
Photo PC
Je sympathise avec les gens des régions qui ne veulent pas voir trois circonscriptions (en Beauce, dans le Bas-du-Fleuve et en Gaspésie) disparaître à la faveur d’une refonte de la carte électorale québécoise, pour cause de repli démographique. Il semble bien, cependant, que les récriminations des maires de ces régions vont porter fruit : ni le PQ ni le PLQ ne souhaitent ouvrir ce panier de crabes et sont fort satisfaits que l’autorité du Directeur général des élections ait été torpillée dans ce dossier
Panier de crabes ? C’est un enjeu sensible où le DGE déshabillerait carrément Paul (les régions) pour habiller Jean (le 450, autour de Montréal). Je pensais que Nicole Léger, députée péquiste de Pointe-aux-Trembles, à Montréal, serait mal à l’aise de voir son parti introduire un concept comme « la représentation effective des régions » dans les critères à imposer au DGE dans le relooking de la carte. Mais pas du tout. La députée est bien contente que son parti soit solidaire des régions. Le maire de Montréal, à travers sa présidence de la Communauté métropolitaine de Montréal, a fait savoir au DGE, en 2008, qu’il souhaite que la refonte de la carte électorale reflète la croissance démographique. Mais on ne peut pas dire que les élus de la région de Montréal sont exactement en train de faire la danse du bacon devant l’injustice qui se trame.
J’explique dans ma chronique du jour, Une personne, un vote, comment le DGE s’y prend pour calculer quelles circonscriptions doivent être « repensées ». En gros, c’est la barre des 25% qui fait foi de tout : le nombre d’électeurs d’un comté donné peut dépasser jusqu’à concurrence de 25% celui de la moyenne québécoise. Idem pour son déficit. Au-delà de cette barre des 25%, les frontières des comtés doivent être redessinées lors de la prochaine refonte. Ce qui a créé le panier de crabes actuel.
Déjà, une différence de 25% est d’une générosité qui force l’admiration. Dans Gaspé, le déficit est de 40%. Le cancre en maths que je suis a écrit qu’un électeur de Gaspé « pèse » donc 40% de plus que celui de la moyenne des ours. Un lecteur, Robin Lavallée, me corrige : « Calcul erroné, c’est en fait pire. Si une circonscription a 50% moins d’électeurs que la moyenne, alors le vote du citoyen « pèse » 100% de plus (car ils sont deux fois moins… à valoir 2 fois plus). Le calcul à faire est plutôt (1/ (1 – 0.4) – 1 =~ 66% de plus. Le vote du citoyen de Gaspé « pèse » 66% de plus que celui de la moyenne des Québécois. »
Sur Twitter, Pascal Bérubé, député de Matane, dont le territoire est immense, m’invite à parcourir son immense comté, dans la foulée de ma chronique. Je comprends que le territoire gaspésien est immense. Je le sais ! Quiconque a déjà conduit jusqu’à Gaspé le sait. Mais la question n’est pas là. La question, c’est de savoir jusqu’où on va faire plier les règles froides de la démographie pour éviter d’irriter les intérêts régionaux. Quand on en est rendu à accoucher, comme le PQ, de concepts vaseux comme « L’occupation dynamique du territoire » et « La représentation effective » des régions, je dis que nous sommes justement rendus trop loin. Ça arrête où ? Je ne veux pas pousser l’absurde jusqu’à introduire des notions débiles dans le calcul, mais j’en ai très, très envie…
On me pardonnera cette taloche, mais des deux bords de la Chambre, les élus manquent de courage dans ce dossier. À défaut d’en avoir et d’expliquer clairement la réalité et l’importance de l’égalité relative de tous dans l’urne, les élus péquistes et libéraux ont choisi de flatter des groupes particuliers dans le bon sens du poil. Soit. Mais ce manque de courage, bien qu’il ne soit pas surprenant, n’empêchait rien : M. Charest et Mme Marois auraient très bien pu se « cacher » derrière l’impartialité du DGE et la froideur de ses calculs démographiques implacables pour s’en laver les mains, en expliquant aux mécontents des régions qu’une intervention politique mettrait en péril l’intégrité du DGE.
Bref, je me prépare mentalement à ce que le vote de mes compatriotes de la Gaspésie « pèse » bientôt 66% plus lourd que le mien. Ça va passer comme dans du beurre, bien sûr. Honte aux peureux qui ont cautionné ça.
