Patrick Lagacé

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    Patrick Lagacé aime le journalisme : « Cette profession permet de vivre des aventures et d'être payé pour le faire », dit-il.
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    Vendredi 12 mars 2010 | Mise en ligne à 8h19 | Commenter Commentaires (185)

    Le Globe and Mail et le Québec

    Mars

    Ma chronique du jour dans La Presse porte sur les opinions du Globe and Mail quand il est question du Québec. Contexte : le Globe s’est fendu d’un éditorial sur l’affaire de cette Égyptienne d’origine qui insistait pour porter le niqab, au CEGEP Saint-Laurent. La Presse, sous le plume de Vincent Marissal, a déterré cette histoire la semaine dernière. La réaction, au Québec ? Quasi-unanime : la dame a exagéré et, dans une école, il faut évoluer à visage découvert. Même les voix qui, d’ordinaire, sont favorables aux accommodements ont appuyé la décision de Québec de ne pas accommoder la dame.

    Le Globe and Mail a donc publié un éditorial condescendant et méprisant sur ces méchants québécois qui ne savent pas tolérer la différence (But the case of Naema Ahmed is not about accommodation at all – it is about the limits of tolerance, and in Quebec it is that which is proving to be unreasonable). Un éditorial qui contient un parallèle dégueulasse entre l’État québécois et des régimes répréhensibles comme celui des talibans (It may be practiced in some Arab and west Asian countries, such as the former Taliban regime in Afghanistan, but empowering state agents to enforce dress codes and bar the education of women is hitherto unknown in Canada).

    On pourrait parler de dérapage si c’était une position isolée, dans ce journal. Mais quand il est question du Québec, le Globe and Mail semble avoir subi un douloureux divorce avec la réalité. Il se permet de dire n’importe quoi. En 2006, le Globe a publié un papier de Jan Wong qui affirmait que la Loi 101 causait l’aliénation des immigrants, aliénation qui expliquait pourquoi, dans les trois fusillades scolaires de l’histoire du Québec (Dawson, Poly, Concordia), les tueurs étaient respectivement fils d’immigrants et immigrant. Une affirmation délirante, appuyée par rien du tout. Mais non seulement Wong l’a écrite, non seulement des chefs de pupitre l’ont lue sans la biffer, mais le Canada’s National Newspaper a défendu becs et ongles sa chroniqueuse, dans la controverse qui a suivi.

    Je ne marche pas dans la mécanique de la victimisation du Québécois toujours victime d’un Canada anglais colonial. D’abord, je crois que le Québec a beaucoup évolué dans sa relation avec le reste du pays, que les Québécois ont acquis, en 40 ans, une énorme confiance dans leurs relations avec les Canadiens : je ne suis le colon et la victime de personne. Ce qui ne veut pas dire qu’on doive tout accepter. Ce qui est sidérant, ici, c’est que le Globe and Mail n’est pas un torchon, c’est un grand journal qui produit chaque jour du journalisme de qualité. Mais quand ses faiseux d’opinions se penchent sur cette sale province intolérante qu’est le Québec, ils décrivent invariablement un endroit que je ne connais pas. Et ça passe. Pourquoi ? Parce que ses lecteurs, probablement, ne connaissent pas le Québec non plus. À la fin, au-delà de la stupidité larvée de la page éditoriale du Globe, c’est du mauvais journalisme. Shame on you.

    Comme je disais, le Globe peut se permettre d’écrire n’importe quoi sur le Québec. Un édito récent a mal traduit un mot du Ô Canada, dans une prise de position contre le sexisme supposé de la version française de l’hymne national. Une large part d’un éditorial était donc basée sur la traduction tronquée d’un mot, aïeux. Si les Einstein du Gobe avaient bien compris la nature du mot aïeux, il n’y aurait pas eu de papier sur la question. J’imagine que le traducteur Google était en panne et qu’on est allé de l’avant. Pas grave, c’est le Québec.

    Autre point, que je n’ai pas abordé dans ma chronique : John Ibbitson, chroniqueur du Globe and Mail, basé à Ottawa, a fait un papier dénonçant, avec ton grave de circonstance, le manque de diversité du Québec. La province, a-t-il noté, compte moins de minorités visibles que le reste du pays. Le papier de M. Ibbitson est plein de statistiques, de « hard facts », comme il m’a écrit. Certes. J’aurais aimé un peu de contexte. J’aurais aimé qu’il parle à Marie McAndrew, par exemple, comme je l’avais fait la veille par hasard. La titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’Éducation et les rapports ethniques aurait pu lui expliquer qu’une différence capitale entre le Québec et le Canada dans ses rapports avec l’immigration : le Canada « canadianise » ses immigrants depuis beaucoup plus longtemps que le Québec ne « québécise » ses immigrants. À la fin, dit le professeur McAndrew, la « diversité » canadienne est plus importante parce que plus vieille : le Québec approche du point où les immigrants vont bientôt constituer une masse critique dans la société. Je reviendrai prochainement sur les observations de Mme McAndrew.

    On peut s’émouvoir et condamner les dérapages, comme les folies post-Hérouxville, qui dénotaient un malaise avec l’immigration. Mais on lit le papier de M. Ibbitson et on a la sale impression, encore, que tout peut se dire sur le Québec, à l’ouest de la rivière des Outaouais. Que le contexte n’est pas important. Que congénitalement, pour ces gens, les Québécois sont fermés aux autres. Autre truc, sur M. Ibbitson. Quand mon journal m’envoie en reportage en Alberta, je peux communiquer avec les Albertains dans leur langue, je peux lire le Calgary Herald dans le texte, je peux aller interviewer un animateur de radio qui fait une tribune téléphonique. M. Ibbitson, lui, ne lit pas La Presse ou Le Devoir, ne peut pas comprendre Paul Arcand : il ne parle pas français. Je ne dis pas que parler la langue d’un territoire parfaitement est une condition incontournable pour le comprendre. On peut contourner cette barrière en embauchant des fixers et traducteurs locaux, comme quand on va en Afghanistan, par exemple. Mais M. Ibbitson se fie à ce qu’il lit dans le Globe, pour comprendre le Québec. On s’attendrait à un peu moins de certitude quand il écrit sur cette société.

    But it’s okay. It’s Quebec. Say what you want.


    • C’est d’une belle lucidité tout ça ! J’apprécie énormément votre audace, elle est rafraîchissante dans la mesure où elle est justifiée mais tout de même polie.

      Sans compter que vous avez le culot de publier tout ça dans un journal, disons-le, plutôt fédéraliste.

      Chapeau !!! (Hat !!!)

    • The Globe and Hatemail….

    • Il faut savoir se regarder dans le miroir car beaucoup de nos médias font la même chose lorsqu’il est question des arrogants, méprisants et méchants Américains…

      N’est-ce pas ?

    • 1) Avez-vous lu les messages sous le 1er article? Les Québécois sont loins d’être seuls à penser que le niquab va trop loin. C’est un débat en cours.

      2) Ibbitson a totalement raison. Les Québécois ont peur de la disparition du français, mais ce qui arrive avec le Québec, c’est la marginalisation de la province qui en fait est un recul du Québec.

      Montréal est aussi blanche qu’Edmonton. Et on se fait croire que c’est une ville cosmopolite! C’est pas une de vos fiertés? Cette ouverture des Montréalais? Vous êtes ouverts ou non? Ou juste à moitié?

      La réalité, c’est que le Québec reçoit une immigration très homogène et en plus, en reçoit peu. Parce qu’on a PEUR!!! On a peur et ça nous empêche d’avancer. Dans le fond, on croit avoir une culture faible qui pourrait disparaître si on recevait trop d’immigrants. C’est peut-être la réalité. Notre culture est possiblement trop faible. Mais ce maintient nous fait stagner pendant que les autres avancent.

      C’est ça l’avenir du Québec?

    • Vous dites “But it’s OK, it’s Quebec. Say what you want”.

      Je suis bien d’accord que le Globe and Mail écrit avec un ton très ferme. Cependant, je ne vois pas pourquoi vous devez vous en formaliser puisque les médias au Québec font la même affaire à l’encontre du reste du Canada.

      Toutes ces choses me passent 48 000 km par-dessus la tête car je suis bilingue et j’apprécie ce que le Québec a à apporter à la communauté “at large”, puis idem pour ce que le ROC a à apporter.

      Fondamentalement, les gens sont biens dans la vie. Si nous partions de ce principe, nous éviterions beaucoup de rancune, de rage, de jalousie, etc…

      Un réactionnaire qui tente de voir juste,

      TESL

    • “…ces méchants québécois qui ne savent pas tolérer la différence…”

      Et si c’était vrai?

      Ah mais non.
      Nous sommes tellement supérieurs au Québec. On est au dessus de tout ça.
      Après tout, nous avons des “valeurs”, nous, les québécois et les québécoises.

    • Cet éditorial provoque une véritable révolution dans le G&M: un avalanche de commentaires d’internautes en faveur du Québec et contre l’opinion anti-Québec du journaliste. Un phénomène tellement rare, qu’il vaut la peine d’être souligné.

    • Allez,on se calme Pat.T’as besoin de vacanses,pourquoi tu demandes pas à ton patron de t’envoyer au Masters avec Mr.Hétu,trebig et moi,on pourrait faire un forsome,m’enfin si ton boss le veut. :lol:

    • Le Globe and Mail fait du chichi à propos des “aïeux” dans l’hymne “national” ?

      Pas de problème. Les députés du Bloc Québécois n’ont qu’a apprendre à chanter en choeur et à gorge déployée le “Chant national des Canadiens français”, exactement tel que composé par le juge Adolphe Routhier vers 1880 (voir plus bas). Ensuite, saisissant une occasion favorable à la Chambre des Communes, nos Québécois entonneraient vigoureusement l’hymne jusqu’au dernier couplet, ce couplet final envoyé encore plus fort que les trois précédents…devant leurs collègues anglophones toujours au garde-à-vous !
      Il serait intéressant de voir la réaction de nos compatriotes du Canada anglais.

      Ô CANADA, TERRE DE NOS A?EUX
      Chant National
      Paroles de l’Hon. juge Adolphe Routhier Musique de Calixa Lavallée

      1.

      Ô Canada ! Terre de nos aïeux, Ton front est ceint de fleurons glorieux,
      Car ton bras sait porter l’épée, Il sait porter la croix;
      Ton histoire est une épopée, Des plus brillants exploits;
      Et ta valeur, de foi trempée, Protégera nos foyers et nos droits,
      Protégera nos foyers et nos droits.

      2.

      Sous l’oeil de Dieu, près du fleuve géant, Le Canadien grandit en espérant.
      Il est né d’une race fière, Béni fut son berceau;
      Le Ciel a marqué sa carrière, Dans ce monde nouveau.
      Toujours guidé par sa lumière, Il gardera l’honneur de son drapeau,
      Il gardera l’honneur de son drapeau.

      3.

      De son patron, précurseur du vrai Dieu, Il porte au front l’auréole de feu.
      Ennemi de la tyrannie, Mais plein de loyauté,
      Il veut garder, dans l’harmonie, Sa fière liberté;
      Et par l’effort, de son génie, Sur notre sol asseoir la vérité,
      Sur notre sol asseoir la vérité.

      4.

      Amour sacré du trône et de l’autel, Remplis nos coeurs de ton souffle immortel !
      Parmi les races étrangères, Notre guide est la loi.
      Sachons être un peuple de frères, Sous le joug de la foi.
      Et répétons, comme nos pères, Le cri vainqueur: “ Pour le Christ et le Roi ! ”
      Le cri vainqueur: “ Pour le Christ et le Roi ! ”

      Texte original (1880)

    • La Presse aussi est un grand journal ça ne l´empeche pas d´avoir des Réjean Tremblay, des Patrick Lagacé qui tiennent le meme genre de propos que ceux que tu dénonces dans le Globe and Mail.

    • Et en plus, ça n’est même pas des «aïeux» dont il s’agit. La prétendue traduction anglaise de l’O Canada n’est en fait qu’une adaptation maladroite d’un chant patriotique «canayen».

      Ecoutez la première strophe de la version anglaise où l’on entend: «O Canada, our home and native land». C’est cette strophe qui prétend rendre le «O Canada, terre de nos aïeux».

      La suivante: «True patriot love in all thy sons command» n’a rien à voir avec la française:« Ton front est ceint de fleurons glorieux».

      Le reste de la traduction est à l’avenant. Pas rapport avec grand chose. Et les «politically correct» de l’autre langue officielle se sont attaqués au mot «sons» car à leur avis, il n’inclut pas leurs «daughters». Puis ils sont passés à «home and native land« qui n’inclus pas les immigrants puisqu’ils ne sont pas nés ici et qu’il faudrait donsc changer par, je suppose, par «our new home and our future children’s native land».

      De telles conneries ne sont possible qu’ici, dans un pays qui a élevé au rang de vertu cette faculté de passer son temps à «s’excuser d’exister».

      Quant aux élucubrations des médias hors Québec, pour avoir déjà passé plusieurs années à vivre dans d’autres provinces, j’ai développé une forme d’immunité à la bêtise. «Les chiens aboient, la caravane passe» dit le proverbe arabe. Pour une fois que les arabes ont raison, profitons-en. (P.S. pour les P.C., cette dernière affirmation se veut sarcastique. Pas besoin de me revenir avec des remarques désobligeantes. Ça aussi je suis immunisé.)

    • I stopped reading this shit paper. You can find much more intelligent stuff in the National Enquire

    • Mais vous êtes wâcisse vous les québékwâ.

    • Pour te plaindre t’aurais mieux fait d’envoyer une lettre au courrier du lecteur de The Gazette plutôt que d’écrire une chronique dans La Presse.

      Comme tu l’as dis: Toronto s’informe du Québec via The Gazette; ils en ont rien à cirer des journaux des “frogs”.

      Jean Émard

    • Juste pour dire, avant que les fameux séparatistes déversent leur fiel sur les “méchants anglais” que je vais souvent sur un forum “canadian” et cette nouvelle a été traitée pas mal. Tout le monde a applaudi la position du Québec. Ils disent qu’on est les premiers à mettre nos culottes et qu’ils aimeraient ca que leur province ait notre colonne devant ces “accommodements”. La position éditoriale du Globe ressemble plus à celle de la même élite qui comprend nos Bouchard-Taylord et al. Mais dans la population anglophone, comme la nôtre, notre position est très bien vu.

    • Peut-être que les Québécois ne sont plus dans un mode “colonisés”, mais les Canadiens sont certainement toujours dans un mode colonisateur dans leurs attitudes avec le Québec.

    • Est-ce qu’on serait vraiment plus mal perçu par ces clowns éditorialistes du Globe&Mail si on était un pays indépendant ?

