Ayoye. Jésus a un ami fidèle, loyal et pieux à Saguenay.
C’est un Tremblay, évidemment, et c’est le maire de la place, Jean Tremblay. M. Tremblay, aujourd’hui, est allé dire des choses stupéfiantes devant les Comission Bouchard-Bouchard, de passage à Saguenay.
Bon, on s’en doutait bien que M. Tremblay était un ami intime de Jésus, le maire menant une guérilla pour pouvoir faire une prière au p’tit Jésus avant les séances du conseil. Mais je ne pensais pas qu’il était si ami avec Jésus !
En fait, Jean Tremblay, à en juger par les déclarations qu’il a faites devant Gérard Bouchard, a raté sa vocation. Il ne devrait pas diriger une ville. Il devrait diriger une paroisse. Que dis-je, non, il devrait diriger un diocèse ! Jean Tremblay ferait un sacré bon cardinal…
Certaines déclarations, glanées ici, ici et sur LCN (mes commentaires sont entre parenthèses) :
« La religion catholique est une des plus belles valeurs qu’on a au Québec… »
« Qu’on soit rendu à dire à une personne on ne te permet pas d’exprimer tes croyances religieuses, c’est un dérapage… »
« On est un peu bonasse. Quand quelqu’un, qui représente trois pour cent de la population, veut faire quelque chose, tout le monde se plie. Mais quand le maire veut faire sa prière, on lui dit d’arrêter pour respecter le principe de la laïcité… »
« Depuis qu’on oublie nos valeurs principales, cela ne va pas si bien que cela. Les gens ne sont pas si heureux… »
Et la nouvelle de Rad-Can précise : Bien que M. Tremblay affirme qu’il parle au nom de la Ville de Saguenay et que tous les conseillers municipaux ont été informés de ce qui se trouve dans le mémoire présenté, il avoue toutefois qu’il a été l’auteur principal du document, ayant grandement inspiré celui qui l’a écrit.
Mais la citation sidérante, c’est celle-ci : « On devrait confier des espaces et demander à nos Églises de bien vouloir nous accompagner dans l’enseignement qu’ils vont faire.[...] Je ne mettrais pas l’avenir moral de mes enfants entre les mains des politiciens. [...] Les politiciens, j’en suis un moi-même, je les côtoie assez souvent pour savoir qu’on doit leur faire confiance avec beaucoup de prudence… »
Bref, ramenons les curés dans les écoles !
Comprenez-moi bien. Je respecte l’opinion de M. Tremblay, ce n’est pas le genre de xénophobe soft entendu à quelques reprises chez M. Bouchard. Et quand j’ai jasé avec lui, l’hiver dernier, à Saguenay, il a bien pris soin de se distancer des hurluberlus municipaux d’Hérouxville. Sauf que là, M. le maire… Écoutez… Je suis sidéré par vos propos… On croirait entendre le marguillier d’une paroisse, en pleine Révolution tranquille, qui fait de la résistance.
Demander aux curés de revenir enseigner le déluge aux écoliers ?
C’est pas sérieux…
Si on le fait pour Jésus, il faudra le faire pour Allah, non ? Je veux dire, si c’est ok pour le curé de venir à l’école parler de la Bible, qu’est-ce qu’on va dire à l’imam qui voudra entrer à l’école avec son Coran ?
Mais le plus énorme sophisme prononcé par Jean Tremblay, c’est quand il dit s’opposer à ce qu’on mette « l’avenir moral » de nos enfants dans les mains des politiciens. Qui parle de confier cet avenir moral dans les mains des politiciens ? Qui a dit que ce n’était pas le job des parents ? Qui a dit que « l’avenir moral » devait être décidé par les politiciens OU par l’Église ?
Personne, me semble.
À part vous…
Si vous n’étiez pas si sympathique, en personne, je vous traiterais d’obscurantiste…
Lire les commentaires (102) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 