AJOUT : Et l’ADQ, et Québec solidaire ? L’ADQ a toujours prôné l’indépendance du DGE et QS a accepté de suspendre temporairement les pouvoirs du DGE, dans l’espoir ultérieur de faire avancer la cause de la représentation proportionnelle.










tinordinosaure
16 mars 2011
17h08
Vous avez totalement raison, sauf qu’il faut considérer autre choses aussi!
Généralement, le pouvoir de la chambre basse (parlement, chambre des représentants, assemblée nationale) est contre-balancé par la chambre haute (sénat). Si la chambre basse est représentative de la démographie de la population entière, ce n’est pas le cas du Sénat, qui assure principalement une représentativité régionale. (Aux USA, 2 sénateurs par États, que ce soit la Californie ou le Wisconsin).
Comme le Québec s’est débarassé de son Sénat dans les années 60, il suffit de trouver un équilibre à l’Assemblée Nationale qui permettrait de palier au manque de représentativité régionale.
Ainsi, bien que je sois conscient que mon vote a probablement moins de valeur (je suis Montréalais) que celui d’un Gaspésien, je ne m’en fait pas trop. C’est mieux ça que d’avoir un Sénat… je crois!
jp_martel
16 mars 2011
17h10
On peut même aller plus loin. Le vote d’un Gaspésien vaut environ 66.7 p. cent de plus qu’un vote de la moyenne des Québécois. Mais cette moyenne inclut les Gaspésiens.
Si on prenait la valeur du vote d’un électeur de région sur-représentée, par rapport à la moyenne de la valeur du vote des électeurs des autres régions (”normales” ou sous-représentées), on parlerait peut-être de 75 à 80 p. cent plus de poids. Le calcul est plus long, puisqu’il faut prendre en compte la population de chacune des circonscriptions.
roncorps
16 mars 2011
17h17
Le plus important dans toute cette histoire c’est que de plus en plus, le poids démographique des régions va baisser fasse aux zones métropolitaines et plus fortement urbanisé de la province. Ainsi, ça ne sera plus 66% plus lourd comme “valeur démocratique”, mais 75-85-95-110 …
Un jour ou l’autre, une refonte majeure devra être faite ! Et plus qu’on va attendre, plus ça va faire mal.
C’est comme la régie des rentes. On aurait dû augmenter les cotisations il y a déjà plusieurs décennies. Maintenant, on donne une claque aux salariés qui fait mal. Imaginé, 3 comtés de moins en régions en ce moment. Si on attend trop, ça sera 5-6-7.
Là, ça sera tout un choc.
petit-jean
16 mars 2011
17h17
Je comprends votre indignation, mais ce n’est quand même pas comme si l’opinion de la Gaspésie allait peser davantage dans la balance.
Avec ou sans compté(s) de moins, les régions seront toujous perdantes, alors cessez de jouer les vierges offensées pour si peu.
pogz
16 mars 2011
17h30
Si on veut une représentativité régionale, c’est une autre instance qu’il faut. Un comité parlementaire permanent qui prendrait la forme d’une table des régions composé d’un députés de chaque région et qui aurait un pouvoir de recommandation ou quelque chose comme ça. Une sorte de petit sénat américain. Que sais-je?
Mais s’il vous plait, ne touchez pas au rep-by-pop.
francois_d
16 mars 2011
17h45
@ M. Lagacé,
j’adore votre texte, mais mon cerveau a une grande difficulté à tout comprendre ! Comment un électeur peut augmenter le poids de son vote ? Il n’a qu’un vote, et c’est tout ! Le nombre de gens à convaincre dans cette circonscription est simplement moindre, non ?
montrealaise
16 mars 2011
17h47
“Pascal Bérubé, député de Matane, dont le territoire est immense, m’invite à parcourir son immense comté, dans la foulée de ma chronique” PL
===
La solution au probleme des deputes d’immenses territoires n’est pas dans le statu quo. Ils pourraient se voir attribuer des sommes destinees a payer un-e representant-e qui se deplacerait dans une section donnee du territoire. Si QS est bicephale, je ne vois pas pourquoi une deputation ne pourrait pas l’etre.
Une grande circonscription, un depute et son aide.
Maintenant, le depute d’un comte tres populeux de Montreal a beaucoup de travail lui aussi… Il va se demander pourquoi lui il n’aurait pas droit a avoir de l’aide. On tourne en rond.
La proportionnelle. Tout le monde y trouverait son compte. Non?
