Patrick Lagacé

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    Patrick Lagacé aime le journalisme : « Cette profession permet de vivre des aventures et d'être payé pour le faire », dit-il.
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    Mardi 28 septembre 2010 | Mise en ligne à 10h35 | Commenter Commentaires (119)

    Santé : « Mais les cadres, eux ? »

    Un bureaucrate, une infirmière...

    Un bureaucrate, une infirmière...

    Ma collègue à la Santé, Ariane Lacoursière, doit donner des cauchemars aux dirigeants du ministère de la Santé. Elle multiplie les révélations embarrassantes pour le réseau. En voici une autre, à vous inciter à lancer votre bol de Corn Flakes dans le mur : le nombre de gestionnaires a explosé depuis l’an 2000 dans le réseau.

    Il y a 52% plus de cadres aujourd’hui qu’en 2000. Il y a 30% plus de personnel administratif. Pendant ce temps, devinez la hausse dans le nombre de personnes affectées directement aux soins ?

    Retenez-moi quelqu’un : 6% !

    La beauté de la chose ? La période 2000 à 2010 est une période qui couvre les deux côtés du spectre partisan au Québec. Cela a commencé avec les péquistes pour se poursuivre allègrement sous les libéraux.

    Citation tirée du texte d’Ariane :

    La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé, Régine Laurent, est estomaquée par la hausse constante du nombre de cadres dans le réseau de la santé: «Il n’y a jamais eu autant de personnel cadre et administratif et ça n’a jamais été aussi mal! Il y a un problème!»

    Un autre extrait :

    À Blainville, le centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Thérèse-De Blainville fait face à un sous-financement chronique de 8 millions. Pour compenser, le CSSS a diminué les soins à domicile. Une quarantaine de citoyens ont perdu leurs services. C’est le cas de Marc Girard, atteint de sclérose en plaques, qui recevait des soins à domicile depuis six ans.

    En chronique, RIma Elkouri parle d’indécence. Extrait :

    «Les cadres, c’est une secte. C’est comme l’Ordre du Temple solaire, sauf qu’ils ne meurent jamais», a laissé tomber en entrevue le Dr Gaétan Barrette, avec son franc-parler habituel. Grossière caricature lancée à la blague, bien sûr. Tout le monde reconnaît qu’il se trouve des cadres compétents dans le réseau de la santé. Le hic, c’est que, lorsqu’ils sont incompétents, ils sont rarement congédiés et le plus souvent «replacés».
    (…)
    La «secte» des cadres de la santé ne cesse donc de recruter de nouveaux membres. Elle en compte déjà plus de 11 000. Si on ajoute le personnel administratif (plus de 88 500 personnes), nous voilà presque à 100 000 employés. Combien compte-t-on de travailleurs dans la catégorie du personnel soignant? Cent huit mille. Cela fait presque un ratio de un pour un. Un ratio parfaitement ridicule alors que l’accès aux soins est toujours problématique.

    Dans le cadre d’une série à paraître dans La Presse sur le cancer, j’ai interviewé des hordes de médecins qui travaillent dans le réseau de la santé. Un constat revenait souvent, dans nos discussions, constat qui fait écho à ce qu’Ariane souligne ce matin : il y a assez de fric dans le réseau, le problème, c’est la gestion du fric et des ressources.

    Question : est-ce que le pouvoir politique est assez compétent pour gérer un monstre comme la santé ? Est-ce que les politiciens sont assez orientés vers le long terme pour pouvoir gérer efficacement la santé ? Faudrait-il confier la gestion des soins de santé, dans cette province, à une agence qui soit détachée des impératifs du politique ?

    Parce que malgré leurs belles promesses, malgré les serments bleus ou rouges de faire de la santé une priorité, force est de constater que tout cela, c’est de la bullshit pour pancartes électorales et clips de dix secondes pendant la période des questions à l’Assemblée nationale.

    AJOUT : Vanessa Girard me signale cette pétition pertinente, sur le site de l’Assemblée nationale.


    • Ce ne sont pas les politiciens qui gèrent la santé à proprement parler. Pensez-vous que MM. Charest et Bolduc se lèvent le matin en décidant d’embaucher une dizaine de cadres de plus pour tel ou tel secteur? En général, une bureaucratie justifie son existence en créant des directions de la planification de ceci, de gestion de cela. Les politiciens ont le dos large.

    • Je travaille pour un établissement de santé. Nous avons 1600 clients seulement. Et combien d’employés? 700, dont presque une centaine de cadres et une autre centaine d’employés administratifs. Budget de 45 millions. Alors c’est vrai, je peux en témoigner, il y a trop d’argent dans la santé qui va au mauvais endroit.

    • Le réseau de l’éducation! On veut savoir pour le réseau de l’éducation!

      Par rapport au domaine de la santé, allez sur le site du Ministère de la Santé et imprimez l’organigramme! C’est à mourir de rire de voir comment la hiérarchie de ce Ministère est immense! Parmi les cadres compétents, il y a sans doute autant de cadres qui ne sont que des gens en mal d’importance.

    • En plus, tous ces cadres ont droit à une prime de ‘performance’. Le plus drôle c’est qu’ils obtiennent tous cette prime peu importe leur performance justement.

      Autre chose, un travailleur du réseau ayant travaillé 35 ans va recevoir 70 % de son salaire moyen des 5 dernières années. Pourquoi pas un poste de cadre pour les 5 dernières années de carrière. Un nouveau défi avant la retraite lol

      Donc tu cotises 30 ans sur la base d’un salaire d’employé mais tu retires une pension basée sur ton salaire de cadre. C’est quand même bien fait ce système-là.

    • C’est un des problèmes au gouvernement. On semble se fier aux solutions faciles plutôt que de tout revoir le système. il y a des problèmes de gestion en santé? Engageons d’autres gestionnaire! Et ainsi de suite…

      Autre exemple: On veut éviter un déficit lors du budget, alors votons une loi qui interdit d’avoir un budget déficitaire!

    • “…il y a assez de fric dans le réseau, le problème, c’est la gestion du fric et des ressources.” En plein ce que je dis depuis des lunes! J’ai quitté le réseau il y a 8 ans, écoeurée ben raide de l’alourdissement de la paperasse à remplir pour les cadres. Je n’avais plus le temps de rencontrer mes bénéficiaires. Deux ans après mon départ, mes collègues qui s’occupaient du monde d’abord, on commencé à recevoir des avis disciplinaires et des suspensions des boss parce qu’ils étaient en retard dans la paperasse. Pareil au ministère de l’éducation, l’abolition des commissions scolaires est devenu une urgence, pareil pour les agences de santé….dehors les pousseux de crayons qui n’ont jamais vu un malade, une personne en détresse ou un élève de leur vie.
      Et j’ai très hâte de lire ta série sur le cancer!!!!

    • Et j’y ai travaillé 18 ans…assez longtemps pour voir le carnage depuis la première réforme!

    • Si j’avais le temps de vous produire un long texte, voici ce que j’aimerais développer avec vous et qui vous expliquerait, je crois, une grosse partie des problèmes du système de santé au Québec :
      1) La lourdeur des conventions collectives
      2) L’absence de bonne volonté
      3) Le manque de responsabilisation citoyenne
      4) L’absence du privé et l’absence de compétition
      5) Le manque d’éducation des patients et des donneurs de soins
      Bref, je vous laisse y réfléchir.

    • Pas étonnant,compte tenu du nombre de postes de direction à être comblés par des amis du partis,lesquels,n’ayant pas de compétences dans le domaine de la santé,doivent se contenter de postes de cadres…

    • Hey misère!!!

      Si c’était possible de tout “scrapper”, de fermer la “shop” et de repartir à zéro sur un autre nom…

      Au lieu de tenter de tout “patcher”, pourquoi ne pourrait-on pas plutôt tout recommencer d’une façon différente?

