Je sais, je sais, je blogue léger, ces jours-ci. Mais bon, c’est le temps des Fêtes, même le blogueur a le droit de se reposer ! Et puis, si je me fie à RDI, tout le monde est soi en magasinage post-Nowell ou sur les pentes de ski…
J’ai quand même, ces derniers jours, pris quelques notes en prévision de ce rare post, des miettes du quotidien enneigé (ok, je ferais un mauvais poète) que je vous livre ici, comme les restes d’un souper de Noël (ok, je ferais un très mauvais poète).
• À RDI, Bush a dit que les assassins de Benazir Bhutto voulaient « tuer la démocratie pakistanaise ». La démocratie pakistanaise. Quel humoriste. En janvier 2009, quand il se cherchera un job, Bush devrait se joindre à l’équipe de writers du Daily Show.
• Il est où, le Flash bleu ? Je sais pas. As-tu regardé sous le divan ?
• Dring, Dring. «Tu blogues pas souvent, t’es mort ou quoi ? »
• L’Internet téléphonique, 56K, ça existe encore et c’est moins lent qu’on peut penser. En tout cas, c’est mieux que rien.
• The Bourne Ultimatum, c’est vraiment du pop-corn gastronomique.
• Il y a un reportage sur Sarkozy dans Paris-Match. Sarkozy joggant, Sarkozy fumant le cigare, Sarkozy lover-boy-avec-la-mannequin-dont-j’oublie-le-nom, Sarkozy jouant aux Lego avec son gars. Sarkozy est le Batman des chefs d’État.
• Dring, Dring. « Veux-tu aller au Pakistan ? »
Blood Diamonds : La preuve que tu peux regarder un fil pendant une heure et quart, arrêter le DVD et ne pas avoir envie de voir la fin, malgré l’heure et quart de ta vie investie. Pourquoi cette indifférence ? Les dents. Les trois protagonistes du film ont les dents beaucoup trop blanches, ils semblent sortir tout droit de People, c’est en fait où on les retrouve la plupart du temps. Et ils sont en fait, ces trois-là, beaucoup trop beaux pour jouer dans cette histoire-là.
• Le soir de Noël, au party où j’étais, il fallait apporter un cadeau-mystère, emballé pis tout, pour l’échange-voleur. J’ai lutté pendant tout le jeu pour mettre la main sur un livre, j’avais deviné que c’était un livre. Le hasard a voulu que je sois le dernier à choisir, je suis allé piquer le cadeau. Je l’avais déjà : le dernier livre de Mme Di Stasio. Shit.
• Quand Zak montre l’éléphant, dans son nouveau livre « Mes 100 premiers mots », il imite l’éléphant. Je ne sais pas où il a pris ça. Mon fils est un génie. Harvard, sur la 2.
• Jeunesse au Soleil, 24 décembre. J’ai vu une dame émue comme une enfant en venant chercher son panier de Noël. Pas émue par le panier. Émue par la question : poulet ou jambon, Madame ? Elle a choisi le jambon.
• Avez-vous lu la revue de l’année 2007 de Stéphane Laporte ? Vous devriez.
• Dring, Dring. Désolé, l’entrevue que nous avions prévue avec vous est annulée, nous allons consacrer l’émission aux événements au Pakistan. (Pardon, vous me flushez MOI pour Benazir Bhutto ?!?)
• En vacances, je regarde attentivement les pubs à la télévision, surtout à RDI. Il y a vraiment des bijoux de stupidité télévisuelle, quand on s’y arrête, des bijoux dignes des Oscars de la pub poche. Je pense notamment à cette pub des hôtels Jaro, à Québec, celle où l’amazone refile son numéro de chambre au gars, qui perd le papier, qui se met à cogner aux portes pour la retracer… Toujours dans la catégorie « Gars niaiseux et belle fille », il y a celle de cette chaîne de restos italiens, j’oublie laquelle, où la fille se met à jouir, quasiment, en mangeant des pâtes, ce qui compense pour le nerd qui l’a invitée à bouffer. Mais vraiment, la pub la plus débile des ondes, présentement, c’est celle du comédien Marcel Leboeuf qui fait la réclame des produits Sapino, une firme qui fait des pastilles et du gel douche à base de – ON NE PEUT RIEN VOUS CACHER !!! – de sapin, ou de résine de sapin, ou de aiguilles de sapin bouillies, je ne sais plus trop. Je parle plus précisément de la pub où Marcel Leboeuf, dans la forêt, s’arrête devant la caméra pour parler des pastilles pour la gorge Sapino. C’est déjà assez pic pic, la scène, il faut en plus que notre homme fasse semblant de tousser. Hu, hum. Et il s’envoie une pastille dans la gueule, sur-le-champ. Hilarant.
• J’ai fini « Une année sous silence », de Jean-Paul Dubois. Si vous n’avez jamais lu M. Dubois, de grâce, ne commencez pas par celui-là. Ça pourrait vous enlever le goût de lire Une vie française et ça, ce serait bien dommage.
Bon, allez jouer dehors. Fait beau. Je vous reviens bientôt, pour une critique du Bye Bye de RBO. Je leur ai donné A+ l’an dernier. La barre est haute, Messieurs.
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