      Pas sûr de ça moi. :)

      Jean Émard

    • Quand on sera indépendant, ils pouront dire ce qu’il veulent, rester renfermé sur eux même en les laissant maudire le Québec pendant des décennies. Pendant ce temps, nous, québécois ouvert sur le monde, on fera de la buiseness avec les États-Unis , Europe et le reste du Canada en se foutant bien de ce qu’ils peuvent penser… Quand on est plus fort, on se fou de ce que les autres peuvent penser…

    • Si le Globe pouvait porter le niqab, il le ferait. Mais la seule façon de provoquer, pour un quotidien, c’est de publier des textes cyniques visant à créer la controverse. La meilleure façon de lutter contre ces imbéciles, c’est de les ignorer.

    • Les Canadians sont des Americans en déni; ils ne peuvent se définir qu’en noircissant le peuple québécois, ça en dit long sur leur propre “non-identité”.

    • Croyez-vous, que ce vous écrivez ce matin, est nouveau dans ce pays ?

      Ça fait deux siècles et demie que les francophones du pays sont traités de la sorte par le ROC.
      Il faut prendre le temps de lire votre histoire et vous verrez et comprendrez mieux pourquoi les leaders francophones, non soumis, ont toujours voulu et veulent encore former leur propre pays pour se délivrer de la main mise sur eux, pour gérer leur destinée à leur manière sans toujours être obligés de se tenir à genoux devant la nature supérieure des anglos.

      Non, je ne me sens pas victime, j’ai juste une colonne qui a mal sous ces coups qui viennent de l’Ouest.

    • Les canadiens aglophones des autres provinces comprennent toujours très mal la différence culturelle du Québec et sont, je crois, en majorité contre les efforts pour la renforcer. Le moindre fait divers, pertinent ou non, est ainsi souvent monté en épingle par les médias comme une preuve de l’intolérance, de l’étroitesse d’esprit et de l’irrationalité de la société québécoise. Ceci a pour effet d’entretenir le préjugé défavorable et l’incompréhension envers le Québec, sa différence ou ses aspirations nationalistes et à renforcer la résistance à tout changement. Le procédé ne date pas d’hier et les exemples sont nombreux.

    • Pour une très rare fois, je suis parfaitement d’accord avec vous.

      Le Globe & Mail est bel et bien un très, très grand quotidien de qualité, le seul que l’on doit vraiment lire si l’on s’intéresse aux actualités anglo-canadiennes. Par contre, oui, pratiquement chacun de leurs articles concernant le Québec sont d’une ignorance assez crasse. Mais le pire ce n’est pas vraiment l’article en soi, mais plutôt les commentaires des lectures qui suivent…je prends souvent la peine de les lire, et mon Dieu, c’est d’une hargne à faire peur. En tant que Québécois, ça blesse. Bien sûr que parfois on s’en prend aussi aux Anglo-Canadiens, mais jamais avec autant d’acerbité.

      Pire encore, The Gazette…il faut lire tous les articles qui sortent ces jours-ci sur la loi 101 et 104…le lectorat anglo-québécois s’en donne à coeur joie dans leurs commentaires…ça donne mal au coeur venant de la part de Québécois.

    • pardon, lectures = lecteurs.

    • @stever.

      d’accord avec vous..Au Quebec c’est “in” de thrasher les anglos,les riches,les americains ,mais attention ne touchez pas a ma culture je suis tres frileux….petit peuple…

    • Bravo M. Lagacé! Je suis tout à fait d’accord avec vous. Les commentateurs et les journalistes n’abordent pas souvent cette désinformation systématique à l’égard du Québec.

      Et le Globe est loin d’être le pire! Il suffit d’aller regarder du côté de Calgary ou, pire encore, d’écouter leur talk radio.

      Ce qui est inquiétant est la quasi-unanimité des médias anglais au sujet du Québec. Cela m’étonnera toujours: il n’y a pratiquement aucun médias, aucun intervenant qui fasse le contrepoids à ce discours plutôt négatif sur le Québec. Du journal le plus prestigieux au pays jusque dans la pire des trash radio.

      Si une attaque publique est portée contre une communauté culturelle immigrante, contre une communauté autochtone, il y aura à peu près toujours un journaliste canadien anglais pour expliquer, contextualiser, justifier et même défendre le point de vue de cette communauté. Il n’y en a pratiquement jamais lorsqu’il est question du Québec.

      Lorsqu’il y a controverse, il faut qu’André Pratte ou Chantal Hébert écrive sur le sujet en anglais dans les quotidiens de Toronto pour que le contexte et le point de vue québécois soit expliqué convenablement. Malheureusement, comme ils sont étiquetés “franco”, leur opinion n’aura jamais la même influence que si Jeffrey Simpson écrivait la même chose.

      Bref, l’absence quasi totale de Canadien anglais pour dénoncer les préjugés et le racisme derrière ces attaques peu soucieuse des faits et du contexte, fait beaucoup de tort au Québec et accentue l’incompréhension culturelle entre les deux solitudes.

      Pour ces raisons, j’espère que les bonzes du Globe vont prendre le temps de lire votre article (qu’il le fasse traduire s’ils ne peuvent faire autrement)

      ___
      BTW, aux exemples que vous mentionnez, vous auriez pu ajouter ce qui s’est écrit dans certains journaux (notamment le Calgary Herald) sur le Québec et les Francophones en réaction au mécontentement de ces derniers par rapport à la cérémonie d’ouverture des jeux.

      Autre exemple de désinformation:
      - toutes les tentatives de démonisation de la loi 101; pas besoin d’expliquer quand des commentateurs comparent cette loi aux lois de Nuremberg mis en œuvre par Hitler…

      - la péréquation: on mentionne souvent dans les médias Canadiens anglais que le Québec est la province qui reçoit le plus de péréquation. Par contre, je n’ai JAMAIS entendu parlé du fait que le Québec est l’une des provinces qui reçoit LE MOINS de péréquation per capita. En effet, un citoyen de la Nouvelle-Ecosse, du Manitoba, du Nouveau Brunswick et de l’Ile du Prince-Édouard reçoit beaucoup d’argent en péréquation plus qu’un Québécois. Pourtant, c’est toujours le Québec qui se fait rammasser dans le Canada anglais là-dessus. Quand critique-t-on le Manitoba à ce sujet?

      En ne faisant pas cette distinction (chiffre absolu vs. chiffre proportionnel à la population), cela équivaut de reprocher au Québec d’être beaucoup plus populeux que les provinces maritimes.
      C’est une erreur statistique de base! Est-ce qu’on comparerait le PIB total du Canada au PIB total des USA même si ceux-ci sont 10 fois plus populeux? Bien non! On compare le PIB per capita!

    • Il y a des imbéciles partout, y compris chez les gens des médias, et au Québec également. Ceci dit, on aurait pu penser que les gens du Globe and Mail soient plus sérieux. Mais mon expérience de vie m’a montré que les préjugés abondent dans toutes les classes de la société. Je puis vous assurer, par exemple, que le monde universitaire ne fait pas exception à la règle.

      Il y a une terminologie que je rencontre chez vous et qui est très répandue au Québec. Une terminologie qui est inexacte et qui peut en agacer plus d’uns. Vous parlez des Québécois et des Canadiens, différenciant ainsi les deux. Mais à ce que je sache les Québécois sont aussi des Canadiens. Quand je voyage, je présente mon passeport canadien et il me semble que les athlètes québécois étaient considérés comme Canadiens aux derniers JO. C’est étrange cette “confusion” langagière fort courante au Québec. Est-ce une forme de séparation virtuelle, avant la lettre? Pourquoi ne pas dire Canadiens anglais ou Canada anglais, le cas échéant? Pourquoi distinguer les Québécois des Canadiens. S’il le faut, disons plutôt “Canadians”. Le choix des mots n’est jamais neutre. Ceci vaut pour les gens du Globe and Mail mais aussi pour ceux de La Presse…

      Michel Lebel

    • Une autre belle généralisation. Vous parlez du Globe and Mail. Pourquoi pas mitrailler le journaliste et non le journal au complet. Quand vous écrivez des choses un peu moins populaires, faut-il généraliser sur La Presse ou sur l’écrivain? Votre commentaire est donc gratuit, sans profondeur, à la même grandeur que le journaliste du Globe and Mail.

    • stever. J’étais justement en train de me demander qui allait être le premier à venir relativiser l’attitude générale du Globe and Mail en affirmant que nos médias font la même chose.

      À vous donc, le prix citron.

    • Vraiment un éditorial merdique. Je vais y retourner lire les commentaires qui risquent d’être fort intéressants. A date, on semble y être majoritairement en désaccord…

    • So, guys, are you really racist towards Quebec or is it just an act?
      Et je répnd ceci: a l’âge de 24 ans alors que j’étais en Ontario et que je m’étais présenté comme Canadien Français je me suis fait répondre : ” Il n’y a pas de canadien juif, de canadien grèque ni de canadien Italien, il n’y a donc pas de raison qu’il y est des canadiens français”
      Tirez-en vos propres conclusions.

      Fernand Turbide

    • @stever.

      ? ? ?

      Je tiens à préciser que sans le Québec le Canada n’aurait jamais adhérer au Traité de Libre Échage Nord-Américain. C’est le vote largement majoritaire en faveur du traîté au Québec qui a permis l’adhésion du Canada.

      Alors anti-Américanisme?

      S’Il y a un sentiment anti-Américain au Canada il est surtout présent à l’extérieur du Québec.

      Pourquoi toujours justifier ce qui se fait au Canada Anglais ? Comme s’ils étaient toujours mieux que nous?

      Peut-être que Rapaille a raison après-tout. Ici nous sommes petits.

    • C’est du pareil au même.

      Ici au Québec ont dit que les anglais sont sans une gang d’incultes, qu’il ne savent pas s’amuser, manger, bien s’habiller etc… si le Canada est un Pays avec une culture valable c’est grâce au Québec.

      Ont fait pareil avec les États-Unis.

      Ont en à un pas pire de gros Nombril ici …..Ont est les Meilleurs !!! Dans quoi ont se le demandent ??? Surement pas dans la Construction, la Santé ou l’Éducation….

      Maudit qu’ont est fort !

    • @stever.

      Vous avez raison sur le fait que certains de nos médias peuvent déraper aussi, mais ce n’est pas, selon moi, une raison pour accepter qu’on dise n’importe quoi sur le Québec. Je ne vois pas comment quelqu’un peut affirmer le plus sérieusement du monde que les québécois ne sont pas tolérants.

      Je crois que le CEGEP en question ici a fait tout son possible pour accommoder l’étudiante au niqab. La bonne volonté ne doit pas toujours et uniquement venir du même côté. Je crois que chancun doit y mettre du sien.

      J’ai l’impression qu’on a tellement peur de se faire traiter d’intolérant qu’on est prêt à accepter n’importe quoi. Comme de laisser une étudiante faire un exposé oral dos à la classe pour ne pas être vu des hommes. Ayoye ! En tant qu’ancien grand timide, j’aurais adoré faire un exposé dos à la classe, ça m’aurait enlever bien du stress.

      Mais bon, ce débat sur la tolérance et l’intolérance des méchants québécois n’est pas prêt de prendre fin dans ce beau Canada multiculturel (mais anglais!). Et les québécois qui ont si peur d’avoir l’air d’une tribu de gros pas fins intolérants ne finiront jamais de nous rappeller que les dérapages de certains membres de la dite tribu excusent les insultes qu’on peut nous faire…

    • Patrick, tu touches un point très intéressant.
      Pourrais-tu t’informer auprès d’une école en Ontario pour savoir qu’elle aurait été leur réaction face à ce même problème que l’on a connu avec le cour de Français et le port du voile?
      J’aimerais bien savoir si nous sommes aussi difficiles et méchants que ce que le Globe écrit.
      Merci!

    • Si les bons “canayens” qui viennent défendre leur fédération ici faisaient l’effort de se sortir la tête du sol pour la plonger, parfois, dans les médias anglo, ils se tourneraient peut-être la langue française quelques fois dans la bouche avant de glorifier ce “plusse meilleur country”.

    • Intéressant: les lecteurs du Globe qui commentent l’éditorial référencé par M. Lagacé semblent, eux, ne pas vivre sur Mars. Allez voir avant de généraliser que le lectorat de ce journal “suivent” ce que cet éditorialiste “pense” (sic!)

      M. Lagacé: SVP réduire un peu votre image de mars; elle bousille la mise en page…

    • Vous avez surement raison mais je me demande si on plaçait Le Devoir sous une loupe de la même sorte, que trouverions nous? Pour autant que le G&M est le refuge de l’arrière-garde de ‘vieux anglais’, pour autant que Le Devoir est le refuge de leur équivalent québécois.

      De plus, si on passait les discours du PQ au peigne fin, j’ai un doute que ce serait pire.

      Le Québec est une province très tolérante. Plus tolérante que les autres province sur beaucoup de sujet MAIS sur les questions linguistiques, beaucoup de mépris et de haine se cache derrière une belle façade de ‘protection de la langue française’.

      L’Anglophobie existe bel et bien au Québec et est, dans beaucoup de cas, quasi obligatoire socialement.

    • @stever

      Vous avez malheureusement raison à propos de nos médias et des méchants Américains (que certains vont jusqu’à appeler “Etats-uniens”, ne leur accordant même pas assez de respect pour les appeler du nom qu’ils se sont choisis eux-mêmes).

      Le Globe & Mail s’est sérieusement planté avec cette pathétique tentative de vendre du papier en cassant du sucre (encore!) sur le dos du Québec. Ce qui me réjouit c’est de voir la réaction de ses lecteurs, comme ici quasi unanime: on pense que “la dame a exagéré et, dans une école, il faut évoluer à visage découvert”, pour citer Patrick.

    • Très bonne réplique au Globe and Mail.
      Un autre problème me préoccupe : cette histoire d’achat de terres agricoles du Québec par les Chinois. L’émission “Un jour sur Terre” de ce soir y sera consacrée. J’ai bien hâte de la regarder. C’est pire à mon avis que cette intolérance d’extrémistes mulsulmans qui veulent nous imposer leurs coutumes. Après notre eau, voilà nos terres agricoles convoitées. Serons-nous bientôt simples locataires chez nous? Que compte faire le gouvernement et toute la classe politique pour s’opposer à pareille braderie? Après l’Afrique pour ses ressources minières, les Chinois lorgnent sur nos ressources agricoles pour se nourrir. Si eux sont capables de faire produire ces terres, pourquoi pas nous? Si nos agriculteurs sont en difficulté, pourquoi ne pas les aider par des programmes adéquats? J’espère que les médias insisteront autant sur ce problème grave qu’ils le font actuellement, avec raison, pour pousser le gouvernement à déclencher une commission d’enquête sur la construction.

