
Photo d’archives – La Presse
Mark Lafleur, le fils de Guy Lafleur est un être joyeusement troublé, qui fait face à une brochette d’accusations graves, dont menaces de mort et agression sexuelle. Comme je l’écris ce matin, en chronique, le gars a besoin d’un séjour en prison et chez le psy, simultanément.
Évidemment, quand on regarde ça froidement, comme je le faisais dans le blogue en novembre, le premier réflexe est de n’afficher aucune sympathie pour Guy Lafleur, qui a aidé son fils à contourner ses conditions de remise en liberté, en le reconduisant à l’hôtel pour des moments d’intimité avec sa nouvelle blonde.
Sauf que Lafleur est un père. Ma mère disait que l’amour d’une maman est inconditionnel, il faut croire que certains pères peuvent aussi donner un amour de ce type.
Ça fait deux mois que cette histoire me trouble et me chicote. Et je n’arrive pas tout à fait à mettre le doigt sur ce qui me dérange. Ce matin, ça me frappe. C’est cette photo, celle qui accompagne ce texte. C’était au tribunal, lors d’un des passages en cour de Mark Lafleur. C’est cette photo qui me dérange. L’insouciance du fils. Son arrogance. Le manque de jugement fait homme, verres fumés sur le nez. Petit con. Et sur le blogue, quand j’ai dit, en novembre, que cet enfant-là ne s’est pas fait dire non souvent, j’aurais dû donner cette photo en exemple. T’es accusé de crimes sérieux, et tu te promènes en petit fendant au Palais de justice avec tes shades dans la face ?! Mon fils, voici un coup de pied au cul et voici la poubelle, mets tes lunettes dedans…
Guy Lafleur a-t-il été « victime » de son nom ? Aurait-on pu le convoquer par voie de sommation ? Peut-être. Mais ce qu’on me dit, c’est qu’une accusation par voie de sommation ne peut être assortie de conditions. Un mandat d’arrestation, oui. Et c’est un mandat d’arrestation visé dont Lafleur fait l’objet. C’est-à-dire que le flic auquel l’ex-star du Canadien va se livrer pourra le remettre en liberté immédiatement ; c’est le moins rock and roll des deux types de mandats d’arrestation. L’autre mandat, c’est le mandat non visé, qui oblige un flic qui tomberait sur Lafleur à l’arrêter et à l’envoyer en cellule.
Qu’importe, à la fin, c’est tout un gâchis.
Réjean Tremblay commente l’affaire ici en dénonçant le manque de compassion du système envers un père. Et Lafleur fait une courte déclaration ici, dans ce texte de David Santerre.