    • “Cela a commencé avec les péquistes pour se poursuivre allègrement sous les libéraux. ”

      Avec comme constante, M. David Levine membre du célèbre triumvirat de l’époque et toujours en poste !!!!!

    • La mission:

      “De par sa mission, le ministère de la Santé et des Services sociaux voit à maintenir, à améliorer ou à restaurer la santé et le bien-être des Québécoises et des Québécois. La promotion de la santé et la protection des personnes se situent donc au cœur de son action.”

      Faire un commentaire de ma part serait indécent.

    • C’est tout à fait aberrant. Et la question qui tue: on fait quoi maintenant?

    • Propriétaire d’une enteprise de service avec 110 employés, mon ratio employés administratifs versus employé facturable 1 / 10. Un ratio plus faible gruge la rentabilité voir même augmente mes dons de bienfaisance dans la marge de crédit.

    • Je salue la galere hier soir qui montrait l’écographie de Rose dans une clinique vétérinaire. La santé devrait prendre modele de toutes ces PME médicales vétérinaire. Les cadres sont bels et biens au mur.

    • Je vais parler de ce que je connais mieux.

      1° Même chose à l’administration de Montréal:

      Combien de cols bleus par cadres?
      Il y a tellement de cadres à Montréal que les décisions ne se rendent même
      pas aux bleus:-(

      Ensuite l’administration blâme les bleus, alors que l’inertie est au niveau des cadres.
      Que dire des coûts liés à cette non-prise de décisions ou ces multiples paliers de décisions.
      …..qui souvent n’aboutissent pas….

      2° Oublions pas les Commissions scolaires aussi….l’enfer$$$$$$$$$$$

      C’est nous les CONS….tribuables qui payons pour ce tripe sectaire d’encadrés.
      Le pire, c’est que ces encadrés sont souvent incompétents et parachutés à ces postes.

      La CADRITE aigüe est très répandue au Québec……

      Désolée pour nos infirmières qui elles subissent ces choix politicaux-amicaux!
      Louise April(Laloue)

    • Cher Patrick,

      il me souvient que Radio-Canada souffre du même symptôme dénoncé à son émission “par 4 chemins” de Languirand il y a plusieurs années, il aurait presque entendu dans un couloir un cadre déclarer :
      “Ça irait donc bien si on n’avait pas d’émissions à faire.”
      Il vient un moment, dans toute organisation (gouvernementale et autre ) où la vie de l’appareil lui-même et des gens qui y travaillent devient plus importante que le but pour lequel cette organisation avait été créée.

      Et non, je n’ai pas la solution, c’est catch-22 : ceux qui doivent faire le ménage vont aussi faire partie de l’appareil et ne se tireront donc pas eux-même dans le pied.

      Et si vous observez la ville de Montréal ( l’organisation ) elle semble touchée par le même lèpre.

    • Avec tous ces cadres, on va frapper un mur…

      Tous ceux qui ont travaillé ou qui travaillent dans la fonction publique du Québec, et qui ne sont pas cadres, savent très bien que ce ne sont pas les concours qui vous obtiennent une promotion.

      C’est «qui vous connaissez».

      La compétence, à moins que ce ne soit pour une fonction très très spécialisée, ce n’est même pas un critère.

      Comme vous dites, bien-sûr qu’il y a des cadres compétents, mais ils sont en minorité, et noyés dans cette culture de la non-responsabilité, de la médiocrité et du «lichage de c…».

      Au québec, ça prendrait un site Web comme WikiLeaks, où les fonctionnaires de la base pourraient dénoncer anonymement, preuves à l’appui, l’incompétence crasse de ceux qui les dirigent.

      Là ça bougerait…

    • Quand Jean Charest avait dit que la santé était sa priorité, il fallait comprendre que sa priorité était de placer des fidèles sur des tablettes de la santé.

    • Combien de cadres Mme Landry a-t-elle nommés?

    • Normal et extrêmement prévisible ! Comment peut on être surpris?

      1: Lors des coupures qui décide de couper des postes les cadres ou les employés?

      2: Contrairement au privé la mauvaise gestion implique qu’il faut ajouter des ressources et des $… on est pas dans le privé et on ne peut faire failite…plus c’est mal géré plus plus on se pile sur les pied et plus on met du monde et plus ça va mal ! Le cercle de la gestion pour la gestion…

      3: Plus y a de monde et plus ça va mal plus on fait de réunions inutiles pour régler le ”problème” et plus on cré de direction pour préparer les réunions et créer des directions de planification stratégiques de iaison inter unité et gouvernementale et plus ça prend de cadres…

      4: Lors de coupures ourquoi les cadres seraient -t-ils assez stupides pour se faire Harakiri ? On les engagent parce qu’ils sont tr`s habiles en gestion et surtout en gestion de leur carrières…

      5; Existe -t-il un mécanisme de controle efficaces neutre pour régler les problèmes a part un ombusman qui veut garder sa job est une partie du syst`me et empile les plaintes pour les classser filière 13!

      6: Comment les choses pourraient elle changer d’elle même , par quel miracle il n’existe aucun système d’auto régulation la bureaucratie est comme une cellule cancéreuse …

      7: le ministère peut il faire quelque chose? pensez y c’est lui même un monstre de bureaucratie qui ne fait qu’ajouter une couche aditionnelle….

      8: Qui osera proposer un changement sans conséquences politiques les bureau crates votent eux aussi !

    • À un cadre (et personnel administratif) par employé de plancher ça donne une idée de la difficulté de gérer tout ce beau monde….. Imaginez si c’était des cols bleus dans les hôpitaux ça serait du 4 pour 1!!!!

    • Les formations en gestion sont beaucoup plus populaires que les formations d’infirmières et d’enseignants. C’est plus payant et c’est toi qui est le boss. Je ferais le même exercice pour le ministère de l’éducation, les services de police: combien de cadres à gros salaires dans les bureaux?

    • “Parce que malgré leurs belles promesses, malgré les serments bleus ou rouges de faire de la santé une priorité, force est de constater que tout cela, c’est de la bullshit pour pancartes électorales et clips de dix secondes pendant la période des questions à l’Assemblée nationale.”

      Je m’imagine mal être plus d’accord avec vous Patrick, et aussi avec les commentaires précédents (test_2004). Je suis toujours le premier à penser que la survie du système de santé (à la limite, de la situation économique québécoise) passe par la réduction de l’État. Je me fais souvent accuser d’approcher les problèmes de façon simpliste, mais les faits demeurent: ça s’est fait à plusieurs endroits dans le monde avec des succès significatifs (je pense notamment à l’Irlande).

      Au-delà de la gestion ridicule des affaires du gouvernement, ce qui est épouvantable, c’est que comme Patrick le faisait remarquer ce sont tant les libéraux (budget Bachand, pardon?!) que les péquistes (parti social-démocrate) qui semblent amener le Québec dans la même direction: toujours plus d’interventions du gouvernement justifiées par des systèmes que l’on croit faussement équitables socialement parlant et qui minent seulement un peu plus la vie des québécois.

      Je suis très intéressé à la politique mais pas quand j’ai le choix entre un parti qui ne me rejoint pas ni sur papier ni dans la vraie vie et un autre qui me rejoint sur papier seulement mais pas dans la vraie vie. J’ai 22 ans, suis profondément désabusé par la classe politique actuelle et réfléchi à lancer/rejoindre une éventuelle vraie 3e voix. Reste seulement à trouver un nom de parti.

    • Écoutez l’entrevue entre Lise Denis et Pierre Maisonneuve et ce dernier avec le ministre Bolduc ce matin à la SRC qui contredisent complètement les chiffres que vous avancez. Encore une fois, M. Lagacé, sur le coup de l’émotion, vous induisez vos lecteurs en erreur.

