
Photo La Presse – Pierre Karl Péladeau
Sur son blogue de L’actualité, Jean-François Lisée a profité des soubresauts du procès en diffamation intenté par Pierre Karl Péladeau à Sylvain Lafrance, de Radio-Canada, pour pondre une lettre ouverte à PKP, où il invite le grand patron de Quebecor à surprendre les Québécois.
À les surprendre comment ? Avec de la grandeur…
Constat de JFL sur le personnage PKP, en 2010 :
Vous ne laissez personne indifférent, c’est entendu. Vous avez la réputation du bagarreur, fonceur et pugnace, qui ne craint pas de casser un certain nombre d’œufs pour cuisiner ses omelettes médiatiques. Davantage même, pense-t-on en plusieurs milieux, que la recette n’en nécessitait. Le succès est évidemment la meilleure revanche contre les critiques. Outre votre déconvenue, majeure, dans l’imprimerie, vous avez confondu les sceptiques. Maintenant que vous avez accompli la transition voulue vers la convergence de vos médias, que vous avez mis la géante Bell sur la défensive dans le marché du sans-fil et que vous vous êtes mis en piste pour assurer la résurrection des Nordiques à Québec, vous n’êtes plus un battant. Vous n’êtes plus le fils qui émerge. Vous êtes l’homme qui est arrivé. Un personnage. Un acteur majeur du Québec moderne. Vue l’ombre portée par votre pater familias, c’est un exploit de vous être forgé un tel prénom — ou une telle série d’initiales.

Jean-François Lisée
Le directeur du CÉRIUM avance deux idées dont pourrait s’inspirer l’homme d’affaires pour s’élever au-dessus de la mêlée. Primo, régler hors-cour la poursuite contre Radio-Canada (ce qui impliquerait, de la part de M. Lafrance, un aveu, celui d’avoir mal choisi, dans le cas du mot voyou, au centre de la poursuite). Deuzio, régler le conflit au JdeM, qui a été mis en lock-out il y a près de deux moisans. La chute de JFL :
Puisque vous avez gagné, il vous revient de sortir de la crise et d’en sortir par le haut. C’est ce qu’on appelle la grandeur. Aucun voyou ne s’aventure dans ces hauteurs.