Patrick Lagacé

Archive, juillet 2010

Mercredi 28 juillet 2010 | Mise en ligne à 10h01 | Commenter Commentaires (157)

Pauvre Dr Gilles Julien, vous n’êtes pas Bernie Ecclstone !

Lisa-Marie Gervais, du Devoir, donne ce matin la parole au Dr Gilles Julien, qui lance un cri du coeur quant au financement de l’organisme de pédiatrie sociale portant son nom, dans Hochelaga-Maisonneuve. Le Dr Julien, tel qu’on le connaît, dénonce entre autres le fait qu’une subvention promise par Québec n’est jamais venue, creusant un trou de 900 000$ dans les activités de sa fondation. Des programmes ont été coupés, ainsi que des postes.

C’est évidemment affligeant, quand on sait le bien que fait l’organisme, dans un quartier pauvre de la ville. Quand on sait à quel point le « modèle » de Gilles Julien fait école ailleurs au Québec, au Canada et en Europe. Espérons que la montée de lait du Dr Julien va sortir quelques élus de leur torpeur estivale. Espérons que quelques élus vont magiquement accoucher de « normes » pour encadrer l’organisme mille fois célébré. Parce qu’on dirait bien que c’est ça le problème du fric non-versé par Québec : une affaire de normes. C’est très important, les normes. C’est capital pour assurer le bon fonctionnement, les normes. Sans normes, tout déborde, tout fout le camp, tout craque, tout se fissure. C’est bien connu. Oui, c’est un problème de normes, explique l’attachée de presse du ministre des Finances, Raymond Bachand. Extrait du texte de Gervais :

«Il a un projet unique qui ne rentre pas dans les programmes normés, alors on travaille là-dessus. »

Alors croisons-nous, tous, les doigts, pour que les normes soient adaptées, modifiées, réinventées, métamorphosées au plus sacrant, afin que le « projet » de Gilles Julien, celui qui s’assure que des enfants déjà poqués ne sortent pas de l’enfance encore plus poqués, « rentre » bientôt dans le cadre « normé » de l’État.

Si Raymond Bachand a accompli des miracles pour sauver triomphalement le Grand Prix de Montréal, émissaires à Londres en appui, au prix d’efforts qui ont duré des mois, sauver la Fondation Gilles Julien devrait prendre au gros, gros max un après-midi. Et y a même pas Bernie Ecclestone dans le dossier.

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Mardi 27 juillet 2010 | Mise en ligne à 12h38 | Commenter Commentaires (56)

Julie Couillard, « blogueuse » et autres niaiseries

JulieC

Julie Couillard a un « blogue » (j’utilise les guillemets because ça ne ressemble pas vraiment à un bloye) mais vous devez vous inscrire pour découvrir les trésors qui s’y cachent.

Défi pour WikiLeaks : trouver la liste des inscrits…

Bon, sinon ? Sinon, La Clique a exhumé des profondeurs du web ce montage d’extraits d’une mini-série télévisée mettant en vedette Mesdames Leboeuf et Vanasse, en anglais, Killer Wave, à propos d’un tsunami qui frappe la côte est des États-Unis, avec tous les désagréments que cela suppose… Et je ne me souviens pas d’avoir autant ri, tard dans la nuit, en visionnant un truc sur le web. La chaîne britannique qui a acheté ça a vraiment le sens de l’humour…

De l’undisclosed location tropicale où je me trouve, La Clique, je dois te dire que je suis assez soulagé de loger au 3e étage. C’est assez élevé pour échapper à tout, assez haut pour pouvoir me brancher sur une connexion wi-fi non-sécurisée…

Sinon ? Sinon, dans le rayon de l’humour, il y a mon amie Annie Morin, qui a largué un lead facétieux, dans son texte sur l’île d’Orléans, dans Le Soleil. Il y a, à l’île d’Orléans, des fraises et des empreintes de Félix Leclerc, comme chacun le sait, mais il y a aussi six municipalités ! Oui, Monsieur, SIX. Donc, Annie écrit ceci :

Il y a un maire et 27 conseillers municipaux à Québec pour servir 545 000 citoyens. L’île d’Orléans, elle, compte six maires et 36 conseillers municipaux pour répondre aux besoins de 7000 habitants. Il se trouve des gens pour dire que c’est trop.