    • Un petit ticket modérateur avec ça ?

    • Sans vouloir faire dans le cynisme, cette croissance de la technocratie dans ce milieu n’a rien d’étonnant.
      Pour de simples fonctions administratives, le réseau demande abondamment des agents de maitrise…
      Sans vouloir être passéiste, peut-être devrais-t-on sérieusement s’inspirer du temps où les hôpitaux étaient administrer par les religieuses. Elles auraient sans aucun doute, beaucoup de choses à apprendre à certains gestionnaires…. Leur établissements étaient rigoureusement tenus à tout point de vue.

    • Un gestionnaire qui ne connait pas le terrain aura tendance à multiplier les échelons sous lui afin de :

      1- donner du prestige à son poste
      2- éviter au maximum les contacts avec les employés, afin de ne pas démontrer leur ignorance du terrain.

      Par contre, la meilleure infirmière n’est pas nécessairement la meilleure gestionnaire non plus!

    • C´est la raison d´être des bureaucraties de créer de la bureaucratie.

    • Ahhh! Enfin! quelqu’un met le doigt sur notre plus gros bobo collectif!

      On touche ici à la raison fondamentale qui explique pourquoi on paie tant de taxes et d’impôts et qu’on est perpétuellement dans le rouge. Et ce phénomène est loin d’être exclusif à la santé.

      Le ratio 1 pour 1 c’est comme engager un étudiant pour tondre votre gazon et qu’ils arrivent deux; Un pour pousser la tondeuse et l’autre pour autoriser l’opération, noter le temps que celà a pris, faire un rapport sur l’essence consommée, établir le coût au mètre carré, facturer le client et faire un chèque à l’étudiant. Mettez-donc le deuxième dehors ou donnez-lui une tondeuse.

      Le ratio 1 pour 1 c’est donner 1$ en impôt et savoir que 50¢ seront gaspillés en administration pour décider comment dpenser le 50¢ qui reste. Et il faudra dépenser un autre 25¢ pour s’assurer que le 50¢ a bien été dépensé à la bonne place; on est donc 25¢ dans le trou.

      Le ratio 1 pour 1 c’est prendre l’avant-midi pour peindre le salon et l’aprés-midi pour vérifier si la peinture sèche aussi vite qu’indiqué sur le gallon. On donnera le duxième couche demain.

      Bon! ça suffit; J’ai autre chose de plus productif à faire.

    • Et on va continuer de nous asséner que le réseau de la santé coute trop cher et qu’il faut le privatiser en PPP, alors qu’ une étude récente prouve le contraire …

    • mmm, encore la preuve que la gestion des hôpitaux est vraiment du domaine gouvernemental… Ca va être quoi le prochain scandale… on évite les listes d’attentes en offrant des cadeaux…
      Vive l’état québécois!

    • J’aimerais moi aussi qu’on fasse la même enquête dans le domaine de l’éducation où le nombre d’élèves par classe augmente au même rythme que la bureaucratie au ministère de l’éducation

    • - La loi de C. Northcote Parkinson affirme que « le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement ». D’après Parkinson, cela est dû à deux forces : le fait qu’un fonctionnaire entend multiplier ses subordonnés, pas ses rivaux, et la tendance des fonctionnaires à se créer mutuellement du travail. Laissée à elle-même, la bureaucratie tend toujours à s’étendre davantage.

      - Le principe de Peter affirme que « tout employé tend à s’élever à son niveau d’incompétence. » Le corollaire est que, « avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d’en assumer la responsabilité. »

      - Le principe de Dilbert est une version plus pessimiste encore : « Les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : l’encadrement. »

    • Pendant ce temps la Fédération des infirmières ce sert des cliniques privées comme cheval de batailles des présentes négociations. La FIS est partie en guerre contre les agences privées et ses infirmières, qui ne peuvent plus soutenir les horaires et le travail infernal des hôpitaux .So So solidarité,tellement typique des secteurs d’emplois à majorité féminine, toujours choisir la mauvaise cible. Les syndicats à majorité masculine « construction, pompiers, policiers, collets bleus » ont une toute autres approche, le combat se fait au niveau patronal et non pas sur le dos de d’autres travailleurs, ils sont tenace, et finisse par obtenir gain de cause.
      Petit conseil à la FIQ, négocier comme des syndicats d’hommes, vos chances de gains seront meilleurs.

    • A ma connaissance au moins une “cadreuse/cadresse” fut remerciée de ses services par un établissement de santé hyper performant. Partout où elle passait d’un poste à l’autre ou d’un secteur de services, elle semait la zizanie*. Elle ne fut nullement pénalisée la pôvre puisqu’elle reçue en retour une année de salère à temps complet. Bien sûr notre cadreuse/cadresse trouva à se mettre les pieds ailleurs et fort probablement aussi hautaine et convaincue d’avoir eu raison, comme le veut la coutume. Elle avait dit-on, des CV bourrés d’attestations de services et de connaissances et compétences dans le domaine de la santé.

      __________
      *On dit qu’au Louvres certains cadres ne sont jamais exposés au grand public à cause justement de leur désuétude…

    • C’est la faute des pékissssses. :)

    • Je viens d’entendre M. Bolduc en entrevue et il a précisé que les chiffres publiés n’étaient pas valides, que dans cette évaluation il manquait un bon nombre de professionnels de la santé. L’analyse proposée se base donc sur des données incomplètes. Il faudrait peut-être voir ce qu’il en est avant de conclure.

    • Plus ça change plus c’est pareil. De plus, pourquoi faire simple quand nous pouvons faire compliquer, cela ressemble à la devise du gouvernement. Je vous assure M. Lagacé que ce n’est pas juste en santé qu’il y a des abus… Allez faire un tour dans les autres ministères et je vous jure que vous allez sauter les plombs… Je me demande quand le tit peuple québécois comme disait un supposé grand premier ministre du passé que vous allez envoyer des courriels à vos députés et de dire que vous n’êtes pas d’accord dans la façon dont se passe les choses actuellement. Après tout, ils sont(ministres et députés) nos représentants du peuple québécois à ce que je sache… Bon j’arrête ici, sinon ma pression va augmenter et je vais devoir aller à l’hôpital attendre patiemment comme un vrai patient pour voir un médecin à l’urgence…. Salut Patrick, j’aime bien te lire même si parfois tu es un tit peu chiant… Sans rancune et cool pour ton travail de journaliste.

    • Cité de la santé à Laval, allez voir avec Google Earth la superficie des stationnements pour la direction, médecins et employés par rapport au stationnement réservé aux visiteurs….
      Cela donne une idée du ratio employé (toutes professions incluses) versus bénéficiaires.

    • Wow! Ca me fait rire ce genre de gestion…

      Ca me fait penser à cette fameuse joke de rameur:

      Deux compagnies de bâteaux, japonnaise et américaine, organisent une course. Les Japonnais remportent cette course avec une avance de 1 km. Frustrés, les US engagent des analystes pour vérifier ce qui cloche et ils en viennent à la conclusion que les Japonnais ont 7 rameurs et un dirigeant, alors que les US on 7 dirigeants et un rammeur. La haute direction décide alors de remmédier à la situation. Ainsi, pour leurs course revanche, les US décident de mettre six consultants, un dirigeant et un rameur. Cette fois ci, les Japonnais gagnent par une avance de 2 km. Finalement, la haute direction US décide d’agir pour de VRAI. Ils ont congédié le rameur!

    • En fait… je ne ris pas… cela est même triste…
      car il y a effectivement des gens dans le besoin et on le sait depuis longtemps

      On n’a pas répondu à leur besoin…

    • Vous allez oublier tout ca dans 3-4 jours lorsque L’honorable Sir Claude “The Wood” Dubois 1er, fera une autre nieiserie ou quand Jean Jacques d’Occupation double va montrer ces fesses à la TV.