C’est ce qu’il y a de plus juste avec une personne-un vote.
allenzheimer
16 mars 2011
18h06
J’ignore jusqu’à quel point il est raisonnablement et moralement permis de jouer avec le sacro-saint diktat :une personne =un vote.Chose certaine ,il me semble, c’est qu’il ne faut pas aborder le sujet avec l’optique: ” Ton vote vaut pas plus cher que le mien !… Hé ! Pourri !” Comme j’ai pu sentir planer il y a quelques jours !
Ce n’est pas une sinécure de vouloir contenter les électeurs des régions,des immenses territoires,que nos bons gouvernements ont laissé de côté, abandonné presque, pour concentrer ses énergies à mousser une métropole qui finalement s’est étiolée sur les meilleures terres agricoles du Québec…LIBARTÉÉÉ ! Crieront certains, liberté de se tirer dans les pieds, en effet , à répétition, ont manqué de munitions et de pieds finalement !
Montréal et également Québec city,ont siphonné les emplois en régions avec la bénédiction des gouvernements successifs à coups de subventions,passe-passe,subsides etc… les régions ont payé leur part pour transférer leurs emplois locaux vers la métropole.
OK, une personne= un vote, mais alors un gouvernement régionnal pour chaque région, pas une MRC pour ramasser les vidanges et gérer les fosses septiques et la collecte de billets, un vrai rapport de force… (Un peu comme les Amérindiens à la Romaine).
La République de la Gaspésie,(du Saguenay,De la Côte Nord,Du Bas du Fleuve),çà commence à m’interresser.
A vous …”vos rues sales et transversales”…de vous savez qui !
P.J.Audette
pasmagnan
16 mars 2011
18h19
Monsieur Lagacé, faudra un jour me répondre si vous croyez que vos beaux principes doivent aussi s’appliquer au Canada. Je vous rappelle qu’il y a des circonscriptions de 30 000 et d’autres de 180 000.
Labrador 26,364
Charlottetown 32,174
Brampton West 170,422
Oak Ridges–Markham 169,642
http://www.elections.ca/content.aspx?section=res&dir=cir/list&document=index&lang=e#list
Pourquoi nos bons Canadiens du Québec ne pleurnichent pas toutes les larmes de leurs corps en sachant qu’au Labrador leur vote vaut beaucoup plus?
le_petit_bob
16 mars 2011
18h30
Premièrement de chercher des nouveaux moyens pour enculer des mouches, le DGE et les partis devrait s’attaquer au problème du taux de participation aux électionx. à 55% de personnes qui se déplace pour aller voter, c’est pas bien bien difficile de trouver la principale cause du déficit démocraphique.
Aussi, toute proportion gardée, la région de Montréal est celle qui reçoit le plus d’argent du gouvernement (voir un article récent de Michel Girard pour un exemple tout chaud et scandaleux)
frank_stat
16 mars 2011
18h30
M. Lagacé, vous mertionnez dans votre article et sur votre blogue que la Beauce accuse un repli démographique. Pour être plus précis, le comté de Beauce-Nord (le comté menacé) comptait 49662 personnes en 1996 et en comtpe maintenant 52949 en 2010 selon l’Institut de la statistique du Québec. Nous sommes loin du repli comme vous le constatez. Il s’agit d’une augmentation de près de 7%. Pour l’ensemble du Québec, l’augmentation entre 1996 et 2010 est de 9%. S’il y a un déficit populationnel pour ce comté, il y a bien longtemps que c’est le cas alors.
François Léveillé
verret
16 mars 2011
18h39
@tracteur
Bien d’accord avec vous. Sauf que les verts émotifs, pour qui la vraie science sans complaisance n’est d’aucune utilité, trouveront à vous rétorquer que la fonte des glaciers est en train de permettre la libération de l’énergie tellurique en exerçant une pression moindre sur les plaques tectoniques, qui, tels des Égyptiens assoiffés de liberté, se soulèvent désormais sans retenue (sans blague! – je l’ai lu aujourd’hui même – le truc de la libération tellurique, pas la comparaison égyptienne, s’entend).
Bref, quoi qu’on dise , quoi qu’on fasse, c’est notre faute. Les Japonais souffrent parce que vous et moi ne recyclons pas suffisamment nos cannettes! Simple de même.
Sans exclure la possibilité de tremblements de terre locaux potentiellement attribuables à des poussées isostatiques locales, je ne crois pas personnellement que la fonte d’un glacier dans les Alpes ou au Groenland soit de nature à faire trembler des contrées aux antipodes de la couverture glaciaire concernée, mais, bon, to each his own…
verret
16 mars 2011
18h40
Pas rapport… Désolé. Ça allait chez Hétu.
