Patrick Lagacé

Patrick Lagacé - Auteur
  • Patrick Lagacé

    Patrick Lagacé aime le journalisme : « Cette profession permet de vivre des aventures et d'être payé pour le faire », dit-il.
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    Mercredi 7 mai 2008 | Mise en ligne à 13h44 | Commenter Commentaires (73)

    La France et notre pays bipolaire…

    afp-sarko-jean.JPG
    Photo AFP – Michaëlle Jean, accueillie par Nicolas Sarkozy

    Les souverainistes sont furieux que Michaëlle Jean, chef de l’État canadien et représentante de la Couronne britannique au Canada, sera au départ de dizaines de voiliers, à La Rochelle, direction Québec, pour le 400e. Mais pas Jean Charest. La députée péquiste Agnès Maltais est dans tous ses états.

    Au Canada anglais, c’est le chroniqueur Allan Fotheringham qui souligne le fait que la chef de l’État canadien représente une ville vieille dame anglaise qui vit de l’autre côté de l’Atlantique.

    Pour ajouter à la confusion, Michaëlle Jean rappelle aux Français que le fait français au Québec, ce n’est pas seulement le Québec, qu’il y a au Canada des millions de personnes vivant en français. Le hic, bien sûr, c’est que des milliers de Leblanc, de Dufour, de Bélanger vivent hors du Québec sans parler français, tranquillement assimilés au fil des années. Mais bon, ce n’est pas très chic de parler de cela en visite en France…

    Bref, notre pays est un pays bipolaire et la chose s’exprime à merveille dans cette visite officielle en France de Mme la GG. Évidemment, ça pourrait être pire. Nous pourrions, plutôt que de vivre dans un pays bipolaire, vivre dans un pays mené par une junte militaire et les choses seraient beaucoup moins drôles…

    Voilà.


    • Bipolaire dites-vous? Ce n’est certainement pas peu dire.

      Le gouvernement de Charest a abandonné une à une toutes les revendications traditionnelles du Québec. Cette semaine, il a confirmé qu’il voulait que le Canada prenne toute la place dans la relations France-Québec. C’est une honte. Un renoncement. Le syndrome le plus total du colonisé qui baise les pieds de ses maîtres.

      Ce faisant, le gouvernement Charest accepte la version réécrite de l’histoire, telle que dictée par le bureau de Stephen Harper, en vertu de laquelle le 400ème de Québec commémore la fondation du Canada. Non mais quel culot!! Québec fut fondée comme une ville de Nouvelle-France!

      Et on en rajoute… C’est la petite reine canadienne qui donne le coup d’envoi des festivités… On associe du coup la fondation de Québec à la monarchie britannique adorée des fédéralistes. Et de surcroît, elle demande au premier ministre français de cesser de s’occuper du Québec au profit des quelques communautés de francophones assimilées (ou en voie de l’être) dans le reste du Canada!!!! Comme si le français pouvait survivre en Amérique du Nord sans un état national fort pour les francophones!!!

      Je n’ai jamais eu autant de raisons de vouloir faire l’indépendance. Sortons de ce foutu pays au plus sacrant!!!!!!!!

    • Vive le Canadien. Vive le Canada… Un jour ils sont des héros et le lendemain ils sont des zéros… Notre bipolarité revient à la surface très rapidement. Oui ce peuple cherche encore une raison de s’exprimer et s’affirmer.

      Mais comme disait Denise Bombardier la semaine dernière lors d’une entrevue avec Gilles Proulx, les hommes du Québec ne peuvent s’appuyer sur des victoires pour leur estime de soi collective. Vite la prochaine saison de hockey ! On se retrouvera peut-être !

    • C’est une honte,il n’y a pas une fleur de lys ni de bleu à Québec pour souligner quatre siècles d,histoire de peine,de labeur,de courage.Le canada est le plus beau pays d’hypocrites en occident en plus d’être aussi drabe qu’un banc de neige fondant pendant un Dimanche matin pluvieux.

    • cher patrick, un peu moins de mauvaise fois de grâce!

      y a des leblanc qui parlent anglais au canada, certes, mais y a aussi des leblanc qui parlent francais et ne vivent pas au québec

    • Nos amis français qu’on aime tant têter nous ont abandonnés aux mains des anglais en 1763. La France a préféré acquérir des îles antillaises que de sauver le Canada français. Alors le 400ième, c’est notre fête à nous, pas à personne d’autre. C’est nous qui avons sauver le français en Amérique du Nord, tout seul.

    • Patrick, Patrick, Patrick,

      “There are a million of them out there fighting to save their language and their culture,” Jean said. “And I will tell president Sarkozy, ‘Look beyond Quebec.”‘

      Il y a effectivement un million, pas “des”

      Contrairement à ce que tu penses, nous ne sommes pas tous assimilés, j’en suis une preuve vivante. Et loin d’être un peuple lâche, les Acadiens ont quand même été déportés pour avoir refusé de prêter serment d’allégeance à la Couronne Britannique. Le fait qu’une représentante de celle-ci vienne rappeler notre existance est quand même ironique.

      C’est quoi le problème avec le fait que nous voulions nous épanouir dans notre culture et que l’on fasse parler de nous, chose que l’on fait trop peu dans nos beaux média québécois.

      Ah oui, en passant, la première venue de colon en Nouvelle-France ne date pas de 1608 à Québec, mais bien de 1604 en Acadie.