      Les policiticiens le savent… c’est pour cette raison que rien ne change. Merci Quebecor.

    • Permettez-moi de faire entendre un autre son de cloche. Mon conjoint est directeur des services financiers, techniques et informationnels dans un CSSS en région, là où la population a littéralement explosée et où, par contre, le budget du CSSS n’a pas suivi. Il est en charge de trois services, sans secrétaire, et très peu d’employés, qui ont tous à coeur le bon fonctionnement du CSSS. Vous seriez surpris du nombe effarant de rapports qu’ils doivent créer et faire parvenir à l’Agence et au Ministère, c’est d’un ridicule…

      Peut-être que certains CSSS ont trop de cadres. même s’il est évident que le but premier des CSSS est de fournir des soins de santé à la population, il est aussi important de s’assurer que ces institutions fonctionnement sainement et adéquatement.

      Vous savez, entre le salaire de mon conjoint, et les dépenses encourues en frais d’agences d’infirmières, ce n’est pas celui de mon conjoint qui fait le plus gros trou dans le budget!!

    • Le “Monstre” administratif décide des coupes et ce n’est pas dans sa grotte qu’il va couper.

      Pour financer ses activités “secrètes”, le monstre nous montre des images d’infirmières fatiguées et au bout du rouleau. C’est comme dans certains endroits où l’on coupe un bras et/ou une jambe d’un très jeune enfant parce qu’il rapporte mieux …

      Ainsi, le monstre coupe les services de première ligne pour mieux demander de l’argent à Québec. En fait, le monstre magnifie les problèmes de première ligne pour dire qu’il est “urgent” d’étudier le phénomène pour mieux “l’encadrer”…

    • Le Québec est incroyablement riche!!!
      La santé et l’éducation sont sclérosées par une fonctionnarite aiguë et exponentielle… qui coûte des milliards par année. On entretient un stade vide auquel on va faire un couvert de 300 millions, minimum car tout ce qui se construit au Québec enfle de 30 % en cours de route et on s’amuse à faire des Commissions à coups de millions qui ne servira à rien tout en multipliant les études pour un CHUM, on engloutit des millions dans des trucs informatiques pour les instances gouvernementales qui ne fonctionnent jamais ( la santé, la CSST, la SAAQ)…. et on ne parle pas du fédéral!! misère….

    • La bureaucratie réalise la mort de toute action. -Albert Einstein ¨

    • Les politiciens ont le dos large.
      __________________________

      S’ils n’ont pas le dos large, alors qu’ils se taisent. C’est quand même Jean Charest qui nous avait promis une réingénierie de l’état et qui déclarait en 2003, avant le déclanchement des élections :

      «Je propose un pacte à la population du Québec. Je veux que mon gouvernement et moi soyons jugés là-dessus. Au bout de notre mandat, la population aura à évaluer si on a livré ou non les engagements qu’on a pris en santé ou on ne méritera pas d’être élus.» Un gouvernement libéral réglera les problèmes dans le réseau de la santé ou ne méritera pas d’être réélu, clamait-il.

      N’importe quoi !

      Source :
      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/133155/sante-charest-nie-avoir-viole-son-pacte

    • Encore faudrait-il nous expliquer en quoi la hausse du nombre de cadres dans le système limite l’embauche du personnel médical. Ce n’est pas en coupant un cadre qu’on va magiquement créer un médecin.

      La privatisation est nécessaire. 1) Système plus efficace 2) système qui ne sert pas à la game politique.

    • Je suis professionnel de la santé et des services sociaux, travaillant auprès de la clientèle et l’abondance de cadres et de paliers est un sujet qui est discuté depuis longtemps.

      En fait, depuis la création des agences que les gens se demandent à quoi servent ces agences. De plus, les paliers décisionnels sont tellement loins de la population qu’ils ne représentent pas leurs besoins.

    • Le Quebec a besoin d’elire quelqu’un comme Mike Harris qui contre vents et marees a fait le menage dans les finances publiques Ontariennes dans les annees 90. Ca presse….

    • Que veux-tu Pat ! , ça en prend des tinamis du Pouvoir, qui tiennent les rennes dans les organisations de la Santé, quand on est en train de privatiser tout ça !

    • En ce qui me concerne, je serais curieux de connaître le nombre de cadres et d’administrateurs qui ont une formation en médecine ou soins infirmiers et qui ne sont plus que des ausculteurs de paperasse…ça pourrait être assez surprenant !

    • Le problème n’est pas politique, il est strictement économique. Le Capital ne se soucie pas de notre santé… Soyons productifs, bon consommateurs, achetons des pilules, et tout ira bien !
      Bleu ou rouges, Libéraux ou Péquistes, mêmes gangsters à la solde du grand capital.

    • @pelletde

      Vous avez exactement le même discour que mes patrons. Pourquoi n’écoutez-vous pas l’opinion de ceux qui travaillent auprès de la clientèle?

    • Vous avez dans l’article de madame Lacoursière, le microcosme de tout ce qui va mal au Québec: Une société sclérosé, engluée dans une bureaucratie obèse, inefficace et à la limite incompétente. Ce constat peut être observé à tous les échelons de l’appareil gouvernemental que ce soit aux niveaux fédéral, provincial que municipal.

      Doit-on blâmer les politiciens pour avoir créé un “monstre pareil? Oui bien sûr mais ne sommes-nous pas tous responsables de cette situation? Les québécois ne cessent de demander au gouvernement de créer de nouveaux programmes, de mettre en place des politiques pour encadrer tel ou tel secteur d’activités ou de nouveaux règlements pour régler tel ou tel problème et j’en passe.

      Or, lorsque l’on crée de nouveaux programmes ou que l’on met en place de nouveaux règlements, on doit nécessairement mettre en place une bureaucratie afin de gérer tout ça ce qui signifie : embauche des fonctionnaires afin d’appliquer
      les nouvelles règles et embauche de cadres afin de gérer les fonctionnaires. La roue est alors partie et on ne peut plus l’arrêter.

      La vérité est pourtant toute simple: nous demandons constamment à l’État d’intervenir afin de régler nos problèmes parce que l’on n’est pas assez adulte et responsable pour le faire nous-mêmes. On est comme des enfants qui se mettent dans le trouble et qui demande à “gouverne-maman” de venir l’aider.

      Avant de décrier la lourdeur d’une bureaucratie coûteuse qui est en train littéralement de nous étouffer collectivement, il serait peut-être de bon ton de se regarder dans le miroir. Toutefois, il semble que l’introspection et l’esprit critique ne fassent plus partie de nos valeurs sociétales. On aime bien décrier les autres (américains, canadiens-anglais) mais on ne veut surtout pas se faire mettre suer le nez, certains de nos travers.

      On n’a qu’à voir la réaction quasi hystériques de certains québécois face à l’article de la revue Maclean’s sur la corruption au Québec pour s’en convaincre.

      Gilles Morissette
      Québec

    • Le ministre Bolduc nie les chiffres du Dr Barrette
      50 000 travailleurs dans la mauvaise colonne (commentaire qu’il a fait à radio-canada)
      Faudrait au moins avoir les deux versions…

    • Nous avons une pléthore de pédagogues au ministère de l’Éducation, avec les cadres qui viennent avec, tout cela pour “encadrer” les enseignants, au contraire de ce qui se fait dans les pays qui réussissent le mieux, comme la Finlande.
      C’est la même chose dans le domaine de la santé. Quand on parle de révolution parce que des quarts de travail chez les infirmières pourraient être de douze heures, 40 ans après l’industrie chimique, c’est insensé!
      Grâce à son système “syndicalo-progressiste”, le Québec ne croit pas à l’initiative et à l’autonomie de ses employés. C’est a priori suspect parce que cela menacerait la sacro-sainte égalité. C’est porteur d’inéquité parce que cela entraîneraît inévitablement l’idée de récompenser les meilleurs, au détriment des tire-au-flanc. Voilà qui est impardonnable.
      On devrait regarder ce qui se passe du côté des États-Unis, en santé comme en éducation (particulièrement dans la ville de Washington ces jours-ci). Mais quand on en est rendus à observer des expériences intéressantes aux États-Unis, c’est qu’on est vraiment pris dans la glue au Québec.