Burn after reading.
ledeenoe
16 mars 2011
19h06
Alors, c’est quoi votre solution miracle, M. Lagacé ? La proportionnelle ? Parce qu’il faut l’admettre, dans le système que nous avons présentement, l’idée de « une personne, un vote » ne s’appliquera jamais à 100%. Il y aura toujours des disparités entre les régions, et il y aura toujours des disparités entre le vote populaire et le nombre de députés élus. Fait du système.
Figurez-vous donc que la proportionnelle, elle aussi, comporte son lot de problèmes. Si vous instaurez la proportionnelle, vous vous retrouvez à élire des gens, sur une liste établie par les partis. Très beau ça – vous votez pour quelqu’un, mais n’avez pas de représentant à proprement parler – personne à qui vous pouvez dire « vous êtes MON député et vous m’êtes redevable ». Le lien entre l’électeur et l’élu est perdu, ou, à tout le moins, grandement atténué.
À court terme, la meilleure option pourrait être la proportionnelle mixte. J’espère qu’à long-terme, quand le Québec sera souverain, que nous aurons un système républicain à l’américaine : une chambre basse, proportionnelle, et une chambre haute, ou Sénat, qui représente les intérêts spécifiques des régions. Le meilleur des deux mondes, et la crème de la démocratie.
unquebecoiserrant
16 mars 2011
19h08
Je suis surpris que personne ne fasse le lien avec le référendum. Si “une personne un vote” est un principe universel, alors il s’ensuit que la “majorité claire” d’un référendum, c’est 50%+1. Sinon, le vote d’un fédéraliste “vaut” plus que le vote d’un souverainiste. (Un fédéraliste peut toujours maintenir que les deux cas sont différents, mais alors “une personne un vote” se décide au cas par cas et n’est plus l’évidence que vous présentez.)
leon77
16 mars 2011
19h09
@Petit-Jean. Voyez-vous, l’enjeu déborde la question de la représentativité à l’Assemblée Nationale. Je participe à un réseau national d’envergure dont 50 % des membres sont sur le territoire de l’île de Montréal, mais aux instances, cette région n’a que 17 % des voix. Ça donne le goût de faire l’indépendance de Montréal !!
clouts
16 mars 2011
19h09
Je n’aurais jamais pensé que les partis politiques principaux feraient autant preuve de “créativité” pour éviter à tout prix une réforme du système de scrutin. Wow. La représentation effective des régions : palme 2011 de la langue de bois.
Tout le monde est d’accord pour favoriser une représentation territoriale afin de ne pas désavantager les régions. Par contre, laisser une partie de la députation éligible par une ”liste” pourrait faire en sorte de laisser de côté ce fameux débat pour toujours. Les politiciens arrêteraient de mettre les mains dans la carte électorale et on éviterait les psycho-drames inutiles.
bozappa
16 mars 2011
19h12
Faites donc une refonte électoraliste.
Un député, impossible à réélire, s’il n’a pas rempli son quota de points qu’exige l’autorité financière de la région ou du quartier d’une ville.
Fais ce que dois.
jimcote
16 mars 2011
19h16
On aurait tout intérêt à étudier la proposition de Québec Solidaire … À voir sur leur site internet!
http://www.quebecsolidaire.net/actualite-nationale/proposition-de-reforme-du-mode-de-scrutin-pour-que-chaque-vote-compte
jesusdeterrebonne
16 mars 2011
19h17
OK, j’ai peux-être rien compris, mais voilà ce que je pense : la réalité des régions n’est pas celle de Montréal. Montréal n’est pas habilité a dicter les régions. Dans ce sens, il est important que les régions aient des représentants pour les supporter.
sim_car
16 mars 2011
19h26
Pour une des rares fois je ne suis pas d’accord avec vous.
La plus part du temps on peut faire dire n’importe quoi aux chiffres.
Oui si je demeure en région mon vote est plus important dans MA RÉGION.
J’ai seulement la possibilité de faire élire UN seule député sur 125 soit 0,8% du parlement et s’il n’est pas indépendant de parti ce ne sera qu’un <> de la ligne de parti. Soit dans l’opposition qui dit toujours Non ou aux pouvoir sans pouvoir déroger de la ligne de partie pour vraiment représenter les gens par qu’il représente.
