ordi grâce au blogue sur le sujet, c’était “Des kiwis et des hommes” avec la saudite palourde royale… (Mind in the gutter, my dad used to say!) Vive les superbes documentaires, les émissions d’enquête! S’tu assez matante, ça?!

    • À tous ceux qui sont choqué par la «madamisation des médias»: Trouvez-moi donc un expression plus évocatrice que celle-ci.

      Il n’y pas meilleur terme. Le public cible des grandes chaînes télévisuelles, des magasines et de plus en plus des journaux sont les femmes de 40 ans et plus. C’est vrai, appelé les départements marketing des différents médias et ils vous le diront. Les publics cibles ne sont pas les hommes, les jeunes hommes ou les jeunes demoiselles, mais les “madames”.

      De plus, Baillargeon n’utilise aucunement cette expression de manière péjorative. Ce sont les lecteurs eux-mêmes qui ont donné un sens négatif à ce terme, qui au départ, est neutre. D’ailleurs, cette expression provient de l’une des ses collègues féministes. (J’ai l’impression que plusieurs n’ont pas lu l’intégralité du texte.)

      Finalement, Baillargeon par des médias “en général”. Jamais il dit que ce sont TOUS les médias qui se «madamatisent».

      Je me demande s’il y aurait eu scandale si Baillargeon avait parlé de la “monsieurisation” ou de la “mononcatisation” de RDS et de Canal V.

    • Vrai que les médias nous enfoncent dans la gorge depuis des années le maudit cocooning(Restez bien au chaud dans votre beau chez vous,Ne discuter pas de rien avec personne,Ne faites pas de vagues,De toutes façons votre opinions on en a rien à foutre,etc). Cependant,donner un sexe au débat est aussi maladroit que les Yvettes de Lise Payette.Maleureux…

    • @colissuspect

      “J’espère que Foglia vas nous revenir… On est rendu à aller lire les articles d’humeurs du Devoir…”

      C’est drôle de lire un commentaire de la sorte dans un blogue d’humeur de La Presse, d’autant plus qu’il espère le retour d’un journaliste qui excelle dans l’article d’humeur.

      En fait, Stéphane Baillargeon est le journaliste qui couvre tous ce qui relèvent des phénomènes «médias». Stéphane Baillargeon est une référence dans ce domaine.

      En plus, vaut mieux faire confiance au Devoir qu’à La Presse ou au JdeM quand il est question «médias». Ces deux derniers sont complètement biaisés sur la question, car leur propriétaire prônent la marchandisation de l’information (la madamisation des médias est la conséquence de ce phénomène). Le Devoir évite de tomber dans cette marchandisation, malgré qu’ils y sont en partie contraint pour qu’il puisse survivre.

    • TVA avait ressuscité la madamisation de l’opinion avec le père de la madamisation chronique et du matriarcat bienséant : Claude Charron.

    • @piedoq,

      Pas de K-tel, mais du nom de famille : Keaton.

    • Je ne vois rien d’insultant là-dedans.
      Les hommes, c’est simple à rendre heureux. En fait, il ne suffit que 2 choses pour y arriver:
      1) L’estomac plein
      2) Les couilles vides
      Étant donné qu’ils ne s’intéressent généralement pas sur le COMMENT du remplissage de la panse (une sandwich ou des paupiettes d’agneaux avec une sauce bourgeoise, pour lui, ça finit tous les 2 de la même couleur dans le fond du bol de toilette après tout), il se divertira dans son garage à “gosser” des trucs ou bien simplement écouter un sport à la télé le soir. Pas besoin de 40 postes différents pour choisir d’écouter le Canadien ou un match de football sur Fox, non?

      Et pour les médias écrits, les hommes lisent de moins en moins, donc…

      Pour résumer, l’intérêt médiatique du stéréotype mâle québécois tourne autour d’un monopole fanatiquement religieux, soit le tricolore. Pour les dames, monopole il n’y a pas, de là la gué-guerre des postes de sacoches pour les cotes d’écoute.

      J’ignore pourquoi tout ceci cause des montées de lait. Je suis un homme et je suis fier d’être simple à l’os.

      Pas de crise existentielle pour moi lors du choix d’une couleur de peinture qui s’ageancerait le mieux avec mon sofa feng-shui ou une niaiserie insipide du genre. Ça pourrait être rose nananne et je m’en mot-d’égliserais éperdumment. Peut-être est-ce pour cela que les hommes sont moins consommateurs de valium…?

    • Tout cela va au delà des émissions qu’on “target” pour les femmes mais il est vrai que les émissions qu’on vend aux femmes/jeunes filles sont de plus en plus présentes.