    • Pourquoi autant de surprise ? La bureaucratie où qu’elle soit, développe toujours sa vie propre, chaque bureaucrate protégeant son emploi. L’administration du projet du CHUM le démontre très bien. Les Québecois sont capables d’accepter de perdre plus de 40 milliards à la Caisse de dépôt, sans prostester, alors quelques dollars aux ti-namis de John James Charest qu’ossa fa !

    • et c’est sans parler de cette gueguerre de pouvoir qui existe entre les différents acteurs du réseau, ch vs agence, csss vs ch, etc …

      entendu d’une reponsable d’agence il y a quelques années dans un dossier d’implantation d’un organisme communautaire appuyée par la ministre de la région et la population: tu sais les politiciens passent nous on restent, ai-je besoin de vous dire qu’elle était contre le projet ?

    • Pour votre plaisir..

      La loi de Parkinson dit que le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement.

      Cela est du à deux forces:
      1- Un fonctionnaire entend multiplier ses subordonnés, pas ses rivaux : il a une tendance naturelle à recruter quelqu’un de plus compétent que lui au moins dans un domaine, mais aussi à diviser le travail pour éviter d’être remis en cause par l’un de ses collaborateurs. Il crée ainsi des besoins de coordination interne, qui entrainent une charge de travail supplémentaire, puis l’embauche de collaborateurs supplémentaires. On construit ainsi un système « autarcique » qui va consommer, de manière endogène, une part croissante de l’énergie disponible, conduisant à la deuxième loi :
      2- Les fonctionnaires se créent mutuellement du travail . Plus il y a de fonctionnaires, plus les demandes d’approbation qu’ils se communiquent mutuellement, ou tâches comparables, les occupent, de sorte que le travail accompli d’un point de vue extérieur par l’administration dans son ensemble n’augmente pas.

      Source: Wikipedia
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Parkinson

    • Et dire que les québécois ont peur de dégraisser l’État. Tu parles de couper des jobs INUTILES dans le secteur public, et t’es vu comme un malade de la droite, les syndicats sortent dans la rue et font des cacas nerveux.

      Dois-je rappeller que l’on est l’endroit le plus imposé d’Amérique, et l’un des plus imposés dans le monde?…

      PRIVATISATION!

    • ramses2.1: Ben oui! La faute des péquistes et des libéraux qui sont au pouvoir depuis je sais plus trop combien de décennies au Québec, et qui y vont de politiques socialisantes qui alourdissent tout. (taille de l’État, bureaucratie, fonction publique, etc. etc. etc.)

      Ça te surprend? Tu nous sors pas une petite dérape de Québec-bashing aujourd’hui?

    • Il y a plusieurs années de ça, j’étais en entrevue pour un poste de… cadre dans le système de santé. Ça se passait dans une suite d’hôtel à Montréal. Trois (3!) fonctionnaires s’étaient déplacés de Québec pour venir me voir. Durant l’entrevue, un des trois se met à lister tous les avantages sociaux dont j’étais pour bénéficier. Une liste impressionnante: congés, maladie, bonis, retraite, ressourcement, etc. J’en revenais pas, et ça a dû se voir sur mon visage, car soudainement, le fonctionnaire a arrêté de parler, et les quatre d’entre nous ont éclaté de rire spontanément… ça a duré quelques secondes, et ensuite l’entrevue s’est poursuivie, tout le monde faisant semblant de rien. Du jamais vu pour moi. Eh oui, c’est pour ça qu’on paie les meilleurs impôts en Amérique!

    • Réseau de la santé Made in Québec

      je suis même pas surpris et ce qui me fait de plus en plus “/$%?&*() il aurra bien jamais de fin au incompétance de cette province en matière de gestion au secours quelqun!!!

    • La seule solution : TOUT privatiser et éliminer ces parasites de fonctionnaires.

      Un système de santé 100% PRIVÉ aurait un ratio de 1 cadre pour 10 travailleurs, plus de niches écologiques pour les cadres exotiques qui ne servent à rien, et des travailleurs valorisés avec des primes au rendement.

      Un système de santé 100% PRIVÉ coûterait 8 fois moins cher au contribuable, et ceux qui voudraient débourser toujours autant auraient accès à soins de grande qualité.

      Un système de santé 100% PRIVÉ et la vie des Québécois s’améliorerait, leur moral et tout le reste, avec pour conséquence une plus forte croissance et donc de meilleurs soins encore etc. Ma logique est imparable.

      Un système de santé public, c’est comme si on venait gérer l’intérieur de votre maison, qu’on dérangeait tout et qu’on vous facturait ça 500$ de l’heure.

    • @jaisouventraison

      “Encore faudrait-il nous expliquer en quoi la hausse du nombre de cadres dans le système limite l’embauche du personnel médical.”

      Le budget de la santé étant (en principe) limité, l’argent servant à payer des cadres limite la quantité d’argent disponible pour embaucher du personnel médical.

      Simple non?

    • Vous êtes surpris ? Faites le même exercice avec les autres ministères et vous verrez que la bureaucratie se nourrit d’elle-même . Juste à l’éducation , comptez le nombres de fonctionnaires versus le nombres de professeurs .

    • Au passage, c’est ce qu’Obama veut faire aux USA : un système de santé inefficace, extrêment dispendieux, un beau refuge de fonctionnaires.
      Vous comprendrez pourquoi le peuple américain ne veut pas se laisser faire…

    • Ben c’est comme ça quand on récompense le ti-amis. Ceux qui donnent des enveloppes ou des dons au partis ont tout avantage à ce qu’on privatise et qu’ils fassent plein d’argent sur notre dos ….

      On a pas d’argent pour soigner le monde, mais engager des cadres, donner des contrats a plus cher que ça coute à des gens qui non peux être pas donner de l’argent à un parti politique et promettre de construire des colisés à Québec et aussi prêter de l’argent à des entreprises qui ne remboursent pas… ça on en trouve pas mal ….

      Allez taxer nous, on va l’avoir notre pays !

    • Loin de moins l’idée de pensé que la plus part des cadres font des jobs inutiles.

      On nous annonçait que le projet de loi 100 allaient toucher justement les cadres du secteur administratif.

      Mais voilà qu’on veut couper chez les travailleurs du système à la place. Il faudra donc couper environ 3 agents administratifs pour 1 cadre.

      Il y a des non sens des fois…

    • Je viens de faire un séjour à l’hôpital. Rien à dire, sauf que le personnel “déménage”… Quand on “rationalise”, c’est souvent du côté du personnel soignant. Un des mes fils travaille dans le domaine, travailleur social. Je lui demandais ce que se passait. Il me dit que les gestionnaires sont aussi des gestionnaires d’image. Chaque niveau, lorsqu’il fait son bilan, essaie de bien paraître en “améliorant” la réalité. Arrivé en haut, la consigne est d’encore améliorer la performance. Ça devient intenable.

      Autre hypothèse: à mesure qu’il se forme, le personnel administratif devient de plus en plus gestionnaire et de moins en moins soignant. En haut, ne compte que la performance, le bilan, le budget, les chiffres. Le malade, connaît pas!

    • “…de la bullshit pour pancartes électorales et clips de dix secondes pendant la période des questions..”

      J’aime bien.

      Une autre façon de dire ça?

      La politique, c’est la diversion qu’on nous offre pendant qu’on écrème la richesse du peuple et détruit son potentiel de réussite.