    • Quand on lit les commentaires rattachés à l’éditorial du Globe on s’apperçoit que la forte majorité de leurs lecteurs partagent l’opinion de Patrick Lagacé.

    • Le problème, c’est qu’il n’y a aucun élu qui va répliquer et/ou s’offusquer de cet autre éditorial du Globe… On nous crache dessus, mais ce n’est pas grave !

    • C’est juste et nuancé, félicitation et merci.

    • excellent

    • Plus ils nous méprisent dans le ROC, plus vite nos fédéralistes vont devenir souverainistes.

      Alors on lache pas le Globe and mail! keep up the good work, we appreciate it!

      Jonathan Grégoire
      Fier Québécois souverainiste.

    • La plupart des réponses sur le sites en question semblent favorable à la décision prise par les responsables du cours de francisation… I’m just saying.

    • Dommage pour le Globe and Mail, il ont un sérieux désavantage chez eux: l’incapacité de comprendre l’autre langue officielle du Canada. Ça lui enlève toute crédibilité concernant le Québec et la francophonie canadienne. De votre côté, il est impensable de ne pas connaître l’anglais pour pratiquer le métier de journaliste.

    • Le Canada anglais constitue un autre peuple. C’est tout. Dans lequel les canadiens français sont en train de se noyer. À force de brasser le contenu de la marmite, nous fondrons.
      C’est tout.

    • Ça m’a fait pensé à quelque chose de drôle ce billet.

      «On pourrait parler de dérapage si c’était une position isolée, dans ce journal. Mais quand il est question DE Québec, Patrick Lagacé semble avoir subi un douloureux divorce avec la réalité. Il se permet de dire n’importe quoi.»

      «Mais quand ses faiseux d’opinions se penchent sur cette sale ville intolérante qu’est Québec, ils décrivent invariablement un endroit que je ne connais pas. Et ça passe. Pourquoi ? Parce que ses lecteurs, probablement, ne connaissent pas Québec non plus. À la fin, au-delà de la stupidité larvée de la page éditoriale du blogue, c’est du mauvais journalisme. Shame on you.»

      «But it’s okay. It’s Quebec (City). Say what you want.»

    • The wardrobe and mail. Pfff !

    • pourquoi tant de papier au sujet des libertes cherement acquises… le multiculturalisme nous permet d’accepter nos differences, de nous faire decouvrir a domicile des cultures incroyablement differentes, dans toutes les spheres de ces societes. regardons le clivage Montreal et region et je crois que c’est le meme clivage que Toronto montreal…quand aux editoriaux ce n’est pas la position d’un peuple, mais la subjectivite d’une personne, au meme titre que ceux ecrits librement par nos journalistes de la province de Quebec…
      j’ai peur quand je vous lis, ou quand j’ecoute les propos de certains leaders d’opinions a un retour d’un nationalisme ethocentriste…
      esperons seulement plus de tolerance, surtout pour cette femme qui a mon avis ne derange personne a part quelques illumines de part et d’autres d’ailleurs.
      d’ailleurs je trouve inconcevable que les ecrits ne soient pas signes, comme dans celui du blogue de l’editeur, qui montre un bon exemple.
      donc que certains cessent de se cacher ou se voiler la face pour qu’ils soient consequents avec ce qu’ils pronnent.
      and thanks god it’s Friday, du ski, une bonne bouteille de vent en bonne compagnie et vive la vie et tant pis mais dommage pour les chiqueux de guenille snationalistes ….

    • En lisant les commentaires que les lecteurs ont laissé dans le G&M, le journal se fait ramasser pas à peu près. Il faut dire que la population du Canada anglais n’a pas été consultée non plus quand ils se sont fait aussi imposer le caractère multi-ethique du pays dans la gorge.

    • Bof ; tant qu’à moi, le Globe and Mail n’a plus aucune crédibilité, notamment depuis l’affaire Jane Wong et la tuerie de Dawson ( cette brave femme – fefille de l’homme d’affaire Wong, qui fût dans le passé mêlé à des affaires pas casher – , vomissait que c’était à cause de l’oppression des minorités par les Québécois ).

      Franchement dommage pour les Ontariens et le ROC d’avoir perdu ce qui était, naguère, une si prestigieuse source d’information.

    • Les internautes qui ont envoyé des commentaires au Globe à propos du niqab sont en très grande majorité contre le port de ce voile et favorables à la décision du Québec.

    • oups,
      effectivement
      j’ai oublie de signer.. et escuser les fautes , et fautes de frappe, je suis un franco anglophone.
      pierre m de ruelle

    • Bonjour monsieur Lagace

      Je comprend votre colere, mais le Globe and Mail a raison.En tant q’immigrants au Quebec nous sommes invisible. On nous dit que le quebec est accommodant, cosmopolite, ouvert au monde….je ne pense pas. Si le quebec etait ouvert, cosmopolite, comment expliquer qu’il ya pas un seul noir, arabe, chinois, latino, non blanc sur LCN, Radio Canada, RDI en tant que presentateur? J’ai voyage dans le reste du canada, la television est diversifiee.
      Nous avons des taux de chomage elevee meme quand on fait nos etudes au quebec. Quand aux nouveaux immigrants c’est pire. J’ai des amis qui etaient arrives via le quebec, ils sont tous dans le canada anglais maintenant: toronto, vancouver, calgary, tous integres et travaillent et gagnent bien leur vie. Au quebec on dit que c’est le francais, quand on va checher un emploi, on nous dit qu ‘on cherche un candidat bilingue.
      il ya meme des politiciens qui osent meme dire que ce haut de chomage est du aux accommodments. un immigrant du congo demandant des accommodments ou portant le nicab?
      Les seuls immigrants qui vont restes au quebec seront des gens comme madame nicab, le reste iront la ou ils se sentiront acceptes sans a avoir a effacer leur culture d’origine.

    • “Celui qui le dit, c’est celui qui l’est.” Ou quelque chose du genre. C’est ce que se disaient dans mon temps les enfants dans la cour d’école. C’est la seule réaction que je peux trouver à ce type de chronique en forme de “dénonciation”. Peut-être qu’on grimpe trop dans les rideaux avec les histoires de niqab. C’est elle qui le porte, et c’est elle qui nuit à son expérience d’apprentissage. C’est un point de vue aussi, non?

    • il y a 1 an, je me suis abonné au globe and mail et après 4 mois, j’ai annulé mon abonnement (après leur avoir écrit). des articles en apparence sérieux ajoutent souvent une parenthèse inutile pour donner l’impression que les québecois sont racistes. ce n’est pas dit comme ça car ça donnerait une impression de malveillance de la part du noble et détaché journaliste mais c’est plutôt sous le couvert de l’élégance.e.g. le canadien de montréal connait une série d’insuccès et on entend déjà des gens sur les tribunes téléphoniques demander une équipe avec plus de québecois et moins de russe. ça pourrait être anodin mais ça ne l’ai pas car c’est inutile et redondant. c’est un journaliste sportif ou un sociologue qui est supposé écrire. je trouvais ça indécent et insupportable. pour terminer, j’aimerais ajouter qu’il n’y a pas d’équivalent français pour anti-french. le mot anti-anglais (ou un synonyme) n’existe tout simplement pas. je ne dis pas que les québecois sont parfait (hérouxville le prouve) mais selon moi, il n’y a pas chez les québecois de haine des anglos autre que, pour une minorité de québecois, la haine des anglos qui ne les dénigrent, les méprisent. pour terminer, j’aime les anglos (surtout montéalais) et c’est pourquoi je ne peux les mettre tous dans le même sac.

    • @tremblayo 9,02
      Très bien écrit, cerne effectivement le point de vue des anglos du ROC. Juste à lire les commentaires sur les articles de Chantal Hébert dans le Toronto Star pour s’en rendre compte. On dérange quoi que l’on fasse ou dise…

    • Ce qui est encourageant, c’est que tout le monde ici s’en contre fiche de ce qu’on peut écrire sur nous dans le plus grand quotidien du Canada. Comme quoi on ne considère même pas de la famille … c’est quand même assez révélateur. Soit on est rendu un peuple de lavettes sans fierté, soit on est déjà indépendant dans nos têtes.

      @stever.
      T’as bien raison, ils doivent avoir de la peine en maudit ces pauvres américains quand un journalistes francophone d’une province canadienne parlent en mal d’eux.
      Sauf que 99% du temps, l’American bashing, comme certains aiment l’appeler, débute … dans les médias américains. Ils l’ont tu l’affaire eux autres !
      Remarquez, on est pas pire au Québec non plus, parce qu’ici aussi, on est pas mal fort dans l’auto-bashing. C’est notre petit côté américain j’imagine.

      Question comme ça, est-ce que ça existe du Canadian-bashing dans le Canada anglais ? Parce qu’un peuple qui ne se remet pas en question, c’est louche.

    • Je crois que rapaille a affirmer une partie de ce que dit le Glob and Mail

    • À tous les sado-maso (mot de la semaine) qui sortent l’excuse qu’un Québec on fait pire et qu’on est donc un petit peuple, je vous prierais de joindre un seul article aussi acerbe publié dans un journal Québécois francophone au cours de la dernière année à votre commentaire. Un seul!

    • Vous pouvez dire ce que vous voulez mais le gouvernement du Québec traque effectivement Mme Naema Ahmed et lui refuse le droit à une éducation qui lui permettrait de mieux s’intégrer à la société et lui impose un code vestimentaire qui n’est pas le sien. Après, les gens vont se plaindre du recul du français dans la métropole!!!! Dans votre article, vous écrivez que Mme Naema a fait preuve de militantisme dans sa démarche mais ce n’est pas ce que j’ai vu dans sa version! Ne pas se fier qu’à une seule version, ça aussi c’est du bon journalisme! Demandez à votre collègue, Mme Ouimet!

    • Il faudrait quand même s’apercevoir d’un truc à un moment donné : nombre de commentaire enflammés sur la “laïcité” et contre les “religions” sont en fait des diatribes contre les étrangers, les immigrants ou même des commnautés installées depuis longtemps au Québec et ayant joui jusqu’à présent de positions institutionnelles qui ne sont pas autmoatiquement illégales (témoin l’histoire des garderies cette semaine, qui sont condamnées par les médias et l’opnion publique mais dont on admet qu’elles n’enfreignent pas la loi!!). Ça peut être plate de voir l’image que nous tend le miroir quand celui-ci est un peu déformant, mais c’est ça pareil: le miroir n’invente rien, il reflète.

      Et si vous vous plaignez du traitement que reçoit le Québec dans le Globe and Mail, eh bien franchement je ne vous conseille pas d’aller lire le National Post ou le Calgary Sun. Votre sensibilité risque fort d’en être très ébranlée.

    • Les medias quebecoises sont responsables.
      Quand un animateur de radio publique dans nous connaissons tous demandent:
      Quels sont vos sentiments du fait que les blancs risquent de devenir une minorite un jour au quebec un jour?

    • Il ya un lien etroit entre l’ ouverture et la popularite des villes. En 2031, toronto et vancouver auront des majorites non blanc, la majorite sera des immigrants, beaucoup qui vivaient au quebec.

    • Ouin, Clotaire avait raison. À lire les commentaires de certains ici, genre stever ou linux, c’est vrai que certains québécois sont sado-maso. Adeptes de la radio-poubelle probablement.

    • Qu’est-ce que pense le Globe du fait que les musulmans ne peuvent pas chanter l’hymne canadien parce que l’hymne fait appel à la foi chrétienne et “car ton bras sait porter l’épée et il sait porter la croix” surtout ceux qui supportent le niquab.

    • Autre chose: en 2031 selon les prévisions, les minorités visibles compteraient pour 30% de la population à Montréal, versus 60% à Toronto. Et on parlera pas du “ROQ” (rest of Quebec). Alors oui, on est moins diversifié qu’ailleurs au Canada et ça va continuer d’être le cas, parce que les autres provinces vont continuer à se diversifier encore davantage et plus vite que nous. Ce n’est ni un bien ni un mal. C’est comme ça et cela devrait, en tous cas, relativiser les prétentions des excités de l’interculturalisme et des promoteurs du cours ECR qui omettent systématiquement de prendre en compte cette réalité, comme si le Québec était en train de devenir la société la plus bigarrée du continent alors qu’elle est et restera la plus homogène.

    • “But it’s okay. It’s Quebec. Say what you want.”

      Et, peuple québécois, n’oublie pas de voter non la prochaine fois qu’on te donnera la chance d’être maitre chez toi. Sois le valet du voisin.

      Bien petit peuple.

      Marc Bertrand

    • Complètement sans rapport avec le sujet: suis-je la seule à trouver ça plate de lire 2 fois le même contenu dans votre chronique et ensuite dans votre blogue? Ne serait-il pas suffisant de mettre un lien vers la chronique et faire confiance à vos lecteurs pour qu’ils aillent y jeter un coup d’oeil, tout en ajoutant les nouveaux éléments dans le blogue (comme ici, avec l’article de Ibbitson)? Ca devient agaçant à la fin, parce que je suis toute de même intéressée à lire les suppléments fournis dans le blogue. Merci de prendre ceci en considération dans vos prochaines entrées.

    • Juste vous dire que j’adore la photo que vous avez choisie pour illustrer le propos, trop drôle!

    • Qu’est-ce qu’ils sont emmerdant ces francophones, c’est à croire qu’ils se pensent chez eux. :)

      Jean Émard

    • Comme un autre internaute a dit, il est intéressant de noter qu’à peu près tous les gens qui ont ”posté” une réponse à l’éditorial étaient en faveur de la décision du gvt du Québec.

    • Ne pas oublier de remarquer le drapeau sur l’épaule de l’astronaute sur Mars.

    • J’aime bien Clotaire Rapaille parlant de (et du) Québec…”Dans un couple sadomaso, le sadique a besoin du maso et le maso, du sadique. Ils ne vont jamais aller jusqu’à se tuer parce qu’ils ne pourront plus jouer le lendemain matin. Ça dure longtemps ces couples, ce sont les plus stables.”
      Le Québec est tjrs en train de se définir en rapport au Canada et ne cesse de téter la France pour un peu de reconnaissance; Montréal s’insurge des propos de Toronto; la ville de Québec se froisse des mots de Montréal…
      Pif – Paf…!!!