    • C’est rare, mais cette foist, vous n’avez pas donnez pas votre opinion sur le sujet.

      C’est quand même bizarre que ce soit la représentante de la reine d’Angleterre qui lance en France les festivités du 400e de la capitale du seul État francophone dans les Amériques.

      Pas besoin d’être souverainiste pour voir un paradoxe là-dedans. Même Marie Grégoire et Liza Frulla ont convenu à RDI hier et aujourd’hui que ça ne paraissait pas très bien…

    • Ceinture fléchée et langue fourchue: Le parfait ensemble pour une gouverneure ambigüe…

    • boff les Francais ,comme bien des Européens ,sont accrocs a la monarchie, qu’elle soit bnritannique, suédoise ,espagnol ou canadienne.juste a lire leurs journaux a potins.

    • Beau symbole francophone ?

      Nous n’avons pas en France votre bilinguisme. A vous lire, on a l’impression que le français est plus qu’en perdition si bien que Mme Jean est obligée de mentir sur la pratique du français au Québec.

      Heureusement que, comme vous le mentionnez, mieux vaut une dictature linguistique qu’un junte.

      http://allainjulesblog.blogspot.com/

    • Michaëlle Jean devrait se rappeler qu’elle n’est pas élue et qu’elle n’a donc aucune légitimité dans ce qu’elle dit en tant que gouverneur générale. Le fait qu’il existe une diaspora québécoise dans le reste du Canada et aussi aux États-unis (chose que Michaëlle Jean n’a pas soulignée), cela ne change rien au fait que le Québec est la seule société francophone en Amérique du Nord.

    • Quel commentaire dommage et à la limite ignorant par rapport aux milliers de francophones qui vivent hors Québec et qui NE sont PAS assimilés, qui vivent en français dans leur quotidien, tant dans leur vies personnelle que professionnelle. Il y a de nombreux exemples de la vitalité des communautés francophones hors Québec. Par exemple, l’Île-du-Prince-Édouard vient tout juste d’être hôte de la 10e édition de l’Événement Éloizes 2008, événement qui reconnaît l’excellence des artistes acadiens dans diverses disciplines: arts visuels, cinéma-vidéo-télévision, danse, littérature, musique et théâtre. Il suffit de jeter un coup d’oeil sur ce qui se passe à l’extérieur du Québec pour réaliser et apprécier le fait que la francophonie, c’est pas juste le Québec que ça se passe. Et qu’en fait, la présence française en Amérique du Nord remonte à 1604 (quatre ans avant Québec soit dit en passant), avec l’établissement de la première colonie française à l’Île Sainte-Croix. http://www.pc.gc.ca/lhn-nhs/nb/stcroix/index_f.asp

    • ouin je suis hors sujet la,mais la Clinton a va tu finir par lacher l’morceau ?? sa vie en dépend tu ma Foi ??.c’est pas normal de s’accrocher comme ca

    • Le rôle de Gouverneur général, c’est comme le Stade olympique : ça coûte cher et ça ne sert plus à rien. À quand une taxe sur la cigarette pour financer ce poste?

    • C’est Jean Charest qui devrait promouvoir les fêtes du 400ième de la ville de Québec pas Michaëlle Jean. Comme disait Stéphane Laporte dans son plus récent article, la politique de Jean Charest se résume à ne rien faire.

    • Madame Jean est allée en France pour parler du “reste du Canada francophone” (autrement dit, hors-Québec) alors qu’elle était invitée pour le 400e de la ville de Québec. Quand un événement se fait complètement détourner de son sens premier…

    • Ville dame Anglaise???

      Hihi ;)

    • Le plus effrayant c’est qu’elle associe partout cet événement à la fondation du Canada en disant que Québec c’est un peu le début du Canada… (tout autant que celui des États-Unis en fait et de l’Amérique du Nord) Tout en parlant de la nation Canadienne. Beau détournement des faits. Tout à fait dans l’optique du Sarko qui nie le ni-ni. On se rappelle que le Canada a été fondé en 1867 et Québec en 1608, donc 250 ans plus tard !!!

      Y a comme une erreur de casting. On est fêté mais pas mentionné ni invité. (En passant, c’est là qu’on voit bien tout le vide de sens de la reconnaissance de la nation québécoise par le Gouvernement Harper)

      http://www.thenormalgeek.com/2008/05/07/400e-anniversaire-de-la-fondation-du-canada/

    • Je ne me prononce pas sur le fond de l’article de Patrick Lagacé. Cependant, il est bon, à l’occasion, de rétablir certains faits. Le gouverneur général ne représente pas la couronne britannique au Canada. La couronne britannique EST, dans les faits, le gouvernement britannique et Michaëlle Jean ne représente pas plus le gouvernement de Gordon Brown qu’elle a représenté celui de Tony Blair. Vrai, elle représent une “vieille dame qui vit l’autre côté de l’Atlantique”. Quant à ceux qui agitent comme un hochet le titre “reine d’Angleterre”, il faut savoir que ce titre (ou celui de roi d’Angleterre) n’existe plus depuis 1707. On a beau célébrer le 400e anniversaire de la ville de Québec, il y a des réalités qui ont bien changé depuis, tant ici qu’au Royaume-Uni.

    • Elle devrait plutôt commencer par le rappeller aux Québécois! Juste ici c’est déjà tout un défi de trouver quelqu’un qui connaît quoi que ce soit des Brayons ou des Franco-Manitobains, ou qui peut dire c’est où Chéticamp, Dieppe, Penetanguishene, Gravelbourg…

    • moi je la baiserais bien la Gouverneure général, a part de ca..