      J’r'tourne à ma tivi là, faut pas que je manque ma dose d’endoctrinement quotidienne…

    • Le ministre Bolduc se dit tres a l’aise avec le fonctionnement du systeme… Misere! delivrez-nous de cet incompetent!

    • @smartguy

      Expliquer moi pourquoi environs 50 millions n’ont pas d’assuracne médical? Trop cher. Et quand vient le temps de payer des milliers, voire des dizaines de milliers de dollars pour se faire soigner, il s’en passe. Alors en quoi c’est mieux aux É-U?

    • @ smartguy ”Un système de santé 100% PRIVÉ coûterait 8 fois moins cher au contribuable, et ceux qui voudraient débourser toujours autant auraient accès à soins de grande qualité.”

      Peut-on connaître la source de votre logique implacable ???

    • Il y a des années, ils ont “décadré”, et ensuite ils ont normalisé les titres dans le réseau de la santé. Depuis, ils se sont multipliés à la vitesse de l’éclair, autant les cadres que les titres. À un tel point qu’ils ne savent plus quel titre inventer: président-directeur-général, directeur général, directeur général adjoint, adjoint au président-directeur-général, adjoint au directeur général adjoint, cadre-conseil, conseiller-cadre… emmenez-en des titres… Il y a 4 ans, lors d’un court congé postopératoire, j’ai été remplacée par un cadre – je suis secrétaire… À mon retour, le cadre est demeuré, a conservé mes tâches les plus administratives, et a reçu une belle prime au rendement l’automne suivant. Depuis que les cadres se sont mis à taper sur un clavier, ils sont devenus des supers secrétaires, sans connaître la syntaxe, l’orthographe, ou les protocoles administratifs; et tout ça pour un beau 80 000 $/an minimum, comparativement à quelque 30 000 $.

    • Au Québec, on parle donc d’un ratio avoisinant 1 pour 1. Est-ce qu’on a des données pour les autres provinces pour voir s’ils sont plus ou moins administrés par rapport à ce que nous avons au Québec OU même dans d’autres pays ayant des systèmes similaies à celui qu’on a au Canada ?

    • Vive le Québec. Un bureaucrate derrière chaque infirmière et chaque professeur. Voila un système efficace!

    • Portent-ils le sarreau ? (Ça explique l’étonnement )
      Font-ils des heures supp ? (J’espère que non )
      Bénéficient-ils de congés de maladie ? (Ils les accumulent )
      Boivent-ils du vin ? ( En retour de coordonnées de médecins de famille )
      Euh ? Boivent-ils du champagne ? ( Euh ! En retour du lobby pharmacologique.)
      Se font-ils opérer aux USA ? ( Nécessairement, vu leur immédiate irremplaçabilité )
      Paient-ils un fonds de retraite ? ( Nooon !!! Ce sont déjà des retraités à contrat … )

      “Y ont ben des pépins
      surtout de digestion
      quand y pètent enfin,
      y pètent une dépression.

      Le papier du médecin:
      “Ce monsieur n’en peut plus.
      Le traitement qui convient
      se donne à Honolulu”

      où c’qu’y font des congrès
      pour êt’ben certains
      qu’y s’ront pas tout seuls
      à rester des bonriens.
      (Les bonriens. Paroles Richard Desjardins)

    • Santé : « Mais les cadres, eux ? »

      Bien gras, bien payés et en bonne santé. Merci de vous informer. LOL

    • @quidnovi

      Le Québec n’est pas si mal en point que ça en éducation (primaire et secondaire) pour s’inspirer des américains. Il faut s’inspirer de meilleur que soi et non de PIRE!
      Pour ce qui est du service de santé, il est bien beau quand on a les moyens de se le payer (É-U), mais il coûte plus cher pour offrir le même service (plus grande part du PIB qui est consacré en santé aux É-U).
      J’admets volontier que l’on peut faire mieux en santé et en éducation, mais s’inspirer des américains…
      La question de mieux rémunérer le bon personnel n’est pas mauvais en soi, mais c’est sur quelle base qu’on le fait. Exemple, prenons un enseignant qui doit enseigner à une classe régulière, ce qui veut dire 2-3 élèves TC, 1 dysphasique, 3 dyslexique et 8 élèves qui ont échoué le niveau précédent et qui par gravité inversée se retrouvent au niveau supérieur (comme un cadre). Sur quelle base on pourra dire qu’il a fait du bon boulot, la moyenne du groupe? le décrochage? le nombre de retenues? le nombre d’échecs? Comment dire qu’il est meilleur qu’un autre si aucun cadre ne vient l’évaluer?
      Merde si je veux évaluer mon enseignant, mon cadre doit le voir à l’oeuvre, donc je vais devoir engager de nouveaux cadres…
      Oups, je dois tenir compte des sondages d’appréciation, des statistiques des autres groupes et des autres enseignants, encore de la paperasse.

      Selon votre logique, chaque employé au Québec devrait négocier son salaire avec son patron. Je crois que l’on vient d’alourdir la bureaucratie!

      Mais je suis en accord, il faudrait se débarrasser du bois mort, il est nuisible pour tout le monde même pour les syndicats.

    • Les conventions, ce sont les gouvernements qui les ont signées: les 32.5 hres/semaine, les pensions à 75% du salaire indexées à vie, des postes permanents à vie, etc ..

      Ça va être difficile de revenir sur çà. Il y aura des batailles à ne plus finir. Mais il y a des choses qu’on peut faire: Ne pas remplacer ceux qui partent; je parle des employés administratifs et cadres. Recentrer le rôle de l’État et surtout arrêter de leur demander de se mêler de tout.

      On a notre bout à faire nous-aussi. À toutes les fois que le gouvernement veut remettre un service en question, on est déjà dans la rue avant qu’ils aient finis de l’expliquer. Ce sera impossible d’avancer si on ne se remet pas en question. Veux-t-on l’État partout ou est-on prêt à ce qu’ils se retirent de certains secteurs: je donne un exemple, la SAQ. Est-ce que ça doit être public ou privé ? On parle ici de la vente d’alcool !

      Allez sur www.gouv.qc.ca et allez voir le nombre de ministères, sociétés, agences du gouvernement; c’est ahurissant.

      Pas seulement voter en espérant que ça change.

    • Votre collègue MC Lortie parle du même sujet ce soir !

      J’ai pas envie de recopier mon commentaire !


    • ramses2.1: Ben oui! La faute des péquistes et des libéraux qui sont au pouvoir depuis je sais plus trop combien de décennies au Québec, et qui y vont de politiques socialisantes qui alourdissent tout.” phazon

      ===

      J’imagine que dans ton esprit, pour “alléger” faudrait donner le ministère de la Santé à McDonald et celui de l’Environnement à Union Carbide ? MDR

    • Je travaille dans la santé au contact des patients, je confirme la tendance, les infirmieres bachelieres cherchent par tous les moyens d’avoir un poste de gestion loin des tracas des malades, ainsi pour un meme service tu trouves la directrices, une sous diectrices, une adjointe de la sous direcrices, qu’elles se qu’elles font toute la journées, 2 heures de travail, le reste elles de pavanent en tailleur et talon haut, et parlent de tout et rien devant un bon café, je connait une directrice de service qui a crée un poste qui n’existait pas et cela spécialement pour sa chum.

    • bozappa
      En plein dans le mille avec la complicité de Richard Desjardins.

    • Bravo au personnel médicale qui malgré les multibles couches de gras durs s’arrachent le coeur à faire une job formidable pour soigner les gens malades,vous méritez notre respect et les autres profiteurs vous méritez notre mépris.
      F.Blitz

    • multiples je voulais écrire….

    • Et pendant ce temps, on ferme des lits fautes de manque d’argent: hello! y il est ou le problème?