No shit… Si je comprends bien, quand le PQ a imposé les fusions municipales au Québec, dont plusieurs ressemblaient à des tentatives d’accouplements entre hamster et girafes, il a oublié l’île d’Orléans. Montréal, Saguenay, oui, mais l’île d’Orléans, non ? Ben coudonc. L’histoire ne dit pas si quelques-unes de ces six municipalités, ou toutes ces municipalités, sont subdivisées en arrondissements. Tu nous checkes ça, Annie ?

Et parlant de niaiseries, André Pratte aborde LA niaiserie de l’été, l’imbécilité incarnée, j’ai nommé la guerre faite par le gouvernement du Canada au questionnaire du recensement. Après la guerre pro-créationniste, après la guerre aux danseuses de ballet, après la guerre aux sciences du climat, voici que le gouvernement du Canada ouvre un autre front et fait la guerre aux statistiques, une guerre que personne n’avait vu venir, et pour cause. Bientôt, les obscurantistes d’Ottawa vont déclarer la guerre thermonucléaire totale aux orages qui perturbent les dimanches. Fuck.

Comment ? Je suis anti-conservateur ? Pas du tout. Je suis pro-conservateur. Eh, ma business, c’est l’opinion ! Et avec un gouvernement conservateur majoritaire, chaque jour serait une visite au magasin de jouets pour le chroniqueur flirtant avec l’heure de tombée. J’aimerais bien voir le Canada dirigé selon les principes du Sarah Palin School of Government. On pourrait passer notre temps à « réfudier » bien des affaires. Normal que les ultra-conservateurs inventent de nouveaux mots. C’est conséquent avec l’invention de nouvelles réalités.

Tiens, tiens, je note qu’évidemment, dans cette guerre aux statistiques, Maxime Bernier est là, aux avant-postes, rayonnant dans la lumière du soleil levant, exposant son meilleur profil aux caméras, bravant les tirs de barrages des « élites », tout cela au nom des « personnes ordinaires », bien sûr, le « vrai » monde étant évidemment méprisé par le « faux ». Il est là, ce cher Bernier, et il fait ce qu’il fait de mieux : il mitraille sa bullshit partout, tout en demeurant impeccablement coiffé, au mépris du ridicule de sa position…

Pis, les Beaucerons, fiers de votre Golden Boy ? C’est ce que je pensais !

Conclure un billet qui commençait avec Julie Couillard par une jambette à Maxime Bernier ?

Check.

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Lundi 26 juillet 2010 | Mise en ligne à 14h19 | Commenter Commentaires (14)

Lecture d’été : du Mistral théâtral

Christian Mistral, le romancier, s’est fendu d’une pièce de théâtre. Le choix, que ça s’appelle. Enfin, Mistral a écrit une pièce mais reste à voir si elle sera « portée sur les planches », pour parodier la formule consacrée en cinéma. C’est cependant une foutue bonne lecture d’été et je vous la refile, gratis. Extrait :

Tu te rebelles contre ta conscience? Mauvais signe, Mais tu n’as pas tort. Personne n’est responsable de sa conscience. On l’engraisse, on l’assombrit, on la traîne derrière soi jusqu’à la fin de ses jours, mais on n’en prend jamais la responsabilité.

Et un autre extrait, tiens :

N’allez pas croire qu’il veut mourir. Simplement, il craint un peu de vivre. Toute sa vie, il a baigné dans cette angoisse. Thomas Mercure, paralysé de peur. Le monde n’y croirait jamais. Il a raison, au fond. Le monde n’a jamais su voir ses tableaux. Sous le masque joyeux d’un clown funambule, il peignait toujours de profondes rides de folle terreur qui disaient autant la crainte de tomber que celle de se rendre au bout

C’est, dans ces deux extraits, la conscience d’un certain Thomas qui commente… L’intégrale sur le blogue de Christian, Scrapbook

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