    • Youppi! D’autres commandites, mais cette fois-ci c’est aux Français qu’on essait de vendre le «Canadian nation building»! Super! À quand la distribution gratuite de petits drapeaux canadiens pour chaque maison de la République?

    • Je pense que Sarco a plus de plaisir à faire le baise-main avec Michaëlle qu’il en aurait eu à donner une poignée de main avec Jean. Quand à la triple bise protocolaire, on en parle même pas!

    • En effet, quel détournement!
      Elle est en visite en France pour souligner le 400e de la ville de Québec. Pour lui rappeler, il serait peut être bon qu’on la mettre à bord d’un bateau qui fera la traversée LaRochelle/Québec.

    • @Patrick Lagacé qui écrit (copié/collé): “Au Canada anglais, c’est le chroniqueur Allan Fotheringham qui souligne le fait que la chef de l’État canadien représente une ville dame anglaise qui vit de l’autre côté de l’Atlantique.”
      L’adjectif “vil” ne prend qu’un L au féminin…….

    • Eh qu’on aime s’énerver le poil pour rien au Québec.

    • “cher patrick, un peu moins de mauvaise fois de grâce!”

      Il était une mauvaise fois, dans une galaxie très, très lointaine, des Leblanc qui savaient écrire en français ;-).

    • “Ceinture fléchée et langue fourchue: Le parfait ensemble pour une gouverneure ambigüe…”

      Du bonheur :-)

    • “boff les Francais ,comme bien des Européens ,sont accrocs a la monarchie, qu’elle soit bnritannique, suédoise ,espagnol ou canadienne.juste a lire leurs journaux a potins.”
      -teddybear

      Car, c’est bien connu, les journaux à potins sont le reflet de chaque individu d’un même peuple.

    • @ Marit : merci de souligner la coquille. Ce que je voulais dire, c’est “vieille”, c’était la formule de Fotteringham…

    • Jean Charest démontre, encore une fois, qu’il est le représentant du Canada à titre de premier ministre du Québec. Un vrai petit tapis sur lequel le Canada s’essuie les pieds….

    • Bipolaire, mais aussi biocéanique. À s’marrer y’a d’quoi s’marrer ! Carla Bruni ne doit pas être très loin de son petit Nigolas. Notre G.G. est une très jolie femme. Dog save the Queen et vive la Corse libre !

    • @joblowe:

      Tu réagis comme beaucoup de gens, i.e. en éternel colonisé: nos “amis français” n’ont absolument rien à voir avec la décision d’un roi et de sa suite en 1763. Et pour notre survie en Amérique, il faudrait peut-être remercier les Américains: à cause de la menace révolutionnaire, les conquérants anglais nous ont permis de conserver nos institutions…

      … Pour savoir tout ça, c’est utile de comprendre l’Histoire.

    • “Le hic, bien sûr, c’est que des milliers de Leblanc, de Dufour, de Bélanger vivent hors du Québec sans parler français…”

      Le hic c’est aussi qu’il y a des milliers de Leblanc, de Dufour, de Bélanger qui vivent AU Québec sans parler français!!! On n’a qu’à écouter certaines lignes ouvertes ou à fréquenter les blogs pour s’en rendre compte assez rapidement.

    • C’est bien dommage de voir à quel point les Québécois francophone aiment souvent rejeter les autres francophones du Canada du revers de la main. Des cadavres encore chauds que disait un auteur québécois. Si les Français justement avait la même condescendance envers nous, nous en ferions tout un plat. Par ailleurs, le Québec a été fondé en 1867 comme le Canada. 1608 c’est le début de la colonisation française dans la vallée du St-Laurent. Un point c’est tout. Il y avait déjà eu 1604 en Acadie. D’ailleurs les descendants des premier colons français se retrouvent autant au Nouveau Brunswick qu’au Québec. La récupération politique est tout aussi maladroite chez les nationalistes québécois que dans les officines du gouvernement fédéral.

    • Curieuse, cette obsession maladive face aux relations avec la France et au degré d’attention que celle-ci daigne accorder à tel ou tel palier de gouvernement d’ici. Un petit jeu du genre “ma relation diplomatique est plus grosse que la tienne”, qui a un parfum de petit colonisé; d’autant plus paradoxal quand il émane de secteurs de la société québécoise qui prétendent affirmer notre spécificité en tant que nation et visent même à faire de nous un pays distinct.

      D’accord, il y a une forte charge symbolique qui est associée à la “mère-patrie”. Quel malheureux spectacle quand même que d’entendre Agnès Maltais et ses collègues se livrer à des crises infantiles de jalousie quand le grand frère fédéral semble soudain recevoir un peu plus d’attention qu’il en a eue jusqu’à présent. Le propre d’une nation adulte ne serait-ce pas de ne pas faire d’obsession face à l’attitude d’un parent lointain qui l’a abandonnée il y a si longtemps déjà? Et d’accepter les modalités de la réalité politique et constitutionnelle actuelle plutôt que de donner au yeux du monde entier un spectacle d’une telle immaturité?

      Qu’on le veuille ou non, la GG est la chef d’État, il est donc normal qu’elle soit de ces visites protocolaires. Et elle a même le droit d’exprimer des opinions, en autant qu’elle ne dépasse pas les limites de ses fonctions. Le Canada n’est pas le seul pays où le chef d’État a un rôle essentiellement symbolique ou protocolaire. Si on veut que cela change, prenons les moyens pour modifier la constitution du Canada. Et en attendant, cessons de pleurnicher stérilement contre une réalité politique incontournable.