    • Pour avoir été sur le Ca d un Établissement Hospitalier pour environs 4 ans, au début des années 2000, je ne peut que qu`approuver que le systeme est embourbé dans la bureaucratie , beaucoup trop de cadre , dans le réseaux , beaucoup trop de gens croient quìls jouent un role essentiel dans leur organisation, mais dans le fond il y a 3 personnes qui occupent un poste ou il pourrait en avoir facilement 1, mais j ai osé dire cela lors d une réunion et je suis devenu un paria.
      En passant moi je travailles au privé, alors pour beaucoup j étais la droite radicale, alorsque je suis tres centre mais pour beaucoup saine gestion egalait droite.
      Et le plus drole quand tu parles a ces cadres un par un, ils sont tous d accord avec les faits, mais quand tu proposes des choses pour essayer de changer les choses, le bon vieux SO-SO -SO revient dans le décor.

    • Quand vous dites que ça couvre ” les deux côtés du spectre partisan au Québec”, ça serait bien d’avoir les chiffres de 2000 à 2003, puis de 2003 à 2010.

      Sinon comment savoir si cette hausse n’a pas été plus particulièrement spectaculaire sous l’un ou l’autre des deux gouvernements?

    • ramses2.1: Exactement! :) HI HI HI

      Non…

    • Quand allez vous donc comprendre que cette “Hausse du nombre de cadres” est le lot de tout système socialistes. C’est CE QUI FAIT ÉCHOUER TOUT LES SYSTÈMES ÉTATIQUES.

      Ces systèmes en viennent qu’à s’auto – détruire!

      Le Québec a le 1/3 de la population de la Californie mais le double du nombre de fonctionnaires.

      Bientôt, nous devrons payer dans le privé pour des soins et en plus, nous continuerons à payer les mêmes impôts.

    • Si je travaillais dans le secteur de la santé, j’irais travailler au privé. C’est tout.

    • Va falloir ramener les Soeurs grises (et celles de la Saint-Vincent-de-Paul) … s’il en reste … sinon, va falloir en cloner!

    • «The bureaucracy is expanding to meet the needs of the expanding bureaucracy»

    • Avant de proclamer que c’est la faute à notre système “socialiste”, allez voir les cies d’assurances américaines et dites-moi sans rire que ce sont des modèles de productivité!

      Ce n’est d’ailleurs pas la seule province de la santé. La bureacratie, fusse-t-elle publique ou privée, risque toujours, toujours, toujours de devenir sa propre raison d’exister. Le seul remède, c’est d’avoir à des postes-clés des gens compétents et déterminés pour élaguer l’arbre et bloquer les pousses indésirables.

      Le problème, c’est comment créer un système qui favorise l’émergence de ce genre de dirigeants. Faudrait déjà commencer par élire des gens qui n’ont pas peur de mettre la hache dans la machine, même si ça fait mal au début.

    • J’ai l’impression que vous ne comprenez rien. Lisez bien à tête reposée, je vais tout vous expliquer.
      L’argent qu’on injecte dans la santé se doit d’être bien gérée. Là où il y a de l’argent il y a un besoin d’administrer. Comme chaque administrateur a une enveloppe budgétaire qui lui est propre, il est impétratif lors d’une nouvelle injection d’argent de créer un nouveau poste budgétaire. C’est la base de l’administration publique. Qui dit nouveau poste budgétaire, dit nouveau gestionnaire et nouvelle équipe de gestion. De cette manière on s’assure que notre argent, ainsi injecté, est bien géré.
      Le gouvernement n’est pas là pour régler mais bien pour gérer. On doit accepter et comprendre qu’il y ait plus de gestionnaires que de praticiens. C’est la logique même.
      Que diriez-vous si votre argent était mal géré?
      Prenez la Caisse de dépot, voilà un exemple parfait d’argent mal géré. Et pourquoi?
      C’est simple, tout simplement parce qu’il n’y avait pas assez de gestionnaires pour s’en occuper.
      Vous en avez eu la preuve, beaucoup d’argent laissé dans les mains de peu de gens cause indubitablement un problème majeur de gestion.
      Comptons-nous chanceux que l’argent de la santé soit aussi bien gérée…vous me suivez? :-)

    • j,ai passé 4 jours a l,hopital et j,ai vu la facon que les nouvelles infirmieres(du privé?) ou pas s,adressent a leurs malades,,? au lieu de se réunir dans le couloir, elles crient les données du patient,,et tout le monde est au courant de la derniere diarhée de celui-ci ou si la dame a fait pipi dans sa couche, il y a un manque de dignité et que dire des secrétaires des médecins, elles se croient en mesure de juger les gens en avant et elles se permettent re de parler bete aux personnes de plus de 5 0 ans, c,est vrai que ce sont des jeunes personnes qui viennent de sortir de l,«école et qui ne connaissent rien des rapports humains,,,, pauvre génération sans culture et éducation, je ne dis pas sans instruction,,,

    • kosmokrmr 28 septembre 2010 20h58

      Pour avoir été sur le Ca d un Établissement Hospitalier pour environs 4 ans, au début des années 2000, je ne peut que qu`approuver que le systeme est embourbé dans la bureaucratie.

      Que,que oui. Que qu’on en a beaucoup de cadres comme ça…

    • Beaucoup trop de cadres, effectivement. J’ai travaillé 5 ans dans un établissement de santé privé dont les services auxillaires (entretien ménager, cuisine, cafétéria, buanderie, sécurité, réception, téléphonie) étaient gérés par Sodexho.

      Autrefois, une seule personne gérait le service. Quand Sodexho est arrivé, 2 autres postes ont été créé : deux chefs de service (en plus du directeur des services). Que faisaient-ils ? Leur travail consistait a couper.

      C’est comme ca qu’on s’est retrouvé avec des agents de sécurité d’agence (qui n’avaient aucune formation en passant), un seul préposé a l’entretien ménager de 16h00 a 17h00 (alors que tous les tracas arrivent a 16h02), un seul agent de sécurité (qui jouait aussi le rôle de téléphoniste et de préposé a l’accueil) pour tout l’hôpital a 20h00 la fin de semaine (alors que les visites terminent a 20h30), la cafétéria fermée durant l’apres-midi et un agent de sécurité qui doit coordonner les transports inter-hospitalier les samedi et dimanche matin ! Ils ont même été jusqu’a étudier d’enlever un poste a la cuisine (alors que plusieurs ne sont même pas capables de suivre le rythme).

      Et leur rôle dans tout ça ? J’ai eu a remplir une auto-évaluation pour la fin de ma probation (alors que ce devait être le rôle de mon chef de service) et je n’avais eu aucun feed-back. Les 3 cadres passaient leur temps dans leur bureau ou circulaient dans l’hôpital (sans jamais se rendre sur les étages de soin pour, par exemple, vérifier la propreté). L’ancien directeur passait sa journée a fumer ses cigarettes dehors ou s’empiffrer a la cafétéria (sans jamais rien payer, bien sûr). Il fallait couper ! Pourquoi personne n’a penser a coupé dans leur poste a eux ?

      Personnellement, je les considérais les trois comme des incompétents. Bizarrement, les trois sont partis presque en même temps pour ‘relever de nouveaux défis’. En tout, treize cadres sur vingt dans l’hôpital (si ma mémoire est bonne) ont quitté d’une manière similaire en l’espace de quelques mois. Ils ont tous été mutés ailleurs et ont été remplacé. Certains sont même restés en place quelques semaines avait de quitter pour ‘relever de nouveaux défis professionnels’ (la note de service était quasiment toujours la même, il ne suffisait que de changer le nom en haut de la page…).