Ce n’est qu’aux partis politiques de jouer avec cette situation pour séduire (ou tromper) le compté. Un compté est donc très facile apprendre ou à perdre.
C’est aussi un avantage pour l’électeur et l’électrice (Ça c’est la faute de A. Boisclair) qui peut être plus exigent envers sont député. Les besoins d’une région sont très différents d’une région à l’autre et parfois même à l’intérieur d’une même région.
Il ne faut oublier que le changement du parti à Montréal est plus tôt rare.
BLEU FONCÉ et ROUGE FONCÉ. DEPUIS 1976 sans changement majeur.
Il ne faut pas oublier n’ont plus qu’avec un taux de participation de 50% (environ exagéré un peu) aux élections ont a un Deux pour UN pour tous à la grandeur du Québec.
Il ne faut pas oublié qu’un vote au parti perdant dans un comptant ne représente rien à l’échelle nationale.
Votre article manquait peut-être quelque chose? Une solution au problème.
La fameuse élection proportionnelle où chaque vote vaux un vote (si tout le monde vote).
Mais, personnellement je trouve que cette façon de faire cause un problème un gouvernement minoritaire perpétuel. Je sais c’est le meilleur gouvernement idéalement, mais se genre de gouvernement ne passe jamais vraiment à l’action (comme l’autre finalement). On ne s’en sort jamais.
Est-ce qu’il y a au moins 30% des gens qui connaissent Claude Legault?
peauline
16 mars 2011
19h33
Disons que ce texte-là est meilleur que l’autre.
La solution on la connait: 3 comtés de moins dans le Bas-St-Laurent,
3 comtés de plus dans la couronne de Montréal
Mais on est poigné avec des petits politiciens qui font de la petite politique.
Si tu as le temps, fouille le dossier au fédéral. C’est encore pire. La Saskatchewan, le Manitoba, Terre-Neuve, IPE sont sur-représentés encore à l’os alors que le Québec va voir son poids fondre dans la nouvelle carte
bermasse
16 mars 2011
19h35
Les libéraux et les péquistes ont promis à un moment ou à un autre un passage à une proportionnelle mitigée. Évidemment, ils ne tiennent pas leurs promesses. Et en plus, ils veulent nous faire avaler cette dernière couleuvre.
Si mon vote, comme montréalais, vaut moins que celui d’une gaspésienne, est-ce que je pourrais aussi payer moins d’impôt???
armand_dugland
16 mars 2011
19h51
“Ouvrir un panier de crabes en Gaspésie, n’est pas comme ouvrir un panier de crabes à Laval”.
Proverbe Québécois
gasston
16 mars 2011
19h57
Ce système inéquitable profite aux deux vieux partis et à leur système d’alternance. Tant que l’électeur subventionné continuera de peser plus lourd que celui qui travaille et paie des taxes, l’alternance québéco/socialiste PQ/PLQ va demeurer au pouvoir.
Voyez aussi qui pèse plus lourd : le québécois de souche, blanc, issu de la « révolution tranquille » socialiste. Le « léger » est l’immigrant vivant à Montréal. Ça aussi ça fait bien l’affaire du PQ/PLQ.
En plus, votre calcul de 66% est encore trop bas, car vous comparez la Gaspésie à la moyenne (qui comprend la Gaspésie). Il faudrait comparer un des comptés de Montréal sous-représenté avec la Gaspésie. Je n’ai pas les chiffres mais on dépasse facilement le 100%.
sylvain_berube
16 mars 2011
19h58
Une personne un vote, c’est bien beau, mais reste que si Marcel de Boucherville vote pour le Parti vert du Québec, eh bien, son vote, il vaut zéro. Pas plus. Enfin, oui, un peu plus: le parti touchera un peu plus de cents par année grâce à ce vote, et ça motivera les militants de ce parti pour la suite des choses… Mais en terme de représentativité à l’Assemblée nationale, on repassera: Marcel aurait pu aussi bien annuler son vote, ou ne pas aller voter comme le fait de plus en plus de monde, ça n’aurait rien changé à l’affaire. D’ailleurs, en 2007 par exemple, le PVQ n’a pas fait élire de député malgré une récolte de 3,85% des votes. Sur 125 députés à l’AN, cette proportion en représente plus de 4.