    • Fascinant (et triste tout à la fois) de constater comment les mécanismes d’intériorisation du pouvoir sont bien intégrés chez certains commentateurs de ce billet… À tel point que le colonisé se confond avec le colonisateur en tenant un discours similaire – et parfois même presque plus radical, et ce, à son propre égard! Avec cela en tête, on peut mieux comprendre pourquoi ces mêmes personnes trouvent ridicule l’idée selon laquelle il faille préserver une certaine conception identitaire collective qui nous permettrait ne serait-ce que conserver la langue que nous parlons… Après tout, ce que le Canada anglais attend, c’est que le Québec prenne la belle petite attitude obséquieuse des Améridiens et leur adorable héritage de babiche tressée, de totems colorés et de tipis accueillants, pour qu’aux J.O. de Québec en 2074, nous puissions tous parader notre ceinture fléchée et dire WELCOME au reste du monde…

    • Bonjour, votre jeunesse peut vous pardonner bien des choses. Quand vous aurez mon âge, vous finirez bien par comprendre.
      Bernard Ouellet

    • Faites votre République Socialiste du Québec une fois pour tout. Ceux qui veulent rester resteront et ceux veulent sacrer le camps le feront et ce en toute liberté mais sérieusement en 2010 /%?% que l’on est tannés d’en entendre parler.

    • C’est qui le joyeux drille du G&M qui a écrit cet éditorial? On ne sait pas – peut-être porte-t-elle le niqab? Facile d’écrire des éditoriaux en se cachant la face. Au moins Jane Wong a eu le courage (ou l’inconscience?) de signer ses commentaires.

    • Intéressant votre article ,mais pas surprenant venant du Globe. Il n’aurait pas osé comparer la nation Québécoise à la nation de Kanawake qui elle est anglophone en majorité et pratique une forme de raciste.
      Le globe est le gardien de la morale canadienne, de l’avancement de cette morale, protecteur du multiculturalisme et si une minorité telle que définie par le globe ose dévier de ces principes et bien attention, car seul le maître et gardien de cette morale peu intervenir pour remettre dans le droit chemin ces barbares à qui ils ont donné le droit d’ être une nation à l’intérieure de ce merveilleux pays qu’est le Canada. Mais attention on peu vous enlever ces privilèges , comme participer aux olympique et baragouiner quelques mots français devant le globe en entier.
      En vous comparant aux talibans on pourrait intervenir avec l’armé canadienne, comme on l’a fait durant la crise d’octrobre.
      Attention nation québécoise ! vous commencer à nous chatouillé nous les vrai canadiens,
      Votre grand chef Jean a besoin de redresser les choses dans le bon sens, nous lui faisons confiance!

    • As-tu lu les commentaires? Même s’ils sont généralement négatifs sur le Québec, cette fois-ci ils nous backent.

      @dominique_dumas
      Montréal recoit peu d’immigrants! Ayoye. Le Québec est rendu à 1 million d’immigrants. Per capita, c’est plus que dans40 États américains

    • Regardez les commentaires des Canadiens sous l’article : presque tous en faveur du Québec. Je suis allé voir sur le site de CBC aussi quand l’histoire est sortie et plus de 90% des Anglos appuyaient le Québec.

      Conclusion: c’est le peuple qui compte, pas l’opinion de journalistes et éditorialistes belliqueux cherchant à vendre des journaux. Les Anglos et Francos sont beaucoup plus près que les politiciens et journalistes essaient de nous faire croire.

    • “Comme un autre internaute a dit, il est intéressant de noter qu’à peu près tous les gens qui ont ”posté” une réponse à l’éditorial étaient en faveur de la décision du gvt du Québec.” mtlp

      ===

      Peut-être mais malheureusement les éditoriaux ont plus d’impact que les commentaires anonymes sur l’opinion publique.

      Jean Émard

    • Le plus déprimant c’est qu’il se trouve toujours un épais ici pour répondre à n’importe quelle niaiserie en disant que ces insultes sont justifiées et qu’on est pareil aux red neck à l’ouest de l’outaouais. Pauvres fédéralistes!

    • J’aimerais profiter de l’occasion pour rappeler que l’idiotie n’est pas l’apanage des méchants anglais du ROC : Au lendemain des propos de Jan Wong sur la loi 101, mon charmant député conservateur, Daniel Petit, avait approuvé ses propos aux Communes en faisant le lien entre l’immigration et les tueries : http://www.vigile.net/L-editorial-du-Globe-and-Mail-ne

    • Comme vous dites, le Globe & Mail est un grand journal de qualité.
      C’est pas mal le seul que je lis vraiment. Les autres, je feuillette.

      Si leurs faiseux d’opinions disent n’importe quoi, imaginez les nôtres.
      Et d’une certaine façon, en êtes-vous pas un aussi?

    • Même si ce n’est pas acceptable comme éditorial, ce n’est pas le Globe dont il est question, mais des auteurs de ces articles.
      Au Québec, il ne manque pas d’exemples caricaturaux à propos des canadiens-anglais, surtout ceux de l’Alberta. C’est drôle, quand on va à Toronto ou à Calgary, on y voit des choses différentes.

      Reste qu’une chose est vraie: Toronto est la capitale mondiale du multiculturalisme avec son 45% de résidents nés hors-Canada. Vous avez bien lu! Ne cherchez pas ailleurs au monde une ville plus cosmopolite, vous ne trouverez pas. EN prime, on y observe un taux de criminalité très bas pour une grande ville.

      C’est difficle d’accoter ça, même si Montréal fait très bien en matière d’immigration et d’ouverture.

      Le problème ici, c’est le vieux fond de méconnaissance mutuelle que les QUébécois et les Canadiens Angalais entretiennent un groupe envers l’autre.
      Les deux sont ouverts tolérants mais pensent avoir le monopole dans ce domaine. Mais, les choses s’améliorent avec le temps et il y a des “colons-instruits” pour nous rappeler qu’il reste du chemin à faire.

      Je termine par résumé de conférence du sondeur Michael Adams, qui encense régulièrement le QUébec et le Canda anglais pour leur degré d’ouverture.

      “Unlikely Utopia: The Surprising Triumph of Canadian Pluralism

      Canada has the highest immigration rate and the second-largest foreign-born population in the world. With so much internal diversity—and in a world where ethnic and religious strife seems to be proliferating rather than abating over time—is this country on a collision course with social disaster?
      In this provocative talk, Michael Adams answers No: Canada’s so-called experiment with diversity is in fact a remarkable success. Using both demographic and public opinion data, Adams shows that the vast majority of newcomers to Canada are ready to integrate into their new society, and the vast majority of “old Canadians” are ready to welcome them. In terms of both social attitudes and economic outcomes, there is plenty of cause for optimism.

      Accepting a quarter-million newcomers a year is not without challenges, but the anxious headlines in the morning paper are not telling the real story of diversity in Canada. This clear-eyed, data-driven talk will be invaluable to anyone striving to make diversity work in their own organization—and to anyone who dares flirt with optimism about Canada’s future. “

    • Puis-je suggérer ceci: http://www.youtube.com/watch?v=6-3X5hIFXYU

      Ensuite on se posera quelques petites questions sur les vrais enjeux des années à venir…

    • On voit vraiment que les mentalité change avec le temps.

      Il y a 10 ans, les commentaires auraient été majoritairement anti-québec mais maintenant, ils sont majoritairement pro québec. Surtout que le sujet touche tout le monde. Autant les anglos que les francos ont des problèmes avec l’immigrations et on se rend compte qu’on ne pense pas si différament.

      Je suis aussi enthousiaste de voir que de plus en plus, les anglos bashing au québec et les francos-bashing dans le ROC sont en perte de vitesse

    • @rambabuze
      Penses-tu vraiment que le fait d’avoir ton propre pays va empecher
      les journalistes anglos de te dire ce qu’ils pensent de toi?

    • @ unspoken_request a 09h28
      excellent ton commentaire

    • J’aime bien votre article, surtout si on le lit en remplaçant “le Québec” par “la Ville de Québec” et qu’on remplace le “globe and mail” par “certains journalistes et blogueur montréalais”.

    • c’est le spring qui revient
      depuis des lunes les losers su quebec se paient la tete des mechants americains et des mechants anglais .maintenant quand on parle des talibans du quebec ils sont offusques le pire c’est que le globe &mail a raison ils ont la peau sensible les losers du quebec

    • Oups ! , j’aurais dû lire ton billet au complet Pat, avant mon COMM. de 10h19.

      I was w(r)ong.

    • @pmdderuelle

      Si vous étiez si anglophone que ça vous sauriez probablement que thanks God se dit pas en anglais. C’est une erreur de francophone. On dit thank God it’s whatever you wanna put after that. Faites attention de bien cultiver les deux côtés sinon vous allez devenir comme Jean Chrétien, avec deux langues secondes! Sans rancune!

    • C’est du marketing… c’est connu, le Québec bashing fait (encore) vendre dans le ROC

    • Globe and mail…

      l’équivalent de papier cul imprimé !…

      benden

    • Prenez des éditoriaux et columns du G&Mail qui traitent du Québec, et remplacer “Quéébécois” par “Noirs” ou “Juifs” ou “Arabes”, faites l’exercice sérieusement, et vous aurez très vite votre réponse Patrick. Le problème dans ce pays, c’est qu’il faut absolement être “canadian”‘ L’autre nation fondatrice doit se fondre dans la majorité, elle n’a pas droit de cité (sauf symboliquement dans la bouche de S. Harper). C’est ce que des journaux comme le G&Mail reflètent. Point à la ligne.

    • le silence est d’or la parole est d argent shhhhhhh

    • @ unspoken roquets, @ linus2503 et @ procuration

      L’incident de l’enniqabée têtue révèle une fois de plus l’important divorce entre le discours de certains chroniqueurs des grands médias — toutes langues confondues — présumément “éclairés” et lucides, et celui de la population en général.

      Le voile, le niqab, et autres symboles et moeurs ostentatoirement religieux, les gens du Québec n’en veulent pas, les gens de l’Ontario n’en veulent pas, les Français n’en veulent pas, ni les Scandinaves, ni… ni…

      L’Occident repentant (voir Pascal Bruckner, “Le sanglot de l’homme blanc”) et progressiste a invité les victimes de répression religieuse a se réfugier en ses murs, et c’est avec un cahier de charges que certains, comme cette dame, passent le seuil de la porte.

      Le travail de sape de la civilisation occidentale, avec ses extraordinaires acquis sociaux, politiques, scientifiques et humains, est bel et bien entrepris. Il est urgent de recentrer nos valeurs et surtout, de les proclamer SANS HONTE.

    • @banmvag, moi je ne crois pas à la version de la dame, et je trouve Mme Ouimet plutôt naïve d’y avoir cru comme ça. Naïve, ou trop de parti pris. Elle prête à la dame (et vous aussi) un angélisme qu’elle n’a pas.

      M. Lagacé, je suis d’accord avec votre commentaire sur l’article, mais comme d’autres intervenants l’ont souligné, j’espère que vous avez constaté la quantité des commentaires qui appuient la décision du gouvernement et ont un point de vue tout à fait similaire au vôtre sur cet incident. Visiblement, plusieurs sont informés correctement et citent des faits que le journaliste semble ignorer (volontairement ou non).

      Qu’on le veuille ou non, on ne peut pas traiter le voile intégral comme un simple accessoire vestimentaire. Quand c’est juste un vêtement, si on se fait dire que ce n’est pas accepté ou approprié de porter un tel vêtement, eh bien on l’enlève et on ne fait pas d’histoires. Il y a bel et bien une forte charge religieuse et politique à porter un niqab ou une burqa. Même le Conseil musulman canadien et certains imams condamnent le voile intégral – sont-ils islamophobes??

      J’ai côtoyé au cours de mes emplois et pendant mes études un bon nombre de musulmans, des personnes intéressantes, chaleureuses, sympathiques. Aucun ne prônait le voile intégral. Aucun d’ailleurs ne demandait quoique ce soit de spécial par rapport à leur religion et n’en parlait vraiment beaucoup sauf si on leur posait des questions là-dessus. Ça, je n’ai aucun, mais aucun problème avec ça. L’islam, avec ce type d’attitude modérée, est une religion que je respecte bien que je n’y adhère pas.

      Les fanatiques et extrémistes peuvent bien s’en aller ailleurs, dans d’autres pays ou dans d’autres provinces, s’ils n’acceptent pas qu’on refuse des choses comme le voile intégral ou encore les tribunaux islamiques. Ça ne me fera pas de peine pantoute. On peut parfaitement se passer d’eux. On en a beaucoup des immigrants qui ne demandent rien de spécial et s’intègrent très bien. Ça serait le fun qu’on parle plus de ceux-là, en passant.

    • @ unspoken request et proculation

      Mon %$#@&?$ application TextEdit a “fait des corrections” dans vos noms sans m’en parler. Désolée!! :-(

    • Une anecdote qui en dit long… J’ai beaucoup d’admiration pour nos cousins Francos-canadiens, qui luttent depuis des décennies – non pas pour vivre en français c’est évidemment impossible – mais pour obtenir des services en français. Il faut les saluer, célébrer leur fierté, leur courage (ce que nous n,avons pas toujours au Québec, engoncés que nous sommes dans notre confort et notre indifférence).

      L’anecdote maintenant : En Colombie-Britannique, les Francos-colombiens invoquent maitentant l’argument du multiculturalisme francophone pour avoir une bonne oreille auprès des autorités (il y a maintenant beaucoup d’immigrants du Magreb, de l’Afrique francophone en CB). Cet argument a maitenant beaucoup plus de poids que le caractère “bilingue” que Trudeau voulait donner au Canada. En clair, l’argument du bilinguisme canadien comptent bien peu par rapport à l’arguement du multiculturalisme francophone. Salutations à mes amis Francos. Bon courage !

    • Que congénitalement, pour ces gens, les Québécois sont fermés aux autres.

      Et pourtant ils nous aiment, sont meme venus nous le dire, en autobus…

    • De toute façon, la Canada ne peu pas comprendre c’est quoi défendre sa spécificité et ses différences culturelles, puisque il n’en a pas, c’est juste un mauvais clone des USA avec des banc de neiges et un système de santé universel…. Et c’est pas moi qui le dit, je l’ai lu et entendu souvent de la bouche de ”Canadian” eux même, un peu plus lucide et réaliste que ceux qui boivent de la Molson avec la feuille d’érable tatoué en se pensant différent des amateurs de football au sud de la frontière…

      En réalité, prit sous l’angle de ce qui le distingue du reste de l’Amérique, la Canada C’EST le Québec…. Enlever le Québec, et il n’y plus de raison d’appeler le reste ”Canada”… Ça fait des générations que presque la moitié des québécois l’on comprit et veulent un pays, mais faut croire que la colonisation a frappé fort, notre peuple est long à comprendre et craintif à agir….

