Patrick Lagacé

Archive du 7 septembre 2010

Mardi 7 septembre 2010 | Mise en ligne à 15h37 | Commenter Commentaires (31)

Pourquoi suis-je fasciné par cette photo ?

Fabrice

Premier jour de travail de mon ami Fabrice de Pierrebourg à La Presse. Il n’a même pas fait l’effort de mettre une cravate, il se pointe ici, dans ce temple du journalisme canadien-français, avec un simple polo brun. Remarquez, bizarrement, ça s’agence parfaitement avec la couleur orange des murs de la salle…

Lire les commentaires (31)  |  Commenter cet article






Maurice Duplessis

Maurice Duplessis

Le paragraphe du jour est tiré d’un texte de Jean-François Lisée, du côté de L’actualité, qui résume bien la politique du gouvernement du Québec en matière de ressources naturelles, qu’il s’agisse d’éolien ou de minerai :

C’est que le Québec fixe un prix de Wal-Mart, soit 10 cents l’hectare l’an, pour le permis d’exploitation. Victoria, elle, fait des enchères, qui font monter le permis à 1 000$, parfois 10 000$ l’hectare par an. Vite, trouvez le cancre, et trouvez celui qui sait vraiment briller parmi les meilleurs et créer de la richesse…

Dans ce paragraphe, Jean-François évoque le gaz de schiste, attachant le grelot à un texte de Charles Côté, de La Presse, qui parlait des différences entre le Québec et la Colombie-Britannique quant aux redevances exigées des exploitants de ressources naturelles.

Il y a quelques années, juste avant la fin d’un appel d’offres d’Hydro-Québec, j’ai fait pour La Presse une série (en voici une tranche, déterrée des interwebs via Vigile) sur la zizanie semée par l’industrie éolienne dans les campagnes du Québec. Redevances faméliques, manque scandaleux d’information, opacité volontaire dans les interactions avec les citoyens et les municipalités : c’était à peu près le même scénario que celui qui prévaut en cet été québécois gazier. Désolé, je ne peux pas croire que c’est un hasard, que c’est un manque d’encadrement, de vision. C’est un laisser-aller tout à fait intéressé de l’État, qui sait bien que le flou artistique profite à un seul camp : celui des « promoteurs ».

Ma collègue Sophie Cousineau a trouvé la formule tout indiquée pour résumer cet été : Le schisme du schiste.

Lire les commentaires (19)  |  Commenter cet article






Mardi 7 septembre 2010 | Mise en ligne à 11h12 | Commenter Commentaires (42)

L’eau montréalaise de Pepsi et le miracle du marketing

aquafina_photos

Fabien Deglise, du Devoir, nous arrive avec cette révélation : Pepsi utilise l’eau du robinet municipal montréalais pour remplir ses bouteilles d’eau Aquafina. Extrait :

«L’eau du réseau d’aqueduc de Montréal est une eau potable de qualité financée par les contribuables», a indiqué au Devoir Daniel Cayley-Daoust, de l’Institut Polaris, un groupe qui mène actuellement campagne pour un plus grand respect de l’eau au Canada et pour l’éradication de l’environnement des millions de bouteilles d’eau en plastique consommées chaque année. «Que cette eau publique soit puisée par une multinationale et embouteillée pour en tirer un profit, c’est tout simplement inacceptable.»

Au-delà du côté acceptable ou pas, parlons un peu du côté absurde : payer pour une eau embouteillée qu’on paie déjà avec nos taxes. Et ça, c’est un partenariat public-privé formidable. Il faut dire qu’à 104 milliards de capitalisation boursière, Pepsi Co a bien besoin d’un petit coup de pouce de l’État…

L’eau embouteillée, l’idée de l’eau embouteillée, en Occident, où la qualité de l’eau du robinet est généralement exceptionnelle, est d’abord et avant tout une grande victoire du marketing, comme en fait foi ce grandiose papier de New Company, plogué en 2007 sur votre blogue préféré.

Sans oublier ceci :

Lire les commentaires (42)  |  Commenter cet article






publicité

  • TWITTER

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    mai 2013
    L Ma Me J V S D
    « avr    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728293031  
  • Archives