      Le fond de l’histoire est “marketing is evil”
      http://www.youtube.com/watch?v=CP6L5S14ygY

    • Je pense que s’indigner face aux mots utilisés dans l’article c’est éviter de s’attarder au fond. Comme vous avez écrit à la fin de votre article. Évidemment que ce genre de propos fera réagir des femmes… quelle coincidence…

    • D’un bord (madame) comme de l’autre (monsieur), il y a très peu de contenu de qualité dans les médias. Tryo a bien raison, je vous laisse sur leurs belles paroles:

      Donnez-nous des jeux
      Les plus malsains, oh oui, j’en veux
      Allez enfermez-les, enfermez-les
      Jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus respirer Qu’on les voit mourir
      Ejectés, lynchés pour le pire
      La cage au milieu du salon
      Aime à voir les fauves tourner en rond
      Et se déchiqu’ter pour juste une poignée de fric
      Rentrer dans le moule de l’Amérique
      Allez saignez-vous donc en musique
      Donnez-nous du lisse
      De la guimauve ou du réglisse
      Donnez de l’image à bouffer
      Pré-mâchée et pré-digérée
      Donnez nous du vice
      Surgelez nos vieilles idées
      Vive mon frigo, vive ma télé
      Il est plus vide qu’elle est blindée

      Sortez-les, sortez-les, sortez-les, sortez-les, sortez les poubelles !
      Sortez les ordures télévisuelles !
      Sans télé, sans télé, sans télé, sans télé, sans télé !
      Ho ciel !
      Ho non je suis accroc !

      Etalez la maille
      Montrez qu’y a que la tune qui vaille Noyez-nous de publicités
      Engraissez-nous jusqu’à éclater
      Mettez-nous les nerfs
      Etalez les femmes et leur chairs
      Blindées des plus beaux apparats
      Excitez-nous, excitez-nous plus que ça
      Amenez vos sponsors
      A tout bout de champ ça pue la mort
      Gerbez nos envies, nos désirs
      Empêchez-nous, empêchez-nous de partir
      Donnez-nous du vice
      Bouchez les escaliers de service
      Allez séquestrer nos esprits
      Et souriez tout est permis
      Tirez vers le bas
      Ma télévision adore ça
      Et tous les meubles en sont jaloux
      Même mon chiotte en est devenu fou

      Sortez-les, sortez-les, sortez-les, sortez-les, sortez les poubelles !
      Sortez les ordures télévisuelles !
      Sans télé, sans télé, sans télé, sans télé, sans télé !
      Ho ciel !
      Ho non je suis accroc !

      Donnez-nous du pire
      Réservez-vous pour l’avenir
      Conservez votre mauvais goût
      Pour les jours où vous s’rez à bout
      Donnez-nous du pire
      Passez notre envie de réfléchir
      A coups de concepts débilissimes
      Allez crachez-nous vos millésimes
      Je suis accroc !
      Donnez-nous des cons
      Servez-les cockés ou bien ronds
      C’est le zoo des animateurs
      Leur donnez pas de bouffe c’est pas l’heure C’est l’heure de sourire
      Servir de la niaiserie à mourir
      A nous goinfrer à nous gaver
      C’est pour nous
      C’est pour nous divertir
      Donnez-nous d’la meuf
      Décolorez-les en jaune d’œuf
      Allez souriez-moi souriez-moi
      Et faites gicler vos proies

      Sortez-les, sortez-les, sortez-les, sortez-les, sortez les poubelles !
      Sortez les ordures télévisuelles !
      Sans télé, sans télé, sans télé, sans télé, sans télé !
      Ho ciel !
      Ho non je suis accroc !

      Donnez-nous des stars
      De celles qui crachent dans leur bavoirs Et filmez leurS fêtes
      minables
      Au fin fond de leur bac à sable
      Et lâchez vos bombes
      De celles qui sont nauséabondes
      Inondez nos vies nos foyers
      Vous êtes si présents qu’on est teubê
      Donnez-nous du pire
      Réservez-vous pour l’avenir
      Conservez votre mauvais goût
      Pour les jours où vous s’rez à bout
      Tirez vers le bas
      Ma télévision adore ça
      Et tous les meubles en sont jaloux
      Même mon chiotte en est devenu fou

      Sortez-les, sortez-les, sortez-les, sortez-les, sortez les poubelles !
      Sortez les ordures télévisuelles !
      Sans télé, sans télé, sans télé, sans télé, sans télé !
      Ho ciel !
      Ho non je suis accroc !

    • @ramses2.1…. ” Que dire de la Lagacisation des médias ?” En fait Lagacisation est synonyme madamisation !

    • Baillargeon est en plein dans le mille. Seuls les hommes féminisés et “tapis” peuvent dire le contraire.

    • @ snoopy35

      Rampants, serviles, à vos pieds…

      Jouer à la guerre c’est mal au Québec. Se chamailler dans la cours d’école c’est aussi mal. Avoir du poil c’est mal. Flirter c’est mal. Aimer le hockey c’est mal. Aimer la pêche, c’est mal (tuer des poissons…) manger une poutine c’est mal…Finalement, quand on regarde ça, être un “mâle” c’est mal en tab…..au Québec.

      Serait-ce que nous ne sommes, nous les hommes, que de gros épais sans contenu ? Peut-être. Des gosiers brûlés insensibles ? Peut-être. C’est vrai que le stéréotype “angry white male-calotte-char” confère à notre sexe une image de parfait demeuré.