      D’ailleurs, les édito du Globe & Mail, entre autre, illustre à merveille les raisons qui motive le mouvement souverainiste depuis si longtemps, cette incompréhension et ce méprit notoire envers les francophone, colporté par une ”élite” et hypocritement bien enfouie dans la populasse, mais étant donné que ce sont de ”bons Canadian”, ils n’ont jamais le courage et l’honneteté de vous le dire en face…. Tiens, ça, pour ça, ils se distinguent vraiment des américains, au moins eux quand ils ne vous aiment pas ils ont le courage de vous le dire, on sait à quoi s’attendre….

      Et encore, rajoutons-en, le Canada n’est pas même un vrai pays fédéré, puisque les provinces, qui ont eu leur autonomie partielle de la Couronne lors de la promulgation de l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique en 1867, autonomie complètement officialisé en 1931 par le Statut de Wesminster, n’ont jamais ratifié d’entente fédérale officielle… Le gouvernement fédéral est une imposture, ce ”pays” n’est qu’un regroupement de marchand créé pour acheté et vendre des ressources pour les puissants américains et britanniques, le reste c’est de la poudre aux yeux…

      Quelques passages intéressant prit dans le texte en lien plus bas :

      ”Or, la Loi constitutionnelle de 1867 n’était pas une constitution en soi. Le Canada n’est jamais devenu officiellement une union fédérale. C’était un privilège futur pour les provinces de se réunir en fédération, mais qui n’a pas encore été utilisé: les provinces n’ont toujours pas signé à ce jour d’accords, de pactes, ou de traités entre elles pour créer une union fédérale et un gouvernement fédéral. Selon les interprétations de la section 18, paragraphe 3 du Interpretation Act of 1889, il semble que le Canada soit toujours une colonie munie d’une législature centrale et d’autres locales.”
      (…)
      ”Étant donné que les provinces doivent jouir la condition de souveraineté et d’indépendance avant qu’elles puissent se fédérer, il était nécessaire pour le gouvernement britannique de renoncer à son autorité sur ces dernières. Cela fut accompli par l’adoption du Statut de Westminster (Statute of Westminster) du 11 décembre 1931. De par la section 7, paragraphe 2, de ce statut, les provinces du Canada ont été consacrées comme étant souveraines, libres et indépendantes dans le but de pouvoir consommer l’union fédérale qu’ils souhaitaient créer en 1867, mais qu’ils ne furent pas autorisées d’accomplir.”

      http://les7duquebec.wordpress.com/2009/06/23/le-canada-ce-pseudo-pays/

    • M.Lagace merci pour cette replique dans votre journal federaliste,mais je ne crois pas que ca va change quoi que ce soit,merci encore,bonne replique.Alain Legault

    • Hallucinant les commentaires pro G&M et carrément francophobes sur ce blogue . Et le plus surprenant ce sont les blogueurs qui semblent être des francophones et qui défendent sans aucune espèce de fierté d’eux-même cette tendance des plus raciste de la presse anglophone face au Québec , sa langue et sa culture et celà depuis fort longtemps .

      Vous en voulez d’autres , des preuves écrites et documentées de cette presse méprisante ?

      Normand Lester en a tellement trouvé qu’il en a fait deux bouquins !

      Les Elvis Graton se multiplient au Québec , et de façon inquétante !!!

    • Allez lire ce que pensent certaines feuilles du West Island du reste du Québec!Essayer de trouver dans ce même endroite plus de 5 cinémas qui présentent des
      films français ou traduits dans la même langue…ils ne nous connaissent pas sauf
      pour nous mépriser…alors pourquoi s’insurger de ce que le reste du Canada peut penser de nous? Mais oublier jamais qu’ils nous aiment!!! (sic)

    • “Peut-être mais malheureusement les éditoriaux ont plus d’impact que les commentaires anonymes sur l’opinion publique.” – Ramses 2.1

      Pas vraiment, non. C’est quand la dernière fois que vous avez changé d’idée à la suite de la lecture d’un éditorial ?

    • Récemment, Mario Roy, sur ce même site, a publié une chronique à propos d’une controverse partie de France autour de la supposée mainmise américaine suite en Haïti suite au tremblement de terre dans laquelle il accusait “les médias français” (deux journaux cités : “L’Humanité”, quotidienl communiste et “Le Figaro” plus à droite) “d’avoir attisé la flamme jamais totalement éteinte de l’antiaméricanisme hexagonal”. Dans le cas du Figaro, ce qui provoquait son irritation n’était même pas un article quelconque mais les propos américanophobes de certains lecteurs sur le site du quotidien conservateur (à ceux qui s’offusqueraient de tels propos, lisez donc quelques réactions aux entrées de monsieur Lagacé avant de juger).
      J’ai, à l’époque, écrit à monsieur Roy pour lui répondre ceci (extrait) :

      “Le problème, c’est que vous vous laissez aller à mettre dans le même sac et dans le même paragraphe :
      - les médias français (limités apparemment à deux journaux, un peu comme un journaliste français qui limiterait la presse québécoise à “24 heures”),
      - des lecteurs furieux. Puis de là, vous passez à :
      - Hugo Chavez, et vous finissez par :
      - une rumeur de complot (prise où ?).
      En résumé, c’est un tableau quasi-apocalyptique que vous brossez là. Et c’est sans compter la liaison dans le paragraphe suivant avec :
      - l’extrême droite américaine (”L’Humanité” – Rush Limbaugh, même combat ?).
      Exagèrerais-je en écrivant qu’un lecteur peu attentif en conclurait presque que “les médias français” incitent leurs lecteurs à rejoindre un quelconque “jihad” aux côtés du président vénézuélien et en répandant la rumeur d’un complot anti-américain ?”

      Il va de soit que je n’ai obtenu aucune réponse à ce jour…
      Bref… Tout ça pour dire que bêtise et aveuglement s’écrivent dans toutes les langues, pas seulement en anglais.

    • Ça me fait grimper dans les rideaux chaque fois. J’ai donc décider de modifier légèrement l’article de Wikipédia concernant le Globe and Mail. Dans la section ”Political Stance” quand ils parlent des éditoriaux j’ai ajouté qu’ils aimaient faire du ”Quebec Bashing”. Curieux de voir combien de temps ça va rester là!

    • M.Lagacé,

      Vous avez raison de dénoncer le Globe & Mail pour son Quebec-bashing primaire teinté de rectitude politique doctrinaire.

      Mais comme le dit Sebastien Massey, vous devriez peut-être parler de temps en temps des Anglos qui nous approuvent…genre le très “Red neck” National Post (le journal de Barbara Kay que vous mettez tres injustement dans le même sac que Diane Francis !!!) qui dans son éditorial “A tale of two burkas” le 9 mars dernier approuve la façon que le CEGEP a gérer la crise!

      Les Anglos se réveillent eux aussi. Le Péril islamique menace tout les Occidentaux et au dernières nouvelles, c’est ce qu’ils sont eux aussi.

    • Soyez heureux dans votre coeur, dans votre esprit. Faite votre propre pays dans votre coeur, dans vos pensées. Nous sommes trop différents dans tout, francophones ou non. Nos opinions sont si biaisés, et même si malsaine qu’il ne reste qu’a vivre presque dans une bulle interne qui nous permet de rester joyeux et confiant sans attendre rien de toute cette racaillerie.

    • C’est drôle…. justement, hier le téléphone sonne.

      -Hi
      -Bonjour!
      -I’m GLenda, calling on behalf of The Globe and Mail
      -Oui
      -Do you talk english at all?
      -Non
      -Oh… oh.. ok… excuse me.
      -Aurevoir.

      C’est clair que dans leurs yeux, quand on essaie de vendre le journal, on ne s’adresse qu’à des anglophones. On ne peut pas être francophone, parler anmglais et vouloir faire une transaction en français… Il me semble que si la fille veut vendre son journal à un francophone, elle devrait le faire dans la langue maternelle de la personne à qui elle s’adresse. Bref,j ‘ai trouvé l’entreprise méprisante et condescendante.

    • LA SOUVERAINETÉ BORDEL !!!

      Assez perdu de temps . J’ai déjà mon pays, le Québec ; il me suffit, il répond à toute mes aspirations, il est souverainement viable.

    • @ponzischeme :
      Ton commentaire n’a aucun rapport avec le sujet.

      D’un autre côté :
      Il y a quelques années de cela, vous souvenez de l’histoire du Sihk qui ne voulait pas porter de casque de moto en Ontario? Les autorités avaient insisté pour qu’il en porte un évidemment, par respect du code de la route et pour sa sécurité. Rien de plus normal.

      Un poids deux mesures ?

    • Toutes, dis-je.

    • Tout à fait d’accord avec vous, comme d’ailleurs plusieurs lecteurs du G&M selon les commentaires sur l’article: très faible en contenu et fort en idéologie. Je vous inclus copie de mon propre commentaire que je leur ai fait parvenir hier, comme solution “canadienne” possible pour toute province à ce type de cas. Oseront-ils prendre cette voie, j’en doute.

      Un parcours des réactions de lecteurs du G&M sur ces sujets ces derniers jours montre plutôt qu’ils nous appuient et nous envient de notre prise en main de ce type de problème de droits individuels, possiblement une réaction nostalgiaque suite à une perception d’avoir perdu contrôle de leur propre situation.

      “How come these self-proclaimed religious rights never become treated as political at some point?

      A solution to these type of cases regarding “religious” cases, is for a provincial government to assert certain basic values for all its citizens.

      For Québec this could be equality of rights for men and women, the secular nature of the public domain and french as the official language.

      This more specific legal framework (as part of a provincial charter or not) would be the legal reference for handling such cases. If they are ultimately countered by the supreme court on the grounds of the federal charter, the Québec (or any other) provincial government could then itself invoke the Canadian charter of rights which presently contains an underused notwithstanding clause.

      Its recourse should be such that it would be interpreted as a mid level form of multiculturalism, where these principles apply “notwithstanding” other jurisdictions.

      It would be no more random as a future path for the country than having to live with a series new disparate legal precedents at the supreme court level, too often inconsistent and constraining by their impracticability.”

    • Tout ça c’est de la bouillie pour les chats…
      J’ai lu beaucoup de commentaires ci-avant qui dénotent le peu de fierté de certains de nos québecois…ou d’ailleurs…?
      Que certains journeaux nous dénigrent, on ne peut pas empêcher ça, on doit marcher la tête bien haute et les laisser s’étouffer…
      On a des choses à protéger comme notre langue, notre culture, nos institutions…
      sans oublier notre développement économique…
      On doit inviter tous ceux qui veulent nous accompagner dans l’atteinte et la réalisation de nos projets en se respectant les uns les autres…
      Mais en n’oubliant pas que nous sommes au Québec, Amérique de Nord et non en Asie, en Afrique ou ailleurs dans le monde…car si on l’oubliait toutes nos valeurs s’envoleraient très vite…
      En d’autres mots…bienvenu aux immigrants qui veulent devenir nos voisins, nos partenaires, nos amis en autant qu’ils exercent privément leurs moeurs et coutumes et non qu’ils nous les imposent.

    • @ dominique_dumas

      Je ne sais pas dans quel coin de Montréal tu restes (si tu restes à Montréal), mais amuses-toi à prendre le métro une seule fois et tu verras que Montréal est loin d’être aussi blanche qu’Edmonton! Oui, il y a des coins avec une majorité de blancs mais il y en a aussi d’autres avec une majortié de jaunes, noirs, rouges, bruns et n’importe quelle autre couleur de peau qui peut existée.

      @maxime1973

      Vous avez malheureusement raison, il reste encore beaucoup de travail à faire pour l’intégration des immigrants dans des emplois qualifiés et dans le marché du travail en général.

      Toutefois, les Québécois aussi tentent de préserve leur culture et clairement nous nous questionnons encore sur où arrête la préservation de notre culture propre et où commence l’acceptation de la culture des immigrants et l’intégration de celle-ci à la culture générale du Québec. Il faut comprendre que notre combat pour la survie de notre culture et notre langue dure depuis très longtemps et c’est clair qu’il influence notre manière de réagir aux nouvelles cultures apportées par les immigrants, malheureusement plusieurs fois de façon négative. Dans le reste du Canada, ils sont la majorité alors que nous sommes leur principale minorité, ils n’ont pas peur de se faire assimiler contrairement à nous, et c’est pour ça que nous sommes plus frileux. J’espère que ça vous a aidé à comprendre un peu. Ça n’arrange rien mais au moins vous êtes un peu plus informé.

    • rodeur :

      “Le plus déprimant c’est qu’il se trouve toujours un épais ici pour répondre à n’importe quelle niaiserie en disant que ces insultes sont justifiées et qu’on est pareil aux red neck à l’ouest de l’outaouais. Pauvres fédéralistes!”

      J’ai cru comprendre que ces licheux de bottes, ces descentes de lit pas de colone, font tous partie du même troupeau ; les masos de Clothaire…Tout à leurs yeux est supérieur à leur petit et misérable peuple. Ils détestent, ils dénigrent, ils répètent mot pour mot leur leçon bien apprise de la fiente radiophonique qui sévit à l’est de Montréal. Ce sont eux les vrais masos cher Clothaire…

      Allez les suiveux, répétez après moi : Nous sommes des larves qui ne méritons pas l’air que nous respirons !

      Tient, j’en entends déjà qui jouissent…

    • Comme d’autres l’ont souligne, j’ai remarque que l’ecrasante majorite des commentaires des lecteurs du Globe and mail approuvent notre decision. Meme les commentaires pro-Quebec ont souvent 17 pouces leves contre 0 ou 1 pouce baisse.

      C’est la qu’on voit que l’opinion editoriale du Globe and Mail n’est meme pas partage par les canadiens anglais. J’ai vu plusieurs felicitations au Quebec et des gens qui esperent que leur province emboite le pas.

    • précisions : le “ils” quand je parle du reste du Canada représente les Canadiens en général et non pas seulement les immigrants

    • Je sévis dans les commentaires du Globe depuis 3 ans, je me suis souvent amusé des préjugés anti français des anglophones, en particulier de ceux de l’Alberta. Avec le changement de format récent, on dirait que le Globe a également modifié sa politique vis à vis des commentaires, et en particulier de ceux qui attaquent les francophones. Comme je regrettais ironiquement un baisse de fréquence des attaques, mon commentaire a été censuré et archivé dans l’historique de mon profil.

