
Vous l’ignoriez peut-être, mais il y a eu comme un semblant de petit débat, très éphémère, au Canada anglais, sur la pertinence de, peut-être, changer une partie du Ô Canada afin de le rendre moins sexiste. En effet, le passage True patriot love in all thy sons command ne fait référence qu’aux fils. Et pas aux filles. Ce qui n’est pas très, très égalitaire…
Détails sur le site de Radio-Canada.
Donc, le gouvernement Harper a jonglé avec l’idée de rendre ce passage moins sexiste. Une montée de fièvre politically correct qui est assez bizarre pour un Parti conservateur qui se fiche bien de ces considérations, généralement, comme le soulignait justement récemment mon ami Rico.
Finalement, le gouvernement Harper a fait savoir que le Ô Canada ne serait pas modifié, mettant un terme à une éphémère controverse qui est passée à peu près inaperçue au Québec. Mais il y a un truc qui n’est pas passé inaperçu, et c’est une bourde du Globe and Mail, en éditorial, au sujet de la version française de notre glorieux hymne national. Le Globe s’est étonné du sexisme d’un passage de la version française, « Ô Canada, terre de nos aïeux… » Quelqu’un, au Globe, a traduit aïeux en forefathers. Or, forefathers, a-t-on déduit, réfère au genre masculin. What about our foremothers ?! s’est-on demandé…
Le blogue Deux Maudits Anglais, du magazine Maclean’s, animé par deux Montréalais, MM. Patriquin et Gohier, a mis son impitoyable loupe sur ladite gaffe : aïeux, c’est gender neutral, comme ils disent à Toronto. Bon pour les gars et pour les filles.
Sortez, ici, les métaphores pertinentes concernant les deux solitudes.