      Par ailleurs, il est vrai que le gouvernement québécois aurait pu mieux prévoir ses affaires et envoyer le PM à ces cérémonies. Mais peut-être a-t-on estimé que Mme Jean éclipserait toute autre présence, parce que les médias la trouveront visuellement et personnellement plus intéressante que le M. Charest; un peu le même effet que lorsque l’épouse de M. Sarkozy se pointe à ses côtés et que toutes les caméras se pointent vers elles.

      Finalement, je soulignerai que moi aussi je suis souvent désolé de l’indifférence sereine, nourrie d’ignorance, qu’affichent plusieurs Québécois envers les francophones hors-Québec. Et vos propos pouvaient sembler pencher en ce sens M. Lagacé, même si ce n’était probablement pas votre intention. Remarquez que c’est tout de même mieux que le mépris condescendant qu’expriment activement d’autres de nos citoyens envers tout ce qui ne se situe pas dans les frontières de notre province.

    • Tout ce que je vois dans l’actualité me désespère…

      Mon pays, je l’ai dans le cœur. Mon pays, c’est le Québec. Mon pays, il est francophone, inclusif et ouvert. Mon pays, il représente les millions de francophones de l’Amérique. Mon pays n’est pas le Canada et il ne le sera jamais. Mon pays est un rêve, un fantasme, un idéal.

      Québec, un jour je te verrai naître. À ce moment, je saurai que tu seras la pour moi. Pour l’instant, je t’attends.

      Cessons de parler, Québécois, et agissons une bonne fois pour toute. Depuis des siècles nos adversaires cherchent à nous diviser et ils ont réussi. Nous devons tous porter le même drapeau et cesser de nous diviser.

      Si le Québec était un pays, il n’y aurait pas moins d’eau, d’arbres, d’animaux ou de ressources. Au contraire, si nous étions un pays, nous pourrions mieux gérer le TOUT. Cessons de croire que nous perdrions alors qu’au contraire nous serions plus fort.

      Vers l’avant tout le monde, faisons notre pays d’ici 2010.

      Franc

    • Correction de mon post précédent: On a … au lieu de “On n”a…”

    • Je ne pense pas que les Français sont accrodhés à la monarchie. La raison première, la Révolution française, la seconde, la bourgeoisie. La technique et la production (le travail) ont été à la base de la Révolution française à une époque où la religion dominait. D’ailleurs, ils ont mis les prêtres sur des radeaux… Non, les Français parlent de progrès et d’avenir, ça vient souvent dans leur propos, d’ailleurs, on a qu’à écouter les discours de Sarkozy. Alors, je conteste et je soumets.

    • Il faut quand même se rappeler qu’à l’époque de la Nouvelle-France, le Canada signifiait la région de la vallée du St-Laurent et que les Canadiens désignaient la nation naissante des Habitants – aujourd’hui les Québécois d’origine canadienne-française. C’est pas réinterpréter l’histoire de dire que le Canada est né en 1608 : c’est plutôt des faits…

      Il faut aussi se rappeler que les Acadiens ont toujours été désignés différement des Canadiens (avant 1850), des Canadiens-français (aprèes 1850) et des Québécois (après 1960).

      Les Québécois ont tout à fait le droit de réclamer le terme Canada (donné par Jacques Cartier…) Canada est un mot français donné à une future colonie française et adoptée pendant 250 ans d’abord par une nation francophone. Nous avons aujourd’hui une vice-reine francophone qui va en France célébrer les 400 ans du Canada FRANCOPHONE, nom qu’on a remplacé par Québec parce qu’il y a eu usurpation historique de notre nom. Je suis certainement fier d’être Québécois mais je ne comprend pas pourquoi on ne réclame pas davantage le terme Canadien, qui fait partie de notre patrimoine bien plus qu’aux anglophones.

      Il faut quand même aussi rappeler que Québec a été le lieu d’arrivée de millions d’immigrants qui se sont soit intégré aux francophones (petite minorité) ou sont partis colonisés le reste du Canada (qui n’a jamais été vraiment francophone).

      Je vais surement passer pour un fédéraliste extrémiste, pourtant ce n’est pas le cas. Je veux simplement qu’on reconnaisse, à la fois ici même au Québec et partout ailleurs, que le Canada est, autre qu’un pays, une Nation (essentiellement désignée aujourd’hui par le terme nation québécoise)

    • Il est grand ( 6185 km ) le mystère de la foi.

    • La croisière s’amuse…

    • ..il y a des –parlants-français -dans toutes les régions du Canada, et il existent plusieurs associations qui les aident à maintenir le fait français, j’Ai de la famille dans tout le Canada et ,ces gens trouvent cependant que le Québec les oublient un peu, et les ance^tres de ma familles sont des coureurs des bois, des chercheurs d’or, des travailleurs qui ont aidé à construire le chemin de fer,des défricheurs, il y en a qui sont ici depuis le tout début de la colonisation et d,autres seulement depuis cent ans,,et il y a même des amérinderetdiens dans ma famille,,,

    • @boarder08, je ne comprends pas, vous êtes fédéraliste ou souverainiste? Vous voulez un Canada francophone mais le Canada n’est plus francophone.

