Patrick Lagacé

Archive, juin 2009

Mardi 30 juin 2009 | Mise en ligne à 13h33 | Commenter Commentaires (40)

Kadhafi et cie : « white trash » libyen…

Dans le Nouvel Observateur, un papier absolument sidérant sur un des fils du dictateur libyen Mouammar Kadhafi. Il s’appelle Hannibal (déjà, ça commence bien) : ivrogne, noceur, casseur, hooligan jet-setter, batteur de domestiques et de conjointe (enceinte). Son arrestation en Suisse, en juillet, a déclenché un incident diplomatique qui injecte une bonne dose de tribalisme dans les relations entre les deux pays…

Extrait :

Rome, août 2001 : il sort de boîte ivre mort, invective des carabiniers, les asperge avec un extincteur, en expédie trois à l’hôpital. Paris, 26 septembre 2004 : 2 heures du matin, il descend les Champs-Elysées avec sa Porsche à 140 à l’heure, à contresens, avant d’être pris en chasse par la BAC, la brigade anticriminalité. Les policiers interpellent un individu qui vocifère et empeste l’alcool. Ils tentent de lui passer les menottes quand ses gardes du corps libyens débarquent. Bousculade, cris, pugilat… Un agent est blessé. Le fils Kadhafi échappe une fois de plus à toute sanction grâce à son passeport diplomatique, et surtout à son patronyme.

Bref, Hannibal, c’est ce qu’on appelle aux Etats-Unis du white trash. Enfin, c’est ce que serait un représentant du white trash s’il était assis sur des pétro-dollars, flanqué de gardes du corps et doté d’un gun à la ceinture…

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Mardi 30 juin 2009 | Mise en ligne à 13h00 | Commenter Un commentaire

Pierre Trudel blogue sur Fanatique.ca

Fanatique.ca, de la famille de Branchez-vous, a repêché l’analyste sportif Pierre Trudel, qui tenait une chronique hebdomadaire dans La Presse, jusqu’à tout récemment.

Bonne chance, Pierre, et bienvenue dans la blogosphère…

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Mardi 30 juin 2009 | Mise en ligne à 11h25 | Commenter Commentaires (9)

Madoff : un maximum de 40 cents de l’heure, désormais

prison-time-life.jpg
Photo Time-Life

On aura beau critiquer le recours excessif de nos voisins américains aux prisons, reste que des fois, on a envie de faire la vague quand un salopard, un vrai, un authentique filou reçoit une sentence à la hauteur de ses crimes. Ainsi, hier matin, Madoff : 150 ans de prison. Vingt-cinq ans auraient fait l’affaire…

Ça ne restitue absolument rien aux victimes. Ça ne répare que dalle. Ça ne change pas un iota au drame vécu par des centaines de personnes. On aura beau persifler, dans certains cercles, que les victimes de Madoff étaient des gens à l’aise, reste qu’il y a des drames certains, des gens qui ont perdu les acquis d’une vie, qui doivent manger dans les poubelles, à l’âge où ils devraient écouler leurs vieux jours, comme le soulignait Sophie Cousineau hier matin.

Méchant contraste, bien sûr, avec le système canadien. Ici, un filou en cravate comme Vincent Lacroix est assuré de ne pas passer sa vie en prison. Il a pourtant scrappé la vie de centaines de personnes, jeunes et moins jeunes, en volant leurs économies. On ne parle pas d’un simple hold-up. On parle de dérober des sommes qui allaient être consacrées à la retraite. Des sommes qui devaient assurer, dans un cas, l’éducation et le bien-être d’un enfant en bas âge, orphelin de père et de mère, après un accident de voiture, si je ne m’abuse.

Peut-être que 150 ans, c’est un show de boucane ; peut-être que ça nous fait oublier le véritable enjeu : un Madoff II est-il encore possible ? Mais 150 ans, ça frappe l’imaginaire, ça envoie un message aux bandits en cravate : il y a des chances que vous croupissiez dans une cellule. Forever !

Pierre Duhamel évoque les différences entre le Québec et les Etats-Unis, l’AMF et la SEC, Lacroix et Madoff, en matière de financiers retors :

Dans le cas de Vincent Lacroix, l’Autorité des marchés financiers et la GRC ont du reconstituer toute la machination qu’aurait ourdie Vincent Lacroix. Aux États-Unis, c’est Bernie Madoff qui a annoncé le 10 décembre dernier que sa société d’investissement était ruinée et il a plaidé coupable de ses crimes au cours d’un procès qui a duré deux jours. Il y a 992 chefs d’accusation portées au criminel contre Lacroix et quelques collaborateurs, alors qu’ il y en avait onze contre Madoff. De plus, Vincent Lacroix joue une partie de cache-cache avec les autorités et les tribunaux depuis le tout début.

On peut reprocher à l’AMF sa lenteur dans ce dossier, mais elle a établi une preuve solide qui a conduit à la condamnation de Lacroix. La SEC, son équivalent américain, a mené trois enquêtes distinctes sur la société de Madoff depuis 1992, et ce, sans succès. En 2005, les signaux d’alarme étaient partout au rouge et la société de Madoff n’était même plus enregistrée à la SEC depuis 2006, ce qui est illégal. Pourtant, il a fallu attendre deux autres années avant que la fraude ne soit mise à jour.

André Pratte souligne aussi les limites des comparaisons entre les États-Unis et le Canada, entre nos Lacroix et leurs Madoff :

Il est sans doute imprudent de comparer ces deux affaires. Madoff ayant tout de suite avoué ses crimes, l’enquête et les procédures judiciaires ont évidemment été moins ardues. Il reste que la lenteur de la Gendarmerie royale dans le dossier Norbourg, de même que la réduction de la peine imposée à Vincent Lacroix pour les infractions pénales dont il a été reconnu coupable, confirment la perception répandue selon laquelle les délits économiques ne sont pas traités assez durement au Canada.

Un fait demeure, selon le texte d’André : ici, les enquêtes touchant les crimes financiers rappellent le laxisme sud-américain : c’est The Economist qui le déplorait récemment. Nous sommes en belle compagnie, quoi.

Quelques trucs appris hier, dans la foulée de la sentence de Bernie Madoff :

1- Il devra travailler, en prison, pour un maximum de 40 cents de l’heure ;

2- Son épouse a finalement fait une déclaration publique, où elle déclare que la fraude ourdie par son mari l’a pris par surprise, qu’elle ne reconnaît pas l’homme qu’elle pensait connaître et qu’elle a entendu toutes les histoires de vies brisées par son mari ;

3- Son épouse pourra garder 2,5 millions mais doit renoncer à toutes les autres bébelles de la vie de milliardaire ;

4- Le juge a reproché à Madoff, en lui donnant la peine maximale, de ne pas avoir tout révélé sur ses acrobaties financières. Ce papier de Forbes demande qui a été complice, actif ou passif, des crosses de Madoff.

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