
Bon, levez la main, ceux qui avaient jeté la proverbiale serviette, quand le Canadien tirait de l’arrière 3-1 contre les Capitals.
Je vais lever les deux mains, personnellement.
(Ne faites pas attention aux taches d’humidité sous mes aisselles. La honte a un effet pervers sur mes glandes sudorales.)
Oui, j’ai douté. Non, mais statistiquement, un tel déficit ne pardonne habituellement pas. C’était sans compter qu’Halak allait se mettre à marcher sur l’eau, à multiplier pains et poissons et se transformer en super héros capable d’une mutation instantanée en mur de briques (l’histoire ne dit pas s’il y a eu ristourne, pour le mur de briques, dans quelque caisse électorale). C’était sans compter sur l’opportunisme du CH et sur ses défenseurs qui ont bloqué autant de garnottes que notre goaler tchécoslovaque (je sais qu’il n’est pas tchécoslovaque, que la Tchécoslovaquie n’existe plus, mais j’aime dire tchécoslovaque, bon, j’aime ces mots de l’autre siècle, comme microsillon, mêlez-vous de vos oignons). C’était sans compter sur les canons de Washington qui se sont tus…
(Parlant de la puissance offensive des Caps, la phrase du jour revient à mon camarade Jean-François Bégin, dans son texte du jour : « Un club dont l’arsenal offensif mériterait son propre traité de désarmement. »)
C’est la beauté du sport, non ?
Quand l’underdog, quand le négligé, quand le Rocky bat toutes les statistiques pour arracher la victoire et planter Goliath, je veux dire. Quand l’ADQ devient Opposition officielle en 2007. Quand les Red Sox flirtent avec la mort en 2004, contre les Yankees, qu’ils finissent par battre 4-3 après avoir tiré de l’arrière 1-3… Il y a une beauté dans tous revirements athlétiques, beauté qui dépasse le score affiché au Jumbotron, il y a une métaphore qui nous rappelle que quand on veut, on peut…
Il suffit de le vouloir beaucoup, beaucoup, beaucoup…
(Et d’être chanceux, un peu, disons-le.)
Il y a le propriétaire des Capitals, aussi, dans un bel élan de grâce, qui rend hommage aux joueurs du Canadien en servant une baffe à ses salariés à lui. Traduction sur Cyberpresse.
Le jeu de mots du jour appartient à un ami, appelons-le Grand Vizir :
Ovechqui ?