Une partie de la solution passe par l’adoption d’un mode de scrutin mixte (avec compensation régionale pourquoi pas), tel que défendu par le Mouvement pour une démocratie nouvelle.
http://www.democratie-nouvelle.qc.ca
Cela dit, gardons en tête cette citation de Howard Zinn:
“Voting is easy and marginally useful, but it is a poor substitute for democracy, which requires direct action by concerned citizens.”
Sylvain Bérubé, Sherbrooke
secondaire
16 mars 2011
20h24
Je n’ai pas le goût de commencer à calculer mais voici tout de même ma vision des choses.
Si Montréal et sa couronne ont 15 députés tandis qu’une région éloignée en a 3 , qui aura une meilleure représentation pour faire avancer leurs dossiers et besoins régionaux?
Avec tout le lobbying qui logent dans les grands centres et pour les grands centres, les régions éloignées tomberont dans l’oubli jusqu’à la campagne électorale suivante car là, ils peuvent faire la différence dans le résultat.
fauconcanadien
16 mars 2011
21h00
Donc, il faudrait peut être aller à la cour suprême pour obliger le gouvernement à faire respecter le principe une personne un vote.
jeffmorin99
16 mars 2011
21h03
Je ne suis pas de Montréal (de Québec en fait), mais c’est la nouvelle de la semaine qui me fait le plus rager. C’est incroyable de faire bafouer ses droits de la sorte. Montréalais, réveillez-vous et agissez pour une fois! Si vous êtes capable d’organiser une manifestation pour une mise en échec douteuse, j’imagine que vous êtes capable de le faire pour le bien d’un principe démocratique fondamental!
sebastienmassey
16 mars 2011
21h19
Il est évident que les gens de la grande région de Montréal sont sous-représentés. Je ne vois pas pourquoi on paierait autant d’impôt alors.
No taxation without representation.
mercador
16 mars 2011
21h43
Dac, on y va au prorata, mais pas par “circonscription” mais par tête d’électeurs. Vous allez être surpris du réel résultat.
allenzheimer
16 mars 2011
22h04
@bermasse (19hr35) Je n’ai pas réellement de problême par rapport à la valeur de votre vote vis-à-vis la valeur du vote d’une gaspésienne, en temps ordinaire. Je sais bien que vous en avez four.e des gaspésiennes…Çà c’est une autre affaire, et la vantardise?…Vous savez bien ! Gros parleurs….petits metteurs…ou petits moteurs…Vous nous conterez ça une autre fois !
Mais est-ce que le vote de mille montréalais vaut le vote de mille gaspésiennes …?
Z’auriez avantage à apportez de la viande, vos os et ceux de quelques amis pour faire le poids…oubliez la culture,elle pourrait vous être un lourd, mais très lourd fardeau…problêmes de colonne probablement, vous ne vous renderiez pas à Ste Julie, en autobus !
Vroumm ! Vroumm ! A Crédit ! Direz-vous …!
Allez plutôt voir Céline à Las Végas! Avez des chances de pogner le jackpot…ou le jackass…Mais, ce dernier , il est peut-être revenu à Québec !
P.J.Audette
haddock9
16 mars 2011
22h21
Une personne – Un vote, ça n’existe pas.
Les circonscriptions sont toutes inégales en nombre.
tendrement
16 mars 2011
22h56
@secondaire
Je vais tenter de répondre à votre question. S’il me manque trois député pour devebir premier ministre, les trois députés des régions ont plus de pouvoir que les 15 de montréal.
petit-jean
16 mars 2011
23h37
@leon77
Pourquoi ne pas formez votre propre réseau “national” de Montréal alors ?
Je veux bien croire qu’il y a certaines incohérences, mais de là à voir une sorte de “dictature des régions”, j’en doute. En tous cas, si c’est le cas, leur dictature ils la gèrent vraiment mal.
martr
17 mars 2011
00h23
Quel faut débat!
Il faut vraiment que tout aille bien pour penser que le poids d’un vote change quelque chose à l’Histoire. Peu importe le poids de mon vote, je préfère que nos élus et nos fonctionnaires travaillent sur des projets qui rapportent plus de valeur (ou de bonheur) au Québec.
Pouvez-vous prouvez que le poids du vote d’un gaspisien vaut plus que celui d’un montréalais? Est-ce que la Gaspésie reçoit plus d’argent car nos politiciens veulent les acheter? Vous voyez que votre crainte d’injustice n’est que dans votre tête. S’il est important d’avoir un équilibre entre tous les comtés pourquoi la loi prévoit 2 exceptions? Fusionner les Iles de la Madeleine avec la Gaspésie.
