Au printemps dernier, Katia Gagnon m’a fait lire les premiers jets de sa série sur ces enfants si « poqués » qu’ils en ont développé un trouble de l’attachement. J’ai dû me retenir pour ne pas brailler comme un bébé.
Katia a passé plusieurs jours dans une maison de Montérégie où la DPJ a affecté une super équipe d’intervenants pour rapiécer de très, très jeunes enfants négligés/agressés par leurs parents, au point où ils en développent ce fameux trouble de l’attachement. Ce qu’elle a observé est bouleversant. L’homme est un loup pour l’homme, c’est bien connu. Mais il est encore pire, des fois, avec ses louveteaux.
La maison sert de laboratoire, aussi, pour développer de nouvelles techniques d’intervention. C’est ici qu’un tout petit rayon d’espoir nous tombe dessus, en lisant les papiers. Bref, tout ça pour vous dire que la série de Katia débute aujourd’hui, ici. C’est un sujet pertinent, c’est un voile levé sur un coin du système social qu’on ne connaît pas beaucoup et c’est du grand journalisme d’observation. Un peu avant 9h, c’était le texte le plus de l’heure sur Cyberpresse. Ce n’est que justice.
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