    • C’est quoi le problème que la GG represente le Canada et le Québec. Quand on parle de la fondation de Québec, on parle de la fondation Canada.

    • Il y a un million de francos hors-québec qui se battent pour garder les hôpitaux français (Montfort par exemple), les services en francais. Promenez-vous à Edmundston, à Tracadie, à Bathurst, à Shediac, à Mattawa, Ottawa et autres villes et villages canadiens-francophones. C’est dommage de voir qu’ils se battent pour la cause du français comme nous et qu’on ne veut même pas les reconnaitre et les aider. On est égoïstes, on fait pitié…

    • La francophonie hors-Québec, ça demeure au mieux un voeux pieux, au pire une illusion.

      Il suffit de regarder les statistiques données pas StatCan chaque année pour se rendre compte que n’eut été de l’existence des Québécois, la francophonie nord-américaine se réduirait à une peau de chagrin.

      Mais les fédéralistes continuent de penser que le français peut exister en dehors du Québec en Amérique du Nord. C’est n’importe quoi. Le français recule partout au Canada, car le Canada est une nation anglophone qui vise l’assimilation des francos….

    • Charest is the best

    • L’incroyable pays à deux niveaux: fédéral et provincial. Les deux sortes de politiciens sont plus à l’aise que jamais… alors qu’il y a tant de choses à faire pour la population. Ils sont là pour qui? Chacun est là pour défendre une idéologie. L’idée avant la population. Quel talent faut-il pour cela? Être une banderole!

    • Je vis à Toronto depuis 20 ans et j’y observe une graduelle avancée du français. Le premier ministre de l’Ontario et la majorité de ses ministres le parlent et il a déclaré récemment (en francais): “Vous allez entendre de plus en plus de français, la langue de Moliere, à la législature ontarienne car nous tenons absolument à refléter notre réalité et notre histoire.”

      Il y a donc aussi les anglos qui se mettent au français et l’aiment à la folie. Ils existent. Je les ai rencontrés

      http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Assimilande

      Paul Laurendeau

    • @marc desnoyers. Sortez un peu de votre cours et allez voir plus loins que le bout de votre nez. Nous voulons protéger et aussi augmenter le français en amérique. Votre stratégie est le replis sur les frontières québecoises. Construisons des murs pour protèger notre langue au lieu de la faire grandir.

    • Et c’est reparti! La susceptibilité des souverainistes ne demandait qu’un prétexte pour se réveiller…Je n’en n’ai cure et ne souhaite vraiment qu’une chose: qu’on change cette damnée devise qui est nôtre. Le problème, dans notre monde moderne, c’est la trop grande complaisance à se regarder le nombril, à aussi vivre dans le passé, à “se souvenir” exagérément. Nous avons été il y a longtemps français, nous ne le sommes plus et ne le serions probablement plus même si la “Conquête” (pour les férus d’histoire, vous savez déjà que ce que nous appelons “Guerre de conquête” est une invention québécoise, cette guerre ayant eu à l’époque des mobiles purement européens). Regardez un peu les antagonismes sunnites-chiites, ou encore entre les albanais et les serbes, entre les chypriotes grecs et les chypriotes turcs,et tutti quanti. si tout le monde tournait la page, comme par exemple les Européens envers les Allemands, ou encore nous avec nos “conquérants”, ne nous porterions-nous pas mieux sur cette petite planète? Regardons vers le futur, et Michaelle Jean représente cette nouvelle image du Canada moderne, pas uniquement “pure laine”. J’applaudis à ce que le gouvernement français est à faire: un virage reconnaissant que le Canada est une réalité, et que le fait français n’y est pas nié, ni uniquement concentré au Québec.

    • Le Québec est aussi une réalité, et le fait français y est majoritairement concentré, ne vous en déplaise…

    • j_m_d, avec votre conception du Québec, pas de place pour avoir la moindre fierté. On s’écrase et on attend que la France et le Canada nous disent quoi faire. Votre Canada “mauderne” et “michael-jeanesque”, une belle invention.

    • J’ai déja lu quelque part que St-John NFL serait le 1er établissement au Canada…Pour les francophones hors-Québec, voyez-donc la réalité en face : 40% de taux de transfert linguistique vers l’anglais et des taux de bilinguisme qui frôle le 90%… c’est une situation linguistique “normale” ça? Quel avenir il vous reste si vous ne pouvez même plus être certain de pouvoir travailler, étudier, se divertir ou trouver l’amour dans votre langue? . C’est une situation incroyablement cruelle mais c’est ça la dynamique des langue.. vous êtes minoritaires et voués à l’assimilation. La moindre des choses serait de respecter les francophones qui veulent préserver leur langue et leur culture en partant avec un bout du Canada.

    • La page de la France et du Canada disant au Québec quoi faire est une page tournée. Cessons une bonne fois de jouer les martyrs et regardons les acquis. Vive le Québec libre de ses complexes…

      PaulLaurendeau

    • @marcdesnoyers Les souverainistes souhaitent abandonner les francophones hors Québec tout comme la France a abadonné sa colonie.

      Vous aimeriez tellement ca que les francophones hors Québec disparaissent.

