Au fil des années, Maxime Bernier a maintes fois servi de fertilisant pour m’inspirer à pondre chroniques et billets de blogues. Jos Louis en Afghanistan, bêtises politico-conjugales avec Julie Couillard, ésotérisme quant au formulaire long du recensement : je l’ai maintes fois écorché. Le fait qu’il soit d’une école de droite totalement déconnectée du consensus social québécois m’a aussi incité à appuyer un peu fort sur le crayon. Mais aujourd’hui, le député conservateur de Beauce m’impressionne. Vraiment.
Il a clarifié ses positions sur le financement public du futur Colisée. Il s’y oppose. En termes on ne peut plus clairs, dans un climat de pensée unique qui frôle le comique, dans la région de Québec. En cela, il est totalement et admirablement cohérent avec sa pensée politique et économique. Je ne la partage pas, pas du tout, mais Maxime Bernier a le mérite, ici, de ne pas chercher de faux-fuyants, d’oser déplaire à un tas de gens qui sont sympathiques à ses positions et de ne pas hésiter à irriter à ses camarades députés conservateurs du Québec. Extrait des propos de son blogue, rapportés par Malorie Beauchemin, de La Presse :
«Je n’ai aucunement été impressionné par les conclusions de l’étude d’Ernst & Young, qui qualifient de rentable le projet d’amphithéâtre – mais uniquement dans l’hypothèse où ce sont les gouvernements qui financent entièrement sa construction et les réparations et rénovations pour les 40 prochaines années, écrit M. Bernier. On joue avec les mots. Ce qu’il faut conclure, c’est plutôt que le projet n’est tout simplement pas rentable et qu’il constituera un fardeau financier pour les contribuables pour des décennies à venir.»
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