    • Bonjour,
      Le psychanalyste Clothaire Rapaille qui remettra son étude du profil québécois fera bien plus mal que cet article du Globe and Mail. Que certains esprits étroits qui sont l’apanage des Blues Necks de cette Belle Province se le tiennent pour dit et surtout qu’ils se préparent mentalement à se regarder dans le miroir qui sera tendu par Clothaire Rapaille. Beaucoup de Québécois seront consternés de se voir enfin dans un miroir et, encore une fois, le déni l’emportera sur la réalité qui se transformera à la vitesse de l’éclair en une autre théorie du complot. Merci, John Bull.

    • Monsieur Lagacé, vous écrivez dans votre article:

      “y compris les multiples tentatives du cégep pour trouver un arrangement avec la jeune femme. Vaines tentatives: elle était d’une intransigeance crasse.”

      Il faudrait déjà établir les faits. Ça, c’est sûr que c’est la version du gouvernement. Mais si on écoute ses entrevues à elle, on a une toute autre image d’elle et de ce qui s’est passé.

      En fait, on a peut-être ici affaire à une de ces “affaires”, comme dans le bon vieux temps du journalisme de torchon sur les accommodements, et pour lesquelles on s’est aperçu par la suite, le mal étant déjà fait, que les médias avaient tout faux. Le rapport Bouchard-Taylor a donné des exemples de ça en masse.

      Il faut déjà comprendre qu’il y a une idée qui n’a aucun sens: qu’elle aurait voulu et garder son niqab, et obliger les hommes à se déplacer, et se placer face au mur à la fois. C’est forcément faux, car tant qu’elle gardait son niqab, elle n’avait aucun problème à regarder quiconque en face. D’ailleurs on l’a vue le faire avec un journaliste homme à la télévision. En réalité, elle affirme que ce n’est pas elle, mais la prof qui avait demandé que les hommes se déplacent. Voici ce qu’elle en dit:

      http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2010/03/03/001-niqab-entrevue-naima.shtml

      “Les problèmes ont commencé lorsque l’enseignante lui a demandé de faire une présentation orale à visage découvert, a affirmé en arabe la jeune femme de 29 ans. C’est l’enseignante et non elle-même, a-t-elle soutenu, qui a demandé aux étudiants de sexe masculin de se tourner face au mur.

      Naïma Atef Amed dit avoir trouvé cette proposition « insultante et impolie » pour les hommes et elle assure avoir plutôt suggéré de faire son exposé au milieu de la classe de façon à tourner le dos aux hommes présents.”

      En réalité, je crois que tout ce qu’elle demandait, c’était qu’on ne l’oblige pas à enlever son niqab quand elle pouvait être vue par des hommes.

      Le Cégep de Saint-Laurent assure d’ailleurs que son exclusion est motivée par la difficulté à enseigner à quelqu’un dont on ne voit pas le visage. Je vois deux raisons de douter que ce soit la véritable explication.

      1) Dans son deuxième cours de français, elle n’avait visiblement aucun problème. C’est même la directrice de l’établissement qui l’affirme. ( http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/vincent-marissal/201003/08/01-4258636-une-politique-a-visage-decouvert.php ) Elle a été dénoncée par d’autres profs, pas la sienne, il semblerait. Alors pourquoi le gouvernement a-t-il envoyé des hauts fonctionnaires pour la renvoyer de là?

      2) Le haut fonctionnaire qui est venue la voir dans son premier établissement, le Cégep, lui aurait dit, quand elle lui a demandé s’il y avait une loi lui interdisant de porter le niqab, qu’il fallait faire comme les Romains. Donc lui, il avait en tête des difficultés non pas pédagogiques, mais plutôt politiques.

      Alors, admettant la forte probabilité que tout ceci résulte simplement du dégoût de l’électorat pour le niqab plutôt que de problèmes pratiques, on peut se poser la question en ces termes.

      Les gens se demandent jusqu’où il aurait fallu qu’on aille pour accommoder cette femme. Doit-on tout tolérer? Tu peux te poser la question de la tolérance quand les actions d’autrui te touchent d’une manière réelle. Je peux décider de tolérer ou non que quelqu’un fume à côté de moi, alors que ça me pique aux yeux. Je peux décider de tolérer ou non que quelqu’un fasse du bruit dans l’appartement du dessus. Qu’est-ce qu’elle nous demande de faire au juste? Ah oui, tolérer de la voir habillée comme elle choisit de s’habiller.

      Dans cette histoire, c’est plutôt elle qui a raison de ne pas tolérer que l’État lui enlève sa liberté de conscience.

      Et j’en ai un peu marre d’entendre parler les gens comme s’il fallait être “Canadian” pour croire en la liberté de conscience. C’est une valeur universelle, pas seulement québécoise, pas seulement canadienne. C’est pas une affaire d’être souverainiste ou fédéraliste, anglophone ou francophone.

      Il n’y a pas longtemps que le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a affirmé que l’interdiction du niqab contreviendrait à la Convention européenne des droits de l’Homme. Il écrit aussi: “L’interdiction de la burqa et du niqab ne libérerait pas les femmes opprimées mais pourrait, au contraire, aggraver leur exclusion dans les sociétés européennes.” A-t-on oublié que cette femme suivait justement des cours de français pour s’intégrer? ( http://www.coe.int/t/commissioner/Viewpoints/100308_fr.asp ) Sûrement ce commissaire européen doit avoir un agenda anti-québécois.

      Même si le Globe a dit des bêtises de temps en temps sur le Québec, cette fois-ci il vise juste sur le fond de cette affaire. Le sentiment de fond qui pousse les gens à s’en prendre à cette femme n’est simplement pas louable. Je crois qu’il y a beaucoup de gens au Québec qui pensent comme ça, mais pour des raisons propres à la dynamique politique qui existe ici, ils n’osent pas assez s’exprimer. Pour l’instant, je vois Michèle Ouimet ( http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/michele-ouimet/201003/02/01-4256539-une-police-du-niqab-non-merci.php ) et The Gazette qui prônent la tolérance. J’espère qu’il y en aura d’autres.

      Et j’espère que cette même Charte des droits qui a protégé les minorités francophones ailleurs au Canada, et qui a forcé le gouvernment, contre l’opinion publique au Canada anglais, à admettre le mariage de conjoints de même sexe, va finir par protéger cette pauvre dame. Elle le mérite.

    • Quand c’est rendu que les commentaires sur le site du G&M défendent plus la position québécoise que ceux des blogues de Cyberpresse, c’est que certains Québécois ont un méchant problème.

      Les adeptes de l’autoflagellation devraient garder ça dans leur chambre à coucher.

    • Pourquoi après avoir lu plusieurs commentaires, j’ai honte de dire tout haut que je suis fière d’être Québécoise?
      Pourquoi toujours rabaisser les autres pour se croire mieux? Pourquoi on ne peut pas juste être bon et mettre nos bons côtés en avant plan?

      Qui est le mieux, les Québécois, les Canadiens-anglais, les américains.
      On s’en fou !!!!!!

      Soyons donc fière d’être ici

    • Probablement parcequ’il est naif, et qu’il s’informe surtout aupres de quelque frustre anglo-quebecois qui n’arrivent pas a s’adapter a leur environnement.

    • De toute façon, c’est la routine. C’est triste de voir qu’il y a autant de gens qui ont honte d’être québécois ici. Je lis régulièrement le G&M pour connaître leur opinion et ce qui s’écrit ici sur les canadiens anglais n’est rien comparativement à ce qu’ils écrivent sur nous.

    • Quand vous dites et je cite:

      ” Je ne marche pas dans la mécanique de la victimisation du Québécois toujours victime d’un Canada anglais colonial. .. le Québec a beaucoup évolué dans sa relation avec le reste du pays, que les Québécois ont acquis, en 40 ans, une énorme confiance dans leurs relations avec les Canadiens … ”

      “Mais quand ses faiseux d’opinions se penchent sur cette sale province intolérante qu’est le Québec, ils décrivent invariablement un endroit que je ne connais pas. Et ça passe. Pourquoi ? Parce que ses lecteurs, probablement, ne connaissent pas le Québec non plus… ”

      La réponse à votre questionnement est fort simple: le Canada est un pays dont le problème historique de l’identité véritable est masqué par des institutions politiques fédérales exclusivement britanniques. C’est l’héritage anglais qui gouverne hors du Québec. La pertinence du français à l’extérieur de la Belle Province est celle d’un puissant héritage colonial. Je regrette, le Québec a peut-être évolué « sur le plan culturel », mais pas le Canada anglais. L’attitude constante et séculaire du Canada disons du ROC est celle d’une culture dominante et conquérante. Même Graham Fraser l’affirmait encore tout récemment.

      Le Globe & Mail véhicule justement cette perception pancanadienne à l’endroit du Québec qu’il est une pépinière d’intolérance. La volonté du québécois de protéger sa culture et son héritage français entre en collision avec les valeurs culturelles du Canada anglais. Nous serons toujours, peu importe de quelle plateforme – médiatique, politique, publique – provient la déclaration, le terreau géographique propice à l’évolution du racisme et de la xénophobie au Canada. Ce n’est pas prêcher la victimisation que d’exposer le clash culturel historique qui sévit au Canada dans toutes les institutions fédérales à commencer par le Parlement canadien. Et ce, bien avant le XXIe siècle. Le Québec francophone est la minorité canadienne conquise. Point final! C’est à lui de s’ajuster aux valeurs canadiennes du ROC. Le ROC a adopté le multiculturalisme, c’est au Québec à s’y conformer.

      Il n’y a pas au Canada anglais quelque autre position acceptable. La perception au Canada anglais? Adaptez-vous, sinon… nous crierons au racisme et à l’intolérance. Et cette perception est depuis toujours reprise par les grands quotidiens à l’ouest comme à l’est du Québec. À tous les jours, et ce sera comme cela pour le prochain millénaire.

      La volonté commune du Québec français de résister à l’amalgame anglo-saxon heurte la sensibilité consensuelle du ROC édifiée sur des siècles d’évolution des institutions culturelles Canadian. C’est un incontournable de notre avenir au sein de cet ensemble fédéral à l’adhésion du quel nous sommes toujours exclu.

    • Certes l’article du G&M est mauvais, mais pour bien couvrir la réalité des choses concernant le sujet du niqhab au moins, il faut aller voir les commentaires de l’article laissés par les internautes qui sont plutôt cinglants pour l’auteur de l’article, grosso modo en opposition à 90% avec l’auteur. Apres, le bitchage sur le Quebec c’est un autre problème qui n’a pas vraiment rapport ici. C’est pas comme si c’était pas réciproque…

      futur Canadien qu’en a même pas marre (cf jean.ném…)

    • @ Patrick Lagacé

      J’adore ton article dans la presse et ton commentaire sur le blog. Quand je lis des choses comme ca, je me dis toutefois qu’on doit faire quelque chose pour que les lecteurs du globe puissent avoir notre point de vue et dans le fond, qu’on se défendre.

      donc, tu devrais traduire ton texte et le publier dans la section “opinion des lecteurs” du Globe and mail.

      c’est juste une idée comme ca.

    • Meme si je ne suis pas d`accord avec des attaques non justifie du Globe and Mail,j`ai le gout de dire que je suis content de voir que l`opinion Anglo n`a pas change versus le Quebec..Ca prend quoi pour nous reveiller un autre Levesque ou Parizeau…ont peu dire que la revolution tranquille a au moins 50 ans,donc,si ont passe pas a l`action difinitive alors croyons en nos moyens et changeons notre systeme scolaire et commencons a enseigner officiellement la langue Anglaise a nos jeunes qui seront capable de mieux reivaliser avec cette concurrence et cela sans avoir peur que notre identite en souffre…imaginer le peuple du Quebec parfaitement bilingue en plus de notre culture ,bien des Anglos ne souhaitent pas ca ils ont peur que les discours soient d`egale a egale.Le chemin fait depuis 50 ans a fait son oeuvre notre iden tite est bel et bien defini et il n`y a pas de danger que nous nous assimilions.Beaucoup de pays conservent leur identite et utilisent plus d`une langue pour des besoins de concurrence ou autre alors le Quebec est a mon humble avis rendu la…………

    • Quels efforts les québécois déploient-il pour mieux se faire connaître de leurs concitoyens anglophones? Pratiquement aucun, d’autant plus qu’il nous faudrait parler une autre langue… On a la réputation qu’on mérite.

    • Cher M. Lagacé,
      j’apprécie une bonne polémique, et je vous comprends. Pourtant, quoique votre dernière chronique s’agisse d’une polémique, avec toutes les forces et les faiblesses inhérentes à cette forme d’expression, je me permets quand même de vous suggérer que vous ferez bien de suivre vos propres injonctions : “De ce simple point de vue, c’est du journalisme à deux cennes qui évacue une partie cruciale du contexte.” Or, deux phrases avant, vous écriviez : “Après tout, le Globe a son siège en Ontario, province qui a flirté avec l’idée de permettre la charia.” Disons que pour évacuer une partie cruciale du contexte, le Globe n’est pas seul.

      Le rapport Boyd fur une réponse réaliste à une situation difficile. Boyd, féministe convaincue, n’approuva pas, personnellement, que des différends en droit de famille puissent être résolus par des arbitres ou tribunaux religieux. Or, ancienne ministre, elle a eu la tête suffisamment froide pour reconnaître que veut, veut pas, il y aurait une poignée de cas qui se décidaient et qui allaient continuer de se décider ainsi, que l’on le sache, ou que l’on les interdise et les ignore. Si notre préoccupation est la justice, et la défense des intérêts de tous, et surtout les plus faibles, quelle est la solution la plus juste et réaliste, faire en sorte que ces résolutions sortent de l’ombre et qu’elles soient sujettes à des balises claires qui protégeraient mieux les femmes, en leur offrant aussi la possibilité d’en appeler devant des autorités d’État, ou prendre la position “Boileau”, crier au ciel que c’est mauvais, les interdire, et ainsi permettre que ces résolutions continuent en secret, sans supervision étatique, et que les plus vulnérables continuent d’être exploitées au max? Évidemment, les Boileau de ce monde peuvent se réconforter avec leur angélisme, mais quant à venir au secours des femmes exploitées de façon réelle, sont-elles en mesure de pénétrer ces communautés fermées et faire le prosylétisme du laïcisme? La réponse est non, et tant pis pour les femmes vulnérables. Leurs cas resteront secrets.

      Mais tout ça, je suis sûr que vous le saviez déjà. Toutefois, il aurait été de bonne guerre d’évoquer le contexte. D’ailleurs, pourquoi emploie-t-on “charia” quand on pourra dire “éléments de droit islamique”, ou “canadian” au lieu de “canadien”, à la Petrowski, etc.?