    • @ sophie_G “Promenez-vous à Edmundston, à Tracadie, à Bathurst, à Shediac, à Mattawa, Ottawa et autres villes et villages canadiens-francophones. C’est dommage de voir qu’ils se battent pour la cause du français comme nous et qu’on ne veut même pas les reconnaitre et les aider. On est égoïstes, on fait pitié…”

      MERCI de rappeller aux Québécois que nous existons et que nous devrions être solidaires plutôt que de se rabattre chacun dans notre coin. Je suis franco-ontarienne et j’en ai toujours été très fière. Je vis, je travaille et je m’amuse en français et ça me fait le plus grand bien d’entendre notre gouverneure générale reconnaître le fait français hors-Québec. J’adore la culture québécoise et tout ce qui s’y rattache mais parfois, vous pouvez être tellement bornés! Arrêtez de vous regarder le nombril et sachez apprécier la richesse et les opportunités que vos camarades canadiens francophones ET anglophones peuvent vous offrir.

      En passant, Patrick, j’aime bien lire ton blogue – je trouve souvent que tu as les mots justes pour raconter notre quotidien. Mais là, je suis déçue. En plus, en sachant que tu as étudié à l’Université d’Ottawa (tout comme moi), il m’apparaît désolant que tu craches sur ce “pays bipolaire” et que tu renis tous les francophones qui continuent de vivre en français et qui ne dénigrent pas pour autant leurs confrères québécois. …tu renis ceux qui t’ont accueillis.

    • à Sophie et ftheriault,
      Je suis québécois et très conscient qu’il existe des communautés francophones hors du Québec (ma belle famille est franco-ontariennne dont plusieurs petits enfants ne parlant pas français). J’ai fait plusieurs voyages au Nouveau-Brunswick en Nouvelle-Écosse et l’ile du Prince-Edward. Oui, j’y ai rencontré des Acadiens fières d’être francophones et qui mérites notre plus grand respect pour le courage qu’ils ont de vivre dans la langue de leurs ancêtres. Courageux peuple Acadiens qui malgré l’adversité a su s’épanouir. Nous ne seront jamais assez reconnaissant pour votre apport au développement des provinces maritimes et du Québec (des miliers de québécois ont des racines acadiennes). Oui, je connais Chéticamp, Arichat, Petit-de-Gras, La Butte, Pubnico (qui a fêté en 2003 ses 350 ans de présence acadienne !) Mont-Carmel, Abram-Village, Baie-Egmont, Miscouche (qui a vu naitre le drapeau acadien en 1884) Bouctouche et Memramcook. J’ai pu aussi me recuillir à Grand-Pré, Cobeguit, Rivière-aux-Canards, Rivière-Des-Habitants, Port-Toulouse, L’Ardoise, Port-Royal, Chipoudie, Pointe-Prime et autres lieux rappelant la douloureuse histoire acadienne (déportation de 1755 à 1760 plus de 10 000 personnes déracinées de leurs pays).
      Je connais aussi Mattawa pour avoir visité son musée d’histoire de la colonisation française de la région avec des panneaux explicatifs en anglais seulement. Oui, je suis d’accord avec toi que vivre en français hors Québec est une lutte quotidienne qui demande respect et admiration de notre part. C’est justement pour cette raison que la fondation de Québec en 1608 par Samuel de Champlain symbolise la présence française en Amérique.
      À dominou75,
      Pourquois pas L’Ile Ste-Croix ? Parce qu’il n’y a pas eu une présence continue mais une tentative de colonisation durant un hiver où la moitié des colons meurts du scorbut, fin de l’expérience. Tout comme la vrai première tentative de colonisation française en Amérique parJean-François de La Rocque de Roberval en 1542 à l’embouchure de la rivière du Cap-Rouge près de… Québec !
      La ville de Québec est le coeur historique de l’Amérique française et je crois que Monsieur Charest aurais dû être présent en France pour l’inauguration des fêtes du 400e anniversaire.

    • Tiens, Charest qui se fait l’écho de Tatawa en réécrivant l’Histoire, c’est le Canada qui a été fondé il y a 400 ans.

      Le Canada est né avec l’acte constitutionnel de 1867, si on force, il est le né en 1763 avec la proclamation royale. en 1608, c’est Québec qui a été fondé…..

      Charest et Harper, même discours.

    • @ymdelisle

      Vous aurez beau dire ce que vous voudrez, la réalité nette, frette, sec, c’est que le français recule inexorablement en dehors du Québec. Toutes les études de StatCan, qui n’est sûrement pas un organe de propagande souverainiste, le démontre.

      Votre Canada est un Canada imaginaire ou le français fleurit. C’est faux, faux, archi-faux. Comment pourrait-il en être autrement, surtout quand les nouveaux arrivants doivent prêter serment d’allégeance à la foutue reine d’Angleterre??

      Et vos petites insultes quant à ma prétendu volonté d’ériger des murs ne m’impressionnent pas. C’est toujours le même argument fédéraliste : les gros méchants séparatissssssssssssses veulent créer des frontières, alors que nous, bons fédéralistes soumis que nous sommes, voulons les faire tomber. Et bien si vous détestez tant les frontières, pourquoi ne pas annexer le Canada aux États-Unis??? Pourquoi le tiers-monde s’est-il mis en mode décolonisation totale après la Seconde guerre mondiale???

      Vive les frontières! Elles permettent de faire prospérer et fleurir des cultures et des nations différentes! Ce n’est certes pas là le projet fédéraliste, ou le multiculturalisme finit par détruire toute culture nationale, et ou finalement tout le monde parle anglais.

      Vous n’êtes qu’un petit colonisé qui aurait été le premier à faire le serment du test par servilité envers les conquérants. Les fédéralistes-monarchistes réécrivent l’histoire et tentent de nous faire avaler que Champlain est venu en Nouvelle-France pour fonder le Canada, et vous applaudissez. Pathétiquement colonisé que vous êtes!

