Patrick Lagacé

Archive, janvier 2008

Jeudi 31 janvier 2008 | Mise en ligne à 15h37 | Commenter Commentaires (75)

Virile empoignade Arcand-Landry

landry.jpeg

À l’émission de Paul Arcand ce matin, Bernard Landry était en entrevue téléphonique pour parler de la réforme de l’éducation. L’ex-premier ministre, devant les reproches d’Arcand à la gestion de l’éducation par les péquistes, a réagi avec vigueur, disons, reprochant à l’animateur de déprécier la classe politique et de se lancer en politique s’il n’est pas content de la façon dont les politiciens gèrent les affaires de la cité, ben il n’a qu’à fonder un parti politique…

L’entrevue est ici.

(Note de service amicale aux informaticiens du 98.5 FM : rendez donc un hyperlien facilement disponible pour les fenêtres d’entrevue, pour prolonger la durée de vie de votre contenu. Présentement, c’est tellement compliqué de «linker» vers votre contenu, que je ne le fais pour ainsi dire jamais.)

Mise à jour : un internaute m’a envoyé le lien exact. Merci. J’insiste quand même : pas facile de trouver les hyperliens sur le site de la station.

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Jeudi 31 janvier 2008 | Mise en ligne à 7h54 | Commenter Commentaires (106)

Guy Lafleur : quel gâchis

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Photo d’archives – La Presse

Mark Lafleur, le fils de Guy Lafleur est un être joyeusement troublé, qui fait face à une brochette d’accusations graves, dont menaces de mort et agression sexuelle. Comme je l’écris ce matin, en chronique, le gars a besoin d’un séjour en prison et chez le psy, simultanément.

Évidemment, quand on regarde ça froidement, comme je le faisais dans le blogue en novembre, le premier réflexe est de n’afficher aucune sympathie pour Guy Lafleur, qui a aidé son fils à contourner ses conditions de remise en liberté, en le reconduisant à l’hôtel pour des moments d’intimité avec sa nouvelle blonde.

Sauf que Lafleur est un père. Ma mère disait que l’amour d’une maman est inconditionnel, il faut croire que certains pères peuvent aussi donner un amour de ce type.

Ça fait deux mois que cette histoire me trouble et me chicote. Et je n’arrive pas tout à fait à mettre le doigt sur ce qui me dérange. Ce matin, ça me frappe. C’est cette photo, celle qui accompagne ce texte. C’était au tribunal, lors d’un des passages en cour de Mark Lafleur. C’est cette photo qui me dérange. L’insouciance du fils. Son arrogance. Le manque de jugement fait homme, verres fumés sur le nez. Petit con. Et sur le blogue, quand j’ai dit, en novembre, que cet enfant-là ne s’est pas fait dire non souvent, j’aurais dû donner cette photo en exemple. T’es accusé de crimes sérieux, et tu te promènes en petit fendant au Palais de justice avec tes shades dans la face ?! Mon fils, voici un coup de pied au cul et voici la poubelle, mets tes lunettes dedans…

Guy Lafleur a-t-il été « victime » de son nom ? Aurait-on pu le convoquer par voie de sommation ? Peut-être. Mais ce qu’on me dit, c’est qu’une accusation par voie de sommation ne peut être assortie de conditions. Un mandat d’arrestation, oui. Et c’est un mandat d’arrestation visé dont Lafleur fait l’objet. C’est-à-dire que le flic auquel l’ex-star du Canadien va se livrer pourra le remettre en liberté immédiatement ; c’est le moins rock and roll des deux types de mandats d’arrestation. L’autre mandat, c’est le mandat non visé, qui oblige un flic qui tomberait sur Lafleur à l’arrêter et à l’envoyer en cellule.

Qu’importe, à la fin, c’est tout un gâchis.

Réjean Tremblay commente l’affaire ici en dénonçant le manque de compassion du système envers un père. Et Lafleur fait une courte déclaration ici, dans ce texte de David Santerre.

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Mercredi 30 janvier 2008 | Mise en ligne à 11h33 | Commenter Commentaires (70)

Un État admirable, l’Afghanistan

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La semaine passée, j’écrivais à propos du sort du journaliste Sayed Perwiz Kambakhsh, 23 ans, condamné à mort par un tribunal d’une province de l’Afghanistan. Son crime : avoir été en possession d’écrits diffamatoires pour l’islam. Dans cette chronique, je m’interrogeais : c’est cette démocratie-là qu’on défend ? C’est pour un État qui condamne des journalistes à mort que nos soldats se frottent aux talibans ?

La semaine passée, l’affaire ne concernait qu’une cour de justice peut-être un peu zélée. Reporters sans Frontières a dénoncé le cas, évidemment, soulignant que le journaliste paie probablement pour les écrits de son journaliste de frère, en fait, écrits qui indisposent les baronnets locaux.

Aujourd’hui, Associated Press rapporte que des parlementaires afghans se mêlent de l’affaire.

Dénoncent-ils le zèle des autorités de Mazar-e Charif ?

Disent-ils qu’il s’agit d’une anomalie, d’un nid-de-poule sur la route glorieuse de la démocratie ?

Non. Les parlementaires applaudissent la décision et ils ont condamné « l’interférence internationale » autour de l’affaire.

Bref, ma question, encore : On défend ce régime-là ?

Qu’un pays choisisse de se gouverner par des lois rétrogrades, je n’ai aucun problème avec ça. Il y en a beaucoup. Là où j’ai un problème, c’est quand l’argent de mes taxes ; l’énergie de mes élus et de mes fonctionnaires ; la sueur et le sang de mes soldats servent à soutenir un tel régime de Mickey Mouse. Je veux bien qu’on parle de différences culturelles, je veux bien qu’on évoque le long chemin vers la démocratie, mais il y a quand même une limite à rire du monde. Et la limite, on l’atteint quand les élus de la « démocratie » qu’on appuie et défend applaudissent quand un journaliste est condamné à mort pour une niaiserie.

La niaiserie en question ? Le journaliste avait en sa possession, semble-t-il, un document qu’il avait distribué à des étudiants en journalisme. Que disait le document ? On y trouvait un texte demandant pourquoi, en terre d’islam, un homme peut avoir quatre épouses mais pas le contraire.

Gros crime, hein ?

 

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