      Cela dit, j’ai bien aimé votre chronique-polémique. Mais je ne suis pas convaincu que “two wrongs make a right”, hein? Et difformer le rapport Boyd est très injuste. Puis-je vous recommander de relire la chronique de Manon Cornellier sur la pluralité de confessions protestantes et le pluralisme “Canadian”, “Vivre et laisser vivre”, contrairement aux origines catholiques uniformes au QC, avec les conséquences actuelles? Elle pourrait avancer vos réflexions.

      Votre humble lecteur, Rummi

    • qu’est-ce que le Canada attend pour s’annexer aux U.S.A. pour qu’on arrête le niaisage?

    • @ bayard

      À 10h53 vous avez écrit ceci:

      “Autre chose: en 2031 selon les prévisions, les minorités visibles compteraient pour 30% de la population à Montréal, versus 60% à Toronto. Et on parlera pas du “ROQ” (rest of Quebec). Alors oui, on est moins diversifié qu’ailleurs au Canada et ça va continuer d’être le cas, parce que les autres provinces vont continuer à se diversifier encore davantage et plus vite que nous. Ce n’est ni un bien ni un mal. C’est comme ça et cela devrait, en tous cas, relativiser les prétentions des excités de l’interculturalisme et des promoteurs du cours ECR qui omettent systématiquement de prendre en compte cette réalité, comme si le Québec était en train de devenir la société la plus bigarrée du continent alors qu’elle est et restera la plus homogène.”

      Vous basez votre argument en comparant Toronto et Montréal…

      Est-il vraiment nécessaire de vous préciser que le reste des villes dans la province de Québec ne ressemble pas du tout à Montréal, et que les villes canadiennes du côté anglais ne ressemblent pas du tout à Toronto?
      _________

      Sur un autre ordre d’idée, en me fiant au commentaire qu’il y a dans le G&M, je crois que cette article représente plus un “douchebag” particulier que la population anglophone.

      Scoop du jour: Les anglos n’haissent pas tous le Québec!!!

    • @ frostedflake

      “Sans compter que vous avez le culot de publier tout ça dans un journal, disons-le, plutôt fédéraliste.”

      Je me suis casse une cote tellement j’ai ri en lisant votre commentaire ! La Presse, journal federaliste… est bonne celle-la.

      Merci !

    • Malheuresement il y a beaucoup de gens stupides au Canada anglais meme s’ils pretendent le contraire.

    • @Dave21

      Qui dit que la dame niquabbée ne revisite pas les événements de manière à se présenter en victime?

      Je croirai la version de la dame lorsqu’on la confrontera en entrevue avec la professeure de la classe.

    • Attendez de voir si le gouvernement Charest ose appliquer la loi 101 à toutes les écoles privées pour éviter ces écoles dites passerelles… On sera présenté comme des nazis ! On se rapproche d’un 2e Brockville… Et tout ça ne me réjouie pas ! Le mépris du ROC à propos du Québec ne date pas d’hier… C’est toute l’élite bien-pensante qui croit nous avoir civilisé en 1760…
      Ils sont souvent pathétiques ces Canadians, parce qu’ils nous méprisent, mais ils ont besoin de nous pour se distinguer vraiment des États-Uniens.

    • ahbendisdonc,

      Les faits dans le premier cégep n’ont pas été déterminés, mais pour moi, ça a quand même l’air improbable qu’elle ait eu toutes ces exigences *en plus* de garder le niqab. Car la finalité même du niqab est de permettre qu’elle soit vue par des hommes sans que son visage le soit.

      Moi, j’ai plutôt l’impression que le cégep avait insistait pour qu’elle ne porte pas le niqab parfois, puis s’est retrouvé dans une situation où c’était ingérable de faire en sorte que les hommes ne voient pas son visage. À mon avis, ça aurait donc été plus simple de lui laisser son niqab. On ne va quand même pas restreindre la liberté de conscience d’une dame et l’empêcher d’apprendre le français pour la simple raison qu’on veut voir ses lèvres!

      Et dans la deuxième école, c’est la directrice qui disait qu’il n’y avait aucun problème, et le ministère est venu la chercher *pendant un examen* pour la renvoyer. Est-ce un hasard que ça se soit passé juste après la médiatisation? Sûrement pas. Après ce cirque, un autre prof a dû la voir et la dénoncer. La preuve que le gouvernement avait une idée fixe de ne pas la laisser tranquille en niqab.

    • @ arizona_bleuet 12 mars 2010 15h05

      Salut, ton nom suggère que t’es un ex-saguenéen qui va en Arizona ou un Arizonéen qui vit au Saguenay …

      À moins que tu sois simplement un Amalicain qui souffre d’un malfonctionnement des ventricules du coeur … ??

      De plus, ton COMM. suggère que tu vis carrément sur autre planète …

      Bah ! , c’est trop de question pour un vendredi PM.

      Allez, ciao !

    • J’ai vu hier soir à TéléQuébec votre reportage sur les aides domestiques. Vous leur suggérez fortement de dire qu’elles sont des esclaves. Des esclaves peut-être mais de qui? N’est-ce pas plutôt le fait qu’elles sont destinées par leur famille à aller gagner l’argent à l’étranger pour les sortir de la misère et faire instruire leurs frères et soeurs qui eux pourront avoir de bons emplois.
      Vous dites qu’elles sont payées $280.00 par mois au lieu de par semaine, cela fait une grosse différence. De plus le fait qu’elles sont ¨liv-in¨ elles n’ont ni logement ni transport à payer, ainsi leur salaire pour la plupart est envoyé à leur famille. De plus elles ont obtiennent leur citoyenneté après deux ans de service. Il y avait dans votre reportage une femme qui travaille maintenent dans une usine où elle se dit très satisfaite mais elle n’est jamais retourné voir ses enfants.
      Il y a aussi le fait que le travail d’aide familiale soit pour vous un travail d’esclave, voilà pourquoi il n’y a aucune québécoise de souche qui fait ce travail, on préfère les payer à ne rien faire sur le BS. Ce n’est pas très bon pour la productivité. Qu’y a-t-il de si dégradant dans le travail domestique? Il n’y a pas de sot métier. Si c’est être esclave que d’entretenir la maison, cuisiner, prendre soin des enfants, alors tout le monde est esclave.
      Le traitement de votre reportage est si déformé et biaisé que cela me fait douter de tous les reportages qui font grand bruit sur la construction ou sur la santé. Je ne sais plus qui croire, respirons par le nez un moment et voyons où est la vérité. En santé par exemple, pour quelques incidents parfois incontournables, on oublie de mentionner que la plupart des gens ont droit à un système fort généreux et compétent. Quand j’entends mes femmes de ménage (mes esclaves) me raconter la panoplie d’examens et de médicaments qu’elles ont, je me dis que nous avons un système de santé de luxe et qui pêche souvent par excès de zèle.
      Cela dit regardons les reportages avec un sens critique et demandons-nous si on n’en met pas un peu trop.

    • @petitjean
      l auto dérision existe partout , meme au Canada anglais .
      si tu est bilingue , tu peux regarder : this hour has 22 minutes , a CBC mardi 20h30
      précédé de Rick Mercer qui nous offre un ”rant ‘’sur la politique canadienne .
      plusieurs humoristes aussi ne se genent pas pour ”blaster” Steven Harper .
      il y a des festivals d humour a Halifax et a Winnipeg qui sont diffusés .
      c est réconfortant de pouvoir cesser d hair le ROC,quand on voit qu ils se plaignent des memes choses qu au Québec .
      il faut faire la différence entre le peuple et les politiciens .

    • @dave21
      bravo pour votre commentaire .
      cette femme doit s isoler et rester chez elle parce que son Niqab dérange 3 personnes.
      il y a des ados qui ont été suspendus pour avoir eu les cheveux bleus ,
      on a le droit d etre mal a l aise et de ne pas comprendre ,mais cette femme essaie d avoir une vie normale et c est nous qui la marginalisons .
      laissons vivre les marginaux et arretons de juger les choses qu on ne comprend pas, surtout qu un niqab ne fait de mal a personne .
      si les juifs ont le droit de porter leur soutanes et leur chapeaux de fourrures ,
      les sikhs peuvent porter leur turbans dans la GRC et envoyer leurs enfants a l école avec des couteaux,
      alors un tissus dans le visage doit etre toléré .

    • Des canadians qui haissent les Québécois. B’en voyons, ça n’existe pas, tous les fédéralsites Québécois de service vont vous le dire. Les french-canadians, spécialistes de l’auto-flagellation, disent même que c’est de notre faute si le ROC nous méprise.

      @arizona Bleuet
      J’me casse les côtes à penser que vous vous imaginez La Presse autrement que fédéralistes. Avez-vous déjà mis le nez dans La Presse? Desmarais, Gagnon, Dubuc, Pratte etc. ce ne sont certainement pas des souverainistes. Non mais, n’importe quoi…

    • Y a tu quelqun qui va l’arrêter ???

      Michele Ouimet est dans les patates!!!!!

      ça ne tourne pas rond. Elle est toujours en train de défendre les immigrés. Le Canada les accueille,et ils doivent respecter nos coutumes.
      Ici, on ne se cache pas quand on donne des services, quand on parle a quelqu’un; on ne se couvre pas le visage… je regarde même droit dans les yeux (je suis infirmière) et je veux rassurer et émettre un message clair a mes patients.

      Le gouvernement en place est-il capable de décider?….de trancher?…de se positionner!

      En 1990, on refusait a un père Québec de coucher sur un matelas près de la mère de son nouveau-né dans la chambre, je défendais son droit (travailleur de nuit) et la direction s’ opposait!

      Aujourd’hui,on nous demande de libérer le lit en dedans de 2 heures quand pépé vient de décéder et si c’ est un hindou, il a droit a des prières, du riz, 4 heures, etc. et on marche sur des oeufs!!

      Selon Madame Ouimet, le gouvernement traque une immigrée ! Mais voyons donc, si elle veut étudier le français, qu ‘elle fasse comme nous! Ici,on lit et étudie le français le visage dévoilé et même au secondaire (1968), je terminais mon oral, le visage rouge en bégayant et en versant des larmes!

      Ici, on ne laisse pas partir les enfants a l’ école avec des couteaux ou ciseaux. Nos signes religieux ne sont pas DANGEREUX!!!

      Le niqab ne se porte pas chez nous. Point Final. Je veux VOIR qui me parle… Soyez SERIEUSE Madame Ouimet. Ou est votre LOGIQUE?

      Louise Charron

    • quidnovi

      12 mars 2010
      14h51

      “Quels efforts les québécois déploient-il pour mieux se faire connaître de leurs concitoyens anglophones? Pratiquement aucun, d’autant plus qu’il nous faudrait parler une autre langue… On a la réputation qu’on mérite.”

      Ben c’est sûr ça…

      Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa.

      Un autre qui adore se faire donner des coups de pieds au c…

      Heu…un petit coup de fouet avec ça? (Carte de membre gratuite à tous les rampants de ce blog. Détails dans votre région)

    • @g_maheu

      C’est donc qu’Edmonton est moins blanche que tu le crois. Parce que ce n’est pas une opinion que j’énonçais, mais un fait. C’est chiffré. Montréal est aussi blanche qu’Edmonton et ça va rester ainsi pour les 30 prochaines années selon ce qu’on prévoit, faisant en sorte que la ville va connaître une croissance inférieure aux grandes villes canadiennes.

    • ““Peut-être mais malheureusement les éditoriaux ont plus d’impact que les commentaires anonymes sur l’opinion publique.” – Ramses 2.1

      Pas vraiment, non. C’est quand la dernière fois que vous avez changé d’idée à la suite de la lecture d’un éditorial ?” sebastienmassey

      ===

      Pas besoin de faire changer “radicalement” d’idée à la lecture d’un seul éditorial, pour que les éditoriaux, qui vont toujours dans le même sens, finissent par exercer une influence sur l’opinion publique.

      Jean Émard

    • @sebastienmassey

      C’est un peu comme la pub.

      Tu te lèves par immédiatement après avoir vu une publicité de Coke pour aller t’en acheter un, mais ça n’empêche pas la publicité d’influencer le public quand elle est répétée.

      Même chose pour la ligne éditoriale d’un journal. ;)

      Jean Émard

    • Quand tu seras grand Patrick, ca va être moins payant, mais aussi moins forcant.
      Ton article va se résumer à ta dernière phrase: ”Say what you want.”

      Quand on est rendu un grand garçon, on s’en fou de ce que les autres pensent. Ce qui est important, c’est ce que L’ON pense.

    • En lisant cet article, j’ai repensé à une connaissance anglophone qui m’avait déclaré que la mentalité des québécois se comparait à la mentalité des nazis.

      Deux constatations:
      1- Entre certains anglophones et francophones de Montréal, ce sont les extrêmes totales quant à la compréhension du Québec

      2- Je suis écoeurée de me faire traité de raciste parce que je défends la survie de ma nation et de la langue française. Avez-vous déjà entendu un québécois prôner l’extermination des anglos, des juifs, ou des italiens???

      Finalement, je suis contente de voir que les interventions les plus intelligentes et les mieux défendues de ce blogue sont d’accord avec votre article, Monsieur Lagacé.

    • http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201003/12/01-4260204-adil-charkaoui-intente-une-poursuite-245-millions-contre-le-canada.php

      Tiens toi ! Le Globe ! Dans les dents..

      Bien contente !

    • M. Lagacé, un portrait honnête et complet de la situation aurait aussi fait état des commentaires des lecteurs comme suite à cet éditorial, qui sont majoritairement en désaccord avec la position du journal et qui dénoncent le Québec-bashing. Pas besoin de chercher loin, on y a accès au bas du texte vers lequel vous nous dirigez.

      Tout comme les lecteurs avaient approuvé par une écrasante majorité votre collègue Lysiane Gagnon qui disait dans sa chronique du Globe que cet accommodement avait dépassé depuis longtemps les frontières du raisonnable. Voir:

      http://www.theglobeandmail.com/news/opinions/beyond-the-pale-on-the-veil/article1491762/

      Et aussi:

      http://www.theglobeandmail.com/news/national/quebec/woman-shocked-by-portrayal-as-hard-line-islamist/article1490612/

      C’est bien joli de jouer la carte du méchant Canada-Anglais qui n’a que du mal à dire des Québécois, mais la réalité est évidemment plus complexe et les opinions de nos concitoyens anglophones sont bien plus diversifiées que le bloc monolithique que vous avez dépeint.

    • Je suis déjà heureux quand on ne diffuse pas de bêtises antiquébécoises à l’EST de l’Outaouais. Ce blogue me semble prendre du mieux sur ce plan.

      http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/097-ombelix-au-pays-des-chimeres/

      Pierre JC Allard

      Pierre JC Allard

    • Même si je suis d’accord avec vous mais, Le globe mange du Québec comme l’équipe éditorial de La Presse mange du souverainiste, même si c’est avec plus d’élégance….cela n’excuse pas le bashing.