Les élections sont en fait 125 élections et dans chacune d’elle, chaque vote compte pour un vote. Le principe une personne, un vote est donc respecté. Même chose pour la 126e élection, soit celle du PM. Chaque député vaut un député!
PS: Est-ce que le taux de participation est en relation avec le nombre d’électeurs?
ducharme
17 mars 2011
04h33
@ Pamagnan
Vous dites “Pourquoi nos bons Canadiens du Québec ne pleurnichent pas toutes les larmes de leurs corps en sachant qu’au Labrador leur vote vaut beaucoup plus?”
La dernière fois que j’ai vérifiée, le Labrador faisait parti de Terre Neuve
Daniel Ducharme
lemag
17 mars 2011
09h24
@ducharme
Justement, un vote du Labrador vaut quatre fois plus qu’un vote d’une compté québécois. M. Lagacé pleurniche qu’un vote en Gaspésie vaut plus qu’à Montréal. Pourquoi ne pas pleurnicher sur le fait qu’un vote du Labrador vaut quatre fois plus qu’à Montréal?
swampmaster
17 mars 2011
10h05
Le fait est que le principe “une personne, un vote” n’est pas nécessairement au coeur du concept de démocratie. Le “pouvoir du peuple” peut être interprété de bien des façons et la plupart des pays démocratiques le limitent ou le modulent d’une façon ou d’une autre, que ce soit par la représentation régionale minimale dans certaines assemblées, par des lois constitutionnelles, le vote par délégué interposé et autres. Bref, présenter le problème comme s’il s’agissait d’une atteinte au concept même de la démocratie est un peu gros.
La démocratie vise à assurer une gouvernance du peuple selon des règles sanctionnées par le peuple, or le peuple peut très bien collectivement décider que pour assurer la vitalité démographique et économique de l’ensemble de son territoire, il instaure des règles favorisant certaines collectivités.
La question n’en est donc pas une de principe absolu, mais bien de sanction de la population: le principe de représentation à poids variable est-il entériné par nos lois, notre charte, nos élus, la faveur populaire, etc. Je suis d’accord avec vous que la position des deux principaux partis sur la question sent autant sinon plus l’opportunisme politique que la position de principe, mais je pense tout de même qu’il pourrait être profitable pour l’ensemble du Québec de s’assurer que les régions aient les moyens politiques d’assurer leur pérennité (et ce, alors que mes propres convictions politiques sont nettement plus populaires dans les milieux urbains que régionaux).
Bref, c’est un débat politique que le Québec doit tenir. La question maintenant, évidemment, c’est: dans quelle mesure les institutions québécoises permettent-elle des débats politiques constructifs…
ydubois
17 mars 2011
10h07
M. ducharme …..Je crois que Pamagan, faisais allusion aux élections fédérales ou l’ont retrouve la même problématique….
notarman
17 mars 2011
11h15
Toi qui a visité le “vrai” Nord tout récemment, qu’est-ce qui te fait donc si peur dans cette petite voix faible et éloignée? Tu as bien vu qu’on ne contrôle rien du tout! Rappelle-toi mes commentaires quand nous étions sur la terrasse d’un pub dans le centre-ville de Chibougamau… Est-ce qu’on avait l’air à des gens “menaçants”?
notarman
17 mars 2011
11h18
Précision avant que tu le fasses: je me questionne ici par rapport à tout ce que le Sud appelle généralement “région” (ou région-ressource, j’haïs tellement cette expression!), car j’ai bien lu que tu trouvais correct que l’Ungava puisse avoir droit à cette petite et faible voix…
habsfan
17 mars 2011
17h50
M. Lagacé vous avez entièrement raison. J’espère que vous n’abandonnerez pas le combat. J’ai bien peur que cette nouvelle tombe aux oubliettes bientôt et que mon vote ne vaudra prèsque plus rien. Nous vivons dans une démocratie ou une personne = un vote. Il n’y a pas d’excuses à faire, pas de “si” ou de “oui,mais”. UNE PERSONNE = UN VOTE!!! Il me semble que ce n’est pas compliqué à comprendre?
etincelle
18 mars 2011
05h42
Une personne, un vote ?
Le vote du Gaspésien vaut plus que le vôtre ? Ça paraît hein ! Ça croule sous l’argent, ça t’a des infrastructures publiques à faire rêver les Montréalais là-bas.
Non mais sérieusement… Si on suit votre logique, les députés des villes devront un jour défendre la survie du caribou et des réalités auxquelles ils ne connaissent a-rien.
