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Micheline Parizeau a été radiée du Barreau. Elle a été réinscrite au tableau de l’Ordre après une radiation de cinq ans. Il me semblait, en lisant son nom, dans le compte-rendu d’Hugo Dumas, que son nom me disait quelque chose…
Christiane Desjardins a parlé du retour de Me Parizeau dans le paysage juridique québécois. Yves Boisvert a commenté un certain acharnement du Barreau à son égard.
Joseph Facal signe une chronique qui va hanter Pauline Marois et indisposer une partie de la famille souverainiste, ce matin. L’ex-ministre péquiste, à quelques semaines des 15 ans du dernier référendum, que non, la souveraineté n’est pas à portée de main. Extraits :
Nous tournons en rond depuis quinze ans. La question nationale reste un immense problème non réglé, et la souveraineté demeure la meilleure réponse à ce problème. Malheureusement, la souveraineté est, pour l’avenir prévisible, une réponse à un problème que notre peuple ne veut pas confronter, parce qu’il a perdu le goût d’avancer et perdu aussi confiance dans ses dirigeants politiques, fédéralistes comme souverainistes.
Il faut désormais poser autrement la question nationale. Il faut ouvrir un nouveau cycle politique. Les problèmes du Québec sont criants. Nos réseaux de santé et d’éducation craquent de partout. Nous sommes plus pauvres, plus endettés, plus dépendants des transferts fédéraux que ce que notre potentiel et nos atouts devraient autoriser. C’est sur ces fronts que notre peuple attend une action politique vigoureuse et immédiate.
C’est – sans jeux de mots – d’une brutale lucidité, de la part d’un homme qui croit dur comme fer que le Québec se développerait mieux seul, en tant que pays. Ça pourrait aussi ressembler au discours de fondation d’un nouveau parti politique, tiens, tiens…
On sait désormais pourquoi Claude Dubois, chanteur émérite, idole d’un peuple tout entier, véritable Maurice Richard de la chanson, phare de la civilisation, homme d’idées, défenseur de principes, sauteur de files de gens ordinaires aux sites de vaccination, artiste engagé, a décidé de demander une injonction contre V, chaîne qui diffuse la téléréalité qui documente sa vie époustouflante, hier. Injonction accordée et qui a poussé V à ne pas diffuser l’épisode, hier soir.
Hugo Dumas rapporte, dans un texte surréaliste, que M. Dubois n’a pas aimé la version proposée par la boîte de production parce qu’elle comportait trop de sacres. Des sacres non expurgés, je veux dire par là des sacres qui ne sont pas maquillées par de pudiques biiiiips, comme c’était le cas dans le premier épisode, diffusé la semaine passée.
Surréaliste parce que l’avocate de Claude Dubois, Me Micheline Parizeau, en plaidant la cause de son client, a sorti les perles suivantes, si je me fie à mon collègue Dumas :
En cour hier, l’avocate de la star de la musique, Micheline Parizeau, a argué que Dubois en réalité, une «émission mignonne», devait représenter le quotidien des Dubois «dans tout ce qu’il y a de plus charmant». «Il y a des enfants à l’écoute, a-t-elle plaidé. Et des blasphèmes, ce n’est pas acceptable dans une émission familiale.»
Selon Me Parizeau, les sacres avaient tous été enlevés ou camouflés avant d’être rajoutés dans la deuxième copie. «Peut-être que ça aide les cotes d’écoute, mais on essaie de détruire et démolir l’image d’une famille», a avancé l’avocate.
Donc… Si je comprends bien… Claude Dubois sacre comme un cocher, dans la vie. Il sacre comme un cocher, même s’il se sait filmé. Il participe à une téléréalité, et quand la téléréalité se met en tête de mettre en scène ses jurons, le chanteur joue les vierges offensées ?
Il ne joue plus ?
Il se la joue Membre Éternel de L’Académie française ?
Et son avocate parle d’ « émission familiale », de tentative de démolir « l’image d’une famille » ?
Hugo, dis-moi, elle a dit ça sans pouffer de rire, Me Parizeau, devant le juge ?
On apprend aussi que Claude Dubois est payé 140 000$ pour sa participation à cette téléréalité. Personnellement, je pense que c’est très mal payé pour faire un fou de soi. Ça vaut le double, au moins. Mais lâche pas mon Claude, parti comme t’es là, tu vas être dans le Bye Bye 2010, pas mal sûr. Peut-être même dans plus d’un sketch…
Le mot de la fin revient à Raymond Doray*, avocat de V : « C’est une téléréalité, et la réalité, c’est que M. Dubois sacre. »
* J’ai confessé, dans un précédent billet, quelques déclarations d’intérêt touchant V et Claude Dubois. En voici une autre, dans un esprit de transparence : Me Doray, avocat chez Lavery, agit souvent comme avocat pour La Presse. Il est dans l’équipe juridique qui me défend, moi et Richard Therrien du Soleil, dans une poursuite intentée par des gens de TVA.