Patrick Lagacé

Archive, avril 2010

Vendredi 30 avril 2010 | Mise en ligne à 7h51 | Commenter Commentaires (161)

Tony Tomassi, de mal en pis

Tomassi-Chapleau

Vincent Marissal résume tout le dilemme politique que représente Tony Tomassi :

Dégommer M. Tomassi maintenant, ce serait un aveu d’échec (pour ne pas dire de culpabilité), évidemment, mais le garder en poste, c’est se condamner au pénible supplice de la goutte pour les six longues semaines qu’il reste à la session parlementaire.

À moins que le premier ministre Charest ne croit vraiment ce qu’il a dit en Chambre hier. Citation directe, à propos de M. Tomassi, source d’embarras du gouvernement depuis des mois :

Oui, on a posé plusieurs gestes pour soutenir les failles. Nous allons continuer à le faire. C’est la mission qui est confiée au ministre de la Famille, et il le fait bien.

TVA a révélé, par ailleurs, de nouvelles informations selon lesquelles Genco, l’entreprise familiale de M. Tomassi, dont les intérêts au sein de l’entreprise ont été confiés à une fiducie, a bel et bien rénové une garderie après l’élection de Tony Tomassi comme député de LaFontaine. Détails de Tommy Chouinard, sur Cyberpresse.

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Jeudi 29 avril 2010 | Mise en ligne à 17h07 | Commenter Commentaires (34)

Le Canadien : mea maxima culpa et Inch Halak !

Rocky-Jambon

Bon, levez la main, ceux qui avaient jeté la proverbiale serviette, quand le Canadien tirait de l’arrière 3-1 contre les Capitals.

Je vais lever les deux mains, personnellement.

(Ne faites pas attention aux taches d’humidité sous mes aisselles. La honte a un effet pervers sur mes glandes sudorales.)

Oui, j’ai douté. Non, mais statistiquement, un tel déficit ne pardonne habituellement pas. C’était sans compter qu’Halak allait se mettre à marcher sur l’eau, à multiplier pains et poissons et se transformer en super héros capable d’une mutation instantanée en mur de briques (l’histoire ne dit pas s’il y a eu ristourne, pour le mur de briques, dans quelque caisse électorale). C’était sans compter sur l’opportunisme du CH et sur ses défenseurs qui ont bloqué autant de garnottes que notre goaler tchécoslovaque (je sais qu’il n’est pas tchécoslovaque, que la Tchécoslovaquie n’existe plus, mais j’aime dire tchécoslovaque, bon, j’aime ces mots de l’autre siècle, comme microsillon, mêlez-vous de vos oignons). C’était sans compter sur les canons de Washington qui se sont tus…

(Parlant de la puissance offensive des Caps, la phrase du jour revient à mon camarade Jean-François Bégin, dans son texte du jour : « Un club dont l’arsenal offensif mériterait son propre traité de désarmement. »)

C’est la beauté du sport, non ?

Quand l’underdog, quand le négligé, quand le Rocky bat toutes les statistiques pour arracher la victoire et planter Goliath, je veux dire. Quand l’ADQ devient Opposition officielle en 2007. Quand les Red Sox flirtent avec la mort en 2004, contre les Yankees, qu’ils finissent par battre 4-3 après avoir tiré de l’arrière 1-3… Il y a une beauté dans tous revirements athlétiques, beauté qui dépasse le score affiché au Jumbotron, il y a une métaphore qui nous rappelle que quand on veut, on peut…

Il suffit de le vouloir beaucoup, beaucoup, beaucoup…

(Et d’être chanceux, un peu, disons-le.)

Il y a le propriétaire des Capitals, aussi, dans un bel élan de grâce, qui rend hommage aux joueurs du Canadien en servant une baffe à ses salariés à lui. Traduction sur Cyberpresse.

Le jeu de mots du jour appartient à un ami, appelons-le Grand Vizir :

Ovechqui ?

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Photo Bernard Brault

Photo Bernard Brault

Rappelez-vous le printemps 2008 : le Canadien élimine les Bruins et, au centre-ville, c’est l’explosion de joie. On peut voir les rues envahies par les fans en délire après une victoire en première ronde de deux façons.

Primo, cette ville est gaga de son club à un point où le DSM-IV devrait se pencher sur nous. Deuzio, les standards baissent (et  la preuve que je vieillis est que je dis ça) : dans mon jeune temps, les amis, il y avait des fans dans les rues quand le Canadien gagnait la Coupe Stanley. Pas après des victoires en première ronde…

Mais je m’égare. Rappelez-vous, donc, le printemps 2008 : le Canadien élimine les Bruins et, au centre-ville, c’est rapidement le bordel. Les casseurs se mêlent aux fans : vitrines brisées, boutiques pillées et voitures de police incendiées. J’étais dans la rue cette fois-là et je l’étais encore hier. La différence ? Les flics, ou plutôt leurs patrons, avaient vu venir le coup, hier. En 2008, les agents de la base avaient prévenu leurs patrons, dans la journée du match ultime : ça va brasser. Réponse des boss : ça va bien aller. Traduction : pas besoin de mobiliser les troupes, surtout que ça coûte cher en temps supplémentaire.

On avait vu le résultat instantanément, dans la rue. Peu visibles, trop peu nombreux, mal équipés, les agents présents au centre-ville de Montréal avaient été dominés par les fêtards et les casseurs. Dès le début des festivités, les excès n’étaient non seulement pas punis, il n’y avait aucun flic en vue quand des tatas se mettaient à taper sur des autos, à fesser dans des vitrines. Cette absence a galvanisé la foule et on connaît la suite…

Hier, c’était tout le contraire. La police était visible, ses agents étaient nombreux et prêts : casqués et équipés de boucliers. La force de dissuasion était là, dans cette présence. Les plus ambitieux des fêtards étaient dissuadés de faire des niaiseries… C’est pourquoi il n’y a pas eu de dérapages, pas de vitrines cassées, pas de chars incendiés. Parce que cette fois-ci, les boss du SPVM ont eu la sagesse de ne pas faire d’économies de bout de chandelle dans une ville qui vire sur le capot quand ses préférés remportent une victoire en première ronde…

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