      Quoiqu’il en soit, mes médias, je les choisis soigneusement. Mes sources d’information je les choisis également soigneusement sur le Web, et très sincèrement, je m’en porte beaucoup mieux depuis que j’ai pris cette décision. Je refuse de subir les faiseux : d’opinion, de tendance, de mode, de “life style” de çi et de ça…je revendique et assume pleinement mon indépendance d’esprit. C’est la seule et unique liberté qu’il nous reste. Je suis libre d’écouter ce que je veux, donc je n’écoute pas les chaînes de “matante” (sic).

    • C’est drôle de critiquer sur les mots utilisés par Baillargeon. Cela saute aux yeux qu’on a une matantisation, tout autant qu’une mononclisation des médias.

      La critique contenue dans l’article de Baillargeon est juste, mais le plus drôle dans son article c’est qu’il savait que les gens allaient réagir en mononcle et matante: ben non, c’est un vilain mot…

      Mais disons que Patrick est mal placé de parler du ton chiant de Baillargeon. Les francs-tireurs en ont quand même fait leur marque de commerce. Dans le fond je n’ai pas de problème avec cela, seulement quand on l’utilise complaisamment. Ce que Martineau et Lagacé font un peu trop souvent.

    • Si Stéphane Baillargeon ne voulait pas entrer dans un débat homme/femme, il n’avait pas à utiliser les termes méprisants de “madamisation” ou “matantisation”.
      Oui, la plupart des émissions TV-radio sont d’une grande insignifiance : c’est souvent le vide sidéral… même pour une “matante” qui ne peut même pas se satisfaire des “Boys” ou des aboiements des gérants d’estrade des copies de 110%!
      Vivement les éliminatoires de hockey qu’on ait un peu de substance… et de coups de poings virils pour se grandir un peu!

    • Quelle hystérie pour un article de Baillargeon! J’avais lu le papier dans le métro et bien que ses chroniques m’accrochent toujours, cette fois-là, j’étais pas certaine que le contenu me plaisait. Et puis, quelle enflure verbale, tout à coup. Finalement, je ne suis pas d’accord avec certaines conclusions: entre autres, Dominique Poirier fait du bon boulot à son émission en PM, que j’écoute tout en travaillant. Si l’information équivaut pour certains à la “madamisation”, je ne marche pas.

    • Techniquement, je devrais être une Matante mais je n’ai pas le câble et lorsque j’ai envie de regarder la télé, il n’y a que des émissions de police. CSI – NY, Miami, LA, Hawaii, Chicago et même Montréal. (Toutes les femmes policières ont l’air des bitches autoritaires, froides, dans ces émissions). Ensuite, il y a tous les téléromans qui jasent. Hier, c’était une réunion de pêche de gars à Yamaska dans un chalet huppé?

    • Eh Patrick, je pensais que Le Devoir, tu trouvais ça trop compliqué à lire!

    • Un autre exemple de cas de madamisation des médias : la décision de la chaîne musicale 100,7 FM de remplacer Dan Berman par France Castel pour animer une émission de BLUES le vendredi soir!!! Si c’est pas de la madamisation ça, dites-moi ce que c’est!

    • @tisafo

      Manger de la poutine, c’est maintenant tendance! MCL en a parlé il n’y a pas si longtemps. Oui, oui la poutine est à la mode, à preuve les New Yorkais en mangent à ce qu’il paraît! Donc c’est automatiquement tendance (même si ça fait 50 ans qu’on en mange ici).

    • Le gars a tellement pas les yeux à la place des trous mais fixés sur son nombril qu’il ne réalise pas que le sujet le plus parlé dans les médias est le cr.. de hockey. On se fout des femmes dans les médias, c’est la triste réalité. Demandez aux femmes si elles sont écoeurées du sport pour voir? Les hommes oublient que nous formons la moitié de la population et que nous avons le droit d’occuper la moitié de l’espace. Les cadres dans les médias sont des hommes, ils y vont avec leurs goûts. La Une des journaux, c’est du hockey. Après, ils disent que les femmes achètent moins de journaux. Pourquoi en acheteraient-elles? Alors les mononcles pis le sport, pensez aux femmes. Vous n’êtes pas seuls sur cette terre.

    • Il est ou FOGLIA ?

      Reviens, Pierre, reviens!

    • @ davcorm
      13h55

      Remplacer Dan Berman par France Castel ce n’est pas de la madamisation selon moi. C’est de la matantisation. En passant quelqu’un sait où est rendu Dan Berman ?

    • quand t’es pas une matante, l’offre médiatique populaire (télé, magazine, etc.) ne t’intéresse pas et pour t’informer ou te divertir, tu te tournes vers les médias non-traditionnels et tu ne chiales pas.

      ainsi se boucle la boucle.

    • C’est même pas vrai que Canal Vie contribue à la madamisation de la télé. La preuve? À l’émisison Des idées de grandeur, y a un décorateur rocker. C’est de l’humour, sauf que c’est vrai pour le décorateur rocker.

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