Patrick Lagacé

Archive du 19 septembre 2007

Mercredi 19 septembre 2007 | Mise en ligne à 17h26 | Commenter Commentaires (12)

Quelques cossins de fin d’après-midi

15milliards.jpg

38 étages de fric

À quoi ressemble un bloc de 360 000 billets de 1$ ?

Et un bloc de 315 milliards billets de 1$ ?

La réponse, ici.

Et 315 milliards de dollars, c’est quoi ? C’est la somme dépensée par les États-Unis en Afghanistan et en Irak, au 21 juillet 2006. C’est gros comme un building de 38 étages…

Comme le lapin Energizer…

Absolument d’accord avec ça, collègue blogueur.

Rions un peu…

Un autre Cas Roberge nous tombe dessus. J’ai croisé Benoît Roberge, l’autre jour, près de La Presse. Je peux vous dire deux trucs : primo, il est exactement comme dans ses clips. Deuzio, j’ai jasé deux minutes avec lui et je me sentais comme dans un de ses clips.

Parlons de Don Boudria

Bon, une autre balloune qui éclate. Moi qui croyais que le juge Gomery était un homme droit, crédible, fiable. Eh bien, non. Le juge Gomery n’avait pas de jugeotte, a décrété M. Don Boudria, ex-député libéral de Prescott-Russell, dans l’est ontarien.

Si Don Boudria le dit, hein, ça doit être vrai…

C’est ce qu’on apprend dans le livre de M. Boudria, Busboy : de la cuisine du parlement au Conseil des ministres, dont la version française sera lancée jeudi (oui, M. Boudria, un Franco-Ontarien, a lancé la version anglaise de ses mémoires avant la version française, bien avant, en fait, but that’s another story, sur laquelle je n’élaborerai pas, sinon pour vous dire 1) que le mot assimilation décrit la même chose, en anglais et en français et 2) que le bilinguisme officiel est une chose absolument formidable, dont M. Boudria ferait une splendide mascotte).

Pour revenir au scandale des commandites, dans son bouquin, M. Boudria reproche à Paul Martin d’avoir créé la Commission Gomery, selon la nouvelle de Rad-Can. Pourquoi ? Parce que celle-ci a nui au Parti libéral…

Je vous entends pleurer d’ici.

Pied-de-nez papal

Tiens toi, Condoleeza !

Rions de moi

La porte qui donne sur le couloir qui mène à mon appart de verrouille automatiquement quand je la ferme derrière moi. Tantôt, j’ai fermé la porte pour monter les escaliers, vers la porte de mon appart.

Mais j’avais laissé la clé dans la serrure. Vous voyez le portrait ?

J’étais pogné dans la cage d’escalier, entre la porte qui donne sur le balcon et la porte de mon appart. J’étais là, coincé comme un rat, une demi-heure avec une terrible envie de pisser, espérant qu’un voisin arrive pour déverrouiller la serrure. Je regardais la clé qui pendouillait dans ladite serrure. Elle me narguait, cette salope…

J’ai appelé une de mes voisines, appelons-la la louve aux dents longues. Celle-ci a envoyé une de ses voisines pour me dépanner. La dame a tourné la clé en me regardant comme si j’étais une grenouille. Je l’ai remerciée profusément.

Il y a des jours où je suis vraiment tata, pas besoin de me le dire.

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Mercredi 19 septembre 2007 | Mise en ligne à 8h14 | Commenter Commentaires (125)

Un tueur, ses tatouages, son enfance

bilde-9.jpg

Je suis en retard, je sais, d’une journée. Mais je souligne ce texte de Christiane Desjardins, à propos de Sébastien Simon, le tueur de Brigitte Serre. Pas longtemps après l’avoir tuée, lors du vol d’une station-service avec deux complices, Simon est allé se faire tatouer des niaiseries sur les bras. Born to kill, born to die.

Born to die ? Ben oui, Einstein…

Simon a été condamné à la prison à vie. On parle de 72 coups de couteau. Une rage épouvantable.

Premier réflexion, en lisant le texte de Christiane : sèche en prison, ordure, c’est tout ce que tu mérites. Et j’espère que tu vas… J’arrête ici. Il y a des choses qui ne se disent pas.

Deuxième réflèxion, et je confesse que je me sens mal, sachez que je la chuchote. : Pauvre gars.

Oui, pauvre gars. Le papier de Christiane est plein de passages qui donnent la nausée. Elle décrit ici une p’tite vie, celle de ces trois truands, où il n’y a pas de morale, où 500$ divisé à trois est un véritable jackpot (qu’on claque sur trois prostituées). Mais elle décrit, en citant l’avocat de Sébastien Simon, la p’tite vie de Sébastien Simon, enfant. Battu, trimballé de familles d’accueil en famille d’accueil. Un classique. Je ne dis pas que tous ces enfants deviennent des tueurs. Je dis que ce genre de tueur a souvent été élevé à coups de pieds au cul, à claques sur la gueule. Je dis que 80% de ce qu’on est dépend de nos parents.

Je ne dis pas que ça justifie le meurtre, de grâce, ne me faites pas dire ça. Je dis que ça explique, un peu. Je dis que je suis, depuis hier matin, déchiré entre ma première réflexion et la seconde.

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