    • M.Lagacé, à la «lumière (sic)» des commentaires de certains fédéralistes «invértébrés», sur ce site, on constate à quel point un esclave peut se vanter d’être assimilé…
      Vive le Carcanada libéré du Québec, Vive le Québec libéré du Carcanada !
      Robert Alarie

    • Moi ce que je trouve «petit peuple», c’est de voir avec quelle facilité les Québécois se laissent intimider par ces attaques du Canada anglais. Ils vont dire: «Oui mais nous aussi on dit des choses méchantes envers eux», plutôt que de se tenir debout et de tenir tête à ses détracteurs. Et autre chose que je trouve «petit peuple»: c’est justement le plaisir que certains Québécois semblent éprouvent à s’auto-qualifier de «petit peuple», de loser, etc. C’est la mode de tourner au ridicule tous ceux qui essaient de défendre nos valeurs et notre identité. Moi je dis: à bas l’intimidation. Nous sommes fiers de ce que nous sommes et nous assumons nos choix et nos valeurs!

    • Ben voyons Patrick, tout le monde sait fort bien que le Canada nous aime. Répétez après moi: Nous sommes maso, nous sommes maso…

    • Oui, un regard dans le miroir serait salutaire… Il s’en dit, des stupidités sur le Québec, mais s’il fallait que je recense tous les clichés défavorables que débitent les Québécois sur les Canadiens anglais, ce serait une occupation à plein temps. Malheureusement M. Lagacé se rend coupable de ce qu’il reproche au Globe : distorsions et exagérations. Je l’ai lui, moi aussi, l’article de M. Ibbitson au sujet de la faible immigration au Québec. Il avait pour but de souligner (et de déplorer) la décroissance du poids démographique du Québec au sein du Canada, pas de dire que le Québec n’aime pas les immigrants!

      J’ai un petit concept à vous proposer, M. Lagacé : le Québec fait partie du Canada. Les gens de l’extérieur du Québec qui font des commentaires sur le Québec, ils les font au sujet de leur propre pays. Dans bien des cas, ils ne pensent pas que c’est “us against them”; ça n’a rien à voir! Pouvez-vous le comprendre, ce concept bien simple, au lieu de voir de la haine et de l’intolérance partout? Je vis ici, à Toronto, sans perdre ni ma langue ni ma culture, depuis 23 ans. Jamais, et je dis bien jamais, je n’ai été victime de la moindre petite intolérance, du moindre commentaire désobligeant ou négatif parce que je suis d’origine québécoise.

    • Bonsoir M. Lagacé,
      à la suite de votre charge contre le Globe and Mail et le titre racolleur de votre article, je me permets ce commentaire:

      Vous écrivez “L’équipe éditoriale du Globe and Mail écrit que les gestes de Québec dans le dossier de Mme Ahmed sont troublants ” et je partage entièrement cette opinion pour les raisons suivantes:

      En vertu de quelle loi Québec se base -il pour investir un fonctionnaire du pouvoir d’expulser une étudiante de son cours? J’aurais aimé pouvoir lire sous votre plume, quelques lignes à ce sujet. Cela nous aurait éclairé davantage que votre longue diatribe sur un journal que nombre de vos confrères qualifient “d’étranger”.
      Il est vrai que le tirage a ses raisons……..

      Pour en revenir au pouvoir d’expulsion dont le fonctionnaire aurait été investi, et en cela je comprends l’éditorial du G&M, ne vous semble-t-il pas qu’en un temps ancien, le Commissaire Politique ou le Commissaire du Peuple se voyait investi du pouvoir du dictateur pour envoyer hommes et femmes au goulag. C’est ce que j’ai compris de la position du G&M. Et cela également me trouble. Pas vous????

      Georges Michaud, Saguenay

    • A tout ceux qui critiquent le Globe and Mail:

      Je vous demande d’aller voire les pages du Devoir. Le racisme contre les immigraants est chose courante, on ne publie pas les voix opposees.

    • “M. Ibbitson, lui, ne lit pas La Presse ou Le Devoir, ne peut pas comprendre Paul Arcand : il ne parle pas français.”Et c’est un journaliste respecté du Globe and Mail,qui,à ce que je sache,n’est pas basé en Arkansas.Ça dit tout,à nous d’en tirer les conclusions.

    • “Pour en revenir au pouvoir d’expulsion dont le fonctionnaire aurait été investi, et en cela je comprends l’éditorial du G&M, ne vous semble-t-il pas qu’en un temps ancien, le Commissaire Politique ou le Commissaire du Peuple se voyait investi du pouvoir du dictateur pour envoyer hommes et femmes au goulag. C’est ce que j’ai compris de la position du G&M. Et cela également me trouble. Pas vous????”

      Moi, ce qui me trouble, c’est que ce genre de lavage de cerveau pratiqué par certains médias “canadian” fonctionne toujours. Je ne peux pas croire qu’on en soit encore là!

    • Ce n’est pas que je veuille défendre le Globe and Mail, bien au contraire. Mais si le Globe and Mail décrit la planète Mars, quelle planète le Calgary Herald décrit-il? http://www.calgaryherald.com/life/Lakritz+belle+province+shows+ugly+side+minorities/2673316/story.html

    • I totally resent some of the condescending remarks towards Quebec in this Globe and Mail article. I tried to post this on their comments page but technically it did not take it.

      One thing ROC should know is that if you were born catholic in Quebec and held down through the powers of the church, you would understand why specially women in Quebec feel total aversion to the niqab. The memories of being oppressed for decades are not good ones.

      As you know the priests used to tell our grand mothers and mothers that if they said no to their husbands, they were sinning. So the poor devout religious mothers were pregnant every year. My grand mother had 13 children, some even had 20. The Church was a business. No money for university for so many kids. They were kept poor and down.

      The protestants English who had a couple of children were all educated and became the bosses of a province who was 80% French speaking. Religion kept us down for 50 years. Religion has now been thrown out of the window by a great majority of French Canadians.

      We cannot swallow or “stand to see strong religious signs coming back through immigration”. This muslem girl says she wants to dress like this to be closer to God…I am close to God and don’t wear a niqab. It is an exageration and not acceptable.

      In the Coran it says women must dress modestly… there is a limit to that. Québec is open but this is too much for us, because of very painful memories from our past history which we would rather forget.

      This being said, psychologically I think everybody can understand why we don’t want religion back in our faces.

      We would not walk down a street in a Muslim city in short shorts, because we know, it would not be acceptable, I am sure our immigrants can respect our open way of life, evolve and conform to our sensitivities.

    • Georges Michaud,

      vous êtes une honte québécoise. Étiez-vous dans la ville de Québec, par erreur, lorsque Rapaille a interrogé les citoyens e groupe?

      M. Michaud, lorsque je vous lis, criss que je suis content de ne plus vivre au Québec!

    • Ceux qui défendent les écrits du Globe and Mail sont des tenants du multiculturalisme et de sa ghettoïsation. Vouloir intégrer les immigrants dans un pluriculturalisme est la normalité chez tous les peuples, la ghettoïsation une Tour de Babel et le renfermement contre le peuple d’accueil. C’est une attitude de mépris, on considère la société d’accueil comme des non-croyants, des mécréants, des infidèles, des damnés etc.

    • Voyons ! Soyons sérieux ici !

      Monsieur françois-toronto qui nous parle de Toronto comme étant une ville de grande ouverture envers les francophones alors que nous savons tous que les francophones vivant à Toronto vivent comme les Torontois , en ANGLAIS à l’extérieur de la maison . Pas tellement difficile de ne pas être victime d’intolérance quand ont se confond dans la masse et vivons dans la même langue et la même culture . Les anglais du ROC ADORENT les francophones comme Monsieur françois-toronto.

      J’ai aussi lu l’article de Monsieur Ibbitson sur l’immigration et laissez- moi vous dire que mon point de vue est fort différent d’un francophone vivant à Toronto et ne voyant que de l’amour inconditionnel autour de lui . Mr. Ibbitson nous parlent des minorités visibles qui seraient moins nombreuse au Québec ( MTL ??? ) donc économiquement à risque , comme – ci l’économie avait maintenant une couleur de peau exclusive . Mr . Ibbitson nous sort aussi l’argument linguistique comme étant un frein à une économie saine , bien-sûr il ne pouvait passer à côté ! Alors faut comprendre que pour ce Mister Ibbitson la couleur de la peau et la langue serait un problème économiquement parlant pour le Québec contrairement a Totonto , Vancouver et autres merveilles canayenne .

      Pourtant Toronto n’aurait-elle pas fait partie des provinces éligibles à la péréquation dernièrement ?

      Voila la nouvelle manipulation crasse du discours de la presse anglophone , faire passer encore une fois les québécois pour des gens fermés , racistes et xénophobes !

      Ce n’est pas quelque chose de nouveau en soit mais cette nouvelle forme de manipulation risque de faire du chemin parmis les nombreux francophones facilement enclin à la culpabilité morbide !

    • @Georges Michaud

      ” En vertu de quelle loi Québec se base-il pour investir un fonctionnaire du pouvoir d’expulser une étudiante de son cours ? ”

      En vertu du GROS bon sens Monsieur Michaud !

      De la même façon qu’un étudiant qui agit de façon à provoquer les autres risque de se retrouver dans le troube .

      En vertu d’une paix sociale qui ne sera possible que dans une société où la religion et ses dogmes seront pratiqués ailleurs que dans les espaces civiques .

      En vertu de la fermeté avec laquelle nous devrons agir face à l’intégrisme et la démesure des leaders religieux derrière les petites filles supposément ” innocentes ” qui sont manipulés par les leurs pour ” tester ” la société d’accueil !

      La naïveté n’est pas une vertu Monsieur Michaud !

    • @maxime1973

      Pourriez-vous donner un exemple et un hyperlien d’un article du Devoir qui est raciste envers les immigrants, pour illustrer votre cas? Cela serait facile pour vous d’en trouver un parce que c’est « chose courante » que vous dites.

    • Je crois qu’il est en effet décevant qu’un grand quotidien comme le ”Globe & Mail” qui se targue de faire preuve de discernement et d’avoir dans son équipe des journalistes d’expérience, ne cherche pas à approfondir ses sources plus loin avant de publier des articles méprisants comme celui que vous mentionnez ici M. Lagacé. Mais bon comme tous les journaux le ”Globe & Mail” doit avoir vu son tirage diminuer de façon drastique ces dernières années… quoi de mieux alors que du bon vieux”Québec Bashing” pour vendre…

    • Publié le 13 mars 2010 à 13h23 | Mis à jour à 13h47

      Virage à droite du PQ: l’individu plutôt que l’Etat
      Lévis) Un gouvernement péquiste favorisera l’enrichissement des individus et prendra ses distances de l’Etat providence, a prévenu hier Pauline Marois, un virage qui, samedi laissait perplexe certains militants.

      http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201003/13/01-4260384-virage-a-droite-du-pq-lindividu-plutot-que-letat.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4260370_article_POS1

    • “But it’s okay. It’s Quebec. Say what you want.”

      Ouin, parce qu’on se retient TELLEMENT ici de dire ce qu’on pense du Canada anglais. On s’auto-baillonne et auto-sensure constamment. C’est simple, on n’a pas de blagues sur les Terre-Neuviens (qu’est-ce qu’on en ferait? les raconter?), on n’a pas de critique contre les Ontariens, on accepte très bien les Albertains. Tout est nickel ici! Nickel!

    • @arasaka

      Nous avons bien quelques chroniqueurs forts en gueule (ex.: Réjean Tremblay), mais je ne me souviens pas d’avoir déjà lu, dans un quotidien québécois d’envergure nationale, un ÉDITORIAL comparant les gouvernements des autres provinces aux Nazis ou aux Talibans parce qu’ils prônaient la défense de leur langue et de leur culture, ou le respect de l’égalité homme-femme.

      Quant aux jokes de Newfies, vous le dites vous-même: ce sont des BLAGUES.

    • Normalement, j’en serais rendu à dire aux éternels détracteurs du Québec de décâl… s’ils sont si malheureux ici ou s’ils aiment tant le ROC, mais là, même le ROC ne semble pas être d’accord avec eux. Il vous reste toujours les États si vous aimez tant le niqab. Hmm… mauvaise idée!

    • J’ai moi aussi un malaise face à la couverture du Globe and Mail sur le Québec. Mais en fait le Globe voit également d’un mauvais oeil beaucoup de choses qui se passent en Alberta ou en Colombie-Britannique. Ce grand journal national est avant tout ontarien, et représente très bien les valeurs libérales (centralisation, multiculturalisme…). On lit parfois des trucs choquants sur le Québec dans le National Post, mais le ton est différent, on y dénonce davantage le coté socialiste des Québécois et beaucoup moins leur approche face à l’intégration des immigrants. Quant au Toronto Star, plus à gauche, la couverture du Québec est généralement plutôt positive et équilibrée.

      Malgré tout, je n’ai pas été scandalisé par l’article en question, car je suis totalement scandalisé par l’approche de notre société envers cette histoire. C’est véritablement une chasse aux sorcières publiques et une attaque directe envers une nouvelle citoyenne! Je suis étudiant à McGill et il y des femmes qui portent le Niqab dans mes cours. Croyez le ou non, je discute avec elles parfois et je les trouve très sympathique!! Je suis pas nécessairement en faveur du Niqab, et pas complètement contre son interdiction (comme toute autre forme de vêtement qui cache le visage de quelqu’un), cependant je respecte ces personnes et je ne crois pas que nos médias et notre gouvernement en fasse tout autant!

    • Le quebec aura ce mepris du reste du Canada tant qu’il continu a se consider different des autres provinces. Ce statut de “nation” est tellement stupide.

    • @maxime1973

      Ah bon! Selon vous, le Québec doit accepter les différences des immigrants, mais il lui est interdit de clamer sa propre différence par rapport au reste du Canada? Encore une preuve que dans le “plusse meilleur pays”, la différence est charmante… tant qu’elle n’est pas québécoise.

      En passant, vous n’avez toujours pas répondu à la question d’antonion.

    • @marc_g

      Avez deja vu le devoir se preocuper du haut taux de chomage que subissen les immigrants comme ils le font pour les accommodement raisonables, l’identi?te quebecoise, la langue, les ecoles passerelles? Vous devez lire les commentaires racistes qui sont postes regulierement, ca ne semble pas les deranger.

    • J’attends encore le lien vers un article “raciste” tiré d’un journal avec autant d’envergure au Québec.

      @Maxime1973, pouvez-vous illustrer vos propos avec un article du Devoir svp?

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