      Une autre exemple ? La directrice des services financiers a décidé de partir. Une personne par intérim (de l’extérieur) a été nommé. Plusieurs mois plus tard, un directeur a été nommé et a pris la place de celui par intérim. Il est resté en poste 3 semaines avant de quitter. La personne par intérim est alors revenu et a finalement été officiellement nommé. Il est resté en place 4 mois avant de quitter pour ‘relever de nouveaux défis professionnels’. J’imagine mal l’état du service après tous ces chamboulements !

      Ce n’est qu’un exemple, je sais très bien que ça doit se passer de la sorte. En passant, cet hôpital était privé-conventionné !

    • C’est ça qui arrive quand on se met à trop administrer de médicaments…

    • Une première piste de solution, sortir tous les syndicats des institutions publiques.
      On aura fait un grand pas en avant.

    • L,éducation, la santé, la SQ, Hydro-Québec, etc…, pourraient être gérés avec 50 % de leurs budgets actuels si c’était géré par l’entreprise privée.

    • Il faudrait, Monsieur Lagacé, comme vous l’évoquez, créer des agences, je dis bien des agences, pas une Agence, monstrueuse, bureaucratique, à l’image des ministères hypertrophiés que nos avons, mais des agences spécialisées, régionales qui se concurrenceraient entre elles aux plans de la clientèle desservie et des coûts.

      Mais oubliez tout cela, les syndicats s’y opposeront jusqu’à la mort (voir la publicité déplorable et malhonnête du Syndicat de la fonction publique à propos d’une éventuelle agence du revenu). Par ailleurs, le gouvernement voudra toujours tenir la bride, il ne pourra jamais consentir à l’autonomie des dites agences. J’ai dirigé la création de la cinquième agence du gouvernement du Québec en 1996. Après avoir évoqué une sorte d’autonomie pour les agences, avec un directeur général ou un président qui pourrait être révoqué par son C.A., selon le modèle britannique, le Québec s’est rapidement replié sur le modèle d’une agence innoffensive, inodore et insipide, pour ainsi dire sans pouvoirs, se rapportant au sous-ministre, i.e. comme toute autre direction générale d’un ministère. Résultat: le statu quo agrémenté à la sauce “gestion par résultats”, moins la possibilité réelle d’une sanction advenant une performance inadéquate. Il a fallu que mon organisation soit privatisée pour qu’elle devienne vraiment maître de ses décisions et brille de tous ses feux.

      Si vous espérez une révolution de la gestion au Québec, vous rêvez en couleurs.

      Jacques Saint-Cyr

    • Dans l’entreprise privée, on congédie les incompétants. Dans le publique on leur donne une promotion.

    • Retirez les conditions d’emploi beton des fonctionnaires et vous reglerez votre probleme. Sans cela, on ne peut PAS mettre un fonctionnaire a la porte. Alors qu’on le veuille ou non, on est pogne avec ceux qu’on as, incluant les incompetents. Sur ce point, Mme. Elkouri frappe dans le mille.

    • Faudrait pas que le magazine Maclean’s apprenne ça. On passerait pour une vraie bande de caves. Je vois le titre d’ici: “Le Québec, province de Ding et Dong.”

    • @renefo1

      Une première piste de solution, sortir tous les syndicats des institutions publiques.
      On aura fait un grand pas en avant.
      ______________

      On ne parle pas d’employés syndiqués ici, mais bien de cadres. L’anti syndicalisme à toutes les sauces, même quand on est dans le champ. N’importe quoi !

    • Je travaille moi même dans le secteur public et il semble que les problèmes de gestions sont courant et constants. Entre les cadres promu alors qu’ils n’ont pas les compétences et la politicaillerie excessive, il reste bien souvent des syndiqués découragés et qui font bien leur travail. j’ai trouvé ce blog qui ressemble un peu trop à mon millieu de travail : http://lefonctionnaireeconome.blogspot.com/

      je vois encore dans les différents commentaires des gens qui blâment les syndiqués à toutes les sauces, mais dans les faits, ils sont souvent les seuls à se préoccuper de la population et des services à rendres.

    • @ armand_dugland

      L’un n’empêche pas l’autre. On peut critiquer les cadres et les conventions collectives signées à une époque où les gouvernements voulaient être réélus.

    • Quand on parle de la Santé on parle AUSSI des Services sociaux.

      Dans les dix dernières années, avant ma retraite en 2009, j’ai vu le nombre de cadres DOUBLÉS dans les Centres Jeunesse et à la DPJ. Il y avait quasiment autant d’intervenants sociaux qui faisaient des interventions dans les familles que de cadres et de ‘pousseux de crayons’ qui, supposément, développaient des programmes d’intervention et qui ‘contrôlaient’ les intervenants sociaux.

      En plus, les formulaires AUSSI ont doublé, si bien que les intervenants passent maintenant 50 % de leur temps à pousser leur crayon, eux aussi.

      Le ’boute du boute’, c’est quand on a enlevé les stationnements dans les édifices qui étaient réservés aux intervenants du centre-ville de Montréal … pour les donner aux cadres. Maintenant, les intervenants tournent en rond pendant des heures chaque semaine pour se trouver une place de stationnement à chacun de leurs nombreux déplacements (ce qui enlève aussi du temps d’intervention).

      En définitive, on voit bien que la ‘Santé et les services sociaux’ se bureaucratise de plus en plus au détriment des usagers et des services offerts. Le réseau est devenu un MONSTRE incontrôlable et le Gouvernement s’en fout !

    • @armand_dugland

      Les 100,000 employés dont il est question ici ne sont pas tous des cadres.
      Le personnel administratif est syndiqué. Les syndicats sont des entreprises avant tout et plus on engage de personnel, plus on perçoit de cotisations. Alors trois syndiqués pour faire le travail d’une personne, c’est très payant pour le syndicat.

    • @scotch

      D’accord avec vous. On peut amener une critique articulée en regardant plus d’une facette d’un problème mais je suis contre la vision d’un anti-syndicalisme primaire qui, quelque soit le problème de société, a indécrottablement réponse à tout et fait office de baguette magique pour résoudre une situation malheureuse.

      Quand on regarde à l’envers avec une paire de jumelle, l’horizon apparait petit !

    • Dans les années 70, j’ai enseigné dans un collège où une seule personne faisait la paye de tous les professeurs et employés de soutien (Sans ordinateur). Dans les années 80 – 90, ce département s’est mis à grossir à un point tel qu’ils sont présentement 10 personnes avec en plus des ordinateurs. Eh bien, croyez le ou non, ils sont d’une inefficacité totale. Plus moyen d’obtenir quelque renseignement que ce soit, juste obtenir un rendez-vous est un tour de force…

      Prenez cet exemple et multipliez le à tous les organismes gouvernementaux. Imaginez la santé???

    • @pager

      On n’est plus dans les années 70, le service de la paye des commission scolaires est loin d’être aussi inefficace que tu aimerais faire croire.

    • A chaque changement de parti au pouvoir, les politiciens embauchent des centaines de personnes qui sont les amies du parti .
      Maintenant, à la santé, il y a 100,000 cadres contre 108,000 travailleurs au Québec.
      Au privé, cette situation serait une faillite assurée.
      Réseau Liberté Québec doit sortir des “idées” pour corriger cette situation néfaste pour les malades.
      Il faut aussi faire des modifications dans notre supposée démocratie qui devient une dictature à vue d’oeil.

      Fernand Cloutier
      Val-d’or

    • Chaque partie prenante au dossier ayant droit au chapitre dans les articles en question, il n’y a pas lieu d’en faire un drame, mais plutôt d’essayer d’y voir un peu plus clair et de trouver des moyens de pallier aux lacunes les plus criantes du système, quitte à régler les problèmes de fond un peu plus tard. Quant à ces derniers, il faut que le débat public ait lieu, certes, mais aussi et surtout que les décideurs prennent courageusement les décisions qui s’imposent le plus rapidement possible, en y allouant les ressources nécessaires.

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