    • @lejuge

      Curieux cette vision de l’Histoire comme une suite de discontinuités sans lien entre elles.

      Pourtant, sans la fondation de Québec le territoire que nous occupons maintenant (et qui s’appelle le Canada) ne présenterait pas les mêmes réalités démographiques, politiques, toponymiques ou linguistiques. Le Canada est bien l’aboutissement d’un continuum d’événements qui ont commencé par les premiers établissements permanents au Québec.

      Faire un trait sur cette portion de notre histoire c’est un peu comme si la France niait tout son passé qui a précédé l’instauration de la République, ou si les Britanniques faisaient débuter leur histoire à la bataille de Hastings.

      On se demande parfois si la devise de bien des Québécois n’est pas “Je me souviens… uniquement de ce qui fait bien mon affaire”

    • C’est navrant de voir à quel point des Québécois ne comprennent pas la Constitution du Canada ni la répartition des pouvoirs. C’est vrai qu’à l’école péquiste, on n’enseigne pas que le Gouverneur général du Canada est le chef d’État. Les responsables du protocole français, en tout cas, sont mieux informés.

    • lineni

      C’est navrant de voir que les Canadiens français ne comprennent pas que les Québécois comprennent non seulement la constitution et la répartition des pouvoirs (pk pensez vous que on chiale toujours quand le fédéral envahit les compétences des provinces?), mais que ils savent aussi que le Gouverneur général du Canada est le chef d’État. Cependant, c’est vrai qu’à l’école adéquiste/libérale, on n’enseigne pas que le Gouverneur général du Canada représente la Reine d’un pays étranger qui nous a conquis, et que ce même gouverneur n’est PAS ÉLUE, et que donc son “pouvoir” n’est pas légitime. Les canadiens français (lire ici les fédéralistes) semblent moins biens informés.

    • @maxsexcity

      Si la légitimité n’appartient qu’aux seuls gens élus, alors tous les juges, les policiers, les hauts fonctionnaires, les dirigeants de sociétés d’État, etc. devraient immédiatement cesser d’exercer leurs fonctions, même s’ils ont été nommés en conformité des modalités en vigueur, comme l’a été la GG.

      En fait, puisque même les citoyens ne sont pas élus, selon votre raisonnement nous devrions tous perdre le droit d’exprimer une opinion, sur ce blogue ou aileurs.

    • Le Québec, c’est le Canada, à nous, francophones. Je ne comprend pas pourquoi on parle du Canada comme d’un pays étranger. Quand je suis au Saguenay ou dans les Laurentides, je suis au Canada et ce Canada est francophone.

      Je trouve bien normal que le reste du Canada soit anglophone. Le Québec et certaines régions francophones d’Ontario et d’Acadie forme le Canada francophone, et dans ces régions le français est fort (mais fragile, d’ou la nécessité de la loi 101).

      Ma vision c’est que la nation fondatrice du Canada, c’est la nation francophone du Québec, d’ou est parti les colons qui forment les petites communautés francophones d’Ontario et du Manitoba. Notre home nation aux canadiens-francais a toujours été la vallée du st-laurent, et par la suite la province de Québec. Cela a toujours été comme ca, et ca ne semble pas vouloir changé.

      Je crois que la reconnaissance que la nation fondatrice du Canada est la nation québécoise canadienne-française est révolutionnaire. On ne parle pas ici de la théorie des deux nations fondatrices ou encore la vision d’un pays anglophone avec une région francophone no where. Ma vision n’est pas ethnique : c’est bien de dire que le territoire du Québec, et sa culture francophone, autrefois appelé CANADA, est le berceau de ce pays.

    • Seul un Québec fort et capable de prendre SES propres décisions pourra aider les autres communautés francophones d’Amérique du nord. Vous croyez vraiment que c’est le bilinguisme fédéral et la réécriture politisée de notre Histoire qui va sauver notre langue? Le Canada essaie de former des petits “bilingual kids” qui baragouinent un peu de français pour sauver la face, et qui croient que leur pays est né de la cuisse de Jupiter en 1867, dans un feu d’artifice multiculturel bilingue.

    • Voila la vraie histoire http://www.youtube.com/watch?v=Jnd6lCEUXug&feature=related

    • Samuel de Champlain était gouverneur de la Nouvelle-France et représentait le roi de France. Politiquement, Michaelle Jean qui représente la reine de Grande-Bretagne est sa successeure.
      Il serait temps d’abolir son poste qui prouve que le Canada a peu évolué depuis 400 ans.

    • Samuel de Champlain est arrivé à l’Île Sainte-Croix en 1604 pour fonder la colonie de l’Acadie. L’hiver ayant été dévastateur, on a déménagé cette colonie sur la côte ouest de la Nouvelle-Écosse et on a fondé Port-Royal au printemps 1605. Ceci pourrait intéresser Agnes Maltais, député péquiste qui a jadis joué au théâtre… les premières pièces de théâtre jouées en français en Amérique ont été jouées à Port-Royal par un certain Robert Lescarbot. Cet emplacement a été rebaptisé depuis au nom de Annapolis Royal et, comme ville elle est techniquement plus vieille que Québec.

      N’en déplaise aux ultra-nationalistes du Québec, il existe encore une francophonie viable hors-Québec, principalement située dans certaines régions du Nouveau-Brunswick est dans l’est de l’Ontario.