Quant à Montréal, elle ne gagnera rien. C’est Laval et toutes les banlieus qui n’en finissent plus de s’étendre qui y gagneront. Rien pour renforcer notre belle Métropole. Quand on sait comment fonctionnent les coulisses du pouvoir, on comprend aisément que les régions n’en n’ont pas d’avance. Alors les amputer du petit peu qu’elles ont… c’est indécent.
secondaire
19 mars 2011
01h33
@ tendrement 16 mars 2011 22h56
Si vous aviez lu mon post jusqu’à la fin, vous sauriez que ça, je l’avais très bien compris!
jessie02
19 mars 2011
06h56
La seule façon que le PQ a de prendre le pouvoir c’est de garder le nombre de circonscriptions francophones tel qu’il ait aujourd’hui.
La réaction du PLQ est surprenante,En disant oui au DGE il Pourrait garder le pouvoir pour un bon bout de temps.
jeanturg
20 mars 2011
13h33
Pas fort en maths, pas plus fort en analyse, on dirait, en discernement…
D’abord, le DGE, tel un magistrat, doit s’en tenir, en tout premier lieu, à la lettre de la loi. Il n’a pas à l’interpréter, sauf dans ses zones grises, car la loi ne peut jamais prévoir tous les cas de figure. Dans le cas de la Gaspésie, il saute aux yeux de tout le monde – et même aux vôtres ! – que 40 % c’est beaucoup trop par rapport à la norme de 25 %. Et ça, le DGE doit non seulement le signaler mais aussi proposer des solutions pour que la loi actuelle soit «mieux» observée. C’est son job !
Le politiques, eux, ont un devoir et une tâche bien différents. Ils doivent se poser la question de l’équité au niveau politique et pas seulement au niveau technique tel que décrit dans une loi en vigueur, car il leur appartient de changer une loi quand ils la jugent désuète. C’est leur job !
Or, quand le gouvernement et l’Opposition sont d’accord, comme c’est ici le cas, même si ce n’est pas exactement pour les mêmes raisons, doit-on automatiquement penser que c’était le DGE qui avait raison ? Ben non ! Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a effectivement un problème dans la loi actuelle.
Et ce problème n’est certainement pas que si la tendance se maintient et au rythme du déséquilibre qui s’accélère par rapport aux autres circonscriptions plus urbaines, la Gaspésie fera bientôt la loi à l’Assemblée nationale et que son développement se fera bientôt au détriment de celui des grands centres urbains de Montréal, Québec, Sherbrooke, Saguenay, Trois-Rivières…
Certes, les deux partis ont agi pour des raisons électoralistes, il n’empêche qu’il faut bien reconnaître que si l’on souhaite développer un région en perte de vitesse, il conviendra de lui en donner les moyens. Or l’exode de la population est un symptôme évident de cette perte de vitesse et votre solution à vous M, Lagacé, c’est de l’affaiblir encore davantage au niveau politique, afin de respecter la sacro-saint principe d’un citoyen un vote…
Le principe est excellent ; c’est votre réflexion qui est un peu courte.
jeannot_vachon
21 mars 2011
23h50
Des comtés à rabais!
Très mauvaise idée de la part du gouvernement libéral et de l’opposition péquiste de vouloir garder des comtés dans les régions avec deux fois moins d’électeurs. S’il ne s’agit que de budget de voyages à cause des grandes distances à parcourir, qu’on donne plus de budget et des adjoints aux députés concernés. Mais donner plus de voix au parlement à cause des grands espaces, ça ne correspond pas à une saine démocratie.
Au contraire, ça crée des comtés à vendre à rabais. Des endroits où les millions en subventions ont plus d’impact et que les prétendants au trône essayeront de s’arracher. Nous avions un bon système où la réforme électorale était confiée à un expert indépendant au lieu de laisser le parti politique au pouvoir dessiner des comtés qui lui conviennent. L’intervention de Jean Charest dans le processus est un recul de la démocratie. Cela a mené à la démission du DGE Marcel Blanchet.
Si les régions désertiques veulent garder leurs députés et que les principaux partis y sont si sensibles, peut-être devrions-nous réfléchir à prorater la valeur des votes des députés selon le nombre de leurs électeurs. La moitié de la moyenne d’électeurs vaudrait ½ vote et ne compterait que pour ½ député aux fins de former un gouvernement. Voilà comment rétablir la démocratie alors que le débat actuel risque de la pervertir.