
Maurice Duplessis
Le paragraphe du jour est tiré d’un texte de Jean-François Lisée, du côté de L’actualité, qui résume bien la politique du gouvernement du Québec en matière de ressources naturelles, qu’il s’agisse d’éolien ou de minerai :
C’est que le Québec fixe un prix de Wal-Mart, soit 10 cents l’hectare l’an, pour le permis d’exploitation. Victoria, elle, fait des enchères, qui font monter le permis à 1 000$, parfois 10 000$ l’hectare par an. Vite, trouvez le cancre, et trouvez celui qui sait vraiment briller parmi les meilleurs et créer de la richesse…
Dans ce paragraphe, Jean-François évoque le gaz de schiste, attachant le grelot à un texte de Charles Côté, de La Presse, qui parlait des différences entre le Québec et la Colombie-Britannique quant aux redevances exigées des exploitants de ressources naturelles.
Il y a quelques années, juste avant la fin d’un appel d’offres d’Hydro-Québec, j’ai fait pour La Presse une série (en voici une tranche, déterrée des interwebs via Vigile) sur la zizanie semée par l’industrie éolienne dans les campagnes du Québec. Redevances faméliques, manque scandaleux d’information, opacité volontaire dans les interactions avec les citoyens et les municipalités : c’était à peu près le même scénario que celui qui prévaut en cet été québécois gazier. Désolé, je ne peux pas croire que c’est un hasard, que c’est un manque d’encadrement, de vision. C’est un laisser-aller tout à fait intéressé de l’État, qui sait bien que le flou artistique profite à un seul camp : celui des « promoteurs ».
Ma collègue Sophie Cousineau a trouvé la formule tout indiquée pour résumer cet été : Le schisme du schiste.