      Je reconnais les ravages de l’assimilation mais, je ne crains pas pour l’avenir francophone de ma région du sud-est au Nouveau-Brunswick. Je suis marié avec une pure bleuet du Saguenay, mes enfants fréquente une école francophone de qualité, et tous les québécois d’origine installés dans la région semblent parfaitement à l’aise.

      @hdufort

      L’argument que seul un Québec “pays” pourrait contribuer à la francophonie à l’extérieur de ses frontière est faux. J’ai entendu cet argument souvent dans le passé et, je me suis toujours demandé si les tenants du dit-argument ont vraiment à coeur l’avenir de leurs cousins francophones ou si c’est simplement pour se donner bonne conscience?

      Il y a un bon quart de la population québécoise qui a du sang acadien qui coule dans leurs veines. Cette francophonie à l’extérieur du Québec elle existe et elle est viable, même si marginale comparée à la population francophone du Québec.

      @Patrick Lagacé, l’invitation est lancée, si tu veux venir faire un petit tour dans le sud-est du Nouveau-Brunswick, bien que la destination est moins exotique que Haiti, je te présenterai quelques uns de tes compatriotes québécois iinstallés en sol acadien et, qui sait, peut-être même t’organiser une sortie en mer pour pêcher du homard ou des pétoncles. En prime, je t’offre de sortir mes guitares et de te jouer de mes propres compositions, en français, S.V.P. qui pourraient prouver qu’il y a de la vie francophone hors Québec.

      Ceci dit, cela n’enlève absolument rien au rôle phare que joue, et devrait jouer la ville de Québec et la province du Québec au sein de la francophonie partout en Amérique.

      Bon 400e Québec !

    • À beaubas1

      “Si l’homme veut avoir une heureuse fortune
      Il lui faut implorer le secours de Neptune”
      Extrait de la pièce de L’Escarbot

      Le Port-Royal de 1605 n’est pas l’Annapolis actuel puisque l’établissement
      fut détruit par Samuel Argall (capitain de la colonie anglaise de Jamestown en Virginie) à l’automne 1613. C’est en 1634 que les français décidèrent de construire le Fort Anne à l’emplacement de L’Annapolis Royal d’aujourd’hui. D’ailleurs il est intéressant de noter que Louis Hébert, considéré comme le premier colon de Québec a vécu à Port-Royal avec Samuel de Champlain l’hiver 1606-1607(année où fut joué la pièce de L’Escrabot). Toutefois, vous avez raison de dire que 1605 est effectivement considérée par plusieurs historiens comme année d’implantation durable de colons français dans l’Acadie (d’avant 1755).
      De plus, je suis d’accord avec vous sur la vitalité française en Acadie (Nouveau-Brunswick) . À chacun de mes voyages dans les maritimes j’ai pu décourir non seulement l’histoire des Acadiens mais aussi faire la connaissance de gens fiers et accueillants.
      Vous conviendrez aussi avec moi que certains commentaires lus sur ce site transpire de mépris les uns (fédéralistes) envers les autres (souverainistes) et que les insultes n’ont jamais servies de base à la communication. Espérons que Neptune portera fortune aux Francophones d’Amérique qu’ils soient Canadiens-Français, Acadiens, Franco-Ontariens ou Québécois nationnalistes (et j’en suis).
      Vive la Francophonie d’Amérique !
      Et vive la ville de Québec et le Québec !

    • Le bottom line, c’est que 1608 ne veut à peu près rien dire. Pas une date particulièrement charnière, sinon celle de la fondation d’une ville dont le profil bâti actuel est attribuable essentiellement aux Anglais et aux relectures néo-francisantes et néo-colonialistes de ce pauvre petit Taché littéral et sans audace.

      La Conquête de 1759-60 faisait des territoires conquis des monnaies d’échange. C’était la règle è l’époque. La vallée du Saint-Laurent avait déjà changé de mains avant. Que les Français lui aient ultimement préféré les Antilles à un territoire trop vaste dont ils n’avaient pas les moyens d’assurer ni la défense ni la mise en valeur, voilà une décision d’affaires qui n’a rien à voir avec une conquête territoriale en bonne et due forme. Les Français auraient très bien pu récupérer le territoire au fil d’une négociation diplomatique, mais ils n’en voulaient tout simplement pas, faute de moyens.

      Ce n’est pas l’occupation anglaise qui a placé la reine du Canada à Londres plutôt qu’à Paris (où une femme n’aurait pas même pu régner anyway), c’est le refus des Français de récupérer et de financer l’entretien d’un territoire outre-mer trop immense pour leurs moyens financiers d’alors. Point final. Si la France avait choisi de nous récupérer, elle nous aurait sans doute vendus au plus offrant l’année suivante ou qyand Napoléon aurait eu besoin d’argent pour aller manger une volée en Russie.

      Il est plus que temps d’en finir avec la sacralisation de la Conquête. La Conquête est anecdotique, pas fondatrice.

    • @cd1961

      Michaëlle Jean représente la Reine du Canada et non pas la reine d’un pays étranger. Le Canada est encore et toujours une monarchie, avec à sa tête une reine, qu’il partage certes avec quelque 16 autres pays, mais qui n’est pas moins la sienne.

      Le Canada est une monarchie constitutionnelle, que vous l’acceptiez ou non. Affirmer un évidence et rappeler les faits n’est pas en soi un geste politique.

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